EDMOND GOT ET SON CINQUANTENAIRE
public, VOUS acclamant dans votre dernier — pardon, je me trompe, un de vos derniers rôles — saluera, à son tour, ce soir !
Juillet 1894.
Mounet-Sully,
Discours prononcé au banquet offert à M. Mounet-Sully^ Sociétaire-Doyen de la Comédie-Française, le 22 Juin
Mon cher Doyen, non, — je me trompe, nous ne sommes pas ici à la Comédie-Française, — mon cher Mounet-Sully, mon cher ami.
Depuis plus de dix ans que j'ai l'honneur d'être administrateur de la Comédie-Française, j'ai présidé hien des banquets où se mêlait à la joie de célébrer de nobles carrières d'artistes et des existences lumineuses, le regret amer de voir s'éloigner du théâtre quelque illustre comédien, qui emportait un peu du patrimoine de gloire de la maison. J'étais heureux de rendre hommage à celui qui s'éloignait chargé de couronnes ; mais les départs ont beau être accompagnés de fanfares, la musique en est au fond mélancolique, et tous les baisers de ce monde ne font pas qu'un adieu