UNE LUMIERE
Je ne vois rien de la maison qu'une lumière, On dirait un vitrail suspendu dans le ciel, J'entends autour de moi la plaine tout entière S'ag-iter sous le vol d'invisibles prières Montant vers ce fragile autel.
Sur les arbres, comme des robes transparentes, Traînant tout doucement dans le feuillag-e obscur, Les rayons descendus, sous les brises errantes, Semblent vouloir cacher les fenêtres mourantes Derrière un éphémère mur.
L'ombre ne bouge plus, l'heure s'est arrêtée Pour mieux laisser le songe envahir son jardin, Et Ton croit voir frémir la pelouse argentée
l42 PÎXOFILS d'or et de CCNDUE
Comme si l'on plongeait des rames enchantées Dans l'eau fluide d'un bassin.
Et ceux qui dorment là ignorent quel mj^stère De la demeure close, en déchirant la nuit, Mêle un peu de leur vie à mon cœur solitaire.. Gomme un astre nouveau la pâleur de la terre
Semble vouloir monter vers le ciel qui la fuit !
LA DEMEUnE TRANSPARENTE