‹ Profils d'or et de cendreChapitre 49 sur 87 · TOI QUI FAIS VIBRER · texte numérisé non relu

TOI QUI FAIS VIBRER

0 toi qui fais vibrer la cadence de l'heure Ainsi qu'une musique au-dessus de nos toits, Je reçois ta tristesse, ô nuit, dans ma demeure, Et j'écoute ton chant sans comprendre ta voix!

Tu viens à pas lég-ers dans le jour qui repose Sur les murs éloig-nés, incertains, assouplis, Tourner une dentelle à la face des choses, Qui meurent doucement au milieu de ses plis.

La cloche sonne au loin. . .Combien de fois ? Qu'importe ! Je me penche aux carreaux, et vois dans mon jardin La route illuminée accouder à la porte Une poussière pâle au lunaire dessin.

lâl PROFILS D OR ET DE CENDRE

On dirait que surpris par la chaude soirée Le crépuscule blanc resté sur le perron Laisse flotter dans l'air sa faiblesse moirée Que l'aube éveillera d'un baiser sur le front.

Et que je verrai fuir ensemble, chancelantes, L'heure qui hier posa la nuit à mes carreaux, Et celle qui tantôt laissera, nonchalante Le cristal bleu du jour tomber de son manteau.

LA DEMEURîi TRANSPARENTE

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