CHAPITRE VIL
Lorsque le temps eut fait ces choses, la religion monta plus haut vers Dieu, chargée d'un parfum de moisson. Le civilisé de la troisième civilisation avait labouré la terre et semé le froment, et, sur la trace encore fratche de ses pas, un autre travailleur invisible venait continuer Tœuvre et tirer lentement la semence de la nuit du sillon, pour la ressusciter au soleil sous une couronne d'aigrettes. L'homme connut alor3 une puissance amie dans la nature. Il communia avec elle par la solidarité d'une mystérieuse collaboration.
Il n'eut plus seulement la religion de l'épouvante, il eut la religion de la confiance. Il abandonna à la terre ses économies, dans l'espérance de les recevoir multipliées des mains d'un céleste ouvrier, et pour lui payer sa part de travail, il lui présenta cette fois-ci non plus seulement les membres de l'holocauste, mais encore les prémices de la moisson.
A l'heure du sacrifice, la canéphore, le front haut et la ceinture flottante, portait dans sa corbeille la fleur de farine, pendant que sur son chemin, balayé par les longs
plis de sa draperie, le sacrificateur traînait, comme une tradition, la victime couronnée de bandelettes.
Uidée jusqu'alors passagère et inconstante de Dieu, dans r&me du chasseur ou du patriarche, apportée, emportée avec un vent d'orage ou un rayon d'étoile, acquit une certaine périodicité, une certaine régularité. Du jour des semailles au jour de la récolte, l'homme apprit à compter sur réconome divin, qui épanchait au germe ou à l'épi sa pluie et son soleil. Il avait trop besoin de la présence de Dieu sur son champ pour n'avoir pas ce Dieu présent devant lui une partie de l'année. Il fit de l'automne et de l'été les deux grandes fêtes de la nature et déclarant le blé sacré, il le mit sous la protection du Dieu de bonté.
Le sublime initié du progrès croyait pour la première fois au concours de la Providence depuis sa sortie de rÉden ; et pour solliciter ce concours, il parla du fond de son infirmité au père compatissant qu'il entrevoyait vaguement de la pensée. 11 monta en rêve l'échelle de Jacob. Il contempla la figure de l'Éternel. L'image ne tombera plus de son regard. Il la réalisera sans doute longtemps encore en symboles grossiers. Mais à dater de l'ascension de son âme au ciel, il est vraiment religieux ; il a établi de la terre à Dieu la pieuse correspondance de la prière.
Il a désormais un témoin de sa vie, un assistant de son travail, qui possède les jours et les forces, et qui, posant son doigt sur les germes de la terre, leur communique à volonté la sève ou la sécheresse. Et, faisant un retour sur lui-même, il commence à pressentir que Dieu a sur l'homme la même puissance que sur l'épi ; qu'il reprend et qu'il restitue l'être, et que s'il retire du sillon le blé multiplié en vie, il pourra aussi retirer du tombeau l'homme
multiplié en durée. Il entrevoit déjà un rayon confus d'immortalité.
La vie sanctifiée par cette pensée répandit autour d'elle sa sanctification. L'homme connut le prix du sang de rhomme. Auparavant, dans les fréquentes rencontres de la période chasseresse ou de la période pastorale, le vainqueur exterminait toujours le vaincu. Mais du moment que l'éternel Adam, éternellement acheminé par Dieu à une terre promise, eut trouvé un champ illimité d'occupation dans l'agriculture, il respecta la vie du prisonnier, pour transformer cette force musculaire en production. Le vaincu racheta sa mort avec la somme de vie qu'il apporta au vainqueur. Il échappa au massacre par la servitude.
Il fut esclave. Amnistié par la charrue il passa, le pied ferré et le front courbé, le seuil de la maison. Il reprit ce jour-là, des épaules de la femme, la plus lourde part du fardeau. La femme, délivrée de toute cette part, n'eut plus sous le toit que la poésie du travail. Propriétaire désormais de son âme et de sa beauté, initiée à l'art, à la science de la parure, elle monta en grâce, en dignité, et inspira, par plus de charme, plus d'amour. Le mari l'achète encore ; mais le lendemain des noces il croit devoir lui payer la dette du bonheur. Il dépose au chevet de son lit la morgengabe, la dot du matin. Cette redevance du cœur aura sur la destinée de la femme la même influence que le pécule sur l'émancipation de Tesclave.
La dot du matin est une promotion de la femme à la propriété, et parla propriété; ce moi visible au moi intérieur de la personnalité. La mère de famille est encore, sans doute, moralement frappée de déchéance. Elle est la servante, souvent rebutée, de son mari et de l'enfant même sorti de ses entrailles. La femme doit toujours être tenue à
obéissance, disait rantiquité. Son mari la chasse de son affection, la rappelle, la délaisse ou la répudie à son heure, selon son caprice. Elle doit porter en silence et avec résignation toutes les vicissitudes et toutes les injustices de sa destinée. Encore à moitié en dehors de l'humanité, elle est une brute gracieuse à un degré seulement au-dessus du troupeau : une chair aussi, destinée, il est vrai, à satisfaire la faim plus idéale de la volupté.
La femme chaste entre toutes les femmes, Thérome de rOdyssée, n'échappe pas h Tinjure de cette dégradation. Lorsqu'elle tente modestement un conseil dans le palais d'Ulysse, rempli de sa vertu : Retourne à ton fuseau, lui répond durement son fils ; l'homme seul a la parole ; la femme appartient au silence. Et au moment même où Pénélope, penchée nuit et jour sur sa trame, pratiquait dans les larmes ce génie de la fidélité qui a fait de son nom le symbole de la constance, le roi des rois donne à Ulysse ce conseil : Rentre mystérieusement dans ta patrie; ne confie pas à ta femme ton secret.
La femme est, en effet, depuis le premier jour de la légende, la tentation de l'homme, sa mauvaise pensée, riniquité vivante de la création, destituée à tout jamais de toute vertu. Manou lui a donné en partage, disait l'Orient, Tamour de son lit, de son siège et de sa parure, la perversité, la fourberie et la mobilité.
Mais dès que l'homme eut posé la pierre sur la pierre et déployé autour de son corps une armure extérieure, pour repousser le choc du vent et la pluie du ciel ; qu'il eut accumulé entre quatre murs, comme une nouvelle extension de son être, la masse acquise de ses richesses, de ses décou* vertes, de ses industries, il éleva, en même temps que sa propre vie, la vie de sa compagne.
Debout ou^couchéy auparavant, avec le jour^ faisait, en quelque sorte, de son existence la pantomime involontaire du soleil. Il en suivait le mouvement pas à pas, comme Taiguille suit le rouage de Thorloge. La première ombre de la nuit lui fermait impérieusement la paupière. Mais en pressant Tolive sous son doigt, il découvrit le secret de la lumière. Le soleil peut maintenant descendre sous l'horizon, emportant avec lui dans le nuage l'activité de toutes les races animées; l'homme a retenu sur une goutte d*huile un rayon fugitif du couchant, pour le suspendre dans l'argile à sa muraille.
Autrefois encore, lorsque le vent glacé venait à souffler, il cherchait en vain sur la cendre du bivouac un reste de tiédeur, et roulé dans son manteau, il luttait en silence contre l'atmosphère. Mais un jour, il a trouvé le moyen de fixer rétincelle errante à son foyer, et désormais assis après rheure du crépuscule et du repas, à la clarté de la lampe et au frémissement de la flamme, il prolonge la journée éteinte en veillée. Il commence à comprendre la jouissance morale et la douceur cachée de l'intimité.
La chaleur et la lumière pénètrent, resplendissent, au fond de son cœur, en tendresse et en sympathie. Il vit plus longtemps, plus complaisamment à côté de cette âme de grâce qui lui parle du sourire. II sent à son amour que la femme est quelque chose de plus qu'une occasion de volupté. Il ajme à entendre cette voix musicale qui éveille d'autres voix inconnues dans sa pensée. Et par moment» à la lueur inquiète de l'humble étoile qui vacille à son foyer, au moindre souffle du dehors, il croit voir briller sur ce front encore marqué par la servitude l'auréole d'une mystérieuse élection.
Il la conduit voilée dans sa maison pour enseigner aux
— 8$ — passants, sur son chemin, que, chose perpéUiellement possédée, la femme ne possède pas même la séduction divine de son regard, et que sous le pli du lin il cache une félicité discrète réservée à un seul mattre , entre tous les vivants. Mais le voile constate déjà un progrès. Il prouve dans la femme un attrait. Or, l'attrait constitue le premier prix de son rachat. La femme prend donc, avec une espérance de plus, possession de sa nouvelle destinée ; elle foule Tfltre d'un pied plus léger; elle verse le lait fumant du troupeau dans la mouture de la moisson ; elle pétrit sous son doigt la pflte religieuse qui contient en essence deux civilisations ; elle étend sur la brique et cuit sur la cendre la pAque sans levain.
Le mari la conduit ensuite par la main et la présente aux dieux de son foyer, l'associe aux rites intimes de sa religion; il rompt avec elle le pain sacré de la cbaristie ; communie à deux par le blé sauveur qui nourrit l'humanité; lui passe la coupe de vin encore humide du baiser de sa lèvre, et la femme, les yeux baissés, le cœur ému, bénit intérieurement le pain rédempteur qui l'a relevée, en partie, de la servitude. Ainsi finit la troisième journée de la civilisation.
L'agriculture avait affranchi l'intelligence de l'homme en lui permettant de traduire en idées ses économies de temps sur sa subsistance. Mais le blé battu sur l'aire était encore un repas incertain, soumis à de nombreuses vicissitudes. La culture n'avait à son service que des instruments grossiers, qui demandaient pour chaque production plus de journées et plus de sueurs. Ouvrier diffus, l'homme était forcément un communisme vivant de tous les travaux. Il devait à la fois semer le champ, bfttir la maison, forger le fer, fagonner le bois, tourner l'argile, tisser l'étoffe. Le
temps hii échappait sans cesse, dévoré en main-d'œvre de toute nature. Sa vie répandue de tant de côtés ne pouvait donner qu'une heure sévèrement mesurée au sillon.
La récolte venait souvent à manquer. Un souffle d'orage emportait en une heure le pain de l'année. Chaque tribu campait là où l'agriculture l'avait surprise, et cultivait, repliée sur elle-même, son modique horizon; nulle route encore pour porter le pas de l'homme de contrée en contrée, et nulle facilité, par conséquent, de lier commerce avec le dehors, et combler la disette d'un produit avec la surabondance d'un autre produit. La famine visitait donc encore régulièrement l'agriculteur au milieu de sa nouvelle richesse. Le dernier mois n'avait pas toujours son morceau de pain pour la table de la famille. Cette abstinence absolue de plusieurs semaines consécutives aurait tué l'homme, si la prévoyance antique ne l'avait répartie, de distance en distance, sur toute l'année. De là l'institution du jeûne, qui n'était autre chose, dans ce perpétuel déficit de nourriture, que l'épargne mise, pour plus de garantie, sous la protection de la Divinité.
Dieu comprit la misère de Phomme, et il leva de nouveau sur lui l'épée flamboyante de TÉden.
Et aussitôt du septentrion et du midi, du levant et du couchant, un nuage épais de poussière monta dans l'air, comme poussé par un vent de fureur. Une ombre de mort enveloppa la tribu de tous les côtés. La moisson souriante étalait ses flots d'or au soleil. Le moissonneur, réjoui de la promesse de la terre, aiguisait déjà sa faucille. L'ombre sinistre du nuage marchait toujours vers la tribu. Tout à coup un cri sauvage partit du fond du tourbillon qui portait un mystère. L'écho de la montagne frémit. L'homme de la glèbe, inquiet et couché, l'oreille appliquée sur
son sillon, crut entendre vibrer sous le sol un brait de pas.
Un instant après, le fer étincelait et la flamme jaillissait en spirale ardente du toit des maisons. La tribu envahie apprenait sa défaite en même temps que l'invasion, par la lueur de l'incendie. L'aïeul était égorgé sur la pierre même du seuil qu'il avait posée, au jour de sa force, sous le pied de trois générations; l'enfant arraché du berceau était écrasé sur la muraille; la mère passait sur le cadavre, tratnée par les cheveux, tandis qu'à son côté, le mari partait, les mains enchaînées derrière le dos, pour la captivité.
Lorsque la tribu victorieuse avait balayé la civilisation agricole éparse dans la plaine, elle coupait la moisson qu'elle n'avait pas semée, vidait le silo qu'elle n'avait pas rempli, et poussant devant elle un double troupeau d'hommes et de boBufs, reprenait, d'un autre côté, le chemin du pillage.
Et lorsqu'elle avait disparu derrière la colline, il ne restait plus, sur ses traces, de cette terre défrichée, bâtie, humanisée, ou, si vous aimez mieux, incorporée par le travail à l'humanité, que la paille incendiée de la moisson envolée au vent, et, çà et là, un pan de mur encore de bout, noirci par la fumée. La ronce reprenait la place de l'homme sur le sillon. La colombe éperdue regagnait la solitude. Et la nuit le chien, hurlant sur les décombres, appelait son maître à travers les ténèbres.
Que servait à l'homme d'avoir vaincu la nature, s'il trouvait à côté de lui, dans l'homme lui-même, un ennemi plus implacable que cette nature? Cette question douloureuse troubla dès le premier jour l'intelligence de l'humanité. Job poussa vers le ciel son cri de douleur.
Ainsi la culture ou la jouissance de son propre travail suscita la guerre ou la jouissance du travail d*autrui. La terre ensemencée par une tribu appela la convoitise des autres tribus. Une armée de pillards erra continuellement autour de la moisson.
Mais la guerre appelle la guerre. La civilisation agricole prit à son tour sa lance pour repousser la déprédation perpétuelle qui rôdait autour de sa charrue. Elle enrôla à son service un nouveau compagnon de combat» cœur généreux oublié dans les rangs de Tanimalité.
Le cheval vint prendre sa part de gloire à côté de rhomme dans le même danger. Sa forme élégante et harmonieusement équilibrée porte en elle la force unie à la vitesse. Sa tête fière, ambitieuse, regarde de haut Tespace. Sa peau irritable et souple, luisante comme une armure, frémit à la moindre vibration. Sa crinière flotte sur son front, aigrette vivante, soulevée au souffle de la mêlée. Sa narine respire la lutte par un hennissement aigu , cri vivant du clairon. Son pied, plus rapide que le simoun, dévore la distance avec le bruit précipité du javelot qui tombe à coups pressés sur la cuirasse. Né pour la vie d'expédition, il prend au contact du camp Tftme du guerrier, il en a tout à la fois la fougue et la prudence. Son oreille mobile, toujours dressée au vent, flaire dans l'air l'approche cachée de l'ennemi.
Il épouse la querelle de l'homme avec la même passion que s'il avait un intérêt secret engagé dans l'humanité. Il aime son maître de cette affection profonde contractée dans la communauté de péril. Il lui est docile et dévoué, noblement, par sympathie ; il élève jusqu'à lui sa pensée indécise, enfouie dans la nuit de l'instinct. Il cherche à le comprendre ; il le comprend.
Lancé à travers le champ de bataille, de toute l'exaltalion de sod intrépidité passée dans ses muscles, il refoule de son poitrail le choc des épées. Et lorsqu'il tombe blessé, à côté du cavalier blessé le premier, il oublie le sang qui coule à torrent de ses entrailles, il lève la tête pour regarder une dernière fois à côté de lui ce corps ami trahi par la destinée, et s'il a compris que la mort, cette idée compréhensible à tous les animaux, a déjà frappé son chef de gloire d'immobilité, il laisse retomber sa tête sur l'herbe humide de la rosée du combat, roule une larme dans son œil éteint, et meurt à son tour en silence.
Le centaure parut. L'étincelle de guerre jaillit partout de son sabot. L'époque héroïque commença. La terre ne fut plus d'une colline à l'autre qu'une mêlée.
Pour résister à cette menace incessante de destruction qui planait sur le sol, les races agricoles font alliance par raison de parenté. Elles groupent leurs demeures à côté les unes des autres et les entourent de remparts. Elles choisissent le lieu le plus inaccessible pour élever le camp retranché de la cité. Elles asseoient sur le rocher la citadelle primitive de l'acropole. De même que la famille associée avait formé la tribu, la tribu associée forma la cité.
La cité est la fédération de diverses tribus d'abord volontairement unies pour leur défense, et ensuite, avec le temps, violemment assimilées par la conquête, qui ont gardé chacune, dans le campement commun, derrière la muraille de fortification, son droit, son dieu, son nom, son idiome. Ainsi transplantées et juxtaposées sur le même espace, elles agissent, elles réagissent les unes sur les autres, et de la fermentation, de la combinaison de leurs différentes mœurs et de leurs différentes aptitudes, elles produisent la civilisation plus vitale et plus compliquée de
la cité. Les unes braves, actives, les autres réfléchies, industrieuses, décuplent ainsi par leur croisement leurs forces et leurs qualités. L'être supérieur en fonctions relève toujours de divers éléments et embrasse dans sa constitution plus de richesses.
La guerre est donc, à cette heure encore sauvage, une provocation au progrès par la violence. Elle est la force d'agrégation des tribus ; elle les jette effarées les unes dans les bras des autres sur la colline, rapproche leurs idées et leurs besoins, multiplie leurs échanges, leurs industries, et introduit enfin dans l'humanité la division du travail. Celui-ci pouvait exclusivement pétrir le métal, parce qu'il avait à sa porte un autre ouvrier qui modelait pour lui l'argile, et que l'un et l'autre pouvaient facilement échanger de la main à la main leurs produits ; celui-là porta avec confiance à la ville les fruits de son champ et de sa vigne, parce qu'il avait la certitude de trouver un peuple d'acheteurs rassemblé d'avance pour ses denrées.
Chaque famille n'est plus une encyclopédie barbare, en action, de toutes les industries; obligée de bâtir, d'équarrir le bois, de battre l'enclume, de tisser, de tresser, de semer, de moissonner, d'exécuter, en un mot, à quelques mains seulement, tous les travaux; chacun peut choisir son métier, le perfectionner à la pratique par l'expérience, et transmettre sa découverte à son voisin, qui la perfectionne à son tour, et repasse à un nouveau venu le progrès. La cité devient l'école mutuelle de toutes les inventions. L'intelligence rayonne , multipliée au contact de la communauté, comme la chaleur au contact du troupeau.
La terre porte désormais le signe de l'homme et reconnaît en lui l'interprète divin chargé de compléter la création. Cybèle, jusqu'alors errante au milieu des lions, sous les
ombres confases de la vallée» congédie son attelage féroce, secoue de ses pieds la poussière de la barbarie» remonte la colline, et là, assise dans sa nouvelle majesté la main posée sur son flanc, le front couronné de créneaux, elle regarde fièrement Tavenir.
La quatrième journée de la civilisation allait commencer.