OISE
lr* Circonscription de BEAUVAIS. M. Th. BÀUDQN,
Élu au tor tour de scrutin. — 10.155 voix.
Mô3 chers Concitoyens,
Les comités républicains de la ire circonscription de Beauvais m’ont désigné pour soutenir la lutte contre la réaction, aux élections législatives de mai.
Je considère qu'il est de mon devoir d'accepter la mission qudls veulent bien me confier. Si les électeurs m'accordent un nouveau mandat, je le remplirai, ils n’en peuvent douter, avec le dévouement que je n’ai jamais cessé de témoigner depuis que, pour la troisième fois, ils m’en ont investi.
Tous mes efforts tendront à faire évoluer la République dans la voie du progrès social qu’elle a suivie en mettant en application dans ses lois les principes de liberté, de justice et de solidarité qui sont sa raison d'être.
So ts la législature qui vient de s’écouler, la réduction du service militaire à deux ans est devenue loi d’État; la caisse des retraites sur la vieillesse a été votée par la Chambre; ces revendications étaient insérées dans ma circulaire de 1902. L’attitude du clergé régulier a rendu nécessaire la suppression des congrégations non autorisées et la suppression totale, dans un délaide dix ans, de l'enseignement congréganiste* La conduite de la papauté à l'égard de la France, sa non-observation des articles du Concordat nous a donné, plus tôt que ne F espérait notre parti, la suppression de l’ambassade auprès du Vatican et la séparation des Églises et de l’État.
Ces lois étaient implicitement contenues dans le programme que je vous ai soumis et sur lequel vous m’avez élu* Elles assurent la liberté de conscience et la laïcité de l'enseignement ; elles rendent les églises libres dans l’État laïque souverain ; Je> n'appuierai qu’un gouvernement qui sera fermement résolu à les appliquer.
Sur mon ancien programme figurait 3a révision de la Constitution. Je pense qu'il est plus utile que jamais d’introduire dans la Constitution, pour l'élection du Président de la République et des prési lents de l’Assemblée législative et du Sénat, le vote solennel à bulletin ouvert. Je suis partisan d’apporter dans les élections sénatoriales une modification qui permettra de rendre au suffrage universel la nomination des délégués et qui en répartira le nombre proportionnellement au chiffre de la population*
J’ai voté le scrutin de liste et la représentation proportionnelle pour les élections législatives. Il est plus équitable et fera mieux connaître les opinions politiques de la masse électorale.
Nous avons besoin d’opérer des économies pour faire face aux dépenses nouvelles qu'imposent nos lois de solidarité* Je crois qu’il est possible d’en réaliser, en remaniant nos circonscriptions administratives, dont la division actuelle ne peut être conservée. Elle amènera la révision des traitements* qu’il faudra rendre plus équitables, surtout pour les petits*
Il est de plus en plus nécessaire de modifier l’assiette de l’impôt, dont les injustices sont criantes, et de remplacer les impositions indirectes, l’impôt foncier, la contribution mobilière et celle des portes et fenêtres par un impôt sur le capital et sur les revenus* Je veux qu’il atteigne, sans limite dans la progressivité, les p’us grosses fortunes et qu’il soit dégressif à la base pour les chargés de famille* Cette réforme a toujours fait partie de mon programme* Il en est de même du rachat des grands monopoles privés et de la constitution des services publics, au fur et à mesure que l’exigeront les intérêts de la défense nationale, la production agricole et industrielle et les besoins de la solidarité*
J’ai voté à la Chambre la loi sur les caisses de retraites pour la vieillesse, Ede reviendra, amendée par le Sénat* sous la législature prochaine. Je ta voterai de nouveau en m’inspirant des sentiments de justice et d’équité* En faisant peser sur tous le poids de ce devoir social, sans exonérer les fortunes acquises, on évitera qu'il soit trop lourd pour le travailleur et qu'il grève le commerce et Industrie d’une charge qu’ils ne pourraient supporter.
Membre du groupe parlementaire de l’enseignement* fondé en 1901, j'avais inscrit sur mon programme de 1902 l’égalité de l’enfant devant l’instruction* Je suis acquis à toutes les lois qui assureront sa laïcité et qui permettront à l’enfant son développement intégral, h tous les degrés, gratuitement* suivant ses mérites.
J’avais inscrit sur mon ancien programme la révision du code de justice militaire et la suppression des conseils de guerre en temps de paix* Les scandales provoqués par de derniers jugements ont Tendu celte réforme nécessaire a bref délai, si l’on veut conserver dans l’armée l’esprit de discipline-
Je .suis partisan de la liberté syndicale et du contrat collectif de travail, qui permettront d’étudier et de régler pacifiquement les conflits qui s'élèvent entre les employeurs et les travailleurs* Je pense que les bienfaits de la loi de 1384 doivent être étendus, par des dispositions spéciales, aux associations de fonctionnaires et d’employés de l’État, pour leur permettre d’exposer leurs revendications et de remédier au favoritisme dont Ils se plaignent avec raison*
J’ai toujours voté les crédits demandés par le Gouvernement pour assurer la défense nationale* mais, membre d j groupe parlementaire de l’arbitrage entre les nations, dont la création nous a permis de réunir à ParisMés délégués des parlements anglais, italien et Scandinave, je suis absolument partisan de l’arbitrage pour régler les conflits internationaux qui peuvent s’élever.
J ? voudrais qu’il fût possible de diminuer nos budgets de guerre et de marine, qui absorbent plus du tiers de nos dépendes, et qu’il nous fût permis d’employer la plus grande partie de ces fonds im productifs à assurer l'œuvre de paix, à développer l’agriculture, le commerce et l’industrie, à multiplier notre enseign ment professionnel, à instituer dans notre pays les fondations qu’exigent la justice sociale, la solidarité et l’humanité, à subventionne r plus largement tes sociétés mutualistes et celles des logements ouvriers, à assurer la constitution de biens do famille, qui permettront l'accession à la propriété individuelle, donneront le mieux-être a tous et nous feront espérer ia fin des luttes de classes*
En terminant, laissez-moi vous rappeler que je représente la lre circonscription de Beauvais depuis plus de neuf ans, que ma porte a été ouverte à tous, et que mes amitiés et mes nombreuses relations m’ont permis de rendre aux communes et aux particuliers les services équitables qu’ils réclamaient de moi.
Au point de vue politique, j’ai toujours suivi droit mon chemin et je n’ai jamais dévié de la ligne qui nous était commune.
Je suis assuré que vous me continuerez votre confiance et que vous me permettrez
encore d'être utile à la République démocratique, au département et à la circonscription que tous m’avez appelé à représenter au Parlement»
Dr Th. BAUDON,
Député sortant,
Vice-président du Conseil générai.
2* Circonscription de BEAUVAIS.
M. BOUFFANDEÀU.
Élu au 1èr tour de scrutin. — 6.817 voix.
Messieurs et chers Concitoyens,
Appelé à nouveau, par ('unanimité des membres de nos organisations républicaines, à défendre, dans la deuxième circonscription de Beauvais, le programme de la République, démocratique, c’est avec la plus entière confiance que j'ai l'honneur de solliciter vos suffrages.
Depuis 1902, vous avez appris à me connaître et entre nous se sont noués des liens étroits. Les préventions qu’avaient fait naître des adversaires peu scrupuleux sont tombées, les malentendus se sont dissipés. Je me suis moi-même mieux pénétré de vos aspirations; j’ai étudié les besoins de nos six cantons en restant constamment à votre service et en remplissant mon mandat de conseiller d’arrondissement.
Convaincu que tout changement à l'orientation gouvernementale due à M, Waldeck- Eousseau et continuée par les cabinets qui lui ont surcédé serait un danger pour le pays, je préconise énergiquement la politique d’union des gauches et condamne les défaillances de ces prétendus républicains qui demandent un mandat ou }a pouvoir à !a coalition de toutes les forces réactionnaires.
La liberté de conscience et ia liberté des cultes sont actuellement garanties par la loi du 9 décembre 1905. J’estime que cette loi doit être appliquée dans l'esprit libéral qui a présidé à son élaboration. Mais la rébellion et l'anarchie, de quelque côté qu'elles se produisent, ne peuvent être tolérées dans une démocratie, où ia volonté nationale s'exprime librement par la voix des élus du suffrage universel.
Patriote, mais non chauvin, je réprouve 3e charlatanisme nationaliste, sans tomber dans certaines outrances pacifistes. Sous le régime de la loi de deux ans, c'esL la nation armée commandée par des chefs républicains, soumis à la loi et à la discipline, qui doit veiller à ce qu'aucune atteinte ne soit portée à l'intégrité du territoire et à l’honneur national.
Sous cette garde vigilante, il faut faire la politique d'entente cordiale et d'arbitrage, qui seule peut éviter les conflits sanglants et permettre le rayonnement des id- es généreuses de justice, d'équité et de solidarité sociales, dont la France est toujours le foyer le plus actif.
Ce sont ces idées qui ont déjà pénétré dans nos mœurs et dans la pratique légale avec l’assistance médicale et l'assistance aux vieillards.
La loi des retraites pour la vieillesse, dont un projet, déjà adopté par ia Chambre, est devant le Sénat, devra être votée d'ici quatse ans. Nous voulons qu'elle s’applique à Puni-
versalitê des travailleurs de nos campagnes : ouvriers agricoles, ouvriers des industries locales, cultivateurs, artisans et commerçants.
Dans notre esprit, la réforme fiscale est intimement liée aux réformes sociales, lesquelles seraient impossibles, si Ton ne trouvait pas des ressources résultant à la fois des économies à réaliser et d’une répartition nouvelle et plus équitable des charges publiques*
Notre formule est : Pas d'impôt nouveau; des taxes de remplacement.
Il faut remplacer les parties vieillies de notre système fiscal ; dégrever 1 impôt foncier sur les propriétés non bâties, car le cultivateur paye sur son revenu un impôt excessif; demander davantage à la richesse acquise et moins aux produits du travail; veiller à ce que les petite commerçants de nos villages soient soulagés en même temps que tous les autres
travailleurs. . .
La formule do l’impôt devra être telle, que nul n’aura à craindre les vexations ni l inquisition et que chacun, suivant le principe de la Révolution, payera * proportionnellement â ses facultés ». La refonte des droits successoraux et une modification da la législation sur l’héritage, sans atteinte au droit de tester, permettront un allégement des charges supportées par le travail.
Défenseur passionné du principe de la propriété individuelle, je me préoccupe aussi de tout ce qui louche aux intérêts de nos populations rurales. Je suis partisan du bien de famille insaisissable, qui assurera au travailleur la possession de sa maison. La politique économique protégeant les cultures et les productions primordiales de notre circonscription me semble nécessaire. Eu même temps, il faut veiller à ce que la vie soit h bon marché dans nos campagnes et à ce que le bien-être y augmente, A mon avis, la protection la plus intelligente est celle qui met le cultivateur à même de produire davantage et à meilleur compte; de là, nécessité de répandre l’instruction professionnelle agricole. Il faut également multiplier les institutions de crédit, vulgariser les oeuvres de mutualité et de coopération et se préoccuper du fonctionnement des Chambres d’agriculture.
Les ouvriers, de leur côté, sont assurés de trouver en moi un défenseur de leurs libertés et de leurs intérêts.
Mes chers Concitoyens,
Si j’avais l’honneur de yous représenter, toute mon activité, tout mon dévouement seraient au service de notre circonscription et du pays. Je resterais en contact permanent avec vous pour vous rendre compte de mon mandat, et vous mettrais à même de juger Pœuvre législative.
Le scrutin public est le seul vote qui permette aux électeurs de contrôler 1 attitude de leurs mandataires ; c’est un scrutin de clarté et de probité, je demanderais qu il soit appliqué dans toutes les circonstances importantes.
Ensemble, nous pourrions collaborer, mes chers Concitoyens, à une politique d ordre, de progrès social et d* évolution démocratique, la seule qui prévienne les révolutions.
F. BÜUFFANDEÀU,
Conseiller d’arrondissement, Chevalier
de la Légion d’honneur.
Circonscription de CLERMONT*
M. DELPIERRE.
Un au 2e tour de scrutin. — 12.475 voix.
Mes chers Concitoyens,
s Comités républicains de nos huit cantons, réunis eu congrès, à Clermont, le 2i janvier dernier, m’ont fait Fhonneur de me choisir pour porter haut et ferme te drapeau de la République démocratique dans notre arrondisse ment, aux élections législatives du 6 mai 1906,
l'ai accepté ce mandat comme un devoir impérieux. Cette candidature, je ne Fai jamais sollicitée.
Candidat de concentration républicaine, j’ai le droit de demander à tous les républicains sincères do joindre leurs efforts aux miens pour combattre, et surtout pour battre, toutes les réactions coalisées*
Il importe, en effet, si nous voulons barrer pour toujours la voie à toutes les révolutions, d’ou qu’elles viennent, de détruire définitivement ]a tapageuse équivoque nationaliste, césarienne et cléricale dont votre représentant actuel s’est fait le défenseur attitré pendant la dernière législature.
Mes chers concitoyens, vous voudrez d’abord réduire à Pimpuissaoce ces agitateurs, qui n’abusent du mot de patrie, sacré pour nous, que pour une réalisation efèguïsies calculs de domination politique et qui, se disant les défenseurs de la propriété et de la religion, ne cessent de prêcher la révolte contre la loi et ta haine entre Français,
Après cette victoire seulement, tous les honnêtes gens, dont nous sommes, nous les républicains démocrates, pourront enfin accomplir, dans la paix intérieure, les réformes sociales et fiscales qui sont Fhonneur et 3a raison d’être de notre parti.
Pas de luttes des classes 1 Nous voulons, au contraire, Funion intime de tous les Français* Nous voulons plus de josiice dans la répartition des charges publiques : le remplacement des vieilles et iniques contributions directes des portes et fenêtres et de la persomielle-mobilière par l’impôt progressif sur le revenu avec dégrèvement à la hase et eu déduisant aussi les charges de famille. Mais, je le dis bien haut, ü serait utopique de croire à la possibilité, par cette réforme, dTarriver à je ne sais quel nivellement des fortunes, Nous réduirons aussi, dans une large mesure, les contributions indirectes, injustes parce qu’elles pèsent d’autant plus lourdement qu’il y a plus de bouches à nourrir dans le ménage.
Justice égale entre tous les citoyens, civils ou militaires! Suppression en temps de paix, et pour les ci élits de droit commun, des conseils de guerre, cette juridiction d’exception, si contraire à F uni té de législation, une des grandes oeuvres de la Révolution î
Au lieu de diviser les Français, nous voulons les unir dans une solidarité réelle et efficace. L’assistance obligatoire aux vieillards, infirmes ou incurables va fonctionner le lûr janvier prochain. Il faut aussi qu’à cette date fonctionnent les retraites ouvrières et paysannes, basées sur robligalion et la cotisaiion, — aussi peu élevée que possible, — du bénéficiaire, l’État faisant le reste.
Les ressources nécessaires au fonctionnement du service des retraites ouvrières, nous les trouverons dans ces réformes fiscales ;
1 Progression indéfinie dans l'impôt sur les successions (actuellement, à partir d’une
certaine somme, cet impôt n’est plus que proportionnel) ;
3. Le versement, dans les caisses de l’Etat, des successions après le 6 degré, sauf
tCStT L’élévation à 25 0/0 du droit sur les successions au Ô8 degré mais nous sommes partisans de la liberté de tester, car nous entendons respecter toutes les libertés.
Voici, rapidement énumérées, les autres réformes dont je suis partisan, reformes que j’ai développées, d’ailleurs, aussi longuement qu’il convenait, dans les réunions pub q organisées dans toutes les communes de notre arrondissement.
Réformes politiques.
Révision de la Constitution dans un sens plus démocratique;
2° Nomination des délégués sénatoriaux par le suffrage univeisel, 3* Secret absolu et sincérité du vote ;
Suppression du vote par procuration des députés;
5° Refus d'affichage, coûteux et inutile, des discours des députés*
Réformes militaires .
1° Réduction a 15 jours des périodes de 28 jours ;
2° Suppression complète des 13 jours;
■ Surveillance plus stricte de l'ordinaire du soldat et amélioration de son bien-êtr
général.
Réformes judiciaires .
1° Simplification et révision des Codes dans le sens le plus humain ,
2° Extension de la juridiction des prud’hommes à toute l'agriculture, au comment a
l’industrie-
Réformes financières et économiques .
1° Remaniement du droit de timbre et d'enregistrement;
2* Suppression du timbre-quittance pour les sommes inférieures à 50 francs, et timbre proportionnel au ddà ;
3° Dégrèvement des petites patentes ; taxation des grands magasins d après le nombre des spécialités exploitées et le nombre de leurs employés ;
4° Loi contre les accapareurs, les agioteurs et les spéculateurs ; suppression des marchés à terme.
Réformes agricoles.
i° Réforme de l’impôt foncier;
2° Généralisation des assurances contre les épizooties, la gelée» la grêle;
3* Révision du cadastre;
r Abaissement des droits sur l’alcool industriel et suppression du droit de consommation du sucre, compensation du rétablissement de i’odieux privilège des bouilleurs de cru ; 5* C:êation d'un bien de famille incessible et insaisissable;
6° Création d’hospices et maisons de retraites cantonaux.
Je i éclare hautement être partisan de l'idée et du sentiment de Pairie et aussi d'une armée vraiment nationale, disciplinée et capable de tenir en respect les monarchies qui menacent notre territoire et nos institutions républicaines.
Je désire aussi le développement de l’arbitrage international, pour éviter les guerres et les différends entre les peuples et faire prévaloir la justice et le droit sur l i violence et 3a force*
Pour tous les fonctionnaires, je veux un avancement régulier, justifié par l’ancienneté et l'excellence des services, non par la faveur.
Au point de vue social, je voterai toutes les œuvres de solidarité, de mutualité, de prévoyance et d'épargne, les assurances de tous les travailleurs contre les accidents, la maladie et le chômage. Mais, si j'admeis le droit de grève pacifique, je veux qu'on respecte ' aussi la liberté du travail et je réprouve énergiquement toutes les violences, trop fréquentes jusqu’à présent dans les grèves I
Je veux le respect du droit de chacun, l'ordre et la liberté dans la République, le maintien de la propriété individuelle, récompense du travail, et que je considère comme la prolongation de la personnalité et la condition essentielle de la liberté, de l'initiative et de l’activité humaines*
Pour me résumer, je dirais simplement que je suis un républicain sincère, respectueux de toutes les libertés, de toutes les croyances religieuses, de toutes les doctrines philosophiques, et décidé à donner tout mon concours à la réalisation résolue de toutes les réformes possibles, à une politique d'économie et à la recherche incessante du progrès social.
Ma candidature, encouragée et soutenue par trois honorables sénateurs de l’Oise, MM. Cuvinot, Noël, Dupont, qui, en maintes circonstances, m'ont donné des preuves de leur sympathie personnelle, assurée du concours de tous les conseillers généraux de notre arrondissement, se présente comme une candidature de concentration républicaine*
J’ai confiance en voire loyauté républicaine, mes chers concitoyens, pour la faire triompher, le 6 mai prochain et je vous en adresse mes remerciements, avec ^expression de mes sentiments bien dévoués*
Vive la France! Vive la République démocratique!
Docteur DELP1EÏIRE,
Conseiller général de PQise,
Maire d’Ansauvillers,
Administrateur de la Caisse cantonale de crédit agricole, Candidat des Comités républicains*
Circonscription de COMPÏÈGNE*