SAVOIR
Qvl'Us eser€eit>nt leur office avec diligence et fidélité .-
Qu'ils ne se chargeront point sciemment de causes injustes.
Que s'ils reconnaissent ensuite qu'elles sont injustes , ils les abandonneront aussitôt.
Que si , dans les causes dont ils seront chargés^ ik trouvent quelque chose qui intéresse le roi, ils en donneront avis à la cour*
Que la cause étant plaidée , et les faits déniés , ik donneront dans deux ou trois jours leurs articles à la oosr , à moins qu'elle ne leurâooonle un plus long délai. •
Qu'ils n'articnleront point sciemment des faits impertinens.
Qu'ils n'aUégueront ni ne soutiendront point de coutumes , qu'ils neles croient vraies. • Qu'ikaipédierontlesicausesleplus tôtqu'il leur sera possible.
Qtt'ik Be diercheront point malicieusement à y apportei* aucun délai ni subterfuge.
Que , quelque grande que. soit la cause, ils ne recevront pas plus de trente livres parisis pour leur salaire, et qu'ils ne recevront rien au delà^en fraude; qu'ils pourront cependant moins recevoir.
. Que pour lef moindres causes, et pour les plus petites, ils recevront beaucoup moins , selon la qualité de la cause et des penoùnes*
Qu'ils œ feront aucune paction pour avoir une portion de ce qui doit revenir du procès.
Cette même ordonnance porte que les avocats qui assiste*rontavec lesproposans ou piaidans, en qualité de conseillers, c'est-à-dire de consultans , prétei*ont le même serment , et qu'on leur fera en outre jurer :
tt Proftêêion ^t4Woeat.
Qh'îU YÎendi'Qnt de boo ioiti&, ti feronl ttnlr ëe aiéiDe leurs pÉrtie».
QalU n'empécberoQt pdioft de plaider cti^ à qaî readiettoe aura été douaée.
Qu'iU feront leur fonction debout , et derrière k premier banc. /
Qu'ils ne pourront se mettre le» pi;iemierft sur le premier banc. -'
Que lorsqu'il y aura plusiears âTOcàlt dam une catiae, on seul portera la parole.
Qu'ils ne proposeront pas de (aits inutiles.
Qu'ils ne se retireront point tant^ue ks fmitret (c*6at4dire les juges) seront dam la chambre.
Cette ordonnance du parlement est rapportée dam \t recueil des ordonnances de la troisième race , imprimé au LouTre , tom. 2 , pag. aaS.
Le jour do k rentrée du parkment, qui est ordioairemcnt k kndemaimde la Saint-Mai*tin , à moim que ce ne sott hb dimanche , auquel cas la cérémonk est remise au lendemain , k parlement assiste tm robes ix>uges à une messe soknnelle ^ après laquelle il retourne en la grand'cbBmbre , où le greffier bkt la lecture des ancknnet ordonnances , et de la finrniiile du serment 1 il appelk emuite , suivant l'ordre du rèle » le» anciens avocats qui doivent prêter seraient.
M. k premier président , assis a sa plaee ordinaipe eut les hauts Sièges^ tknt en ses mains un tableau sur lequel mf écrit l'évangik de saint Jean , et clMcun de cent qui vknnent renouveler le serment approche de lui , fléchit le genou , nMt k main droite sur l'Evangile , et renouvelle arnsi^ son eer^ ment (i).
Les gens du roi passent le» premiers pour prêter ce ser* ment. Le second ne part de sa place pour aller au serment que lorsque k premier avocat général est de retour , et aîmî du troisième et du quatrième.
(i) Ces cérémonies ne sont plui d'mai^.
Histoire abrégé^ de fOrdr$ 4êê Açoeait. 69-
Aju'it eui viemfeot l«s ao^ioDi avcMis , obMOB a^lon l'ordre de leur matrietilt. »
Le bitoDiiîep qui Mt alors en place ^ et les aiicieDS bAtonniers» n'ont point le pas dans oettA oéradiofiie t U#iu»p«iS0D| chacun qite suivant Tordre de leur técepiioiRk