‹ Profils d'or et de cendreChapitre 47 sur 87 · L'ADIEU · texte numérisé non relu

L'ADIEU

Mais puisque tu n'as plus le désir de la vie, Lorsque le soir mourant t'amène au bord de l'eau Pourquoi ne pas mêler tes plaintes au sanglot Du sombre flot qui t'y convie ?

Puisque pour t'exprimer tu n'as plus de paroles, Pourquoi ne pas dormir dans son linceul g"lissant, Pour que dans ton sommeil un invisible chant Te caresse encore et te frôle !

Tu ne l'entendras plus, toi qui l'as écoutée Si tendrement jadis, cette fuyante voix, Dicter des mots secrets la nuit parmi les bois Vers tes pénombres enchantées!

LA DEMEURE TRANSPARENTE

L'eau pâle coulera sur ta mort comme un songe Tordant ses milles soies aux plis lâches du jour, Toi qui jadis aimais la lumière et Tamour, Tu dormiras dans un mensonge!

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