PRÉFACE VII
ne se passent pas de même en France, il attribue le fait au manque d'initiative des industriels français. Cependant n'est-il pas permis de croire que les jeunes docteurs français ne se contenteraient peut-être pas des modestes émoluments qu'acceptent leurs collègues allemands, au moins pour leurs débuts et sauf agrandir peu à peu par leurs travaux et par les services rendus ? D'autre part, est-il certain qu'actuellement nos universités pourraient fournir à l'industrie des sujets suffisamment préparés dans ce but, aussi bien qu'on le fait dans l'enseignement allemand ? On peut poser celte dernière question sans manquer d'égards pour nos maîtres de l'Enseignement supérieur, dont nul plus que moi n'apprécie la science et le dévouement. Mais il y a trop peu de temps que nos universités ont droit à quelque initiative pour qu'elles puissent actuellement prétendre à rendre tous les services dont leur science serait capable. Cela viendra avec le temps. Le jour où certaines d'entré elles délivreront des diplômes visant l'industrie à des jeunes gens qui sauront prouver que leur science est de nature à contribuer à une plus grande prospérité des maisons qui les auront accueillis, Ku sage se répandra bien vile de recourir à leur savoir.
Ce jour arrivera d'autant plus vite que des hommes d'initiative comme M. Marchis l'auront mieux préparé.
Maurice LÉVY,
de l'Institut, Inspecteur général des Ponts et Chaussées.