VI PRÉFACE
hàuser, Kœrting). Tous Jes moteurs à quatre temps sont généralement horizontaux et à double effet; ils ont l'aspect d'un moteur à vapeur muni d'une distribution à soupapes du genre Siïlzer. Us ne diffèrent entre eux que par des détails de construction que M. Marchis décrit avec soin pour les différents types. Les rendements thermodynamiques sont élevés; MM. Hubert et Witz ont pu obtenir dans un essai de moteur Cockerill un rendement voisin de 30 0/0. Les moleurs à deux temps, nécessitant des pompes auxiliaires pour l'alimentation du moteur, sont moins en faveur que les moteurs à quatre temps. Ceux-ci ont regagné l'avance qu'avait prise au début le moteur Kœrting, alors que le double effet n'avait pas encore été appliqué au moteur à quatre temps.
Tel est le plan général de cet ouvrage. J'espère que ce court résumé en montrera l'importance et prouvera qu'il est digne de ceux que M. Marchis a précédemment publiés sur les divers sujets, toujours bien choisis et d'actualité industrielle, qu'il a traités dans ses leçons.
L'Université ou, pour mieux dire, les universités de France doivent profiter du degré de liberté, même s'il n'est pas toute la liberté, que leur a accordé la République pour briser le moule dans lequel elles ont été enfermées par le régime du premier Empire. Elles doivent régionaliser leur science, et, en particulier, la rendre profitable, dans chaque contrée, à l'industrie locale, autant que le permet le souci de la culture de la Science d'ordre général.
Beaucoup de jeunes maîtres tendent à ce but. M. Marchis aura été Tun des premiers à le viser et Tun des plus féconds.
Ce qui montre, d'ailleurs, l'intérêt qui s'attache à son initiative, c'est la façon dont elle a été accueillie dans la région bordelaise. Les ingénieurs de Bordeaux et des environs lui ont prouvé combien ils l'apprécient en se portant en masse à ses leçons et en l'aidant dans leur publication. Les corps élus l'ont également assisté dans ce but. L'Académie des Sciences, qui tient à honneur d'encourager toutes les initiatives utiles à la Science et à l'Industrie, lui a par deux fois décerné des prix. Enfin le Ministère de l'Instruction Publique vient de lui créer à Bordeaux une chaire spéciale de Physique.
Tout récemment, M. le Professeur Lippmann a traité, avec l'autorité et le talent qui lui appartiennent, cette question des rapports entre l'Université et l'Industrie dans notre pays, à la réunion qui a eu lieu, à Lyon, de l'Association française pour l'avancement des Sciences. Il a exprimé le regret que, contrairement à ce qui se passe notamment en Allemagne, l'industrie française ne fasse pas pénétrer directement la science dans l'usine par l'emploi de jeunes savants formés dans nos universités.
Il est certain que l'industrie allemande, notamment l'industrie chimique, s'est
peu à peu classée la première,- en partie par l'emploi de jeunes docteurs, qu'on appelle
les collaborateurs scientifiques, et qui n'ont d'autre mission que de travailler, selon leur
inspiration, aux progrès scientifiques de la maison industrielle où ils sont employés.
Mais M. le Professeur Lippmann est de l'Université et, en regrettant que les choses