‹ Profils et types de la littérature russeChapitre 77 sur 148 · Dans ilqiyiiietiHaro x^ml JOOAHmiui · texte numérisé non relu

Dans ilqiyiiietiHaro x^ml JOOAHmiui

Wolf *, d'applaudir en passant, ce Possochkov, brave paysan, qui, enthousiaste des réformes de Pierre, lui remit un hardi mémoire Sur la misère et la richesse (sur l'extinction du paupérisme, cpmme écrira un siècle plus tard Napoléon 111). Le mémoire est remarquable, sincère, honnête, demandait l'égalité devant la loi... Son auteur mourut donc en prison (1726). Mais, pour rester dans la question théâtrale, nous relèverons seulement les noms de Soumarokov et de Ozérov, qui personniQent le mieux cette imitation au second degré, ce genre pseudo-classique'. Soumarokov (1718-1777), élevé à rÉcoledes Cadets, servit jusqu'au grade de brigadier*, mais le succès de sa tragédie Khoreh Tavait voué aux lettres. Pendant vingt-sept ans, ce littérateur infatigable marqua sa place comme « premier écrivain dramatique, premier directeur du théâtre russe et premier journaliste » (Porphiriev, II, 222).

Pouchkine est sévère et l'appelle « le plus malheureux des imitateurs. Ses tragédies remplies de contre-sens, écrites dans une langue barbare et prétentieuse, plurent à la cour d'Elisabeth comme imitation des divertissements parisiens. Ces productions, flasques, froides, ne pouvaient agir sur le peuple. » Les confrères ne se pardonnent rien. Dans une épitrc à Joukovski je ramasse cet autre pavé :

Scribes, gratte-papier, plus bavards que les pies, Poétereaux poussifs, copiant des copies.

S'il vous faut imiter, — vos vers n'éclosanl pas — Pourquoi Soumarokov? Pourquoi choisir si bas?

i. Wolf objectait plaisamment à la roDdation <ruD Institut impérial la stérilité de TAcadémie de Berlin, constituée adptausum et bonne ù rien. Mais, linstitut fondé, il l'aida de son mieux, y fit nommer plusieurs savants et compta parmi ses élèves le premier académicien russe, Lomonosov (Porphir(ev, II, 9).

2. Quoique son Dmiiri Donskoi (voir plus haut, p. 67) n'ait élé joué qu'en 1807. La date ne fait rien à raffaire.

3. A peu près lieutenant colonel. Ce titre, créé par Pierre le Grand, fut supprimé par Paul I".

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