‹ Profils d'or et de cendreChapitre 6 sur 87 · LE COQUILLAGE · texte numérisé non relu

LE COQUILLAGE

Dans le cadre éclatant de la fenêtre ouverte Tu semblés accoudée au ciel ensoleillé, Dont l'horizon courbé comme une vague verte Supporte en vacillant ton front ensommeillé ; Et tout autour de toi le calme paysage Se berce doucement comme un éventail bleu Pour chasser de ton cœur les intimes nuages, Et mirer sa clarté vivante dans tes yeux ! La fenêtre est ainsi que l'ouverture creuse D'une conque marine où roule un flux lointain.., Tu semblés te pencher vers une mer heureuse, Et l'angoisse se meurt dans ton cœur incertain.

Mais quand le soir aura sur le pur coquillage, Volute après volute, à longs plis enroulé La plaine et Thorizon, la terre et les nuages, L'univers et le ciel endormis et mêlés,

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Ton visag'e pâli rendra à la nature, Où le soleil mourant laisse un parfum fané, Gomme un miroir nacré, la transparence obscure Du rêve que la paix du jour t'avait donné.

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