PYRÉNÉES (BASSES
lra Circonscription de BAYONNE.
M. Jules LEGRAND,
Elu au f41' tour de scrutin. — 7.573 voix.
Mes 'ch ers Concitoyens,
Ce nouveau je sollicite l’honneur de vous représenter à la Chambre des Députés.
Depuis dix ans, j’ai soutenu avec une inflexible fidélité la politique nettemeut et sagement républicaine que, dans trois scrutins et par des majorités toujours croissantes, vos suffrages ont sanctionnée.
Au point de vue extérieur, je désire le maintien de la paix et des bons rapports entre les peuples, mais sans rien sacrifier des droits, des intérêts et de la dignité d’uue grande nation .
A l’intérieur, j'estime que la République n’appartient ni à un groupe, ni à une coalition de groupes, mais quelle doit être, comme l’indique son nom, la chose publique, c’est-à-dire le gouvernement de tous. Je poursuis donc funion des républicains pour toutes les libertés, pour toutes les réformes Vraiment démocratiques, contre tous les despotismes, toutes les utopies, toutes les intolérances. J’ai en horreur la délation, l’abus du pouvoir administratif, les tracasseries et les persécutions sectaires. La meilleure façon de défendre la République, c’est de la faire aimer.
Je vous avais promis de respecter le pacte concordataire, où je voyais des garanties réciproques pour l’État et pour la religion; j’ai tenu cet engagement. J’ai voté contre la séparation, jugeant, comme beaucoup de républicains parmi les plus anciens et les plus illustres, cette mesure inopportune et dangereuse. Dans la discussion du projet, j’ai eu l’honneur, avec mon collègue Sibille, de faire adopter le premier amendement libéral, et j’ai voté toutes les dispositions tendant à atténuer les rigueurs du texte apporté par la Commission. Je crois que, si l’on consentait à retoucher sur un petit nombre de points quelques article* irop hâtivement rédigés et, d’autre part, si l’on s’employait à renouer des relations diplomatiques avec le Vatican, auprès duquel toutes les puissances, qu’elles soient ou non catholiques, ont soin d’accréditer des représentants, il serait aisé, dans le régime de la séparation, de mettre fin à des disputes irritantes, et, par la pratique de la pleine liberté de conscience, d’assurer la pacification religieuse. J ajoute que j’ai défendu et que je continuerai à défendre la liberté d’enseignement, corollaire de la liberté de conscience.
En matière économique et Bociale, je suis partisan de toutes les améliorations positives et je ne redoute aucune hardiesse raisonnable. Par mes discours, mes écrits et mes actes, j’ai prouvé ma sollicitude envers les souffrants, les humbles, les travailleurs des villes et des campagnes. J’ai voté la loi d’assistance, le service de deux ans, les retraites ouvrières,
l’extension de la compétence des juges de paix. Mais je veux que l’on fasse œuvre pratique et que les lois de solidarité humaine puissent être appliquées. O-r, elles ne le seront que si l’on crée les ressources indispensables. Pour obtenir ces ressources, nous no devons ni recourir à l’emprunt, ni éciaser sous de nouvelles taxes les contribuables déjà surchargés. Sans doute il conviendra de remanier notre système fiscal, afin de rendre l’impôt plus proportionnel aux facultés de chacun, en dégrevant les citoyens peu fortunés et les familles nombreuses. Mais ce qu’il importe surtout, c’est de réaliser de sérieuses et profondes économies. On n’atteindra ce résultat que par la décentralisation administrative. Nous avonï trop de fonctionnaires, trop de formalités gênantes, trop de paperasserie. Il faut donner de Pair dans notre démocratie, stimuler les énergies individuelles et les activités régionales, accroître les franchises des cantons et des communes»
Les inconvénients de notre mécanisme électoral éclatent à tous les yeux. Le scrutin de liste et la représentation proportionnelle, qui permettraient de diminuer le nombre des députés, augmenteraient l'indépendance et l’autorité des mandataires du peuple et feiaient de la Chambre une image plus exacte de la nation.
Convaincu que la première condition de la prospérité matérielle d'un pays c’est la facilité des échanges, j’appuierai de toutes mes forces le mouvement qui commence à se dessiner contre les ex tgèrations de noire système douanier et en faveur d’un retour à la méthode des traités de commerce, rendu plus nécessaire encore par la récente aggravation
du tarif douanier espagnol. ........
Ce que, d’accord avec la Chambre de commerce de Bayonne et les municipalités, j ai fait, en ces dix années, pour notre port, pour les diverses communes de la circonscription, vous le savez, mes chers concitoyens. Vous savez aussi quel accueil ont trouvé chez moi tous ceux qui, pour 1a sauvegarde de leurs droits ou de leurs intérêts, pensaient avoir besoin du concours de leur représentant.
Nul ne contestera que nous traversons des circonstances particulièrement graves.
Ayons à cœur d’éviter le découragement que risquerait d’engendrer un pessimisme outrancier. Mais regardons en face les difficultés présentes et évertuons-nous à conjurer des périls dont s’inquiètent tous les vrais démocrates, tous les bons citoyens S
Une propagande insensée et criminelle s’est attaquée non seulement aux principes fondamentaux de la société moderne, mais encore aux devoirs essentiels des citoyens et à la patrie elle-même. Défendre les droits naturels de l’individu contre les collectivistes, l’armée contre les antimilitaristes, la paix publique contre les émeutiers, il n’est point de tâche plus urgente ni plus impérieuse. En m’accordant, pour la quatrième fois, vos suffrages, vous manifesterez votre aversion à l’égard des instigateurs plus ou moins conscients de nos discordes civiles, votre attachement à uue politique ordonnée, libérale, toléiante, sincèrement réformatrice.
Plus vous tiendrez nombreux aux urnes, plus vous donnerez à votre élu ri autorité pour servir avec tout son dévouement et toute son énergie l’arrondissement de Bayonne et U République, la petite et la grande patrie.
Vive la Franco !
Vive ^arrondissement de Bayonne!
Vive la République!
Jules LEGRAND,
Député sortant.
2e Circonscription de BAYONNE.
M. Léon GUICHESNÉ,
Elu au icr lourde scrutin, — 7,285 voix.
Messieurs et chers Concitoyens,
Je viens vous demander le renouvellement du mandat que vous m’avez fait l'honneur de me confier, il y a six mois, lorsque cédant aux instances d'un grand nombred’eütre vous, je sollicitai vos suffrages pour remplacer à la Chambre des Députés le regretté M. Saint- Martin Harriagtie,
Les principes que j’affirmais alors dans ma profession de foi ont reçu votre approbation. Vous pouvez me rendre le témoignage que fy suis resté fidèle*
Aujourd’hui, comme à cette époque, je place ma candidature sur le terrain constitutionnel, Mais la République qui aura mon concours est une République libérale, respectueuse de toutes les croyances et de toutes les libertés, assurant les mêmes droits à tout le monde sans distinction d’opinions politiques et religieuses, cherchant à grouper autour de son drapeau tous les enfants de la France,
La Chambre dont les pouvoirs vont expirer a détruit bien des libertés qui nous étaient chères. Elle a occasionné des ruines morales et matérielles en supprimant les congrégations religieuses. Elle a cherché à détruire la religion en détruisant le Concordat au mépris des règles les plus élémentaires du droit des gens, et en proclamant la séparation de l’Église et de l’État dans une loi qu’on s’efforce vainement de représenter comme une loi libérale, alors qu’elle est une loi de spoliation et que son application peut amener la fermeture de vos églises.
Cette loi qui supprime graduellement le budget des cultes viole ce que Mirabeau luimême appelait un engagement sacré.
H n’est pas surprenant que les premières mesures prises pour son application aient soulevé les vaillantes populations de notre pays, si fortement attachées à leurs croyances.
Mes efforts tendront à réparer le mal fait à la France par une politique néfaste qui, depuis tant d'années, violente les consciences, ainsi qu’à rétablir la liberté religieuse et la liberté complète d’enseignement ; iis tendront enfin k obtenir que le Gouvernement renoue les relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Cet acte de justice contribuera puissamment à la pacification religieuse.
Une mauvaise politique fait de mauvaises finances.
Faut-il s’étonner dès lors que notre budget national, dont les dépenses augmentent sans cesse, soit en déficit ?
Pour apporter un remède h une pareille situation, qui finirait par conduire la Frauce à la ruine, je repousserai toute dépense nouvelle qui ne sera pas justifiée par une impérieuse nécessité ; je voterai la suppression des fonctions inutiles et m’associerai à toutes les mesures qui permettront, sans compromettre toutefois la sécurité de l’État, de faire. des économies indispensables pour la bonne gestion des finances publiques.
Si vous approuvez ce programme, vous voterez pour moi, le 6 mai prochain.
Veuillez agréer, Messieurs et chers' Concitoyens, l’assurance de mon entier dévouement
Léon GUICHENNÉ,
Avocat,
Conseiller municipal de Bayonne, Conseiller général des Basses-Pyrénées, Député sortant.
Circonscription de MAULÉON,
M. PRADET-BÀLADE,
El ii au ior tour de scrutin, 9 . 30B voix.
Mes chers concitoyens.
En 1900 et en 1002, vous m’avez fait le grand honneur de m’appeler à vous représenter à la Chambre des Députés. Je viens solliciter, pour ia prochaine législature, le renouvellement du mandat que je tiens de votre confiance. J’ai le sentiment très net de n’avoir point démérité, et j’ai la prétention d’avoir fidèlement observé le programme que, par deux fois, vous avez sanctionné de vos suffrages, d’être resté dans la plénitude de mon indépendance de républicain ferme et sincère que je me flatte d’avoir toujours été, sans compromission ni défaillance. Je considère comme un honneur de n’avoir point varié dans mon attitude politique, au gré des événements et des circonstances, et d’avoir toujours défendu avec énergie les principes d’ordre, de liberté et de tolérance.
Dans le cours de la législature actuelle, les questions les plus délicates et les plus irritantes à la fois ont été posées devant le Parlement. Je les ai résolues selon les inspirations de ma conscience, et avec la seule préoccupation de me conformer au seniiment de l’im^ merise majorité de mes électeurs.
Il n’est pas une seule des réformes proposées dans un intérêt humanitaire qui in ait laissé indifférent. J’ai volé les fois d’assistance aux vieillards et aux infirmes, les retraites ouvrières, le service militaire de deux ans, l'extension de la compétence des juges de paix. Je irai pas voulu apporter mon suffrage à ia loi de séparation de l'Église et de l’État, Précédemment, dans mes professions de foi, j’avais déclaré que le maintien et le respect du Concordat me paraissaient nécessaires. Je savais, au surplus, que la presque unanimité de mes électeurs considéraient cette loi comme inutile et dangereuse. Ce sentiment était le mien, et je pensais que l’heure n’était pas venue de rompre un traité dont les résultats ont toujours été bienfaisants. Aujourd’hui, la séparation est chose accomplie. La loi ne vaudra que si elle est appliquée dans un esprit de large tolérance et de liberté, 11 faut qu’elle soit un instrument de pacification, et non une arme de combat, L’ère des luttes religieuses, si déprimantes pour le pays, doit être close, La République, gouvernement de paix, mentirait à ses principes et à sa raison d’être, si elle n’était pas respectueuse de foutes les croyances, de toutes les doctrines philosophiques et si elle n’assurait à tous la liberté absolue de conscience, et à chacun le droit de pratiquer sa religion.
D’autres questions, au surplus, sollicitent la vigilante attention du législateur; la réforme électorale, pour for [Hier Fautorité morale de la représentation nationale; la réforme financière, pour refondre notre système fiscal, rendre l’impôt vraiment proportionnel aux facultés de chacun, en dégrevant les contribuables peu fortunés et les familles nombreuses ; la réforme judiciaire, pour rendre la justice plus rapide et moins coûteuse, la protection de noire agriculture, de notre industrie et de notre commerce, basés sur une juste réciprocité.
Le Gouvernement républicain, qui a pour devise et pour principes Légalité et la fraternité, ne saurait oublier les réformes sociales, dont la démocratie, depuis si longtemps, attend la solution : assurances contre la maladie et le chômage, assurances agricoles, le développement de la mutualité sous toutes ses formes. Comme jusqu’à ce jour, je voterai toutes îes lois qui auront pour but d’améliorer le sort des travailleurs, des petits et des pauvres, en leur assurant plus de justice et plus de bien-être. Mais ces réformes ne peuvent
pas constituer une surenchère électorale; elles doivent répondre à des besoins réels et ne pas compromettre l'équilibre budgétaire. Les ressources nécessaires* il faudra les demander* non point à des impôts nouveaux, que* pour ma part, je me refuserai énergiquement à voter, mais à des économies sérieuses et profondes, réalisées en diminuant le nombre des fonctionnaires, en réformant notre administration, eu laissant au Gouvernement seul le droit de proposer des dépenses nouvelles.
Adversaire des utopies communistes ou collectivistes, je répudie également les théories antimilitaristes. Patriote ardent, je souhaite que Ton apprenne à nos enfants le respect et le culte de la patrie, avec l’idée du devoir et le sentiment du sacrifice. Je veux que l'armée, sauvegarde de la nation* gardienne de la Constitution, soit forte et respectée, pour que le pays, protégé par elle contre tous les périls, puisse travailler en paix, dans la sécurité du lendemain.
Tel est mon programme. Je fais appel à tous les républicains, à tous mes compatriotes, pour que nous travaillions ensemble à faire triompher dans ce pays une politique d'union républicaine et non d'ostracisme* une politique de paix sociale* de concorde nationale, de liberté et de justice.
L, PRÀDET -BALADE,
Député.
Circonscription (TOLORON.
M. BARÎIIOÜ.
Élu au 1er tour de scrutin. — 10499 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je sollicite de votre confiance, à laquelle j'adresse un cordial et loyal appel, le renouvellement de mon mandat.
Député de l'arrondissement d'Oloron depuis dîx-sept ans, fier et fort de sa fidélité, qui a résisté a tout s les crises et à toutes les attaques, je ne redoute ni son ingratitude ni son injustice. Ses intérêts généraux et vos intérêts particuliers ne sont jamais restés* par ma faute, en souffrance. Mes adversaires eux-mêmes seraient, j'en suis sûr, embarrassés pour mettre en doute le dévouement, actif et utile, avec lequel je m’en suis, en toute circonstance, constitué le défenseur.
Mes actes politiques, mes discours et mes votes relèvent de votre décision souveraine. Je vous les soumets avec la conscience d’avoir rempli tout mon devoir de républicain. C’est surtout pour ne pas me dérober à votre appréciation* dont j’attends une force nouvelle, que j'ai résisté* dans les deux dernières élections sénatoriales, aux instances flatteuses et pressantes qui me venaient de tous ies points du département
Mon attitude n'a jamais trahi les origines de mon mandat. La République ne serait qu'un vain mot et une duperie misérable si elle ne s'appliquait pas, de plus en plus, à libérer l'État, définitivement laïcisé, de toutes les tutelles confessionnelles et à développer dans la démocratie, par l'action combinée des lois et des moeurs, les sentiments et les devoirs d'humanité, de justice et de solidarité sociale.
Le Concordat, dont j'ai accepté toutes [es conséquences, et en particulier, le budget des
cultes, tant qu’il paraissait loyalement exécuté par les parties cont raclantes , n’a pas résisté aux violations et aux provocations de la Cour de Home, J’en ai, avec l’immense majorité des républicains de la Chambre et du Sénat, voté la dénonciation inévitable.
La loi de séparation, qu'on dénature afin de la mieux exploiter, est une œuvre de liberté. Elle autorise, pour l’exercice du culte, des associations, étendues à tout le territoire, qui jouissent de véritables privilèges- Elle alloue aux ministres des cultes dès pensions, viagères ou temporaires, qui les préservent contre toutes les surprises. Elle met au service du culte, pour une période* il limitée, et à titre gratuit, les édifices nécessaires à sa célébration, ^exprime Je vœu sincère que les directions imposées au catholicisme tiennent compte de ces dispositions libérales et contribuent à l’apaisement si désirable des passions et des partis.
La loi sur les justices de paix, qui a rapproché la justice des justiciables; la loi sur le service militaire, qui en réduit la durée à deux ans et qui a supprimé toutes les dispenses ; la loi sur l'assistance aux vieillards, qui met à l’abri du besoin, dans leurs dernières années, les déshérités de la fortune et les vaincus de la vie, sont des réformes définitives dont la dernière législature peut légitimement s’enorgueillir.
Ges grands résultats sont dus à l’action commune et à la collaboration confiante du parti républicain. Sou union, toujours nécessaire, contribuera à réaliser l’œuvre prochaine. La constitution des caisses de retraites ; la réforme de l’impôt, poursuivie dans le but dren mieux répartir les charges et d’alléger l’agriculture d’un fardeau injustement lourd; l’abrogation de la loi Falloux et la restitution à l’État, dans renseignement secondaire, de droits et de garanties trop longtemps abdiqués ; la réglementation équitab’e, dans l'intérêt de la paix sociale, des modalités du contrat du travail, telles seront les questions essentielles auxquelles je m’emploierai avec un soin plus particulier, si vous me faites l’honneur de me réélire.
Mes actes vous répondent de mes promesses. La part que j’ai prise, sur tous ces grands problèmes, aux débats parlementaires, et ma collaboration à un Gouvernement de cordiale et large union républicaine sont les titres dont je m’honore pour mériter votre confiance.
Vous ne vous laisserez pas détourner de votre devoir civique par des adversaires qui n’ont eu ni la loyauté ni le courage d’affronter franchement la lutte. Ils sMïorcent de provoquer vos abstentions pour les interpréter comme un désavœu. Votre réponse leur prouvera que notre vaillant arrondissement d’Ûloron, insensible à leurs manœuvres, reste fidèle à son glorieux passé et à son devoir républicain.
Louis BÀHTHOU,
Président du Conseil général, Ministre des Travaux publics, des Postes et Télégraphes.
Circonscription d’ORTHEZ.
M. E. LUPGUROUÉ.
Élu au 1er tour de scrutin. — 0.086 voix.
Mes chers Concitoyens,
C’est à vous seuls qu’il appartient de dire par quel républicain vous entendez être représentés au Parle ment.
Ce droit vous est enlevé quand un comité, — sans mandat populaire, — revendique d'une façon exclusive toute direction politique dans l'arrondissement et prétend vous imposer son choix.
C’est pour protester contre cet abus de pouvoir que je me présente librement à vos suffrages.
Et d’abord, j'affirme hautement mon attachement à la République et mon respect de sa devise : Liberté, Égalité, Fraternité, qui donne à chacun de nous le droit absolu de penser, de croire, de prier, d’élever ses enfants, de voter comme il l'entend.
Je lutterai donc avec la dernière énergie contre ceux qui menacent nos libertés, votent des lois d’exception et pratiquent la fraternité en prêchant la haine et Penvie*
Il est temps de laisser le peuple, vivant en paix et à sa guise, s’occuper, en toute liberté, de ses intérêts moraux et matériels.
Il est temps de délaisser la politique stérilisante pour s’inquiéter dernos affaires, qui vont mal, et de notre agriculture, qui meurt sous des charges trop lourdes*
Il est temps de ramener à la terre, notre mère nourricière, les enfants qui Pabandonoent pour courir à la ville où les attendent la misère et le vice, pourvoyeurs ordinaires de Farinée du crime et de la révolte.
Il est urgent d’enrayer nos dépenses et de faire de sérieuses économies, faciles h réaliser, au lieu de parler d’impôts nouveaux, d’emprunts nouveaux dont le peuple ne veut à aucun prix*
Il est urgent de rendre à leurs Comités les politiciens et leur politique de surenchère électorale, pour mettre enfin sur pied des lois simples, justes et pratiques*
H est urgent de chercher une solution h la crise sociale dans Paccès des ouvriers à la propriété et leur participation aux bénéfices.
H faut en finir avec Panarchie et la violence, qui mènent aux grèves sanglantes et à la guerre civile*
Ii faut laisser Parmée à sa haute et noble mission et ne plus l’employer aux besognes qui la dégradent.
Iî faut en finir avec la politique tracassière et inquiétante du bloc et ses mœurs démoralisatrices par la délation, la corruption, l’abus des faveurs*
Revenons aux traditions libérales et au véritable esprit de notre charte républicaine.
Travaillons à faire des citoyens et non des esclaves ou des courtisans qui se vendent pour une place, pour une décoration.
Je fais appel à tous les hommes d’ordre et de travail, à tous ceux qui croient l’heure venue de songer à la défense sociale,
le sollicite les suffrages de tous ceux qui ont au cœur Parnour ardent de la liberté, Phorreur de la candidature officielle, et qui veulent une République aimée, forte, respectée, durable; une République honnête, économe, soucieuse du sort des plus petits, élargissant chaque jour le cercle do nos libertés et groupant tous les Français en une seule et même famille*
Vive la République I