I. Attends un peu
Eniin^ je lui tends ma inoiikande ' qu'il fixe dans une profonde entaille au bout de son bâton.
— Adieu^ bon nègre î Adieu sublime commis-
sionnaire
Il part. Je le suis des yeux. Depuis longtemps il a disparu au milieu de la brousse^ que je vois toujours les ailes de la blanche enveloppe palpiter dans les airs.
Ainsi, pendant huit jours^ heureuse lettre^ jusque Kitambo^ tu voleras au-dessus des herbes^ des marais^ des torrents et des rivières comme un brillant papillon I
Qu'un bon sort te protège et te porte sans encombre jusqu'à ma ville patriale^ jusqu'à 111 PoiUcnL ! 2
Le clairon a sonné. Voici l'aurore « aux doigts rosats »...! x\u-dessus de la ligne pourprée de l'horizon^ une bande jaune clair^ puis une tramée compacte^ mauve^ affectant la forme d'un immense crocodile. Plus haut^ une fumée grise^