FAUNE ET FLORE DE LA PÉRIODE PROBOSCIDIENNB
de figuiers, de protéacées, et, en Provence, un groupe curieux de grandes monocotylédones voisines des restiacées de la Nou- Telle Hollande, que M. de Saporla nomme rhizocaulées. Les cycadées et les formes analogues, qui existaient à l'époque crétacée et qui vivent enccfre aujourd'hui au Cap et en Australie, manquent ou du moins n'ont pas été retrouvée? just|u'à présent. Vers le milieu des formations éocènes ^ les formes des régions chaudes et humides comme les ficus, les laurinées et certaines légumineuses, luttent avec les formes australiennes. Les types actuels de l'Amérique septentrionale ou du Japon sont encore faiblement représentés. Ce caractère tropical de la végétation continue pendant la période du miocèfie inférieur, mais en passant au miocène moyen les formes du nord de l'Amérique, telles que les saules, bouleaux, érables, aulnes, liquidambars, deviennent abondantes. Dans le miocène supérieur, les formes américaines sont encore plus nombreuses et il s'est introduit des' formes actuellement représentées dans la région méditerranéenne et dans les îles de Madère, Açores ou Canaries. Dans la dore pliocène, superposée au miocène, qu'on a étudiée surtout en Itilie, les types tropicaux ont disparu i)Our faire place à des formes de régions tempérées, en conservant toujours le caractère américain, et sans offrir jamais une espèce qu'on puisse prouver identique avec une espèce actuellement vivante. Enfin, après le soulèvement, peut être très lent, qui a élevé les Alpes et le Caucase à leur hauteur actuelle, et qui a donné au continent européen la plupart de ses conditions d'aujourd'hui, on trouve dans les plus anciens dépôts quaternaires, comme les tufs de Massa, notre végétation actuelle avec fort peu de différence, c'est à dire beaucoup d'espèces vivant en Europe, comme le lierre, le hêtre, l'arbre de Judée, etc., avec des espèces éteintes , de nature américaine.
KÈGNE DE L'HOMME.
(période boeozoïqub.)
Bègne de i*homiiie. — L'homn^e étant un mammifère et \vî angiospermes formant encore le caractère essentiel de la flon actuelle, Tère jovienne devrait être considérée comme se rat tachant aux « règnes des angiospermes et des mammifères. )> Si rère jovienne forme une période à part, ce n'est pas qu'elle ai; été marquée par Tapparition de types nouveaux parmi les èlris organisés. Les ossements de l'homme et les débris de son irduslric qui ont été enfouis dans les dépôts correspondant a l'ère jovienne ou qui le seront dans les dépôts destinés à m constituer dans les temps à venir, caractériseront tous adépôts au même titre que les fossiles caractérisent les terrait.' qui les renferment. Mais, si l'on doit considérer la périolt jovienne comme étant le'« règne de l'homme, » c'est à cau^ de l'influence prépondérante qu'il exerce autour de lui, sur h nature vivante comme sur la nature inanimée : sa création i marqué l'apparition d'une nouvelle force intervenant avec iim énergie sans cesse croissante dans toutes les choses qui s'accomplissent à la surface du globe.
L'homme détruit peu à peu et sans relâche tous les clre5 organisés, plantes et animaux, qui lui sont nuisibles ou mèiiir seulement inutiles; pour les besoins de son alimentation et )i satisfaction de son goût pour la chasse, il poursuit sans ])iiii les animaux qui habitent avec lui la surface du globe; oi. peut facilement comprendre que cette poursuite obstinée a pour conséquence de hâter la destruction des espèces actuel lement existantes; il remplit en quelque sorte le rôle qui éliviî jadis dévolu aux grands reptiles de la période mésozoïque.