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RÈGNES DES GYMNOSPERMES ET DES REPTILES

(période MÉSOZOÏQUE.)

viore «e la période ioéMioi«oc. — Ces règnes correspondent exactement à la période mésozoïque. M. Ad. Brongnîart^ il est Yrai; rattache la série crétacée au c règne des angiospermes, » tout en la considérant comme une période de transition. Si l'on adoptait cette manièi^e de voir, l'accord remarquable qui existe entre la division des temps géologiques en grandes périodes et l'ordre dans Ie(|uel les transformations des faunes et des flores se sont opérées, serait rompu en ce qui concerne la période crétacée. Mais il est permis de ne pas se rallier à Topinion émise par M. Ad. Brongniarl^ puisque^ pendant la période crélacée, les gymnospermes ont continué à prédomi* ner^ tandis que les angiospermes étaient encore très rares.

Les principaux caractères de la flore de la période mésozoïque étaient: la prédominance des conifères; — Tabondance des cycadées , famille spéciale à cette période, du moins en Europe; — la persistance des fougères; — la rareté des angiospermes qui n'ont commencé à paraître que pendant la période crétacée.

vaooe de u période niéMsoi«ae. — La période mésozoïquc est bien le a règne des reptiles. » Tandis que les autres classes de vertébrés, à l'exception des poissons, n'étaient pas ou étaient à peine représentées, les reptiles se montraient excessivement nombreux en individus et en espèces. — Quelques uns atteignaient une taille colossiUe ; ils avaient pour la plupart un régime carnivore et exerçaient sur les autres animaux une domination comparable à celle des mammifères pendant la

période néozoïque et de rbomme pendant la période actuelle. Enfin^ ces nombreuses espèces répandues sur toute la surface du globe offraient une telle variété dans leur organisation^ que les unes ou les autres s'adaptaient à tous les milieux où peuvent vivre les animaux. Les ptérodaetyles, organisés pour le vol^ peuplaient Tatmosphère; la grandeur de leurs yeux permet de supposer qu'ils étaient nocturnes comme nos chauves-souris actuelles; leurs pieds postérieurs étaient assez forts pour qu'ils aient pu^ comme les oiseaux ^ se percher sur les arbres, tandis que leurs griffes et les doigts courts de leurs mains les mettaient à même de grimper le long des rochers. Les simosaures^ pendant la période triasique^ et^ plus tard^ les plésiosaures et les ichtbyosaures^ tous organisés pour vivre dAs'les eaux^ habitaient dans les estuaires et le long des côtes. Enfln, les continents avaient aussi leur population de reptiles.

Ce qui achevait de donner une grande importance à cette faune des reptiles de la période mésozoïque^ c'était la tendance qu'avaient quelques uns d'entre eux à se rapprocher du type des mammifères : l'observation d*un petit ichtbyosaure contenu dans un grand pourrait faire supposer que cet animal était vivipare; le squelette des dinosauriens se rapprochait sous certains rapports de celui des mammifères.

En rappelant le rôle important joué par les reptiles dans la faune mésozoïque y j'ai dit quel était le principal caractère de cette faune. Elle présente un autre trait caractéristicfue d'une grande valeur^ résultant de l'existence des ammonites et des bélemnites; aussi la série secondaire a-t-elle été désignée^ dans quelques classifications, sous le nom de « terrain ammonéen.» La faune de la période paléozoîque offrait aussi un caractère négatif d'une grande importance; c'était l'absence complète ou presque complète des mammifères et des oiseaux.

FAUNE ET FLORE DE Lk PÉRIODE TRUSIQUE. 313

Période triasique.

Le caractère essentiel de la faune et de la flore du trias résulte surtout de la présence simultanée des types paléozoïques qui se montrent pour la dernière fois et des types mésozoïques qui font leur première apparition. Celte faune et cette flore établissent au point de vue paléonlologique une transition insensible entre les deux périodes paléozoïque et mésozoïque qui sans cela n'offriraient aucun caractère commun.

Le» fougères sont encore très abondantes; il en est de même des calamités, destinées à disparaître avant le commencement de la période jurassique. Les conifères sont surtout représentés par les genres Voltzia et Haidingera succédant au geni^ Walchia. Les cycadées, qui se montreront si nombreuses pendant la période suivante, font leur première apparition.

En traçant le tableau de la faune triasique, mentionnons d'abord, comme en faisant partie, le Microlestes antiquus, espèce prophétique pour les mammifères. Les reptiles de- Tiennent abondants; les labyrinlhodontes se montrent surtout très nombreux, et sont presque spéciaux à la période triasitique (aniè, page'29i ); on s'accorde maintenant à voir, dans les empreintes dont on a fuit le genre Cheirotherium, des traces de pas dues à des labyrinlhodontes. Presque tous les poissons se rattachent encore aux types paléozoïques; presque tous les crustacés appartiennent, au contraire, à Tordre des décapodes géologiqucment le moins ancien. Certaines formes géaériques de mollusques sont encore paléozoïques; on les reocontre surtout dans la partie inférieure du trias, c'est à dire dans le grès bigarré et le muschelkalk ; d'autres, telles que les ammonites et les bélemniles, sont entièrement mésozoïques;

elles appartioiiiienl à la partie supérieure du trias, c'est à dia aux marnes irisées et aux couches de Saint Cassian. Les brachiopodcs commencent à perdre de leur importance , et Uéchinodermcs continuent à être surtout représentés par d 5 crinoïdes.

Période jurassique.

La période jurassique , considérée dans sa faune et sa tlnro. possède au plus liautdej^ré les caractères que nous avons irul qués comme étant inhérents à la période mésozoïque : elle \v présente plus aucun des types de la période paléozoïque , t: ne possède pas encore ceux de la période néozoique.

Si nous essayons de résumer les fails les plus importai'que l'examen de la faune jurassique conduit à menlioniu r nous rappellerons : la rareté des mammifères qui font doiA courtes apparitions; — l^abscnce presque complète dioiseaux; — Texislence dun grand nombre de genresde rejtiles spéciaux et le développement de cette classe arrivé à so. maximum ; — le manque presque complet de poissons j: anoïdes liétérocerques et leur remplacement par des poissent homocerques dont aucun na vécu pendant les époques ankrieures; — Tabsence complète des poissons téléostéens; l'excessive abondance des individus et des espèces apparienaii* aux groupes des bélemniles et des ammonites.

Dans l'état actuel de nos connaissances, la période jurassique doit, selon nous, se diviser en quatre grandes \i\(y ques qui sont celles du lias, de l'ooli te inférieure, de Tool itt moyenne et de l'oolite supérieure. C'est pendant la période du lias qu'ont eu lieu la dernière apparition des labyrinlliodontes (avec le genre Rhinosaurus), et la première appar-

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