‹ Profils de théatreChapitre 9 sur 32 · JEANNE SAMARY I · texte numérisé non relu

JEANNE SAMARY I

dans les glorieux souvenirs de la Comédie- Française, le nom de Jeanne Samary restera €omme un double exemple : celui d'une incomparable actrice, celui d'une épouse adorée et honorée, et, quand on voudra rappeler un caractère spécial de comédienne, on citera M™^ Samary-Lagarde qui joua Martine, mais qui fut Henriette, et pouvait dire, elle aussi, en parlant de la vie :

Les suites de ce mot, quand je les envisage.

Me font voir un mari, des enfants, un ménage...

Ajoutez-y de la gloire et vous avez Jeanne Samary, cette fille de Molière qui fut une femme de cœur.

Septembre 1890.

Glaretie.

Thiron

Les deuils vont vite àla Comédie-Française, et l'administrateur général a le triste devoir de prendre trop souvent la parole pour saluer, une dernière fois, ceux des bons serviteurs de la Maison qui disparaissent, les uns en pleine jeunesse, les autres en pleine gloire. Charles Thiron avait appartenu pendant vingt ans à la Comédie- Française. Il y avait paru débutant, il y était rentré devenu maître. Après l'avoir applaudi, à rOdéon, aux heures de mes vingt ans, j'ai eu la bonne fortune — il n'y a pas d'autre mot quand il s'agit de ce rare artiste et de cet aimable homme — de l'avoir pour collaborateur. lia joué, avec un \if éclat, un rôle dans une des premières pièces de ma direction, le Parisien, et il eût interprété encore bien des rôles nouveaux si la maladie ne l'eût forcé à prendre une retraite prématurée.

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