LA ROUTE
Tout le long" du chemin que j'ai suivi ce soir J'ai reg-ardé là -bas la maison des nuag-es, Oui montait, volets clos sur les horizons noirs Dont nul reflet ne tombait plus sur mon visage. Parfois de loin en loin, des villages perdus Ouvraient devant mes pas leurs portes de lumière, Des regards me voyaient m'en aller, inconnu, Les yeux toujours tournés vers les sombres poussières, — feux mourants déposés aux pieds nus de la nuit, Dernier encens montant des prières humaines, 0 fragiles flambeaux qui consumez sans bruit L'inerte obscurité des routes et des plaines ! — Et je ne savais plus si parmi tant de seuils Un seul fût quelque part qui m'appartint encore, Car nul ne m'arrêtait, et tous semblaient en deuil Du passant qui s'en va vers un but qu'il ignore. ...
LA DEMEURE TRANSPARENTE 1^7