LA CAPTIVE
Etirant tes cheveux le long* de tes bras nus,
Baig-neuse de toi-même, Tu verses leur flots noirs entre tes doigts tenus
Pour un obscur baptême,
Ou faisant frissonner sur ta tête et ton front Leur double aile captive,
Tu semblés élancer vers un azur profond Ta forme fugitive.
Leur ombre se débat au-dessus de la chair Dont tu es prisonnière...
Triste oiseau^retenu qui ne connais de l'air Que l'amère poussière...