CONTES POPULAIRES
sical) n*a plus que sa culotte et, soûl comme les vendanges, danse devant un paysan mal équilibré ; un rire stupidc est plaqué sur sa face..., etc.
Quelle poésie!
La sœurde Nékrasov raconte que ce chantre des humbles, des miséreux (c'est le néologisme à la mode), traversant avec ses compagnons de chasse un cimetière de village, se fit raconter par le plus âgé ou par le plus bavard la biographie des défunts^ et qu'il résuma leurs faits et gestes dans Tépigramme suivante' :
Une existence bien remplie!
Au cabaret, pendant l'hiver,
L'apéritif blanc, jaune ou vert,
Et l'interminable partie.
I/été, la longue flânerie
En somnolant, fumant, rêvant,
Quand Tair est pur, tiède le vent ;
Puis, galamment chaussé de guêtres
Comme un bourgeois, comme un boiar,
Chez autrui chasser sans égard
Pour les lois et gardes champêtres.
Dire : chiper n'est pas voler!
Doigts crochus, aider au partage;
Craindre, plus que le feu, l'ouvrage;
Être ignoble et s'en consoler;
Puis, un soir de puante orgie,
Dans la boue allant s*aflaler.
Crever, tué parPeau-de-vie...
Une existence bien remplie!
Il parait que l'âge d'or renaîtrait, si cette démocratie-lâ menait le monde; c'est Topinion d'écrivains contemporains, très connus, charmés de sympathiser une fois encore avec Jean-Jacques Rousseau, ex-laquais.