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la Voix cl Or. Il est vrai que le premier est élémentairement applicable à un jubilé, et que le second désigne Sarah Bernhardt jusque chez les Caraïbes. Or, l’article a précisément pour sujet : lo Jubilé de Sarah Bernhardt. L’éclaireur n’en continue pas moins à proclamer ce titre encore plus soigneusement forclos que ses compagnons. Toutes appellations, à vrai dire, tirées d’aussi loin que Les Misérables baptisant un livre d’universelle commisération sur les malheureux et les coupables; que l'Année terrible, en tête d’un poème sur un an de désastres. Mais c’est encore trop pour Belnon, qui convoite pour lui-même le titre si éminemment clos de critique d’art, et qui débute par ignorer que c’est une exquise et bien essentielle partie de l’art, si ce n’est toute sa définition, que la désignation ornementée des objets de notre rêverie et de notre étude. Que, par exemple, il serait beau d’intituler un article où seraient évaluées les lumières de Belnon : Une Ténébreuse Affaire. — Aussi notre homme en tient évidemment pour changer le titre de l’Année Terrible en celui de : la guerre de 70, moins clos à ses yeux, qui peut-être, après tout, sont seuls clos en toute cette histoire. Quant aux Noces d’ Argent de la Voix d’Or, il serait bel et bon de traduire leur indéchiffrable allégorie en cette phrase, enfin éclose selon l’esthétique de notre Belnon : à propos du banquet offert à Sarah Bernhardt par un groupe d’artistes , dans les salons du Grand-Hôtel, le g Décembre 18 g 6 ; sans oublier le- menu, le prix de la cotisation et
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le nombre des couverts. — Je me souviens d’une personne, une sœur de Belnon, qui ne pouvait pardonner à Hugo d'avoir intitulé une pièce des Contemplations : Mu g- itus que Boum. Il est vrai qu’elle prononçait le premier de ces mots comme s’il rimait avec brusque, et le second comme un coup de canon, ou le cri d'un garçon de café, hélé de l’extérieur.
Esotérique, le mot qui est une forme verbale du mystère, devait spécialement apprêter à rire à notre beau négateur. Il l’a répété environ sept fois au cours de son factum. Coq-du- village de la critique, il retourne cette perle. Je ne sais s’il la croit fine, mais le moindre grain de mil ferait bien mieux son affaire. A vrai dire, il lui donne une fois un sens justement opposé à ce qu'il signifie; et rien dans les allures de Belnon m'autorise à supposer que ce soit un tour d’esprit, une antiphrase sémillante. Au reste, il finit par le citer dans une phrase de moi, ce mot qui lui fait de l’effet. Vous verrez que c’est moi qui le lui aurai appris. Que ce lion ne m’a-t-il lu avec plus de soin?
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
Mais Belnon préfère s’acheminer péniblement à son modeste but, qui paraît être de faire rire. Or, s'il y parvient, ce n’est qu’à ses dépens ; et cela même est sans joie.
Le critique par à peu près me fait encore un grief de mes dédicaces à des artistes célèbres. Certes je sais peu de choses aussi décoratives et