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fm juments de roche el de terre Tégétale. 1^ ialus ayant été dél layé , on se trouva en présence d'une dalle qui , retirée , laiFsa apercevoir des crânes et des ossements humains; Ténumération de certaines pièces honaologues du squelette démontre que la cavité contenait les restes de dix sept squelettes ayant appartenu à des individus des deux sexes, les uns jeunes^ les autres adultes. Ces ossements avaient été inhumés dans le ciu etièrc d'Aurignac et la cavité avait été à peu près déblayée^ lors.]ue M. Larteteut, en 1860^ l'occasion de visiter cette localité. D'aires J. Lartet, la cavité d'Âurignac était un lieu d'inhumation; il est à supposer que chaque fois qu'un corps bumai. i y était déposé^ la dalle était écartée pour un moment §t ensi itc réappliquée aussitôt la cérémonie terminée. La terre meuhli occupant le sol de la cavité renfermait encore quelques osseint^nts humains^ des silex taillés, des bois de renne travaillés el im assez bon nombre d'os de mammifères dans un état de conservation remarquable. L'explication la plus rationnelle que 1 *t)n puisse donner de la présence des restes d'animaux cnfot.rsdans cette sépulture , c*est qu'ils y avaient été intro* duits (omme consécration rentrant dans des rites funéraires, dont on trouve des exemples analogues dans beaucoup de sépultures des temps moins anciens. Le remblai qui recouvre la plate- Tonne extérieure consiste en terre mêlée de cendres et repose i ur un lit de cendres et de charbon de bois de 15 ceatimèln s d'épaisseur. Ce remblai renfermait des objets travaillés, des ]r erres de foyer formées d'un grès fissile, un très grand noHil re de dents, principalement d'herbivores, et plasieurs centa'nes d'os des mêmes animaux. Quelques uns de ces os étaîet.t en partie carbonisés , mais le plus grand nombre ne paraûsait pas avoir subi Taclion du feu. Les os longs et à ca-* vite n édullaire présentaient presque tous un mode de cassure
L'HOMMB PINBAin' l'ÉPOQUB llfTBEOLACUIRE INFÉRIEUnS. 349
uniforme dénotant qu'ils avaient été cassés en vue d'en cxlmire la moelle. On trouvait quelquefois à leur surface des i*aynre8 et des entailles peu profondes qui semblaient avoir été i»roduites par le tranchant d'un instrument employé pour cii détacher les chairs ; en effet , on a recueilli dans les cendres une centaines d'éclats de silex qui paraissaient avoir été fabriqués sur place et dont le plus grand nombre étaient taillés en Cimteaux. Beaucoup de ces os portaient l'empreinte énergiifoc des dents d'un carnassier; la rencontre^ dans les cendres mêmes du foyer ^ de coprolites d'hyène témoigne que c'était ce puissant Carnivore qui venait^ après chaque repas funèbre, S(? no.irrif des restes du repas de l'homme. C'est encore à la vomi ité de l'hycne que l'on peut attribuer la disparition totale, soi' lu foyer, soit du remblai ossifère qui le recouvre , des vertèbres et des autres parties spongieuses dans les os d'herbivores.
Parmi les objets travaillés rencontrés dans la station funo-raire d'Aurignac, M. Lartet cit^ : dix huit petits disques pcnrces dans leur milieu, et fabriqués avec la partie épaisse du test d'une coqnille marine; des instruments de diverses forme.*;, et notamment des flèches, fabriqués pour la plupart avec la partie la plus compacte du bois de renne; un poinçon très (affilé, fabriqué avec la perche d'un bois de chevreuil et qui parait avoir servi à coudre des peaux d'animaux; une dent d'ours, qui représentait grossièrement une tête d'oiseau, etc.
Le dépouillement des mammifères recueillis dans la station d'Aurignac a fourni l'indication de i9 espèces , telles que : Ursus spelœuSy Hycena spelœa^ Elephas primigenius, RhiuO" ceros tichorhinus, Cervm elaphus^ C. megaceroSy C. UftmidttB^ Bison etiropœus, etc. Ces débris indiquent assez à quelle épo(iue illaut rattacher la station funéraire d'Âurignac; c'est à l'époque interglaciaire. D'après M. Lartet, VUrstts spelceus parait
être l'espèce la première disparue de ce groupe de grands mammifères que Ton invoque comme caractéristiques de la période antédiluvienne; il voit dans cette circonstance un motif suffisant pour penser que la sépulture d'Âurignac remonte à la même époque que les silex taillés d'Abbeville.
' ■<*bOBiine penéant répoqae ioterflaclalre rapérlcarc; lèhnif caierafi à OMerncBU et krftcliet ouenses ; grotte de Lourdes, ete.-> C'est à Vér
poque interglaciaire supérieure qu'appartiennent presque en totalité les ossements humains et les débris de Tindustrie humaine qu'on a signalés dans les grottes ; c'est de cette époque, en effets que date surtout le remplissage des cavernes à ossements et des brèches osseuses. (Voir tome I, page 350.) Dans ces cavernes et dans ces brèches, les ossements humains accompagnent ceux des animaux que nous avons cités comme caractérisant l'époque du diluvium supérieur et du lehm.
Parmi les grottes et cavernes où ont été rencontrés des anthropolites se rattachant à l'époque interglaciaire, je mentionnerai d'abord celles des environs de Liège, si bien explorées, il y a trente ans, par le docteur Schmerling. Des os humains et des instruments grossiers en silex s'y sont montrés mélangés avec ceux d'espèces vivantes et d'espèces éteintes , telles que l'ours des cavernes, l'hyène, Téléphant et le rhinocéros. Schmerling n'a trouvé ni os rongés , ni coprolites; les os étaient épiirs et roulés. li en conclut que les cavernes des environs de Liège n'avaient point servi de repaires à des bêtes sauvajges, et que leur contenu organique et inorganique y avaitété précipité par des courants en communication avec la surface du sol. 11 n'hésite pas, du reste, à admettre que l'homme a été le contemporain de l'ours des cavernes et des autres espèces éteintes dont
l'hoiois pendant L'époque intergiacuire supérieure. 354
il a recueilli les débris dans les cavernes visitées par lui.
£d 1859 et en 1860, M. de Vibrayc a fait des fouilles dans la groUe des Fées , située près d'Ârcy. Il a été constaté par lui qu'il existe dans cette grotte trois couches bien distinctes; c'est au dessus de ces trois couches que se trouvent le plus grand nombre des objets travaillés qui ont été recueillis dans cette grotte. La couche supérieure est un banc où Ton n'a rencontré que des ossements d'animaux vivant encore aujourd'hui dans le pays. La couche moyenne est presque entièrement formée de débris empruntés aux calcaires oolitiques des environs et enveloppés de ciment rouge; elle a beaucoup d'analogie avec les brèches osseuses du midi de la France; on n'y rencontre pas de débris d'oui*s ou d'hyène, mais de nombreux ossements de ruminants et notamment de renne; une hache ou plutôt un cassetète en roche amphiboUque en a été extraite. La couche inférieure est composée de matériaux granitiques provenant du Morvan; on en a retiré des ossements d'Elephas primigenim, de Rhinocéros tichorhiniis, d'Ursus spelœus^d'Hyœnaspelœa^ de Cervus tarandus, et, à cinq reprises différentes, des ossements humains et des silex ouvrés.
Les Pyrénées présentent de nombreuses cavernes avec ossements d'animaux et débris de l'industrie humaine. M. Garrigou, eu étudiant la manière dont ces ossements et ces débris s'y trouvent distribués , a été conduit à formuler les conclusions suivantes : Dans le midi de la France, depuis le commencement de l'époque quaternaire jusqu'au début des temps historiques exclusivement , trois grandes phases se sont succédé. Lors de la première phase (notre période interglaciaire inférieure) , l'homme se contentait de casser grossièrement les ossements des animaux , dont il mangeait sans doute la chair, pour en faire des armes primitives et brutes : il façonnait aussi
dSl PRODRÛHB DB OiOLOGIE.
les quartzites du pays daDS le genre des silex d'AbbeTille ; il était le contemporain des Ursiis spelœus, ByoBtia spelœa, BMnoceros tichorhinus, Elephas primtgenius, Me§aceros hibernicus, Cervus elaphus, Bos primigenius, etc.; les ossements de ces animaux se rencontrent ordinairement dans les caTemes situées entre 150 et 250 mètres au moins au dessus du niveau des vallées actuelles et dans les couches profondes et infé-* Heures des cavernes à dépôts fossilifères multiples. — Lors de fo seconde phase (notre période interglaciaire supérieure) se seraient peu à peu éteints les grands carnassiers et les grands pachydermes. Le renne [Cervus tarandm), déjà existant pendant la période précédente, serait devenu^ par son abondance, caractéristique d'une époque pendant laquelle Thomme n'aurait pas encore domestiqué les animaux. Les silex étaient alors farllés avec art et finesse, les instruments travaillés avec plus d'intelligence., car ils portent des sculptures et des dessins. Le renne et la faune qui raccompagne se trouvent dans les grottes situées vers le pied des montagnes et^ dans certaines cavernes^ parmi les dépôts immédiatement superposés à ceux qui renferment les mammifères des alluvions quaternaires anciennes. — La troisième phase (notre période postglaciaire antéhistorique) serait caractérisée par une faune composée en grande partie d'animaux domestiques^ et dont les débris ont été rencontrés à l'entrée de cavernes^ occupant aussi le fond des vallées, et quelquefois au milieu des dépôts meubles constituant dans certaines grottes les couches directement superposées à celles qui renferment, soit le grand ours, soif le renne. Les instruments en os sont mieux finis, les roches ne sont plus taillées , mais polies , l'art du potier prend du développement; l'homme connaît l'agriculture, mais il n'utilise encore aucun métal.
l'houme pendant là 'période postglaciairs. 353
La grotte de Lourdes ( Hautes Pyrénées ), qui a été explorée avec soin par M. Alph. Milne Edwards^ nous fournit un témoignage de rhabitation des cavernes par rhomme pendant Tépoque interglaciaire supérieure. Au centre de cette grotte ; au pied d'un gros fragment de rocher où le jour pouvait facilement arriver^ on a trouvé de grandes plaques d'un grès fissile rougi par le feu^ des débris de charbon^ et une grande quantité d'ossements de renne^ de cheval et surtout d'aurochs. L'exploration de cette grotte a également amené la rencontre d'un fragment de crâne humain, de silex en couteaux avec les cailloux d'où on lésa détachés, ce qui prouve qu'ils ont été fabriqués dans la caverne^ d'instruments façonnés en os et en bois de cerf ou de renne^ un morceau d'ocre jaune, taillé en pointe^ qui peut-être avait servi de crayon. La plupart des os portent des traces bien évidentes faites par le tranchant des instruments destinés à séparer les chairs. En s'appuyant sur diverses considérations paléontologiques, M. AIp. Milne Edwards est amené à penser que la grotte de Lourdes était probablement habitée à l'époque où se déposait le lehm, c'est à dire avant la seconde apparition des glaciers.
J'ai déjà mentionné la découverte d'un squelette presque entier rencontré^ en 1823^ dans le Ihem du grand duché de Bade, et^ par conséquent, dans un terrain de transport correspondant à la période interglaciaire supérieure.
L*iiMuiM pendant la période potifiaciaire. — Le nombre de siècles qu'embrasse la période intcrglaciaire est incomparablement plus grand que celui qui correspond aux temps historiques. Pendant toute cette période^ quelque grande qu'ait été sa durée^ aucun progrès ne semble s'être manifesté dans l'industrie humaine. Mais^ immédiatement après la dernière retraite des
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glaciers^ un nonveau pas Ters une ciyilisation de plus en plus avancée s*est accompli ; on en trouve la preuve dans Thabitude prise par Thomme d'apporter plus de soin et plus d'art dans la fabrication des instruments qu'il employait. Les instruments en pierre étaient polis et présentaient des formes plus régulières. L'homme s*est ensuite servi du bronze et puis, enfin, du fer. Ces progrès si rapides, accomplis après une longue période de stagnation, doivent-ils être attribués surtout à des changements dans les races appelées les unes après les autres à vivre sur la surface du globe 7 C'est là une question que je ne crois pas devoir aborder ici. Je ne m'occuperai pas non plus de tout ce qui se rattache à l'histoire de l'homme pendant la période postglaciaire ; cette histoire est , en effet , du ressort de Tarchéologie plutôt que de la géologie proprement dite. Je me bornerai à dire quelques mots des tourbières, des kjokkenmoddings du Danemark, des habitations lacustres de la Suisse, des crannoges de l'Irlande et des ouvrages en terre de l'Amérique septentrionale.
Les ossements humains et les anthropolites des tourbières appartiennent, comme les tourbières elles mêmes, à la période postglaciaire; les débris du travail de l'homme que l'on y rencontre dénotent une industrie plus avancée que pendant les temps antérieurs; les haches dites celtiques qui s'y trouvent se distinguent parfaitement des haches dites anté-diluviewies du premier âge de la pierre. M. Steenstrup , qui a si bien étudié les skovmoses ou marais à forêts du Danemark^ a constaté que trois végétations se sont succédé dans ce pays : colles du pin {Pinus sylvestris], du chêne (Querctts rabttr) , cl du hèlre ( Fagus sylvaticus ) , correspondant respectivement aux trois âges de la pierre, du bronze et du fer. L'homme semble avoir habité le Danemark lorsque les forêts
l'homme pendant la période postglaciaire. 355
de pin ont commencé à y croître, et lorsque les marais tourbeui qui le recouvraient d'abord ont tendu à disparaître. « Sur les côtes dû Danemark et des ties adjacentes , dit M. Horlot^ se trouvent des amas de coquilles marines ^ pris d'abord pour des bancs formés naturellement au fond de la mer^ mais qui sont en réalité les restes de mollusques et autres animaux dont se nourrissaient les premiers habitants du pays. Cette origine est démontrée par les débris d'industrie grossière qu'on y trouve disséminés. Ces amas ont reçu le nom de kjokkenmoddings composé de deux mots danois^ kjokkeny qui veut dire cuisine^ et moddtngs, rebuts, restes^ ordures. On n'observe guère ces amas que le long des iiords et des bras de mer où l'action des vagues est faible. Ils sont généralement placés sur le bord même de l'eau : quelques uns cependant en sont actuellement à .2 milles de distance^ soit qu'il y ait eu un soulèvement de la plage depuis leur formation^ soit qu'ils s'étendissent réellement jusque là. L'épaisseur des kjokkenmoddings varie de 1 mètre à i mètre 60 : quelquefois elle atteint 3 mètres. Leur longueur est parfois de plus de 300 mètres^ et leur largeur de 50 à 65 mètres. Le charbon et les cendres trouvés dans ces amas proviennent^ en grande partie^ de Zostera marina. Des armes ou instruments grossiers fabriqués avec des silex, avec des os et des bois de cerfs, sont les restes d'industrie les plus communs dans ces accumulations de débris d*animaux. Ces témoins, laissés par les premières réunions d'hommes qui ont vécu sur les côtes du Danemark, s'obseiv vent avec les mêmes caractères de l'autre côté de l'Atlantique, sur les rivages des Etats Unis, aussi bien qu'à l'extrémité opposée du nouveau continent à la Terre de Feu où, suivant H. Ch. Darwin^ les naturels vivent aujourd'hui comme
ces populations primitives du Nord. » (D'Archiac, Paléontologie stratigraphique.)
En Suisse, les hommes contemporains de ceux qui formaient les kjokkenmoddings du Danemark^ habitaient des huttes établies sur pilotis au bord des lacs^ comme le font encore de nos jours plusieurs peuplades, telles, que les Papous de la Nouvelle Guinée, ou comme le faisaient jadis les Paeoniens du lac Prasias. Ces huttes, désignées par les archéologues suisses sous le nom de pfahlbauten ou d'habitations lacustres, étaient circulaires : elles devaient avoir de 3 à 5 mètres de diamètre, et formaient, en se groupant entre elles, de véritables villages dont la population était assez nombreuse. L'établissement de Morges, Tun des plus grands du lac de Genève, s'étendait, parallèlement au rivage, sur une longueur de près de trois kilomètres et une largeur de 50 mètres. Ces restes d'habitations ont été constatés dans les lacs de Zurich, de Constance, de Genève, de Ncuchâtel, de Bienne, de Morat et dans quelques autres plus petits. On les retrouve dans les lacs de la Savoie. Les palafittes sont des habitations lacustres existant dans les lacs du nord de l'Italie et analogues à celles de la Suisse.
a Les habitations lacustres de l'âge de pierre ont fourni des fragments de poterie très grossière et à cuisson imparfaite ; elles s'étendaient sur tous les lacs de la Suisse. Celles de l'âge de bronze existaient dans la partie occidentale et le centre de la Suisse : elles étaient ordinairement situées à une grande distance du rivage, dans des eaux plus profondes, et étaient plus solidement construites. Les poteries, plus variées et plus soignées dans leur exécution que celles de l'âge de pierre, étaient faites avec la roue. Quant aux matières mêmes du bronze, le- cuivre et l'étain, il fallait qu'elles fussent
l'homme pendant la période postglaciaire. 357
apportées par le commerce, puisqu'elles n'existent point en Suisse. Les pfahlbauten ont diminué graduellement en nombre , depuis l'âge de la pierre, jusqu'à celui du fer, où il n'en existait plus que dans les lacs de Sienne et de Neucbâtel. Pendant ce dernier âge, les formes des armes et des instruments étaient différentes; les poteries, plus soignées, étaient ornées de diverses couleurs, et le verre apparaissait pour la première fois. Sous la domination romaine, les habitations lacustres n'étaient plus que des exceptions , et elles durent disparaître tout à fait peu de temps après. » (D'Archiac, Paléontologie stratigraphique.)
Les habitations lacustres de l'Irlande sont désignées sous le nom de crannoges. C'étaient des iles artificielles, composées de terres et de pierres soutenues par des pilotis. Quelquesunes pouvaient servir de forteresse. On y a trouvé d'énormes amas d'ossements qui ont été exploités comme engrais. Elles datent de l'âge de pierre; mais elles ont été habitées et modifiées jusqu'au dix septième siècle, ainsi que le démontrent les débris que Ton y rencontre.
« Si nous poursuivons maintenant ces études dans le nord de l'Amérique, nous verrons combien sont différents les travaux exécutés par les premiers peuples qui ont habité le bassin du Mississipi, combien les traces de ces premiers établissements humains, dans ce que nous appelons le nouveau monde, diffèrent de ce que nous venons de décrire dans une partie de l'ancien; néanmoins, nous n'avons aucune preuve de la contemporanéité des uns et des autres; mais nous voyons qu'ils ont cela de commun d'être antérieurs à toute tradition historique, à toute reproduction de la pensée par des signes conventionnels et postérieurs aux derniers phénomènes quaternaires. Les monuments les plus anciens
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de rinduslrie humaine aux Etats Unis sont des constructions ou plutôt des ouvrages en terre^ plus ou moins éleyés^ plus ou moins étendus, de formes très diyerses, et souvent bordés en dehors par un fossé. Ils manquent dans les Etats qui longent TAtlantique au nord est; dans TEtat de New York, ils commencent à être plus nombreux; au delà des Alleghanies et à Test du Mississipi, ils s'étendent depuis les bords des grands lacs, au nord, jusqu'aux plages du golfe du Mexique^ au sud. » (D'Archiac, Paléontologie stratigraphiqw.)