SOLEIL BRISE
Ce n'est plus la fenêtre, on dirait une soie, Où les branches tiendraient dans un souple dessin Toutes les feuilles de l'automne qui rougeoie, Couché dans les bords ronds d'un immense bassin.
Sur les nuages gris c'est une flamme chaude, Où brûle lentement la moisson de l'été, Cependant que les eaux se délivrent et rôdent Sur la poussière d'or de leur captivité.
Le ciel est une coupe où vacille l'averse, Et le soleil tenu dans les jets d'eau du soir, Voit la nuit arrêter ses lumières inverses Dont les arbres d'hiver ont brisé le miroir.
LA DEMEURE TRANSPARENTE I^I