AUX TRAVAILLEURS UE FRANCE
Citoyens,
Les élections législatives vous donnent l’occasion d’affirmer une fois de plus, avec une force accrue, votre volonté d’émancipation complète.
Cette émancipation n’est possible que par l’avènement de la propriété sociale. Tant que les moyens de production seront détenus par une classe, tant que cette classe capitaliste, maîtrese des grandes usines et des grands domaines, dominera et exploitera le travail, il n’y aura pour vous ni liberté, ni sécurité, ni bien-être. Vous vous exténuerez pour fournir au capital ses rentes, ses loyers, ses fermages, ses dividendes, ses dîmes multipliées et accumulées. C’est votre substance qui fera la richesse de vos maîtres, c’est votre passivité qui fera leur force.
I! n’est qu’un moyen de vous affranchir, c'est de substituer à la propriété capitaliste la propriété collective, qui, gérée par vous, et pour vous, fera de vous tous, serfr modernes du salariat, des producteurs associés et libres.
Citoyen s j
Cette unique solution du problème de la servitude* de la misère ouvrière et humaine, le parti socialiste est le seul qui la reconnaisse, la proclame, la poursuive avec vous et pour vous, travailleurs* ouvriers et paysans. Ou plutôt* ce parti, c’est vous-mêmes, c’est votre classe devenue consciente et passant enfin de la résignation à la revendication.
Tous les autres partis vous combattent ou rusent avec vous, Ou bien ils essayent de vous arracher les premières libertés péniblement conquises et de vous rejeter en pleine servitude et en pleines ténèbres. Ou bien ils vous endorment et vous trompent par d'illusoires programmés qui, en maintenant la propriété capitaliste, maintiennent le principe de toute oppression et de toute exploitation. À tous ces partis, vous opposerez l’entière revendication du prolétariat, la grande idée révolutionnaire du travail souverain.
Républicains, et résolus à défendre les trop rares libertés politiques du prolétariat contre toute entreprise de réaction, vous signifierez que la République politique doit être complétée par la République économique, que ia liberté du citoyen n’est assurée et pleine que là où est garantie la liberté du producteur, et que les ateliers où le capital tient les salariés sous la lot communiquent à toute la cité une contagion de servitude.
Hommes de pensée Rbre, et résolus à émanciper les sociétés humaines de toute tutelle cléricale, les esprits de toute tyrannie dogmatique, vous rappellerez à tous que la liberté
de pensée est supprimée en fait dans une société qui met la conscience des prolétaires à la merci des possédants et qui refuse aux travailleurs, ravalés à n’être que les instruments passifs de la production, l’emploi quotidien de leurs forces intellectuelles.
Hommes d’action, et résolus à arracher à l’État, par la force de votre organisation politique et syndicale, toutes les réformes qui peuvent alléger un peu vos souffrances et accroître la liberté de votre mouvement, vous direz bien haut que les réformes immédiates: — limitation à huit heures de la journée de travail ; extension du droit syndical à tous les employés de l’Etat, du département et de la commune; assurance sociale contre tons les risques, du chômage à la maladie ; impôt progressif sur le revenu et les successions ; retour à la nation des monopoles dont le capital" a fait ses plus hautes forteresses; scrutin de liste avec représentation proportionnelle, — ne valent pour vous que comme moyen d’accroître votre puissance de revendication totale et d’abattre tout 1 édifice du capitalisme exploiteur Vous vous grouperez donc tous, travailleurs des usines et dès champs, en un grand parti de classe, en un parti socialiste réalisant, pour tous les producteurs, la propriété commune des moyens de production.
Citoyens,
Comme le socialisme seul peut fonder la justice entre les hommes, il peut seul fonder la justice et la paix entre les nations. A l’heure où les combinaisons occultes des diplomates et les convoitises des classes possédantes multiplient les risques de conflit, vous ne vous bornerez pas à signifier à tous, gouvernants et possédants, que vous ne voulez pas de la guerre, qui ne serait que la diversion criminelle des privilèges menacés et des classes aux abois : vous rendrez la guerre impossible en chassant du gouvernement ceux-là seuls qui y ont intérêt et en installant au pouvoir votre propre classe.
Il faut que l’Internationale ouvrière agisse et se dresse pour sauver à la fois l’indépendance des nations et la paix du monde. 11 faut qu’elle assure, dans la liberté inviolable des peuples, le libre développement du prolétariat universel.
Préparez-vous donc, citoyens, à conquérir, au nom du socialisme, le pouvoir politique, instrument nécessaire de l’affranchissement du travail et de l’humanité. Vous êtes, dès maintenant, assez nombreux, assez organisés, assez conscients pbur faire sentir votre force dans toutes les régions et pour exproprier du pouvoir la classe ennemie. Allez donc à la bataille avec vigueur, avec confiance. Les élections prochaines peuvent et doivent être pour vous, peur la République du travail, une grande vicioire.
Vive la République sociale ! Vive le socialisme international I
Le groupe socialiste au Parlement,
(Suivent les signatures) ;
Le Conseil national du parti : Délégués des fédérations, (Suivent les signatures) ;
■ La Commission administrative permanente,
{SwiucHf tes signatures).
Citoyens,
Le parti socialiste présente, dans votre circonscription, le citoyen Jules Guesde, ancien député de Roubaix-Watrelos.
Nous ne nous attarderons pas à vous vanter la personnalité de ce candidat. Il été jugé digne de la confiance du parti ; c'est la meilleure garantie de son dévouement et de la solidité de ses convictions. (
Aussi bien la question électorale n’est pas pour nous une question de personnalité, elle est plus haute, et le manifeste que vous venez de lire la pose, comme il convient, sous la
forme de la propriété ; parce que c’est par là que sera résolu tout le problème de ré ma ne padou du travail.
Mais vous trouverez aussi, dans rappel du conseil national, la réponse à la vieille calomnie, sans cesse réfutée et sans cesse renouvelée, par laquelle on accuse les socialistes d’être les adversaires de toutes les réformes, les partisans du tout ou rien.
L'histoire politique de ces vingt-cinq dernières années est là, répondant à ce mensonge.
Seuls, les socialistes, en attendant la transformation sociale complète, qui ne dépend que de vous, ont voulu sérieusement améliorer, dans la société actuelle, la situation de3 humbles et des petits.
C’est grâce à leur action que les assemblées électives ont enfin mis à l’étude ce que Ton appelle les réformes sociales ; et lorsque les partis bourgeois veulent parler de réformes ouvrières, ils sont obligés de piller les programmes de réformes immédiates établis par les socialistes.
La vérité, c'est que tout en affirmant que les travailleurs ne seront libres que le jour où, collectivement, ils seront les propriétaires des instruments de travail et d'échange* nous poursuivons la réalisation de toutes les mesures qui sont susceptibles, eu même temps que de rendre la situation actuelle moins douloureuse au prolétariat, de' lui fournir de nouvelles armes pour sa lutte nécessaire.
C’est pourquoi, sans vous arrêter aux mensonges et aux calomnies de nos adversaires, vous ferez votre devoir en votant pour le citoyen Jules Guesde qui, dans notre circonscription représente le parti de l'émancipation du travail.
Les élus de la 7e circonscription :
Le Comité .
* (Suivent les signatures.)
Travailleurs de Roubaix-Wattrelos,
Ce n’est pas avec des promesses, c'est avec des actes, que, désigné à Punanimité par les sections de Roubaix et de Wattrelos, Jules Guesde se présente à nouveau à vos libres suffrages.
Il ne vous dit pas : Je ferai, mais : J’ai fait. Et ce qu’il a fait lorsqu’il était votre élu, ayant de l’être et depuis, répond de ce qu’il fera lorsque vous lui aurez renouvelé un mandat qui n’a été, entre ses mains, qu’une arme de plus pour la défense des droits et des intérêts du travail.
Ouvriers de fabrique,
C'est la journée de huit heures que Jules Guesde a réclamée pour vous; c'est le minimum de salaire, .vous assurant une existence normale; — c’est, pour vos femmes, employées dans l’industrie, le travail supprimé et leur salaire maintenu un mois avant, et un mois après leurs couches; ce sont des retraites pour vos vieux jours, prélevées, non pas sur vos salaires de famine rognés d’autant, mais sqp les profits réalisés par milliards, sur votre travail, par le grand patronat et la grande propriété terrienne; c'est la mise à la charge du capital des victimes, par centaines de mille, faites chaque année pour lui et par lui.
Et si, à l'exception de cette loi sur les accidents, toutes les autres revendications de Iules Guesde sont restées, malgré ses efforts, à l’état de projets, ce n’est pas la faute de cet ouvrier des ouvriers, comme il s'est appelé lui-même, mais celle des travailleurs de France qui, immense majorité dans la nation, n’ont pas encore su envoyer à la Chambre une majorité de leur classe, leur donnant satisfaction et leur faisant justice.
Travailleurs de Rouhaix-Waürelos,
Tout en lutta ut ainsi pied à pied pour des réformes de détail, pour l'amélioration immédiate de vos dures conditions de vie. Iules Guesde n'a pas perdu de vue la transformation sociale qui s’impose et qui peut, seule, mettre le bien-être et la liberté pour tous, là où n'existe aujourd’hui que misère et servitude pour chacun.
C'est à préparer, c’est à hâter L’ordre nouveau, la société socialiste, que Jules Guesde a travaillé de toutes ses forces, soit en montant 4 Ja tribune de la Chambre pour confondre les adversaires du parti ouvrier et exposer son programme libérateur, soit en sortant du Palais-Bourbon et en allant de département en département, de commune en commune, pour grouper, pour organiser les travailleurs.
Dans la propagande et dans l’organisation, est, en effet, tout le secret de Taffranchissement du travail et de l’humanité. Ce n’est ni un, ni dix, ni trente députés socialistes qui peuvent amener le triomphe du socialisme, pas plus que cinq, que vingt, que cinquante députés républicains n’ont pu, sous l’empire, faire la république*
Pour en finir avec les Bonaparte et leur exploitation politique du pays, il a fallu le pays lui-mèmo, éclairé par la guerre, par l'invasion, se dressant, au 4 septembre 1870, dans sa souveraineté reconquise*
Pour en finir avec le capital et son exploitation économique des villes et des champs» une France ouvrière et paysanne est nécessaire, assez coosciente et assez forte pour s’emparer du Gouvernement et faire la loi.
Instruire cette France, la convaincre qu'en dehors des usines et des machines, des grands moyens de production repris par elle et mis en yaleuf par elle et pour elle, il n’y a pas d'émancipation possible, et l'amener, pour rentrer en possession de son patrimoine, à se servir du pouvoir politique que lui livre le suffrage universel, telle est la grande tâche qui incombe aux socialistes, le premier et suprême devoir*
A celte tache, à ce devoir supérieur, Jules Guesde n’a jamais manqué. 11 a été mi des principaux apôtres de cette croisade indispensable au bout de laquelle est le salut* Et si, le dimanche 6 mai prochain, un pas immense va être fait vers la victoire finale, si, de cinq cent mille hommes qu’elle mettait en ligne, il y a quelques années, Farinée ouvrière, l’armée socialiste montera h deux millions, c’est en grande partie à Jules Guesde quenous le devrons, à sa vaillance et à sa ténacité que rien n’a pu atteindre, ni l’âge, ni la maladie.
Vive Jules Guesde 1 Vive le parti socialiste î
Vivent les travailleurs de Roubaix et de WattreJos I
La Commission électorale et les élus du parti [Surent les signature^:*
S° Circonscription de LILLE.
M. Gustave DEON.
Élu au 2® tour do scrutin, — 11*262 voix.
Mes chers Concitoyens, .
Le mandat que vous m’avez confié en 1902 est arrivé à son teïme et, pour la cinquième fois, j’aî F honneur de vous en demander le renouvellement.
C’est avec une confi ance absolue que je soumets ma conduite à votre jugement. Le souci constant de défendre vos intérêts et de servir la République a été la loi de ma vie et j’ose dire que vous ne trouverez dans celle-ci ni une tache, nî une défaillance.
Est-ce à vous, qui avez suivi au jour le jour ce prodigieux effort de notre ville pour s’élever dans Fëchelle de ^organisation sociale, pour tenir son rang de grande cité, qu'il faut apprendre comment ce résultat a été obtenu? Il Y a été par la collaboration bienfaisante des hommes dont l’esprit a été assez large pour négliger des divergences de vues second; ires, pour s'élever au-dessus des mesquines passions individuelles et qui se sont donné la main dans l’intérêt et pour le bon renom de Tourcoing,
On accordera bien que mon aciion personnelle, servie par un labeur opiniâtre, n’a pas été étrangère à cette métamorphose inorale et à ces transformations matérielles dont chacun a le droit de se réjouir, puisqu’il en résulte pour tous plus de bien-être et plus de sociabilité dans les relations de chaque jour.
C’est au moment où cette bonne volonté commune a amené une détente significative, qu’un jeune homme, fraîchement débarqué dans notre circonscription pour suppléer ses coreligionnaires défaillants, vient agiter le spectre de a l’anarchie organisée ». S’il ne faut pas voir dans ce bizarre accouplement de mots une allusion malicieuse aux incohérentes manifestations qui ont marqué les inventaires, malgré tes appels que j’adressais au bon sens et à la raison des habitants de Tourcoing, c’est une bien vieille rengaine, et notre étudiant licencié a eu tort d’interrompre ses études pour la servir : elle est usée.
Y a-t-il lieu de relever la puérile désinvolture avec laquelle, avocat d’office d’une cause perdue d’avance, il traite les services, le passé et les travaux de celui contre lequel il est chargé de plaider ? A quoi bon ! ü est jeune, c’est son excuse, et l'épreuve qu’il tente le corrigera ; il ne doit pas se faire plus d’illusions que les militants tourquennois qui, sentant la bataille perdue, avaient décidé de ne pas l’engager.
On connaît, en effet, la ténacité, le courage froid, la solidité des convictions des électeurs de la 8* circonscription. Je crois, de mon côté, leur avoir donné assez de preuves de droiture, de dévouement sincère et cordial pour qu’il soit inutile de faire l’énumération des réformes que j’entends poursuivre. La situation trop souvent précaire des travailleurs, avec lesquels je suis resté constamment en cornant, ne m’a jamais trouvé indifférent. Tons mes efforts tendront à faire aboutir leurs revendications sociales et politiques, à défendre leurs droits, à améliorer leur sort, à réaliser en un mot l’idéal de justice et de fraternité de notre grande démocratie républicaine.
Ai-je besoin d’ajouter que je prends les mêmes engagements envers les serviteurs du pays qui remplissent leurs fonctions avec un sentiment du devoir et une abnégation dont l’État est obligé de leur tenir compte, quels que soient les sacrifices à consentir?
Les électeurs de Marcq, Mouvaux, Bondues, Neuville ont, eux aussi, une belle occasion
de fraterniser avec ceux de Tourcoing, de resserrer les liens qui doivent unir nos cinq corn* raunes. Si la besogne écrasante à laquelle j’ai dû faire face m’a privé de la satisfaction de leur rendre visite aussi souvent que je l’aurais désiré, ils savent néanmoins que je n’ai pas perdu de vue leurs intérêts : il n’est pas une commune qui n’cn ait eu des preuves répétées.
Trois lignes résument cet appel : ne voulant pas connaître les nuances d’opinion qui ont divisé dans le passé les républicains, préoccupé de travailler à la prospérité publique en assurant Tordre et la concorde entre citoyens, ne répudiant que le fanatisme, Tintolérance et l’esprit de domination qui tend à l’asservissement des travailleurs, je tends la main aux hommes de bonne volonté,
Gustave DRON,
Député sortant, maire de Tourcoing,
9e Circonscription de LILLE,
M. GBÛBSSÀU.
Élu au 1er tour de scrutin, — 6.155 voix.
Il y a quatre ans, vos suffrages m’ont confié la défense de vos libertés, de vos droits et de vos intérêts* J’en ai fait ma cause et j’y ai consacré mon temps, mes forces, mon activité, mon cœur.
Jamais législature n’eut à s’occuper de questions plus graves. Dans la lutte engagée contre nos croyances et nos institutions religieuses, j’ai combattu avec toute l’ardeur et tout le dévouement dont je suis capable, ainsi que je T avais promis.
Je suis certain que tous ou presque tous vous déplorez les mesures odieuses prises contre les libertés d’association et d’enseignement, vous réprouvez énergiquement le vote de la séparation de l’Église et de l’État, dont les conséquences funestes apparaissent à tous les yeux P
Vous comprenez l’effroyable péril que court notre France bien aimée dans sa vie morale et dons sa prospérité matérielle- Les radicaux et les socialistes, qui nous conduiraient aux abîmes, pont indignes de conserver le pouvoir qui, entre leurs main*, a été détourné de ses fonctions légitimes.
Faisons de la République ce qu’elle doit être: le gouvernement de la liberté, de l’égalité et de lu fraternité.
il est temps que, suivant une belle formule, le cri de: Vive la liberté l cesse d’être le cri des oppositions persécutées pour devenir la devise des majorités triomphantes*
11 est temps que tous les citoyens soient également admissibles à tous les emplois publics, quelles que puissent être leurs convictions, sans autre distinction que leurs capacités.
11 est temps que les lois susceptibles d’améliorer la situation des travailleurs prennent lé pas sur les lois de haine et de spoliation que la franc-maçonnerie veut imposer aux représentants d’un pays qui a soif d’apaisement et de justice.
Je ne connais pas de victoire plus belle que celle remportée sur Ja misère et les souffrances humaines. Aussi aiqe voté Tassistance aux vieillards, aux infirmes et aux incurables, Textension de la loi sur les accidents du travail, les crédits pour le chômage involontaire, les
encouragements et subventions aux sociétés de secours mutuels, la constitution d’un bien de famille insaisissable, la loi sur les retraites ouvrières, que j'ai tâché de rendre plus applicable en favorisant les libéralités,
La situation des fonctionnaires les moins rétribués ne m’a pas laissé indifférent et j’ai pu la faire améliorer pour certaines catégories injustement délaissées. Comme vice-président du groupe parlementaire de défense des douaniers, j’ai travaillé à un relèvement des traitements qui ôtait impatiemment attendu et qui était bien mérité.
Mon concours n’a pas manqué aux cultivateurs. Faut-il citer le maintien des primes à la culture du lin, les mesures favorables à la culture de la chicorée, les réclamations des planteurs de tabacs, les secours aux victimes des orages? La question qui reste la plus grave, c’est le rétablissement, à la veille des élections, par une majorité aux abois, du néfaste privilège des bouilleurs de cru, contre lequel j’ai voté et dont il faudra, sans trêve et sans relâche, demander la suppression.
Comme membre de la Commission du suffrage universel, j’ai collaboré à la loi malheureusement inachevée sur le secret et la liberté du voie, ainsi que la sincérité des opérations électorales. Nous avons présenté un projet sur la représentation proportionnelle qui n’est pas arrivé en discussion. L’iniquité qui donne au Midi beaucoup plus de représemants qu’au Nord doit enfin disparaître.
J’ai voté la loi du service de deux ans et j’étais même l’un des 131 députés qui demandaient l’organisation progressive du service d’un an par le développement des engagements et des réengagements. Jo reste disposé à alléger les charges militaires dans la mesure compatible avec la sécurité et la défense nationales.
Les charges budgétaires et les gaspillages financiers pèsent lourdement sur les commerçants, les industriels et les agriculteurs: il faut les dégrever, diminuer les patentes du petit commerce, rendre la vie moins chère pour les ouvriers. C’est principalement à la décentralisation que je voudrais demander la diminution des impôts.
Mais, avant tout et par dessus tout, pour que îa France soit bien gouvernée et bien administrée, pour que l’ordre et la prospérité soient garantis, que la justice devienne égale et que les libertés nécessaires soient respectées, il faut chasser du pouvoir ce syndicat d’intérêts égoïstes qui déchaînent sur le pays les pires fléaux.
Je n’ai cessé de combattre le ministère du bloc radical-socialiste. Vous qui m’avez approuvé, ratifiez ma conduite par votre vote, renouvelez votre confiance et comptez absolument sur moi. Je resterai à la Chambre un travailleur ardent et dévoué,
G* GROUSSÀU,
Député sortant, candidat républicain libéral*
1™ Circonscription de VALENCIENNES.
M. MÉLIN,
Élu au 2e tour de scrutin. — 7.075 voix.
2° Circonscription de. VALENCIENNES.
M. DURRE.
Élu au 2° tour de scrutin. — 1 0 , 87 i voix.
3e Circonscription de VALENCIENNES.