‹ Professionnelles beautésChapitre 14 sur 23 · PHI · texte numérisé non relu

PHI

l5o PROFESSIONNELLES BEAUTÉS

géminée ; Mllc Liane cle Pougy, pelotonnée en une chaise longue rococo, une bague au doigt de son jiied nu ; tous les allongements, les étirements, les acocpiinements de Y Eternel Féminin , dans la concpie gracile ou tarabiscotée des méridiennes. Au bord des estacades, sur la passerelle des paquebots, au-devant des âtres, aux vitres des vitrines , aux cimaises des muséums , la voyageuse, la visiteuse, la promeneuse, en canotier, en chapeau jamais tapageur , cambre son torse, renverse son buste, arrondit sa taille. Audessus, la nuque supporte le remous des cheveux, et la pointe de diamant se donne carrière; cette pointe ayant (au dire de Goncourt) « un tournant sur le métal que n’a pas la pointe d’acier, et avec lequel, il (Helleu) se vante de pouvoir faire un 8 ». Huit de cheveux, tournant de cheveux. « On n’aime une femme que pour un détail, » disait Rodenbach, subtil adorateur des chevelures. Passé maître au rendu des cheveux roux, que la sanguine peint au naturel, rien qu’à les dessiner, il n’est tresses et chignons, boucles, frisures, ondulations, éparpillements qui résistent à la pointe de diamant décrite par le Maître d’Auteuil.

Si l’intitulé cher à Balzac : Etude de femme, autre étude de femme, peut dénommer une grande part de l’œuvre d’Helleu, Etude de mains, titre d’un des Emaux et Camées de Gautier, se pourrait, non moins, appliquer à nombre de ses planches; mains longues, aux doigts effilés, divisés ou rassemblés, contournées autour d’un

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