‹ Profils d'or et de cendreChapitre 5 sur 87 · LE MASQUE DOUBLE · texte numérisé non relu

LE MASQUE DOUBLE

Sur le seuil du perron, vers le couchant tournée, Tu semblés supporter le deuil de la journée ; Ta robe en long-s plis noirs retombe autour de toi, Et se môle à ton ombre et traîne jusqu'à moi !

Si, pour me regarder, tu renverses la tête, C'est un masque ambig-u que le soleil te prête, Un masque noir et blanc où la nuit et le jour Tendent des yeux rivaux vers un unique ^mour !

Doux visage sculpté dans le ciel immobile, De marbre d'un côté, mais de l'autre d'argile ! Statue inachevée attendant que le soir Dont le jour déclinant soutient les ébauchoirs

Te rende tout entlère^à ta faiblesse humaine Dont l'âme, un seul instant, avait brisé la g-aîne !

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