‹ Profils d'or et de cendreChapitre 48 sur 87 · POÈME ANCIEN · texte numérisé non relu

POÈME ANCIEN

Je cherche en moi l'écho qui dicta ce poème, Dont je relis les vers et les rythmes fanés... Ah! le bouquet de fleurs qu'on a jeté soi-même Dans le doux paysag-e où son rêve était né !

0 mes vers, si j'ai cru que vos beaux mots limpides Survivraient à l'instant, à la vie, à l'amour, La coupe harmonieuse où vous dormez est vide, Son cristal sous mes doig^ts fatigués reste sourd.

Et je sais seulement qu'un lointain crépuscule, Aimant peut-être trop, ou n'aimant pas assez. J'écrivis pour son cœur ou pour mon cœur crédules Ces mots à qui le soir reste seul enlacé !

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