M* BAR
Élu au 2* tour d:e scrutin* — 10.999 voix*
M* Reftarefie, député de notre circonscription, ne sollicitant pas le renouvellement de son mandat, le congrès républicain, réuni à Bruay le 2 8 février, m’a désigné comme candidat aux élections législatives du 6 mai 1906*
C’est par la volonté des républicains des cantons de Béthune et d’Houdain que je suis candidat ; c’est avec leur appui que je brigue vos libres suffrages*
Mon programme est simple et net :
Républicain de la première heure, j’ai passé trente années de ma vie à faire progresser dans notre région les idées démocratiques ; mon attachement à la République ne peut pas être contesté*
Je .sois toujours resté éloigné des opinions excessives* Opposé aux doctrines du socialisme révolutionnaire ejt^du collectivisme, qui ne peuvent engendrer que la ruine et l’anarchie, je combattrai toujours ceux qui renient la patrie et prêchent la grève militaire et l’insurrection devant Y étranger* Le maintien de l’ordre dans la République est d’ailleurs la condition nécessaire du progrès*
Respectueux de tomes les croyances, j’entends que la loi de séparation soit appliquée loyalement, dans le plus large esprit de modération et de tolérance, de manière à assurer la pleine et entière liberté de f exercice des cultes et la paix religieuse*
La liberté de conscience la plus complète doit être garantie à tous les citoyens*
J’estime, au surplus, que, dans l’examen des questions que soulève la politique intérieure du pays, les idées de justice et de liberté doivent toujours servir de guide aux législateurs, qui ont le devoir de les solutionner dans un esprit de concorde et d’union.
Je suis partisan delà concentration républicaine et, sans m’inféoder à aucun ministère, mon concours sera acquis aux gouvernants qui s’inspireront des principes libéraux et
démocratiques qui sont la force, l’honneur et la raison de la République. Je garderai vis-àvis d’eux l’indépendance nécessaire pour appuyer ou pour combattre les mesures qu’ils proposeront, suivant qu’elles seront conformes ou contraires à ces principes, conformes ou contraires aux intérêts industriels, agricoles et commerciaux de notre circonscription.
J’exprime l’espoir que les querelles religieuses et sociales s’apaiseront, et je contribuerai de mon mieux à cette œuvre, que je souhaite de voir accomplir par la prochaine législature. Elle pourra ainsi s’occuper utilement des réformes soeiales dont la réalisation pourrait amener la paix dans les esprits, l’entente et l’harmonie entre le capital elle travail.
Je suis acquis à l'organisation des retraites qui permettront d’assurer aux ouvriers des villes et des campagnes une vieillesse à l’abri du besoin, un repos gagné par toute une vie de travail.
Au cours de la période troublée que nous traversons, je tiens a affirmer a nouveau toute ma sympathie et tout mon dévouement aux braves ouvriers mineurs de notre circon-
sçription : .
A ceux qui, conscients de leurs droits et de leurs devoirs de citoyens, ont su résister
aux excitations1 malsaines, et souvent intéressées, de quelques meneurs sans scrupules ;
A ceux aussi qui veulent conserver jusqu’au bout de la crise économique actuelle le calme qui convient à des hommes libres, manifestant ainsi le respect qu’ils ont pour toutes les libertés.
Ils me trouveront toujours prêt à défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics, comme auprès de tous.
Pour assurer la mise on vigueur des améliorations sociales, il faut trouver des ressources financières qu’On ne pourra se procurer que par une politique d’économies, de réformes administratives, de décentralisation et de liberté, et en donnant, plus de souplesse à notre système fiscal, dont les charges pourraient être mieux et plus également réparties :
Que les, députés fassent un usage plus mesuré de leur initiative en matière de
dépenses ; . .
Que Ion abolisse les inégalités regrettables et les anomalies fâcheuses de 1 impôt, notamment ce triste privilège des bouilleurs de cru, qui exonère de la taxe sur l’alcool toute une panie de la France, au grand préjudice du Trésor et au détriment de la région du Nord,
Que nos produits et nos industries agriroles, tabacs, graines oléagineuses, sucre, alcool industriel, soient énergiquement défendus ; ils ont été sacrifiés au Midi qui, pour un même nombre d’électeurs, compte jusqu’à âO 0/(1 de plus de sénateurs et de députés. le réclamerai l’égalité devant le suffrage universel de toutes les régions du territoire.
Que l’on aborde franchement la refonte de notre bureaucratie, de notre organisation administrative, qui ne peut pas rester éternellement ce qu’elle était il y a cent ans, et qui doit être mise eu rapport avec lus progrès réalisés autour d’elle.
Si vous me faites l’honneur de m’accorder vos suffrages, vous pouvez être assurés que je m’efforcerai de mériter votre confiance par une attitude nettement républicaine; par un inlassable dévouement apporté à la défense de vos intérêts, de notre commerce, de notre industrie et de notre agriculture.
Ma candidature signifie : Paix et concorde pour tous ; union féconde de tous les républicains de notre circonscription. Elle représente la politique que vous avez toujours suivie et à laquelle, j’en suis assuré, vous resterez fidèles.
Vive Sa France l
Vive la République !
Fernand BAR,
Conseiller général,
Chevalier de la Légion ddionneur.
1™ Circonscription de BOULOGNE.
M. FARJON.
Elu au 2° tour de scrutin. — 10.839 voix.
Mes chers Concitoyens,
Avec l’appui du comité d’union républicaine de Boulogne et des ligues républicaines de la circonscripiion qui ont accueilli ma candidature, j’ai l’honneur de solliciter vos suffrages pour l’élection législative du 6 mai prochain.
Je suis connu de la plupart d’entre vous. Boulonnais d’origine, après avoir servi pendant douze ans dans notre année, j’ai vécu pendant trente-cinq ans au milieu de vous, partageant mon temps enire mon industrie et les affaires publiques, soit au Conseil municipal de Boulogne, soit à la Chambre de commerce, soit au Conseil général.
Issu d’une famille républicaine, j’ai été, depuis que j’ai eu l’âge d’homme, constamment attaché à la cause républicaine, dans les bons comme dans les mauvais jours. Si vous m’envoyez siéger à la Chambre, je resterai fidèle à mon passé et ne soutiendrai, dans mes votes, que des ministères sincèrement républicains.
La question de la séparation des Églises et de l’État, qui n’était pas mûre, il y a quatre ans, est aujourd’hui définitivement résolue. Partisan de la liberté religieuse la plus complète, ce dont, en plusieurs circonstances, j’ai donné des preuves manifestes, je désire que la nouvelle loi soit appliquée par les pouvoirs publics de la façon la plus large et la plus libérale, et je souhaite que l'Église l’accepte, de façon que le pays fasse du nouveau régime un essai loyal.
J’estime que l’expérience a démontré la nécessité d’impôt tantes réformes dans le fonctionnement du régime parlera ntaire dans noire pays. La répartition des sièges à la Chambre et au Sénat sur le territoire de la Bépublique n’est pas équitable et, d’autre part, la représentation uninomina'e à la Chambre par circonscription ne confère pas aux députés une indépendance suffisante. De là, des votes arbitraires et iniques, comme celui qui a récemment rétabli le privilège des bouilleurs de cru.
Aussi l’opinion publique se montre-t-elle de plus en plus favorable au scrutin de liste régional et au régi ; e de la représentation proportionnelle. Je suis tout acquis à ces deux réformes. Je suis également d’nVis qu'il conviendrait d’étudier l’appitcaiion, dans notre pays, du système de vote plural à l’égard des chefs de famille.
11 est nécessaire que les questions budgétaires soient mieux étudiées par la Chambre et surtout que l’on renonce au système déplorable des douzièmes provisoires.
Je pense qu’un député duit se consacrer entièrement à son mandat, qu’il est sans excuse lorsqu il n’assiste pas aux séances, en dehors des circonstances de force majeure, et qu’il fait déposer son bulletin de vote par un autre. Je m’engage pour ma part à réagir énergiquement contre ces abus.
Notre organisation administrative appelle de profondes réformes. L’initiative des citoyens dans les entreprises privées, comme dans les administrations locales, est constamment paralysée par une foule de lois et de règlements qu’il faudrait abolir ou modifier. Je suis partisan d’une décentralisation administrative aussi étendue que possible, notamment en ce qui concerne nos ports de commerce, qui devraient jouir de la même autonomie que ceux des nations étrangères.
Dans le même ordre d’idées, je voudrais que l’on procédât à une révision des divisions
administratives du pays. Grâce aux progrès prodigieux des moyens de communications SX depuis un siècle, 1. distribution do territoire e» département, et en arrondiements ne répond plus aux besoins actuels. Je pense qu’il y aurait heu de morceler le paya en un moins grand nombre de parcelles et de grouper cellewi d’une façon plus rat'0“ne'ie ' plus conforme aux intérêts généraux des habitants. La supprassion pure « préfectures ne serait qu’une mesure partielle, sans portée effective, et qui, du reste, n trait
l’avantage de .imiter le nombre des fonctionnaires que nous voyons s’accroître d’année en année, et de permettre d’augmenter le traitement, tiop
tirmvpnt i a suffisant, de cm serviteurs deVÉtàt. . ,
Comme tous les hommes de Gouvernement, je me déclare oppose au droit a la grève pour les fonctionnaires, mais j’estime que la législation est k compléter pour leur permettre de se détendre contre le favoritisme et les injustices administratives-
Nos inscrite maritimes forment une corporation qui mérite le plus vif intérêt. Je suis acquis d’avance à toutes les dispositions propres à leur assurer un meilleur sort. Je crois d’ailleurs qu’il serait temps de reviser les lois et règlements fort anciens de 1 inscription maritime et de les mettre en harmonie avec les conditions modernes du travail et les progiès
de 1 La’ Frai! ce est une grande démocratie laborieuse et le principal effort du législateur doit ôlre delà développer encore en améliorant progressivement la vie des travailleurs et en protégeant judicieusement la production et le commerce nationaux. D immenses progrès en ce sens ont été réalisés depuis un quart de siècle par le gouvernement républicain. L œuvre devra être poursuivie, car les sentiments de solidarité sociale nous pénètrent chaque jour
davantage à ].éBDlldrfi ce grand problème des retraites ouvrières que la légis¬
lature actuelle n’a fait qu’ébaucher. Je suis le partisan très résolu t.e cette création e j regrette qu’en voulant eu étendre l’application sans mesure, la Chambre des Géputés n ai abouti qu’à m ensemble qui n’est point pratique. J’espère que le Sénat, saisi prestement du projet de loi, le remaniera de façon à le rendre applicable et je serais alors heureux de
^Toutes les réformes, toutes les entreprises nouvelles exigent beaucoup d’argent et, d’autre part, nos impôts sont très lourds, le peuple f rançais est le plus imposé de j Europe, et il ne faudrait pas risquer de tarir les sources de la richesse et du travail.
Notre système fl mal atteint surtout le capital qui travaille, plutôt que la richesse acquise., plus difficile à saisir. Je crois que c’est surtout de ce côté que l’on doit rechercher des matières imposables qui devraient contribuer davantage aux charges publiques.
11 existe aussi, dans le vaste répertoire de nos budgets, certaines économies réalisables. Mais il est nue catégorie de dépenses auxquelles je ne permettrais pas que 1 on touchât, ce sont celles qui concernent notre défense nationale. Une expérience recenle nous a montré une fois de plus l’absolue nécessité, dans l’état actuel du monde, de maintenir notre aint e et notre marine au niveau de celles des autres nations. CestU te vrai moyeu de conserver
nos amitiés et nos alliances, avec la paix et rhonneur.
La République traverse en ce moment une période troublée dans le monde du travail. Lns principes à cet égard sont immuables : liberté pour tous de travailler ou de ne pas travailler Toute atteinte à m libertés est délictueuse et même criminelle, et 1 autorité publique ne saurait supporter qu’elle engendre le désordre. Ce n’est pas avec d’eloqueutes, mais vaines déclamations qu’on rétablira l’ordre dans la rue -et dans les esprits, mais bien par une action républicaine aussi sage que ferme.
Mes chers Concitoyens,
Je suis parvenu à un âge où les longues ambitions ne sont plus permises. Toute ïa mienne consiste à -consacrer aux intérêts de mon pays natal, à vos intérêts, les qu Iques
aanées d'activité que je pense avoir encore devant moi* tout en apportant mon concours à dévolution républicaine et démocratique. Vous avez été témoins de mes eflorts, au cours des trente aimées écoulées, durant lesquelles je n’ai ménagé ni mon temps ni ma peine. au ser^ vice de mes concitoyens. Malheureusement, ces efforts ont été trop souvent entravés par détat d'abandon ou les ont laissés depuis vingt ans nos représentants à Ja Chambre, le vous offre l'acquis d'un passé de travail et d'expérience, ainsi que tout non dévouement pour regagner le temps perdu.
Au 6 mai donc, j'attends avec confiance l'expression de vos suffrages.
Vive la République!
F. FARJGN, Candidat républicain.
2e Gir conscription de BOUItOGNB- M, DU3SÀUSSQY.
Élu au SL* tour de scrutin. — 10.877 voix.
Beaucoup d'entre vous ont pensé que l’importante minorité groupée sur mou nom, en 1902, sensiblement supérieure à mes majorités précédentes, m’imposait le devoir de me représenter à vos suffrages.
Je viens donc vous demander de renouer nos vieux liens politiques.
Je suis républicain.
Mes convictions républicaines sont inébranlables.
Ma raison, mes inclinations, tout me commande d'être républicain. 11 faudrait être fou pour songer à détruire la République consacrée par trente-sept ans d'existence et par la ferme volonté du pays.
Je donne le démenti le plus formel à ceux qui m'accusent de je ne sais quelle arrièrepensée monarchique.
Je vois deux grands progrès républicains à accomplir tout de suite i
La réforme électorale par le rétablissement du scrutin de liste avec la représentation proportionnelle;
La décentralisation administrative, affn de réaliser de grosses économies budgétaires et de soustraire notre chère ville de Calais à la tyrannie des bureaucrates de Boulogne et d’Àrras.
Les réformes sociales ont la première place dans mes préoccupations.
Ce n'est pas une opinion de circonstance. Vous savez que, pendant mon séjour au Parlement, je me suis consacré aux questions sociales.
Je suis fier d’avoir, le premier, proposé de rendre les syndicats propriétaires.
Je me rallie à la combinaison nouvelle préconisée par M. Ribot en vue d’étendre à tous les prolétaires le bénéfice de la propriété individuelle. Les ouvriers de l’industrie et de l'agriculture deviendraient ainsi propriétaires de leurs instruments de travail, de leur champ, de leur maison, et obtiendraient leur part légitime de joies et de bien-être. Mou vote
est acquis à toutes les lois qui tendront à préserver leur santé, à améliorer leur condition* tout en sauvegardant Tordre et en ménageant les transitions.
Nous parviendrons à ce but en développant constamment le syndicat, la coopération* la mutualité, en établissant le bien de famille insaisissable.
Les collectivistes n'ont pas le monopole.de la philanthropie et de la solidarité. Autant qu'eux* nous avons le droit de nous dire socialistes, dans le sens vrai, en français, de ce mot* car nous sommes bons et humains ; notre pensée va sans cesse à ceux qui peinent, qui travaillent et qui souffrent.
La question des retraites ouvrières n'a pas été résolue par 3a dernière Chambre.
C’est un effort à recommencer.
Je ne suis pas de ceux qui cherchent à tromper et promettent plus qu’ils ne sauraient tenir.
Les impôts actuel* s’élèvent à cinq milliards ; les dépenses engagées par la Chambre nous conduis m au sixième milliard. Prétendre faire face aux exigences nouvelles sans impôts nouveaux serait téméraire. Il nous faudra donc demander à d t sérieuses économies, à un meilleur aménagement de nos ressources, les fonds nécessaires à la solidarité sociale.
L’impôt sur le revenu nous effraie -t-il ?
Non, pourvu qu'on l’applique sans arrière-pensée de vexation, de confiscation, de haine, sans songer à soumettre le domicile des particuliers à l'inventaire.
Électeurs*
Je suis partisan de toutes les libertés et surtout de la liberté de conscience.
Si la séparation doit nous donner une liberté de plus, franche et loyale, je l’accepte.
Mais je me refuse à soumettre l’exercice du culte à des bis de police spéciales, à acculer les croyants à des actes de désespoir, comme le voudraient M. Combes et ses amis.
L’idée de justice m’est également chère : je lutterai contre ces pratiques administratives qui substituant la faveur au mérite* les rapports secrets aux notes hiérarchiques, Tarbitraire aux garanties.
Les difficultés extérieures paraissent pour la moment aplanies; elles peuvent renaître. Il serait donc déraisonnable de ne pas songer à défendre la patrie contre une agression possible.
La paix et la concorde entre citoyens nous sont indispensables pour parer aux nécessités de demain.
Si j’ai l’honneur de redevenir voire député, je travaillerai à cette œuvre de paix. Après la lutte, je ne connaîtrai ni amis ni ennemis; je ne verrai dans chacun de vous, quelle que soit son opinion, qu’un compatriote ayant droit à toute ma sollicitude.
Élec eurs,
Dévoué à nos intérêts locaux et régionaux, je m’efforcerai d’être l’interprète des besoins de notre port et de notre industrie, le premier serviteur de notre chambre de commerce, de notre municipalité, de nos syndicats.
Je m’efforcerai aussi de faire confirmer certains usages antiques, tels que le droit de chasse aux alouettes, dont les habitants de la côte ont été injustement dépouillés.
Nos agriculteurs savent qu’ils peuvent compter sur moi pour revendiquer, contre les empîètemenis du Midi, le dégrèvement des sucres et des alcools, rabaissement du prix du tabac, le maintien de la protection douanière et la suppression de l’odieux privilège des bouilleur* de cru.
Paul DUSSÀU5S0Y,
Conseiller général,
Candidat républicain.
Circonscription de MONTREUIL, M. Victor MOREL,
Elu au 1er tour de scrutin, — 10-927 voix.
Mes chers concitoyens,
En vous adressant mes remerciements, au lendemain de l'élection législative où vous m’avez honoré de vos suffrages à plus de douze cents voix de majorité, je vous disais :
« Je lâcherai de faire un peu de bien et je m’efforcerai de ne faire aucun maL n Je me représente aujourd’hui devant vous et je puis dire, la tête haute, que j’ai loyalement tenu ma promesse*
La réaction tente un nouvel effort- Vous ne vous laisserez pas abuser.
Résolument partisan d’une politique de concentration à gauche, c’est aux républicains, à tous les républicains, que je m’adresse. Je leur soumets un programme de liberté politique, de progrès économique et social, qui résume les aspirations communes de la démocratie.
Je me réclame de la Liberté et de la Fraternité.
Je veux le maintien de l’ordre publie, condition indispensable du progrès, plus nécessaire encore dans une République que dans une monarchie, si elle veut éviter l'anarchie ét la ruine, c'est-à-dire la misère pour tous les travailleurs.
Je veux la discipline dans l’armée, de la part des chefs comme de la part des soldats, mais je veux aussi l’armée respectée, en dehors de la politique*
Je répudie les idées collectivistes, révolutionnaires et antipatriotiques, et je blâme également ces autres révolutionnaires qui veulent créer une agitation religieuse dans ce pays et prêchent le refus d’obéissance aux lois.
Je continuerai à défendre les intérêts de la région du Nord contre le Midi et m’efforcerai d’établir Légalité devant le suffrage universel, pour que le Midi, avec un nombre égal d’électeurs, n'ait pas 30 à 0/0 de députés et de sénateurs en plus*
J’ai démontré à la Chambre que les charges des ruraux sont incomparablement plus lourdes que celles des autres contribuables. Je ne voterai donc l’impôt sur le revenu que s’il doit alléger le lourd fardeau des impôts qui pèsent sur la terre*
D’accord avec mes collègues de la région du Nord, je m’efforcerai d’obtenir la diminution du prix du tabac et des droits sur l’alcool.
Telles sont les grandes lignes de mon programme.
Dans le cadre plus restreint de cet arrondissement, les cultivateurs et les ouvriers agricoles sont assurés de ma sollicitude, de même que les populations maritimes et les planteurs de tabac.
Je continuerai à réaliser le programme que je me suis tracé et dont les principaux articles sont : Création de bourses pour les enfants pauvres; organisation du crédit agricole i installation de cantines scolaires ; construction d’habitations ouvrières et d'hôpitaux cantonaux.
Enfant de ce pays, où tant de chers souvenirs me rattachent, j'entends rester parmi vous et me consacrera la défense de vos intérêts, soucieux toujours de me dévouer à deux choses que j'ai eu le bonheur d’apprendre à aimer dès le berceau, deux choses inséparables ; le Peuple et la République*
Victor MOREL*
lro Circonscription de SAINT-OMER* M. RI BOT.
Elu au ifir tour de scrutin* — 9.459 voix.
Mes chers Concitoyens,
Présenté de nouveau k vos suffrages par la Fédération des associations républicaines de la première circonscription de Saint-Omer, je n’at pas à faire une profession de foi. Vous me connaissez depuis longtemps ; ma vie politique a été au grand jour* Vous savez qu’en toutes circonstances je me suis montré profondément attaché à la République, aux intérêts de notre région et à la grande cause des réformes sociales et démocratiques.
Dans la dernière législature, j’ai voté la loi du service de deux ans et la loi d’assistance aux vieillards et aux infirmes.
3e voterai la loi des retraites ouvrières quand elle reviendra à la Chambre des Députés, dégagée des exagérations qui en rendraient l’application impossible et feraient peser sur nos finances un fardeau qu’eiîes ne peuvent supporter.
il ne faut pas songer seulement à la vieillesse. Nous devons aussi penser à ceux qui, en se^mariant de bonne heure, continue ut à augmenter la force de notre pays. Nous devons mettre à leur portée les moyens de devenir propriétaires d’un foyer avec un champ ou un jardin, non pas à soixante ans, mais à vingt-trois ou vingt-cinq ans, c’est-à-dirc à Fâge où ils fondent une famille et ont besoin de s’attacher au soi* Cela n’est pas impossible. Je déposerai, avec mes amis, une proposition de loi qui aura pour objet de réaliser cette grande œuvre sociale, en combinant l’effort de l’épargne individuelle avec T’aide de rÉmt.
Mais à quoi servirait-il de préparer des réformes dans une idée de justice et de progrès, si nous devions laisser grandir les périls qui menacent la République?
Vous ne voulez pas que l’armée soit désorganisée par une propagande criminelle, que Ridée même de la patrie soit bafouée.
Vous ne voulez pas que la loi de séparation de l’Église et de l’État, imprudemment votée sans que le pays ait été consulté, devienne l’occasion d’une guerre religieuse, qui serait pour la France un horrible malheur.
Vous ne voulez pas que les finances soient administrées avec une coupable imprévoyance et que nous soyons réduits à augmenter, en pleine paix, lu dette énorme qui pèse sur le travail national.
Vous ne voulez pas que ïa République devienne un régime de corruption et que les fonctions publiques soient livrées à l’arbitraire et au favoritisme.
Il faut donc revenir aux vrais principes de gouvernement et au véritable esprit républicain.
C’est eu nous élevant au-dessus des conceptions étroites de l’esprit de parti, en rappelant sans cesse k ia France les grands devoirs qu’elle a à remplir dans le monde, en réconciliant les intérêts du travail et du capital, au lieu de souffler la haine entre eux, <;’ést en nous montrant respectueux de toutes les croyances sincères, que nous établirons solidement
]a République dans la conscience de tous les Français et que nous en ferons un gouvernement de concorde, de paix sociale et de progrès démocratique.
Je resterai toujours fidèle à celte politique qui est, j’en suis sûr, celle de la grande majorité de mes concitoyens.
Croyez j je vous prie, mes chers électeurs, à mes sentiments les plus dévoués*
Â* RIBÛTj
Député sortant j Candidat républicain.
2* Circonscription de SAINT-OMER.
M, JONNAËT.
Élu au iflr tour de scrutin. — 9,290 voix.
Je ne dédirais pas solliciter le renouvellement de mon mandat législatif. Les élus des communes et des cantons de notre circonscription m’ont à peu près unanimement demandé de poser de nouveau ma candidature aux élections du 6 mai prochain.
Le Conseil général du Pas-de-Calais, de son coté, a joint ses instances à celles de vos représentants. J'ai cédé à ces démarches si pressantes, dont je suis très Ûer et très honoré. A vous de dire si j'ai rendu assez de services dans le passé pour que vous me continuiez votre confiance à Pavenir.
Vous n Ignorez pas dans quelles circonstances critiques j’ai accepté une mission tempo* raire en Algérie* Des hommes de tous les partis m’y conviaient, et ce sera l'honneur de ma carrière politique d’avoir pu meure au service de la France la connaissance que j’avais des hommes et des choses de notre grande colonie, si profondément troublée*
J'ai assumé, pour me vouer à une œuvre éminemment française, une lèche et des responsabilités très lourdes. Est-il un patriote qui puisse me le reprocher?
Ma mission terminée, si j’at réussi à affermir et à étendre l’influence et Le prestige du nom français et à développer le patrimoine national, croyez-vous qu’il n'en résultera pas pour votre représentant un accroissement d’autorité et des sympathies nouvelles dont vous serez les premiers bénéficiaires?
Ai-je besoin d’ajouter qu’en consentant à occuper momentanément les hautes fonctions qui m’ont été offertes, je n’ai rien abdiqué ni de mon passé, ni de mes convictions.
Aucun Ministre n’aurait pu me demander un pareil renoncement.
Je suis ce que j’étais hier* Aujourd’hui, pas plus qu’hier, je ne sers des hommes; je sers la République et la France.
Il sied à des adversaires qui ne peuvent se prévaloir d’aucuns services de dénaturer mes actes et mes discours, d’essayer de dissimuler leur impuissance derrière le mensonge de journaux répandus à profusion. Vous avez déjà fait justice de cette abominable campagne* Les services rendus h notre circonscription parlent assez haut pour que je puisse me dispenser de faire ressortir les mérites de ma candidature par des commissionnaires en diffamation*
Tâi conscience de n’a voir à aucun moment perdu de vue la défense de vos intérêts et de vos droits. J’oserai dire que grâce à ma situation même, j'ai pu les défendre avec plus d’autorité et d'efficacité, et exercer un rôle modérateur qui n’a pas été sans résulfaL
Je me réjouirai de pouvoir demain encore assurer quelquefois iô succès de votre cause.
Je resterai dans vos communes, comme dans le Parlement, l’auxiliaire persévérant et convaincu de la politique d’union, de tolérance et d’apaisement qui est la \ôtre*
Je veux Tordre partout; Tordre est la condition première de la vie sociale. Les appels à la haine et à la guerre des classes sont criminels et doivent être énergiquement réprimés. Criminelles aussi, et plus que jamais intolérables, les doerrines qui tendent à affaiblir et à désorganiser Tarraée, gardienne de notre indépendance, admirable école de fierté et d’honneur, l’armée que nous voulons tout entière à sa tâché, toujours plus forte et toujours plus respectée î
On ne peut justement me reprocher que d’avoir été souvent sévère pour les violents,, impitoyables pour ceux qui , dans un intérêt électoral, ne craignent pas d’exploiter les sentiments les plus nobles de l’humanité, comme le sentiment religieux. Je ne regrette rien que d’avoir été trop bon prophète quand j’ai rappelé que généralement ceux qui se plaisent à semer le vent risquent de récolter ia tempête.
Personne ne [.ouvaît supposer, il y a quelques années, que la loi c séparation des Églises et de l’État serait votée dans celle législature à une ferle majorité. L’histoire impartiale établira les responsabilités.
Je déplore, pour ma part, les circonstances qui ont précipité le vote de cette loi. Elle ne s’acclimatera dans ce pays qu’à la condition de demeurer fidèle au véritable esprit républicain, c’est-à-dire essentiellement libérale et respectueuse de cet asile inviolable qu’est la conscience des hommes. Une application oppressive, seulement traça srière, n’aurait pas d’adversaire plus déterminé que moi* La liberté do penser et de croire n’est-elle pas la plus précieuse conquête de la Révolution et la principale raison d’être de la République?
Au point de vue financier, j’ai toujours tenu, tant au Conseil général que dans le Parlement, le rôle ingrat qui consiste à réclamer envers et contre tous des économies. Il faut bien reconnaître que tous les partis sont responsables de l’exagération des dépenses donL vous vous plaignez justement: Voilà que s’agite de nouveau la question de l’impôt sur le revenu,
A supposer qu’il ne soit qu’un impôt de remplacement, on peut craindre qu’il pèse lourdement sur la terre, qui, à la différence des valeurs mobilières, ne peut jamais se dérober. Juste en théorie, cet impôt peut être des plus iniques dans l’application. Soyez persuadés que je m’oppc^erai de toutes mes forces aux nouvelles iniquités dont la propriété foncière serait menacée.
Élu de populations agricoles, j’aî le droit de dire que je n’ai pas cessé d’être, aux côtés de mes éminents amis, MM. Méline et Ribot, le champion résolu de la terre. Vous connaisses la part que j'ai prise à l’élaboration des tarifs douaniers, protecteurs du travail national. J’ai collaboré activement à toutes les mesures qui tendaient à sauvegarder la culture des céréales et T élevage de vos troupeaux* Je me suis associé à toutes les campagnes menées en faveur de notre industrie sucrière* Et, afin de donner à vos revendications plus de poids, de cohésion et d’autoriié, je me suis sans cesse efforcé d’organiser les forces agricoles de notre département. J'ai eu, en des circonstances que vous n’avez pas oubliées, la bonne fortune de coordonner et de préciser le programme des ruraux et de l’imposer à T attention et à la sollicitude des pouvoirs publics*
Le sort des ouvriers ne m’a pas moins préoccupé que celui des cultivateurs. Assurer au surplus la vie de ceux-ci, n’est-ce pas garantir le pain de ceux-là?
Je n’ai jamais flatté les ouvriers, je les ai toujours servis. Il n’est pas une famille ouvrière de notre circonscription qui ait vainement réclamé mon appui, Mes adversaires prodiguent les promesses, je demande qu’on me juge sur mes actes. C’est faire injure aux ouvriers de notre pays que de supposer qu’ils se montreront ingrats.
Ils savent que c’est sur ma proposition que le Conseil général a organisé l’assistance cantonale et provoqué la création des consultations de nourrissons et des Gouttes de lait.
Pour les retraites ouvrières comme pour l'assistance aux vieillards, je crois avoir toujours préconisé les solutions les plus pratiques, désireux de ménager les forces contributives de l'agriculture et de l'industrie, mais, en même temps, de voir apporter plus de justice et de fraternité dans les relations sociales.
Réélu, je resterai à la disposition des plus petits et des plus humbles, heureux de contribuer à ^amélioration de leur sort, de les encourager et de les secourir.
J'ai fait mon devoir, J'attends avec confiance votre verdict souverain.
G, JONNÀRT,
Député sortant.
Préaident du Conseil général,
Président de la Fédération des sociétés agricoles du Pas-de-Calais.
Circonscription de SAINT-FOL.
M. Georges VALLÉE.)
Élu au l*r tour de scrutin. — 9,822 voix.
Mes chers Concitoyens,
Malgré la maladie qui me tient encore éloigné de vous, le Congrès républicain m’a fait l7honneur de me désigner comme candidat aux élections législatives du b mai prochain.
C’est par îa volonté et avec l'appui de tous les républicains de l'arrondissement que je sollicite le renouvellement du mandat que vous m'avez confié eo 1900 et en 1902,
11 est de mon devoir de vous donner.sur mon attitude à la Chambre au cours des années écoulées et sur mes intentions pour l’avenir, les explications les plus franches.
Élu député sur un programme nettement républicain, mais modéré, je suis resté fidèle à ce programme que vous aviez ratifié par votre vote ; un honnête Homme doit tenir ses promesses.
Si je n’ai pas soutenu le Ministère Combes, j’ai au contraire donné mon concours au Ministère qui l’a remplacé, parce que, tout aussi républicain que son prédécesseur, il avait rompu avec certaines pratiques gouvernementales que vous réprouvez tous, comme je les réprouve.
J’agirai tîe môme, si vous m'accordez vos suffrages, au regard de tout autre Ministère, .car je suis partisan de la concentration républicaine la plus large; je ne fais qu'une réserve : il faut que la cassure soit nette vis-à-vis des hommes de désordre, vis-à-vis des collectivistes et des révolutionnaires.
Je n’ai pas volé la loi de séparation, parce que ma conscience s’y opposait.
Aujourd'hui, comme tous les bons Français, je m’incline devant la loi promulguée ; j’entends qu'elle soit appliquée loyalement, dans le plus large esprit de modération et de tolérance; je souhaite qu'elle soit de môme acceptée avec loyauté et que l’accord commun te tous les hommes de bonne volonté assure 3a pleine et entière liberté du culte et la paix religieuse.
Ges questions irritantes seront solutionnées au cours de l’année 1906, et la prochaine législature sera utilement consacrée aux intérêts généraux dn pays. Elle est, dés maintenant, débarrassée des soucis de politique extérieure que le Gouvernement de la République, à qui nous devons trente-cinq années de paix continue, a si heureusement dissipés, en sauvegardant et en consolidant les alliances et les précieuses amitiés qui entourent notre patrie.
Elle pourra ainsi compter sur le maintien do l’ordre à l’intérieur, garanti, s’il le faut, par notre admirable armée nationale qui, dans le Nord et le Pas-de-Calais, vient de répondre aux injures, aux coups et à l’assassinat par le calme le plus stoïque, et mérite de plus en plus notre sympathie et noire confiance absolue.
L’œuvre capitale des années qui vont venir peut être résumée par avance en deux
mois :
Les lois sociales ; les finances nationales.
J’ai voté la loi d’assistance aux vieillards.
Je tiens à déclarer que mon concours et mon vote sont acquis h toutes les lois qui auront pour but l’amélioration du sort des travailleurs, qu’ils soient ouvriers d’usines ou agriculteurs; je voterai la loi des retraites ouvrières, soumise actuellement au Sénat et qui reviendra amendée et modifiée par les sénateurs; je voterai également en faveur des projets qui tendront à faciliter l’accession des classes laborieuses à la propriété.
J’estime qu’il est du devoir et aussi de l’intérêt de tous que les questions sociales soient rapidement résolues, afin que le capital et le travail, oubliant leurs querelles, concourent dans la paix et la concorde à l’épanouissement de la prospérité nationale.
Pour assurer l’exécution des lois sociales, des ressource budgétaires nouvelles seront H é CBS Sâl F'Gü *
Je suis fermement-convaincu qu’il serait facile de les trouver sans impôts nouveaux, si les députés renonçaient à abuser de l’initiative qui lenr appartient en matière de dépenses et de dégrèvements; si, sans bouleverser un système d’impôts qui a fait ses preuves, on se contentait de l’améliorer en tenant compte des progrès accomplis dans l'outillage national, dans les éléments qui constituent aujourd’hui la fortune des habitants de notre pays; si, enfin, l’on se décidait à étudier un remaniement complet de notre organisation administrative, qui, malgré tous les changements survenus autour d'elle, est restée immuable et n’a connu qu’un seul progrès : l’augmentation incessante de son prix de revient.
Ai-je besoin d’ajouter que je raa montrerai dans l’avenir, comme je le fus dans le passé, le gardien vigilant de vos intérêts régionaux, des intérêts de l’agriculture, qui est la source débouté richesse; que je m’efforcerai de faire aboutir toutes les mesures protégeant le travail de nos agriculteurs; droits de douane sur le maïs, sur les graines oléagineuses, protection de la culture du lin et du colza, extension aux associations agricoles du crédit rural, warrants rendus plus faciles ; organisation des syndicats de vente, diminution et, si possible, suppression de l’impôt sur le sucre, qui constitué un aliment au môme titre que les autres denrées alimentaires, droit pour les planteurs de tabac de nommer eux- mômes leurs experts, etc.
Et, pardessus toute chose, protestation inlassable, jusqu’à ce qu’elle soit amendée, contre la loi qui consacre le privilège des bouilleurs de cru et fait peser sur notre région tout le poids de l’impôt sur l’alcool et sur les licences de marchands de vins.
Mes chers Concitoyens,
11 me sera sans doute imjtossible de venir moi-même défendre au milieu de vous ma candidature et mon programme.
Las réactionnaires de toute nuance, toujours unis et syndiqués contre la République, se disent, avec l’esprit chevaleresque qui les distingue, qu’il doit être facile de vaincre un adversaire malade; et ils vous diront, avec la bonne foi qui leur est habituelle, que j'ai accepté malgré moi la candidature aux élections du 6 mai, et qu’il me sera impossible de remplir le mandat que je sollicite de vos libre suffrages.
L’avenir, mes chers Concitoyens, n’appartient à personne.
Mais qu'il me soit permis de vous dire avec l’honnêteté et la sincérité qui m'ont toujours guidé dans la vie :
1» Que je suis heureux et fier de la confiance que m’ont témoignée les membres du Congrès républicain en approuvant ma candidature aux élections du 6 mai;
2° Que les médecins qui, au cours de ma longue et cruelle maladie, m’ont prodigué leurs soins m’ont assuré la guérison complète;
3» Que je ne solliciterais pas vos suffrages, si je n’avais pas la certitude de pouvoir vous consacrer à l’avenir tout mon dévouement.
Je fais appel à tous les républicains de l’arrondissement; je les supplie de se serrer autour de notre drapeau, de faire bloc contre les éternels adversaires de la République.
Votre union, votre esprit de discipline, votre volonté de faire triompher les idées de progrès, de justice sociale, qui nous sont communes, assureront encore une fois, le 6 mai prochain, j’en ai la ferme conviction, la victoire de la République.
Vive la France ! Vive la République!
Vive l’arrondissement de Saint-Pol !
Georges VALLÉE,
Conseiller général du canton de Saint-Pol, Député sortant.
Chevalier du Mérite agricole.