‹ Production et fixation des variétés dans les végétauxChapitre 5 sur 23 · VARIÉTÉS NAINES OBTENUES ET FIXÉES PAR LES SEMIS · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS NAINES OBTENUES ET FIXÉES PAR LES SEMIS

Ageratum cœlestinum nanum ;

Agroslis cœli rosea nana :

Balsamina hortensis nana (variétés nombreuses) ;

Calceolaria Yunghii nana ;

Callirrhoe pedata nana :

Clarkia pulchella nana ;

Coreopsis tinctoria nana (2 variétés);

Delphinium Ajacis nana (variétés nombreuses) ;

Dianthus Sinensis nana:

Giroflies quarantaines (variétés trèsnombreuses) ;

Helianthus annuus nanus;

Helichrysum bracteatum nanum :

Leptosiphon densiflorum nanum ;

Lobelin gracilis erecta nana:

Lupinus (plusieurs varlélés) ;

lemesia elegans nana:

Œnothera Drummondii nana ;

Papaver somniferum nanum (plusicurs variétés) ;

Phaseolus coccineus nanus :

Polygonum orientale nanum :

Reines-Marguerites naines (variétés nombreuses) ;

Salpiglossis sinuata nana;

Salvia coccinea punicea nana ;

Scabiosa alropurpurea nana (plusieurs variétés) ;

Senecio eleguns (plusieurs variétés) :

Tagetes erecta nana;

palula nana ;

signala nana ;

Tropæolum majus nanum (plusieurs variétés);

Viscaria oculata nana.

Quant aux variétés grandes ou géantes, nous ne Îles indiquons pas; il y en a peu, du reste, par cette raison qu’en cherche plutôt à diminuer qu’à augmenter les dimensions des plantes. Toutefois, si l’on voulait en obtenir, on agirait ainsi qu’il a été dit précédemment, mais en suivant une marche tout à fait opposée à celle qu’on devrait suivre si l’on voulait obtenir des plantes naines. Nous faisons les mêmes observations relativement aux fleurs.

Série B.— Précocité et Tardiveté.

Les bases posées dans la série précédente relativement au mode d'opérer étant semblables pour cette série et pour les séries suivantes, iln’y a donc, dans chacun des cas, qu’à en faire di-

versement lapplication, c’est-à-dire à

se conformer, dans la pratique des opérations, ainsi que pour le choix que

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l’on fait des porte-graines, au but que Von veut obtenir. |

Ainsi, lorsqu'on désire avoir des variétés hâtives, on doit surveiller avec soin la floraison des plantes afin de remarquer celles qui présentent les qualités qu’on recherche et qu’on désire améliorer, puis choisir parmi celles-ci les individus qui fleurissent les premiers, en récolter et semer les graines, puis choisir de nouveau, parmi les individus qui résultent de ce semis, ceux qui, tout en fleurissant 1es premiers, ont cependant aussi conservé les autres caractères auxquels on tient également. Dans un grand nombre de cas on se trouvera bien aussi de récolter les graines provenant des fleurs qui se sont épanouiesles premières et de les semer à part; celles-ci ont parfois une tendance à donner des plantes encore plus hâtives.

Lorsque, au contraire, on désire obtenir des variétés tardives, on agit absolument comme il vient d’être dit, quant à la manière générale de procéder, mais dans un sens inverse, c’est-à-dire en prenant pour porte-graines, à chaque

génération, les individus dont la florai-

son est la plus tardive.

Comme exemple de hâtiveté nous citerons particulièrement le Pyrethrum Sinense præcox (note 3).

Série €. — Variétés portant sur les couleurs des fleurs, obtenues et fixées par les semis.

Lorsqu'on veut fixer des variétés qui drésentent une couleur déterminée, on choisit, parmi les plantes sur lesquelles on porte particulièrement son attention, les individus qui, avec un port et un feuillage convenables, se rapprochent le plus, par leurs fleurs, de celles qu’on désire obtenir. Ainsi, par exemple, si on tient à avoir des fleurs rouges, on prend pour porle-graines les individus dont les fleurs sont les plus voisines de cette couleur; si lon désire obtenir des fleurs blanches, on choisit ceux chez lesquels la couleur est la plus atténuée. Si, au contraire, on désire obtenir desfleurs jaunes, on doit, tout en prenant pour porte-graines des individus dont les fleurs soient très-pâles, tâcher, s'il est possible, que cette teinte tire déjà un peu sur le jaune (note 4). Enfin, et quelle que soit.la couleur qu’on désire, on doit

s'appuyer sur les principes que nous venons d'indiquer et choisir ses portegraines en conséquence.

En général on remarque que, pour qu'il y ait chance d'obtenir des fleurs jaunes, ilfaut que Patténuation provienne de l’affaiblissement de couleurs plus ou moins foncées, parexemple, soitdu violet, soit du lilas. Pourtant ici encore on rencontre de remarquables exceptions, ainsi que le démontre lanote 4. En général encore on remarque aussi que le blanc (note 5) et le jaune sont les couleurs qui se modifient le plus difficilement.

On a d’autant plus de chances d’obtenir de nouveaux coloris que les éléments de ceux-ci se trouvent déjà dans les types que l’on veut modifier. Ainsi, dans les Pensées, par exemple, où l’on trouve dans le type sauvage ( Viola arvensis) du jaune uni à du violet velouté, on pouvait être à peu près certain qu’en choisissant ses porte-craines avec discernement on arriverait à faire dominer telle ou telle de ces couleurs, à avoir des variétés à fleurs jaunes, lilas, violet plus ou moins foncé, ou même à peu près complétement noires, et telle est la variété qu’on nomme Faust (note 6).

La Giroflée dite Quarantaine grecque (Cheiranthus Grœca) semble contredire ce que nous venons de dire relativement à l’atténuation des couleurs; en effet, bien qu’à fleurs blanches, elle n’en à pas moins produit des variétés à fleurs roses, violettes,lilas,etc.,et même jaunes.

Cette contradiction n’est qu’apparenté; en regardant avec attention, on reconnaît que les fleurs, loin d’être blanches, sont jaunes, ou à peu près, avant l’ouverture du bouton,etque, même lorsqu’elles sont épanouies, elles conservent la couleur jaune dans toute la partie inférieure des pétales. Du reste, la nature ne se prète point servilement à nos calculs, et il peut bien y avoir des cas où les faits contredisent nos théories et semblent se trouver en opposition avec la gamme chromatique des couleurs que nous avons établie; car, les couleurs résultant d’une combinaison particulière des principes coloranis, ces derniers ne peuvent-ils pas, d’après des lois que nous ne pouvons comprendre, se séparer et se grouper

“suivant une marche opposée à celle que

nous considérons comme normale? Mais, d'autre part, rien ne nous prouve que

la Quarantaine grecque blanche soit un type spécifique ; le contraire même est trés-probable, puisqu'il n’y a pas encore trés-longtemps (c'était vers 4 835) qu’elle a fait son apparition dans les cultures, et qu'à cette même époque il y avait déjà d’autres variétés de Quarantaine grecque à fleurs de couleurs diverses, dont elle sort. Elle n’est donc qu'une variété fixée.

Toutefois, et quelle qu’en soit 1 cause, Consiatons que, toutes circonstances égales d’ailleurs, il est certaines espèces extrêmement plastiques qui semblent pouvoir revêtir les formes et les couleurs les plus diverses, tandis qu'il en est d’autres au contraire qui, bien que cultivées en très-grande quantité et depuis longtemps, n’ont encore, pour ainsi dire, produit aucune variété :

tels sont le Datura ceralocaula, le Reseda, l'Eutoca viscida, le Cosmos bipinnata, le RhodanteManglesi, ete. Comme exemples contraires nous pouvons citer le Dahlia, la Reine-Marguerite, la Balsamine des jardins, la Rose trémière, les Rosiers, l’'Œillet des fleuristes, le Camellia, les Azalées, etc., les Rhododendrons, etc., etc.

Variétés à fleurs rouges, obtenues et fitées par les semis.

Agrostemma cœli rosa purpurea ; Amygdalus rubra plena:

Althæa rosea rubra ;

— Sinensis rubra; Balsamina hortensis (plusieurs varié-

tés); Celosia cristata rubra; Centranthus ruberrimus ; Cosmos bipinnata purpurea;: , Giroflée quarantaine (plusieurs variétés); Helichrysum macranthum rubrum ; Tpomea purpurea Kermesiana Lathyrus odoratus rubra; Martynia fragrans rubra ; Mathiola annua rubra;

— ncana rubra;

Papaver somniferum rubrum ; Pentsiemon gentianoides purpureum ; Portulacca Thellussonii ; Reine-Marquerite (plusieurs variétés) ; Scabiosa atropurpurea ; Silene armeria rubra ; Verbena incisa rubra ; Zinnia elegans coccinea ;

— Mulhflora rubra.

Variétés à fleurs roses, obtenues et fixées par les semis.

Agrostemma coronaria rosea :

Anagallis grandiflora rosea é Balsanina hortensis ( Plusieurs variétés):

Celosia cristata rosea $ S Clarkia elegans rosea ; Delphinium Ajacis (plusieurs variétés) ; ere consolida (idem); Digitalis purpurea rosea; Gilia tricolor rosea; Giroflée quarantaine (variétés nom breuses) ; Godetia amæna rosea à Gomphrena globosa rosea - Tpomea purpurea rosea :

Lobelia erinus Lindleyana, — TAmosa rosea ; Lupinus hirsutus roseus :

Lychnis Chalcedonica rosea j Lymnanthes Douglasii rosea " Maurandia Barcleyana rosea :

Mimulus cardinalis Hudson ; Papaver somniferum TOSeEUM ; Pentstemon gentianoides rosea “ Reine-Marquerite (varictés nombreuses):

Scabiosa atropurpurea nana rosea ; Senecio elegans rosea.

Variétés à fleurs lilas ou violacées, obtenues et fixées par les semis.

Balsamina hortensis (plusieurs variétés);

Campanula speculum lilaceum ;

Celosia cristata violacea >

Delphinium Ajacis (plusieurs variétés) ; — consolida violacea ;

Girofléequarantaine (plusieurs variétés) :

Jberis umbellata violacea ;

Mirabilis longiflora violacea ;

Papaver somniferum vrolaceum ;

Reine-Marquerite (plusieurs variétés);

Senecio elegans violacea;

Verbena Drummondii ;

Zinnia elegans violacea.

Variétés à fleurs jaunes, obtenues et fixées par les: semis.

Antrrhinum majus Luteum ;

Amaranthus caudatus luteus ;

Celosia aurea pyramidalis;

cristata aurea ;

Chrysanthemum carinatum aureum ;

Emilia sonchifolia aurea ;

Escholtzia Californica crocea ;

Giroflée quarantaine (plusieurs variétés).

* Tpomea coccinea aurea ; Leptosiphon androsaceum aureum ; luteum ;

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Lotus Jacobeus luteus ‘

Portulacca grandiflora aurea ;

aurantiaca ;

Rose trémière (plusieurs variétés) ;

Salpiglossis sulfurea ;

Thunbergia alata aurantiaca(orangemaculé) ;

Thunbergia alata Fryeri (orange sans macule).

Thunbergia alata lutea immaculaia ;

Tropæolum majus (plusieurs variétés) ;

Zinnia elegans simplex aurea ;

flore pleno luteo.

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Variétés à fleurs blanches, obtenues et fixées par les semis.

Agrostemma coronaria alba ;

cœli rosa alba,

Argemone Mexicana alba ;

Balsamina hortensis (plusieurs variétés);

Brachycome iberidifolia alba; |

Browallia alata alba ;

Calceolaria Yunghii alba;

Catananche cœrulea alba :

Campanula pyramidalis alba ;

Speculum album ;

media alba;

Boccont alba ;

Loreyi alba ;

pentagona alba ;

Centaurea moschata alba;

Centranthus ruber alba;

Clintonia pulchella alba ;

Crepis rosea alba ;

Daiura fastuosa alba;

Delphinium grandiflorum album ;

Ajacis album :

Consolida alba;

Dianthus Sinensis alba ;

Dictamnus albus ;

Digitalis purpurea alba;

Escholtzia Californica alba;

Galega officinalis alba;

Gilia capitata alba;

tricolor alba ;

Giroflée quarantaine (plusieurs variétés);

Godetia rubicunda alba ;

Gomphrena globosa alba; edysarum coronarium album;

Hesperis matronalis candidissima;

maritima alba;

Impatiens glandulosa alba ;

Tonopsidium acaule album ;

Tpomea Quamoclit alba ;

Lathyrus latifolius albus ; Lavatera trimestris alba:

Lobelia syphilitica alba ; Lychnis Chalcedonica alba ; Lymnanthes Douglasi alba; Mathiola annua alba ; incana alba; Malcolmia maritima alba ; Malope trifida alba; | Maurandia antirrhiniflora alba ; Mesembrianthemum tricolorum album; Mirabilis Jalapa alba; Myosotis Alpestris alba; . intermedia alba; Nemophila insignis alba; Nolana grandiflora alba; Papaver somniferum album ; rhœas album ; Pentistemon gentianoides album; Persica Sinensis alba; vulgaris alba ; Phaseolus coccineus albus; Platycodon grandiflora alba ; Podolepis gracilis alba; Polemonium cœæruleum album ; Polygonum orientale album; Primula Sinensis alba; Reine-Marquerite (plusieurs variétés); Rhodante Manglesii alba; Rose trémière (plusieurs variétés) ; Saponaria Calabrica alba ; Scabiosa atropurpurea alba ; Schizanthus retusus albus; Senecio elegans alba ; Silene Armeria alba ;

—* pendula alba; # Thunbergia alata alba; Trachelium cœruleum album’; Vinca rosea alba; Viola odorata alba ; Viscaria oculata alba; Xeranthemum annuum album ; compactum album ; bracteatum album.

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Série M. — Variétés à fleurs ou à feuilles panachées, oblenues et fixées par les semis.

Les plantes constamment panachées sont relativement rares; la raison en est que la plupart des panachures sont des faits anormaux, qu’elles résultent le plus souvent d'accidents, et qu'on en obtient peu par les semis. Cependant si, comme tout semble le faire croire, les

| panachures sont dues à des sortes de ma-

ladies (note 7)nepourra-t-il pas arriver que

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celles-ci soient assez intenses pour affecter l’organisme , pour, ainsi qu’on le dit en termes vulgaires, passer dans le sang et alors devenir héréditaires, transmissibles par les graines?

Sans avoir recours aux hypothèses pour expliquer la cause des panachures, aous admettons que, dans le plus grand nombre de cas, les plantes panachées doivent cet état particulier à unedéplacement des éléments colorants, déplacement qui, étant le résultat de perturbations organiques, n’a rien de rigoureusement fixe; ce qui explique pourquoi l’on voit si souvent les panachures s’effacer, les parties qui les présentaient reprendre la couleur dont les éléments dominent, et alors des fleurs ou des feuilles unicolores se montrer parmi d’autres plus ou moins panachées.

Les panachures ne sont pas exclusivement propres aux fleurs; le plus souvent même elles affectent les feuilles, parfois aussi les rameaux, quelquefois même elles se montrent sur les fruits (note 8).

Mais, quelles que soient Fes parties sur lesquelles elles se montrent, on constate qu’elles sont d'autant plus stables qu’elles circonscrivent plus complétement l'organe qu’elles affectent, ou, ce qui revient au même, que, sans les circonscrire, elles sont disposées en forme de cercle dans toutes ses parties, qu’elles sont, comme on dit, zonées (Pelargonium zonale, certains Oxalis), etc. Toutes les fois, au contraire, que les panachures sont disposées par macules, et surtout par stries ou bandes longitudinales, c’est-àdire dans le sensde l’axe, ilest assezrare qu’elles soient constantes, à moins pourtant que les individus qui les présentent appartiennent au groupe des végétaux monocolylédonés.

On connaît pourtant quelques exceptions à la règle générale que nous venons dénoncer relativement à la fixité des panachures; une très-remarquable est fournie par le Chardon-Marie, qui, marqué sur toutes ses parties de nombreuses et belles macules blanches trèsrégulières, se reproduit identiquement par ses graines.

Reconnaissons toutefois que, en général, les panachures sont beaucoup plus constantes sur les feuilles que sur les fleurs, que, dans quelques cas même, par exemple chez certains Bégonias, de

même que chez beaucoup de Caladium, les panachures sont tellement constantes que non-seulement elles se reproduisent par le moyen des graines, mais encore que les plantes qui les portent sont trés-vigoureuses, ce qui a rarement lieu lorsque les panachures sont placées sur les fleurs. Dans ce dernier cas, en effet, les plantes sont généralement délicates; c’est un véritable signe d’affaiblissement; d’où l’on pourrait conclure que, en général, on aura d’autant plus de chances de conserver cet état particulier que les porte-graines seront plus souffreteux, qu’on les laissera un peu pâtir.

Pour arriver à fixer les plantes à feuilles ou à fleurs panachées on se fonde sur les mêmes principes. que ceux que nous avons indiqués ci-dessus, en traitant d’autres séries, c’est-à-dire qu’on choisit pour porte-graines les individus chez lesquels les panachures sont les plus prononcées, et dont la végétation, sans être trop vigoureuse, estnéanmoins assez bonne; car ce caractère n’étant, dans beaucoup de cas, que le résultat d’un affaiblissement organique, il peut disparaître, en grande partie du moïns, lorsque les plantes sont trés-vigoureuses.

De même aussi, en se fondant sur les mêmes principes, il faut éviter de prendre pour porte-graines des individus qui soient trop affaiblis, car alors on pourrait n’obtenir que des plantes chétives.

Plantes à fleurs panachées obtenues etfixées par les semis.

Aquilegia vulgaris variegata ; Balsamina hortensis (plusieurs variétés); Centaurea cyanus variegata; Convolvulus tricolor variegata ; Delphinium Ajacis (plusieurs variétés) — Consolida variegata ; Ipomea purpurea variegata; Lathyrus odoratus (plusieurs variétés) :

Lobelia Eriñus marmorata; | Lupinus mutabilis Cruiksankii Malcolmia maritima bicolor ; Mirabilis Jalapa variegata ; Nemophila insignis alba variegata ; Phaseolus coccineus bicolor ; Phlox Drummondit Raditwitzt ; Portulacca grandaflora alba striata ; Primula Sinensis.variegata ; Reine-Marguerite (plusieurs variétés);

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Tropæolum majus variegatum ;

Série E. — Variétés à fleurs dites doubles (note 9), obtenues et fixées par les semis.

Anemone coronaria (variétés nombreuses);

Aquilegia vulgaris (variétés nombreuses); |

Calendula Bungei (note 10);

— — hortensis; Campanula media;

sr a Centaurea cyanus ; Chrysanthemum coronarium (plusieurs

variétés) ; Chysanthemum (Pyreihrum) Indicum (variétés nombreuses) ; Clarkia pulchella alba ; — elegans; Convolvulus tricolor ; Datura fastuosa; — violacea; — alba; — lutea; Delphinium Ajacis (variétés nombreuses); Delphinium Consolida (variétés nombreuses); Dianthus Sinensis (variétés nombreuses) (note 11); | Dianthus barbatus (variétésnombreuses); Giroflées diverses (idem); Helianthus annuus;

es Californicus ; Helichrysum annuum ;

— bracteatum ; | Matricaria parthenium (note 10); Papaver somniferum (variétés nom-

breuses); Papaver rhœas (variétés nombreuses); Persica Sinensis alba; | rubra ; vulgaris ; Petunia (variétés nombreuses); Ranunculus Asiaticus (variétés nombreuses); Rose trémière (variétés nombreuses) ; Senecio elegans (note 10 ) (plusieurs variétés) ; ns Zinnia elegans (plusieurs variétés) .

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Il ést inutile de dire que, dans la liste

qui précède, toutes les fois qu’on cite le nom de l’une ou de l’autre des variétés, il faut ajouter à ce nom le qualificatif de flore pleno, que nous n’avons pas mis afin d'éviter les répétitions.

En horticuliure on donne au mot double une signification sinon fausse, du

moins différente de celle qu’il a réelle-

ment. En effet, dans le sens vrai, double signifie deux, c’est-à-dire deux fois l’unité, ce qui, logiquement, conduit à ceci que semi-double, étant la moitié de double, signifie simple. Ce n’est pas ainsi qu’on l'entend en horticulture en ce qui concerne la duplicature des fleurs; dans cette circonstance double, en parlant d’une fleur, signifie qu’elle a un plus grand nombre de pétales que, celuiqu’elle doit avoir normalement, mais sans indiquer ce nombre, ni la nature, non plus que l’origine de ces organes, Semi-double, en parlant d’une fleur, indique également qu’elle a un nombre de pétales plus considérable que celui qu’elle devrait avoir normalement, bien que ce nombre soit toujours moindre que celui dont le mot double donne l’idée.

Toutefois ces deux termes n’ont rien d’absolu ; ils se prennent toujours d’une manière relative.

La duplicature des fleurs peut être déterminée par des causes diverses, soit, par exemple, par la multiplicité résul-

tant de l’augmentation ou du dédou-

blement des pièces florales (sorte de bourgeonnement) (Pivoine, Pavot); soit par la transformation des organes sexuels. Dans le premier cas les fleurs peuvent encore donner desgraines; elles ne le peuvent plus dans le second, si la transformation est complète.

Les fleurs tout à fait doubles, dans le sens qu’en horticulture on attache à ce mot, qui sont ce qu’on doit nommer des fleurs pleines, sont touiours stériles.

Nous n’avons donc pas à nous en occuper, puisque les plantes qui les portent ne peuvent être propagées que par la division ou par la séparation de leurs parties, soit par boutures, couchages, greffes, etc. Cependant, dans certains cas, elles paraissent exercer une certaine influence (note 41). PR

Les fleurs semi-pleines ou plus ou moins pleines peuvént au contraire donner des graines, ce qui permet de multiplier à l’aide des semis les plantes qui présentent ce caractère. Constatons toutefois que le point de départ des fleurs doubles est en dehors de notre puissance comme de nos calculs; nous ne pouvons rien, ou à peu près rien, sur le fait ini-

ent

Dern

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tial ; nous ne pouvons que le saisir lorsqu'il se présente; nous ne pouvons pas le provoquer; c’est un effet dont la cause nous est inconnue (note 12). Lors donc que, par une circonstance quelconque, il se présente un de ces faits, il faut le surveiller avec soin, éloigner même du contact ou du voisinage des autres la plante qui le présente, soit en l’enlevant de l’endroit où elle est, soit, si cet enlèvement n’est pas possible ou qu’il présente quelque inconvénient, en détruisant toutes lesplantes qui l'entourent lorsque cellesci sont de nature à influencer la fécondation. On en récolte les graines, on les sème à part, et on observe avec soin les individus qui en proviennent, pour, plus tard encore, choisir parmi eux ceux qui auront le mieux conservé les caractères qu'on cherche à fixer, et qu'on prend à leurtour pour en faire desporte-graines; ce qui ne doit pas empêcher de recueillir et de semer les graines qui proviennent du premier pied-mère, car il est toujours bon de multiplier les chances.

Cest en agissant ainsi qu’on a obtenu

les variétés de Potentille du Népaul à

Îleurs très-grandes et presque complétement pleines. On en a obtenu d’abord une à fleurs semi-pleines, jaunes, dont les graines ont donnédes variétés àfleurs

jaune clair ou plus ou moins foncé, jaune.

mordoré, rouge, rouge-orangé, etc.

C’est également de cette manière qu'ont êté produites toutes les variétés de Pétunas à grandes fleurs (note 13), les unes complétement pleines, qui par conséquent ne donnent plus de graines et qu'il faut multiplier par bouture; d’autres à fleurs semi-pleines, qui donnent quelques graines à l’aide desquelles on les multiplie et dont on obtient de nouvelles variétés.

Comme dans les fleurs dites doubles il y à presque toujours quelques organes sexuels dont la transformation est incomplète, on doit, pour augmenter les chances de succès relatives à la production des graines, rapprocher ces organes les uns des autres, de manière à ce qu’ils puissent se féconder entre eux; on doit même au besoin faciliter leur rapprochement en écartant les difficultés. Mais, s’il arrivait que les étamines fissent complétement défaut, on prendrait alors sur d’autres fleurs de la même espèce, et, autant que possible, de couleur con-

venable pour atteindre le but qu’on se propose, du pollen qu’on apporterait sur le stigmate de la fleur double afin d’en assurer la fécondation. Dans cette circonstance On a cru remarquer qué l'influence de l'organe mâle est considérable, que l'opération est plus satisfaisante, quant à l'obtention des fleurs doubles, lorsqu'on prend ces dernières pour pères, c’est-à-dire quand en enlève les étamines pour féconder serait-ce même des fleurs simples de plantes appartenant soit à la même espèce, soit à une autre espèce du même genre.

Nous ferons aussi observer que les

fleurs doubles ne se rencontrent guère que dans les plantes cultivées; elles paraissent être la conséquence d’une modification de tempérament due à la domestication, parfois au traitement ; aussi ne les rencontre-t-on que très-rarement à l’état de nature, si ce n’est accidentellement, pour ainsi dire.

« Faisons aussi remarquer que, la duplicature des fleurs étant déterminée par une modification organique des individus qui les portent, il s’ensuit que, suivant la nature ou suivant l'intensité de cette modification, la plénitude ou duplicature est aussi plus ou moins tenace; elle peut même devenir permanente, ce qui explique pourquoi, lorsque certaines espèces se mettent à doubler, c’est parfois avec une telle rapidité que, au bout de peu de temps, il est difficile de conserver les types à fleurs simples (note 11).

Pour donner une idée de cette rapidité, nous allons citer quelques exemples de date assez récente. Ainsi le premier pied de Petunia à fleurs doubles, dont la couleur était d’un blanc sale ou verdätre, parut à l'exposition universelle en 1855. Ce Pétunia, qui appartient à une race mixte (note 13), fut trouvé dans un semis de graines de Pétunia ordinaire fait par un employé de la Banque de Lyon. Malgré le peu d'années écoulées, le nombre des variétés produites par l'influence de ce pied unique est auJourd’hui considérable. On en trouve de couleurs très-diverses ; il en est même beaucoup dont les fleurs panachées sont très-jolies.

Le Zinnia elegans à fleurs doubles, introduit dans nos cultures vers 1858 (nous l’avions remarqué en 1854 chez

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MM. Audibert, horticulteurs à Tarascon, qui en avaient reçu des graines du Mexique), a déjà produit une grande quanüité de variétés également à fleurs doubles, de couleurs très-diverses; plusieurs tendent à se fixer et à former des sousraces.

Le genre Fuchsia nous offre aussi un exemple très-remarquable de cette facilité doubler. Les premiers pieds à fleurs doubles ont apparu vers 1854. Bien que cette époque soit très-rapprochée, on en possède aujourd'hui une telle quantité qu’il est à peu prés impossible de

“les énumérer. Il arrive parfois que, dans les semis qu’on fait de graines de Fuchsias récoltées sur des pieds à fleurs doubles, les trois quarts des individus qui en sortent ont conservé les mêmes caractères (note 14).

On ne peut nier du reste que, par la culture ou par la domestication, le tempérament des plantes ne soit plus ou moins

modifié, que celles-ci ne perdent peu à

peu leurs caractères primitifs pour en prendre d’autres en rapport avec le climat, le milieu, en un mot, avec les conditions dans lesquelles elles sont placées, et constituent alors des races particulières; nos plantes soit d’ornement, soit potagères, en offrent de nombreux et très-remarquables exemples.

Comme exemples, à l'appui de notre dire, nous pourrions citer les Reines- Marguerites, la Balsamine des jardins, le Pied d’alouette, les Dahlias surtout, qui, lors de leur introduction, et même très-longtemps encore après celle-ci, ne donnaient que très-rarement des plantes à fleurs doubles, tandis qu’aujourd’hui c’est le contraire qui a lieu, et que c’est à peine si l’on en obtient à fleurs simples. |

Les plantes à fleurs dites doubles exercent-elles sur leurs congénères une influence susceptible de modifier le produit de ces dernières?

Bien que cette question puisse peutêtre paraître oiseuse si on l’envisage au point de vue scientifique, nous devons néanmoins en parler, parce que l’observation d’une part, les faits d'une autre, semblent pencher vers l’affirmative. En effet que voyons-nous dans l'ordre ordinaire des choses? Une espèce est cultivée et multipliée par graines pendant très-longtemps sans varier au-

trement que par les couleurs, par les formes, par les dimensions,soit destiges, soit des fleurs. Vient-elle à produire un individu à fleurs doubles : on constate que,en général, trés-peu de temps aprés, on en voit apparaître d’autres également à fleurs doubles, parfois même en grande quantité; c’est ce qui s’est produit chez les Pétunias, les Fuchsias, les Œillets de Chine, les Œillets de poëte, etc.

(notes 11, 13, 14). j

Du reste ce fait, loin d’être en opposition avec la loi fondamentale d’évolution, y est au contraire parfaitement conforme; il confirme de tous points ce que nous avons déjà dit plusieurs fois, et que nous répéterons probablement encore, que, dans la nature, tout individu a une tendance à reproduire ses caractères, tendance d'autant plus grande que sa puissance vitale est plus considérable, et, sous ce rapport, les plantes à fleurs doubles, en général, sont bien partagées.

Ilest bien clair toutefois que, dans cette circonstance, nous considérons comme à peu près dépourvues d’influence fécondatrice lesfleursentièrement pleines, c’est-à-dire celles chez lesquelles

la transformation des organes sexuels est complète. Celles-ci sont des sortes d’eunuques végétaux. Mais, lorsqu’aucontraire la duplicature est incomplète, qu’il reste quelques organes sexuels assez bien conformés pour être aptes à la fécondation, il est hors de doute que les plantes qui présentent ce caractère sont propres à donner des individus à fleurs doubles. Cependant, comme il pourrait se faire que, par suite de la multiplicité des pétales, ces organes ne pourraient que difficilement exercer leur influence, on devra, dans certains cas, venir en aide à la nature en facilitant le rapprochement des sexes (note 19).

De ce qui précède il résulte que, toutes les fois que dans un semis quelconque il se trouvera un ou plusieurs individus à fleurs doubles, on devra les surveiller avec soin, et faire en sorte que, au moment de-la floraison, ils puissent être rapprochés d’autres auxquels on voudrait transmettre leurs caractères.

Quelques mots aussi au sujet des variétés qui présentent des formes particulières pourindiquer la marche à suivre pour les fixer.

Par le mot forme il faut entendre l'aspect, la tenue, en un mot le facies, ou, comme on le dit encore, le cachet ou le port d’un végétal quelconque ; ainsi il y a les formes pyramidale, buissonneuse, lombante, etc. Les principes sur lesquels on se fonde pour obtenir * ces sortes de variétés sont exactement les mêmes que ceux que nous avons indiqués pour les séries précédentes, c’està-dire qu’on doit choisir, comme portegraines, les individus qui présentent au plus baut degré les caractères que l’on cherche à reproduire, et,demémeencore

que nous l'avons dit lorsque nous nous :

sommes occupé des autres séries, il faut - avoir soin d'isoler au besoin ces plantes, de manière à empêcher que, lors de leur floraison, elles jouent avec d’autres qui ne présenteraient pas les mêmes caractères. Ces variétés de formes diverses, obtenues et fixées par les semis, sont assez nombreuses; on les rencontre chez les Reines-Marguerites, les Balsamines, les Quarantaines, les Tagètes ou Œillets d'Inde, etc.

La grande Capucine (Tropæolum majus) nous en fournit surtout un exemple remarquable dans sa forme naine, qui, au lieu de produire une tige qui s’allonge et grimpe comme sa mére, en produit une pour ainsi dire nulle , de sorte que la plante forme une sorte de petit buisson compacte. Nous avons des exemples analogues dans le Pois nain, dans la Tomate naine et dans le Pécher nain, tandis que le Pêcher pleureur nous fournit un exemple contraire; chez celuici, qui se reproduittrès-bien par noyaux, les branches retombent jusqu’au sol, sur lequel elles traînent. :

Nous allons terminer ‘cette série par

l'énumération de quelques variétés re-

Mmarquables par la forme ou par la couleur deleur feuillage, qui se reproduisent par semis, soit en tout, soiten partie seulement; puis nous en indiquerons quelques autres quiprésentent des caractères anormaux (des monstruosités), qui se reproduisent également par graines.

VARIÉTÉS A FEUILLES DÉCOUPÉES OU LA- CINIÉES SE REPRODUISANT PAR GRAINES.

Juglans regia heterophylla (partim);

Rubus fruticosus laciniatus ;

Sambucus regia cannabifolia (partim).

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