‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 157 sur 280 · U. CLÉMENTE · texte numérisé non relu

U. CLÉMENTE

Élu au lfr tour de scrutin* — 11.646 voix.

Mes chers concitoyens,

Désigné par la Fédération de toutes les municipalités républicaines et de tous les Comités républicains de la lrc circonscription de Riom, je viens, pour la troisième fois, solliciter vos suffrages.

J’ai confiance dans votre verdict, ayant conscience d’avoir fidèlement rempli le mandat que vous m’aviez confié.

Le passé que je vous demande d’approuver est fait non seulement de luttes et d’efforts, mais de résultats. Qu’il me suffise de constater que c’est le Ministère Bouvier, dont j’ai eu l’honneur de faire partie, qui a donné au pays : la nouvelle loi militaire rendant l’iropèt du sang moins lourd et égal pour tous; la loi d’assistance uux vieillards ét aux incurables j la séparation des Églises et de FÉtat, que les événemranfs ont rendu nécessaire et qui, loin d’être une loi d’oppression, doit, loyalement exécutée, assurer, avec la neutralité absolue de l’État, le respect de toutes les croyances, l’exercice de tous les cultes dans les édifices qui leur sont et leur resteront affectés.

Cette œuvre, accomplie au milieu des pires difficultés extérieures, heureusement et pacifiquement écartées, est un gage d’avenir.

Sans reprendre en détail le programme que j’ai longuement exoosé à vos mandataires dans la réunion qui a l'ait de moi le candidat unique du parti républicain, je liens à rappeler qu’à mon sens les réformes sociales, destinées à établir plus d’humanité et plus de justice dans le pacte démocratique, et les réformes fiscales, devant assurer par l’impôt progressif sur ie revenu le dégrèvement des petits contribuables, doivent faire désormais l’objet de nos constantes préoccupations. Je consacrerai toute mon énergie à leur réalisation, en me souvenant que la démocratie rurale à laquelle je suis profondément attaché a doutant plus droit à notre sollicitude qu’elle souffre en silence et attend, sans vaine révolte, forte de sa volonté légalement et librement emjrimée, les résultats certains de 1 évolution et du progrès.

le suis de ceux qui n’ont peur d’aucune réforme, qui ne reculent devant aucune des possibilités de demain, mais je sais que la moisson ne se fait p^s dans la tempête. J’estsme que nous ne récolterons les fruits de la République qu’en poursuivant l’amélioration du sort des travailleurs et le développement de notre commerce, de notre industrie et de notre agriculture, dans l’ordre, dans le travail, dans l'effort de tous pour la prospérité générale,

G tte politique a sa formula. Elle est simple autant que claire :

Ni réaction. — Ni révolution.

Pour poursuivre son œuvre d'émancipation humaine d’amélioration sociale, la République a besoin d’ordre et de sécurité.

Le culte de la patrie, le respecodu drapeau, une armée disciplinée, gardienne vigilante du sol et des lois de la République, sont les garants de notre indépendance et assureront dans la paix intérieure et extérieure l’expansion progressive de la démocratie française.

Qu’ai-je besoin d’ajouter ? Vous m’avez vu à l'œuvre, vous connaissez mes aspirations

et mes espérances; dans Tordre politique, dans Tordre économique et social, elles sont les vôtres*

Si vous m’accordez de nouveau votre confiance, encouragé par vos précieuses amitiés, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour la mériter chaque jour da van s âge et pour travailler avec vous au progrès social, à la prospérité de la France, à la grandeur de la République 1

Vive la République I

Étienne CLÉMENTEL,

Maire de Riom, Député sortant*

2e Gireonseriptian de RIOM.

Page 1