M. G AO VI N
Élu au 1er tour de scrutin, — 13, OU voix.
Messieurs les électeurs et chers Concitoyens,
Le Comité républicain progressiste, sur les instances d’un grand nombre d’électeurs, m’a désigné comme candidat aux élections législatives dans la lrfl circonscription d’Angers* J’ai considéré comme un devoir de répondre à cet appel.
Vous me connaissez tous. Vous m’avez vu à l'œuvre dans les diverses fondions dont votre confiance m’a investi depuis de longues années.
Élevé dans les principes de la véritable République 3 aux heures difficiles de sa fondation, au milieu d’hommes qui luttaient avec désintéressement pour assurer son existence, j’ai puisé dans les leçons de ces vieux républicains, dont les survivants ont la douleur de voir leur œuvre travestie par une poignée de sectaires, un sincère amour pour la patrie et pour la liberté.
Fidèle à mon passé, je m’opposerai donc, comme je Fai toujours fait, à toutes les attaques contre le droit, à toutes les violations des principes qui sont la raison eTètre d’une vraie démocratie.
Je défendrai avec énergie la liberté sous toutes ses formes : Liberté politique, liberté de conscience, liberté d'enseignement, liberté du travail. Le Ministère Combes, dans sa tâche néfaste et anti-française, n’a été qu’une longue suite d'attentats contre toutes ces libertés et contre la République elle-même.
C'est cette œuvre de réaction, d'oppression, de désorganisation et de trahison nationale qu’il importe d'enrayer et d’anéantir à jamais*
Il importe aussi de mettre fin à cette politique de surenchère électorale, épuisant les ressources du pays, anéantissant sa volonté et annihilant toutes ses énergies.
Pour atteindre ces résultats, il faudra d’abord ;
Rétablir le scrutin de liste avec la représentation proportionnelle, seule capable d’assurer aux partis une juste coopération aux affaires ; supprimer l’initiative parlementaire en matière de dépenses; interdire aux membres du Parlement la collaboration aux Sociétés financières ayant des rapports avec l’État.
Défenseur convaincu des libertés communales, je ne cesserai de combattre la centralisation administrative, qui enlève aux représentants des communes toute autorité et méconnaît ainsi les volontés du suffrage universel. Je m'opposerai au gaspillage des deniers
publics sous toutes ses foi mes, et en particulier, à la créai ion incessante de ces emplois inutiles grevant si lourdement le budget pour la seule satisfaction des favoris du « bloc »,
Persuadé que le seul moyen, pour la France, de conserver les inestimables bienfaits de la paix consiste dans le maintien d’une armée et d’une marine fortes et disciplinées, je m'unirai à tous les bons patriotes pour réparer complètement l’œuvre déplorable du Ministère Combes, des André et des Peïletan,
L’armée et la marine nationales doivent être constamment placées au-dessus des luttes politiques et tenues à l’abri de la bileuse délation maçonnique, des insultes de l’fienrâisme» des théories dissolvantes de L’internationalisme et de [ antimilitarisme.
Je m'efforcerai de ramener dans notre pays troublé la confiance, l’union et la concorde ; d’opposer à la lulte et à la haine des classes la fraternité et La solidarité, d’encourager les associations professionnelles; d’assurer le fonctionnement pratique des retraites pour les travailleurs des villes et des campagnes ; d'apporter le plus large concours aux oeuvres si utiles et si admirables de mutualité, de prévoyance, d’épargne ; d'étudier et de réaliser d’nne façon efficace les améliorations réclamées par les ouvriers et par les employés, au lieu de les berner d'utopies et de lasser leur patience par des expériences aussi trompeuses qu’improductives,
L’ agriculture, le commerce et l’industrie ne font pas en France des progrès comparables à ceux des autres nalions ; c’est par une sage entente entre le travail et Je capital qu'on arrivera à leur donner un accroissement digne de notre activité et du génie de notre race.
Partisan d’une politique de patriotisme, d’uuioh sociale, de conciliation et de tolérance capable seu’e de ptoduire des résultats féconds, je répudierai les indignes procédés de suspicion et d’espionnage inaugurés parle système des «délégués administratifs »,
Révolté des atteintes portées aux croyances catholiques et à cette paix religieuse assurée depuis plus de cent ans par le Concordat, dont je Saurais pas voté l’abrogation, je m'associerai à toute demande de révision, dans un sens plus large et plus libéral, de la loi sur la séparation de l’Église et de l’État, ainsi qu’à l’établissement d’un nouvel accord avec l’autorité religieuse de manière à obtenir, à l'intérieur, l’apaisement et la pacification des esprits.
Décidé à ramener ie calme dans les consciences violemment troublées par de brutales mesures d’exception, je m’opposerai à toute proposition de lo' inspirée par le sectarisme.
Si vous me jugez digne de vous représenter, je défendrai toujours énergiquement les intérêts de la circonscription et de notre beau département* Tous mes efforts tendront à faire aimer par tous la vraie République libérale, progressiste et patriotique, à aider au développement libre et paisible de toutes les idées généreuses et de toutes les croyances, à amener enfin tous les honnêtes gens, tous les bons citoyens à se tendre fraternellement la main dans une France unie, puissante et réconciliée.
Vive la France !
Vive la liberté!
Vive la République !
René GÀUV1N,
Vice-président du Comité républicain progressiste.
2* Circonscription DANGERS-
3V1. Ferdinand BOUGÈRE.
Élu au 1er tour de scrutin. — 12*750 voix-
Messieurs les électeurs,
À deux élections successives* vous m’avez envoyé à la Chambre des Députés pour y défendre vos intérêts* Pendant huit ans,' je me suis toujours strictement conformé au programme que j’avais soumis à l’approbation de vos votes.
Tout ce qui pouvait assurer la tranquillité du pays, la prospérité de Pagrieatture, de la viticulture et du commerce, la conservation de la propriété, le développement de la mutualité, la liberté d’éducation, le libre exercice de la religion catholique, 1 allègement des charges financières qui pèsent sur vous, a obtenu de ma part, et en votre nom, le concours le plus ferme et le plus constant.
Vous %vez lu mes discours ; vous avez suivi mes votes.
Vous savez que :
j’aî soutenu votre cause, qu’il s’agît de faciliter la vente de vos bestiaux, de vos vins ou de tout autre de vos produits, ou de protéger les vallées contre les inondations, et, particulièrement, que c’est une proposition de moi qui a fait maintenir la prime à la culture du chanvre.
Désireux d’améliorer sans relâche le sort des familles ouvrières, j’ai concilié en toutes circonstances leurs intérêts avec les nécessités que nous impose une concurrence étrangère de plus en plus menaçante, et si fai dû m’abstenir sur l’ensemble de la loi de retraites, dont j’avais réclamé Pélahor tion, c'e;t que, telle qu’elle était faite, elle promettait sans pouvoir tenir ses promesses*
Je me suis associé à toutes les mesures propres à favoriser le petit commerce éprouvé et surchargé.
Mes collègues m'ont élu membre de la Commission des postes et je puis, avec quelques amîs, revendiquer hautement avoir obtenu, malgré le refus du Gouvernement, rabaisse* ment du timbre à deux sous.
Réêlo membre de la Commission d’enseignement, j’ai lutté contre F intolérance qui a causé à tant de communes de nouvelles dépenses de constructions ou leur a fait perdre le bénéfice de legs considérables*
Favorable à toute diminution des obligations militaires compatible avec une forte organisation de l’armée, j’ai voté pour l’allégement du service obligatoire dans l’active, la réserve et la territoriale*
J’ai combattu la désorganisation de notre défense nationale, pour empêcher ses auteurs de mener à sa fin leur œuvre si gravement dangereuse pour notre sécurité.
J’ai voté contre la loi qu’il faut r aviser et qui a séparé les Églises de l’État à votre préjudice, car elle sera pour vous une source d’ennuis constants et elle met à votre charge les dépenses du culte sans que pour cela vos impèts soient diminués d’un centime*
Vous savez enfin que, tracassés sans cesse par des lois insupportables, les bouilleurs de cru de notre circonscription on trouvé dans leur député un défenseur inlassable.
Je me représente devant vous.
Le passé vous répond de l’avenir.
Une poignée d'oppresseurs, tantôt violents, tantôt mielleux et insinuant^ vent nous imposer le joug de sa politique. Elle étend sa tyrannie jusque dans vos communes, jusque dans vos maisons, espionnant vos familles et même vos intentions, opposant les faveurs, instruments et récompenses de ]a servitude, an-respect du droit que chacun de vous tient de sa qualité de Français, fièrement réclamée par lui.
Contrairement a ces sectaires, jamais, vous le savez, je n’ai demandé leurs opinions à ceux qui ont po avoir recours à moi, jamais je n’ai fait de leur concours politique une condition pour leur accorder l’appui de mes conseils et de mes démarches.
En portant vos suffrages sur mon nom, montrez que vous entendez rester, demain comme hier, libres et indépendants.
N’oubliez pas que voter est un devoir pour tout citoyen.
Confiant dans votre jugement, je vous affirme une fois de plus le dévouement dont je vous ai constamment donné la preuve.
Ferdinand BGUGÈdE,
Circonscription de BAUGE.
M. GIOUX.
Élu au 1er tüur de scrutin. — 9.771 voix.
Messieurs les Électeurs et chers Concitoyens,
Le assemblées générales du comilé républicain, les groupements démocratiques cantonaux et communaux de notre arrondissement, m’ont fait l’honneur de me désigner, à l’imnirimité, comme candidats d'union et de concentration républicaines.
Je n’invoque pas près de vous ce choix, croyezJe bien, dans le but de peser sur votre indépendance et sur votre liberté; mais vous considérerez, comme moi, qu’il vaut à lui seul, un long programme et constitue la meilleure des garanties près des électeurs.
Une pareille désignation par mes concitoyens et nos élus républicains justifie ma candidature bien mieux que si elle procédait d’une initiative individuelle ou sortait d’une ténébreuse coalition de stériles oppositions.
Électeurs du Baugeois, je suis aujourd’hui tel que je serai demain : le fidèle républicain que vous connaissez, que fous, en Anjou, ont vu depuis ll\ ans, dévoué soldat répu blicain dans le rang, respectueux de toutes les croyances et de toutes les libertés, partisan de l’ordre matériel et moral contre toutes les violences et les excès, d’ou qu’ils viennent, mais bien résolu à ne pas pactiser avec la réaction, de quelque masque qu’elle s affuble et à soutenir à la Chambre, tout Gouvernement républicain s’appuyant sur une majorité républicaine.
Électeurs, vous retiendrez, avec moi, de la législature qui s’achève, cette idée que tous les progrès utiles, toutes les reformes accomplies ou poursuivies, n’ont pu aboutir et ne peuvent aboutir que pnr l’entente des pouvoirs publics et de la majorité républicaine.
C’est par cette entente seule que s’est réalisée la réduction du service militaire à deux ans, égal pour tous, et que la réaction a dû elle-même accepter.
C’est par ce concert républicain qu’ont été votées les lois d’assistance sociale, qui sont
l’honneur d’une démocratie, et c’est grâce à lui que se poursuit l’examen du projet de loi sur les retraites ouvrières et paysannes.
Récoltants, bouilleurs de cru, c’est par cette entente, quoi qu’on ait dit et écrit, que vous avez vu, après deux ans, reconnaître de nouveau votre droit légitime.
C’est demain, par cette entente seulement, que nous serons en mesure de résister aux attaques de nos adversaires, les distillateurs, qui n’ont pas encore renoncé à la lutte contre notre droit, qu’ils qualifient à tort de privilège.
Électeurs du Baugeois, vous ne vous laisserez pas induire en erreur sur l'esprit de liberté absolue de conscience qui anime les républicains comme nous, dans l’application de la loi démocratique qui sépare l’Église et l'État, c'est-à-dire la religion d’avec la politique.
Chacun, dans sa conscience, libre d’avoir la religion qui lui convient, sans y être contraint par l’autorité despotique d’un seigneur quelconque ou d’un maître autoritaire : c’est notre devise.
Les ennemis de la République l'ont si bien compris qu'ils n’ont fait d’agitation que pour une mesure conservatoire de tous les droits, et que quelques-uns, et non des moindres, ont demandé eux-mêmes l'inventaire nécessaire apres toute dissolution de société ou toute séparation.
Vous avez pu apprécier de qui 1 côté étaient la modération et le calme 1 C’est du côté du Gouvernement,
Mes chers Concitoyens, la politique ne peut retenir toute notre attention. Ce que vous aurez en voire député, si vous m'envoyez à la Chambre, ce sera un sûr et fidèle représentant de tous vos intérêts.
Propriétaires et récoltants, je me considérerai comme le mandataire de vos intérêts économiques1, Aucune considération ne m'empêchera de remplir mon devoir dans cet ordre d’idées.
J’irai grossir, dans les rangs républicains, le nombre des défenseurs utiles de l'agriculture et du commerce, contre les préjugés dt s représentants des grandes vi les et contre tes agioteurs, qui essaie ut de faire artificiellement la hausse et la baisse de nos produits. ,
N'oublions pas que notre arrondissement a besoin de sauvegarder les intérêts de ses riches vallées, de ses coteaux fertiles, de son élevage prospère, et, qu’il faut un républicain pour soutenir, comme il convient, vos intérêts et vos droits à tous ces points de vue.
Mes chers Concitoyens, je mets au service de vous tous tout ce que j'ai de bonne volonté, de dévouement et d’expérience.
Conscient des devoirs que m’impose la confiance mise en moi, soucieux de les bien remplir, je prends L’engagement, si vous m’honorez de vos suffrages, de vous rendre compte régulièrement de mon mandat.
Vive l’arrondissement de Baugé!
Vive la République l
A. GIOUX,
Docteur en droit, avoué,
Propriétaire à .Méon,
Candidat d’uniou et de concentration républicaine*
lr‘ Circonscription de CHOLET.
M. de MAILLÉ, duc de Plaisance, décédé, remplacé par M. Jules DELAHÀYE.
Voy. Elections partielles.
2* Circonscription de CHOLET.
M. le duc de BLACAS,
Elu au 1er tour de scrutin. — 13.1U voix.
Messieurs les électeurs,
Comme vous l’avez appris, M. le comte de La Bourdonnaye, qui a représenté pendant plus de vingt ans la deuxième circonscription de Ch-det, a résolu de ne plus maintenir sa candidature.
Il avait su conquérir votre confiance et votre affection par sa compétence dans les affaires, la droiture de ses sentiments, l'élévation de son caractère et les services qu’il vous rendait.
Sollicité par lui et sûr de son appui, j’ambitionne l’honneur de vous représenter.
Gendre du comte de Civrac, qui fut si longtemps votre député et qui porta si haut le bon renom de l’Anjou, je ne puis mieux faire que de m’inspirer des exemples laissés par lui et de son souvenir toujours présent dans le pays.
Je ne suis pas, d’ailleurs, un inconnu pour beaucoup d’entre vous, car je représente depuis plus de dix-huit ans, le canton de Beaupréau au Conseil général.
Habitant presque c>ute l’année le centre delà circonscription, mes constants rapports avec les agriculteurs m’ont permis de connaître vos besoins et vos désirs et de mettre en commun tous nos intérêts.
Fidèle aux traditions de ma famille, profondément attaché aux principes qui, pendant tant de siècles, ont fait la France grande et forte, je travaillerai à arracher notre pays au joug des hommes néfastes dont l’œuvre fut ;
La destruction de nos libertés;
L’oppression des consciences ;
La suppression du Concordat;
Les violences contre l’Eglise;
La tyrannie des francs- maçon s ;
La délation ei l’espionnage;
La destruction de l’armée;
La désorganisation de fa marine.
La dilapidation des finances;
La servilité de la justice ;
L’abaissement de la France à V extérieur.
Avec l’aide de Dieu, j'apporterai tous xeule mon activité, toute ma volonté,
à rép *rer ces maux; et si je puis aider à rendre a notre patrie la liberté religieuse, la prospérité et la grandeur, j'aurai répondu à la confiance que vous me témoignerez en me remettant le soit! de vous représenter et de vous défendre.
Le duc de BLACÀ5,
Maire de Beauprés u, conseiller général
Circonscription de SAUMUH,
M. DE GRÀNDYtAIoGN.
Élu au 1er tour de scrutin. — 15.254 voix.
Mes chers concitoyens.
Il y a quatre ans, par 15*827 voix, vous me réélisiez, pour la troisième fois et avec 10.326 voix de majorité, sur un programme dans lequel je faisais appel aux conservateurs libéraux et aux républicains modérés sur le terrain de la République honnête, libérale et tolérante*
Aujourd'hui, comme alors, je veux : « La République progressiste, respectueuse de la liberté de conscience la plus absolue, conservatrice des intérêts moraux et sociaux de notre paye, protectrice de l'honneur et du prestige de notre armée, soucieuse de la prospérité de l'agriculture, de l'industrie et du commerce, et veillant avec sollicitude à l'amélioration du sort des travailleurs de la terre et de l'atelier* »
Depuis treize ans, vous m'avez vu à l'œuvre; vous avez donc pu facilement me juger d'après nies yoles et mes actes.
J'ai conscience d’avoir rempli rigoureusement le mandat que vous m’aviez confié, de m'être occupé de tous ans distinction d’opinions ou de partis, devoir visité chaque année tout < s le$ c mimunes de mou arrondissement, comme je vous lavais promis, d'avoir voté contre tout impôt nouveau et toute augmentation 4’impôts* d’avoir consacré mon temps et mus forces à la défense de vos intérêts, en un mot* de n’avoir pas démérité de vous.
Mes chers électeurs, si vous examinez la situation, vous verrez ^
L'idée religieuse et la liberté de conscience attaquées ;
Les portes des églises défoncéés î’État mettait la main sur les églises que vons avez édifiées ou restaurées et sur leur mobilier, que vous et vos ancêtres, riches ou pauvres, avez donné ;
Les catholiques menacés de voir leurs é dises fermées si les associations cultuelles ne peuvent se former et si les blo arde reviennent en majorité (Voir le discours du député radicaï-so-:iaüste Bepmale) ;
Nos bourgs rie campagne, où ii n’y a quelque commerce que le dimanche, menacés dans leurs intérêt- par la loi de séparation ;
La division plus violente que jamais dans nos communes, où le? mouchards régnent en maîtres, soutenus par la préfecture;
Les fonctionnaires espionnés;
Nos industries saumuroises de la chape jétèftè et de ta bijouterie religieuse sur le point de disparaître ;
Trois départements et plusieu s grandes villes terrorisées, non par des mouvements ouvriers, mais par des menées révolu!.} nnàireà que lé Gouvernement, 'san* autorité morale, qui comprend l’anarchiste Briand, ne |>e'|t réprimer;
La France obligée de s'humilier devant i’AUemagne et de renoncer à toute action exlé-
rieure pour son commerce;
L’armée et la marine désorganisée.-;
L’anarchie et le désordre régnant partout et ruinant les patrons sans enrichn les
ouvriers, désireux pourtant dé travaille r en paix;
La crainté du lendemain, l’arrêt dans les allait es et le travail et, par conséquent, accroissement de la misère ; ,
Républicains et conservateurs, honnêtes gens de tous les partis, vous tiendrez a protester contre un pareil' èiat de choses dont nos gouvernants sont responsables et qui, s’il se perpétuait, nous conduirait aux pires catastrophe s.
Il est grand temps qu’on en finisse avec ces agitations stériles qui ruinent le pa\s et que, dans une ère de calme et de paix, les affaires repteunent leur corn s p ur le plus grand bien de la patrie.
Tel est mon vœu le plus cher !
Aussi suis-je certain que vous voterez, le 6 mai, pour l’homme du pays que vous connaissez tous, dont les intérêts sont liés aux vôtres, qui, depuis treize ans,' ne s’est jamais ménagé pour rendre service à tous et que vous jugerez, une fois de plus, non - ui - es pro messes, niais sur ses; pies i
Georges de GflANUMAISON,
Maire d< Montreuil-Bellay,
Membre de la Société des Agriculteurs de France, Député sortant rêèligible*
Je vous avertis que je ne répondrai à aucune des attaques ou calomnies qui pourraient ê:re dirigées contre moi*
,1e compte sur votre bon sens pour en faîte jmtice!
Circonscription de SEGRÏL M. Laurent BOUGÈRE.
Elu au Ier tour de scrutin. — 12.A66 voix.
Mes chers Électeurs,
Le Parlement ne s’est séparé que la veille de Pâques. La session du Conseil général, dont la préparation et les travaux m’ont retenu depuis, continue encore aujourd hui 28 avul. Il m’a donc été matériellement impossible, jusqu'à ce jour, d’aller vous serrer la main, comme je mJe n faisais fête.
Mais je vous connais, je sais que vous m’approuverez d être resté a defendre les inte-
rets que vous m’avez confiés*
Je viens à nouveau solliciter vos suffrages*
Vous me les accorderez, si vous croyez qu'un nouveau Concordat s’impose, afin de parer aux conséquences fatales et prochaines de la séparation. Faite dans le vain espoir de détruire la religion, cette loi inquiète les consciences, aggrave les charges des particuliers, atteindra le commerce des bourgs et le travail des ouvriers.
Vous me les accorderez, parce que3 comme vous, je ne vois pas fa loi avec les yeux d'un juge ou d'un procureur. Je ne la considère pas comme indiscutable quand elfe n'est ni sage ni juste.
Je vous Fai prouvé pour les bouilleurs de cru, en proposant l'amnistie et en obtenant le rétablissement de leurs droits.
Je ne pouvais pas être partisan d'une loi militaire qui supprime toutes les dispense», appelle sous les drapeaux, pour deux ans, les services auxiliaires, prive l'ajourné du béoô’ fiee de son ajournement, limite le» permissions à 30 jours en 2 ans.
J’ai voté pour le service d’un an, le complément nécessaire en hommes étant assuré par des engagés et réengagés; pour la suppression des périodes des 23 et 13 jours. Agriculteurs, j'ai voté toutes les lois de protection vous concernant.
Travailleurs, j’ai voté toutes les lois d'assistance, de retraites, de mutualité et de prévoyance.
Tous, vous m'avez trouvé quand il a fallu faire prévaloir vos droits. Vous me trouverez encore, demain, comme toujours, prêt à répondre à votre appel.
Électeurs libres et indépendants, aux urnes !
Pour Dieu, la France, le peuple, la liberté !
Laurent BODGÈRE,
Licencié en droit, conseiller municipal de la ville d’Angers, Conseiller général du canton de Gandê,
Membre honoraire de l’Association fraternelle des employés de chemins de fer.