‹ Prodrome de géologieChapitre 89 sur 170 · FAUNE ET FLORE DE LA PÉRIODE PROBOSCIDIENNB · texte numérisé non relu

FAUNE ET FLORE DE LA PÉRIODE PROBOSCIDIENNB

Période proboscidienne.

Deux populatloDS de mammifères^ dit M. P. Gervais, ont successivement habité la surface du globe pendant la période proboscidienne : celle de ré|K)que miocène et celle de Tépoque pliocène. Après Textinction de la faune paléotlitTienne , TEurope a reçu de nouveaux hôtes encore plus nombreux que ceux qui l'avaient peuplée précédemment. Par Tétude des débris osseux qu'ils ont laissés dans le sol^ on reconnaît des pn>boscidiens des genres Mastodon et Dinotherium y des rhinocéros de plusieurs espèces et d'autres ongulés. Plusieurs ruminants et divers pachydermes de la période miocène appartiennent à des genres encore existants^ et presque tous les pachydermes omnivores des mêmes formations sont intermédiaires^ par leur organisation ^ aux ruminants proprement dits et aux pachydermes actuels des genres Sm et Hippopotamus; tel est le genre Anthracotherium. Quant aux carnivores de cette période, ils rentrent principalement dans les familles des musielidés et des viverridés; il y avait avec eux quelques animaux comparables aux Felis , mais aucune espèce de véritable ours n'existait encore. Parmi les mammifères marins de cette période , on remarque surtout des cétacés proprement dits^ ordre qui ne s'était pas encore 'montré, et certains sirénides du genre Halitherium.

Pendant la période proboscidienne , on voit la taille et le nombre des carnassiers augmenter peu à peu ; mais ces animaux conservent encore en général un régime moins exclusivement Carnivore que les grands carnassiers actuels; les genres qui, de nos jours, sont les plus redoutables, ne commencent à paraître que vers la fin de cette période. Les mammiiëres herbivores appartiennent surtout à l'ordre des rumi-

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nants qui manquait d'une manière à peu près complète pendant la période nummulilique; les plus anciennes espèces du genre Cervus datent à peine de la période miocène. Les proboscidiens sont s[>éciaux à cette période et à la période homozoïque^ mais , des deux genres dont cet ordre se compose, un seul existe pendant la période proboscidienne : c'est le genre Mastodon.

Li flore de la période proboscidienne ne possédait plus de palmiers, du moins en Europe. Les gamopétales étaient encore peu abond&ntes. Les familles les plus nombreuses en espèces étaient, parmi les dicotylédonées, les amentacées et particulièrement les cupulifères, les acérinées, les protéacées, les laurinées et les légimiincuses. En somme, dit le savant professeur 0. Ueer, de Zurich. la nature et la proportion des familles, ainsi que la comparaison détaillée des espèces avec leurs analogues vivantes, constatent pour Tensemble de la végétation miocène européenne bi?aucoup de ressemblance avec la flore actuelle du midi des Etats Unis, du Mexique et du Japon, modifiée par la présence de formes actuelles de la région de la Méditerranée , des régions intertropicales les plus chaudes , et même de l'Australie et du Cap. Ce mélange est pourtant un peu plus apparent que réel. Il provient, en partie, de la très longue durée des formabons tertiaires, même en Europe, où elles ont été précédées et syivics par des événements qui les ont séparées plus nettement des formations subséquentes que dans d'autres régions du globe. Si l'on considère l'ensemble des couches tertiaires d'Europe, les végétaul analogues à ceux d'Australie et des régions équatoriales vivaient surtout dans les plus anciennes couches, celles dites éocènes , dont on possède des fossiles de Bolca, de Provence et des tlos de Wight et Sheppey en Angleterre. Là se trouvent des palmiers, beaucoup

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