E* DU P OU R QU È
Capitaine de frégate en retraite, Chevalier de la Légion d'honneur.
1« Circonscription de PAU.
M. d’IP.lÀRT d'ETCHEPARE.
Elu au 2' tour de scrutin. — 7.8i8 voix.
Mes chers Concitoyens,
Le Congrès républicain, comprenant tous les conseillers généraux, d’arrondissement et les délégués de tous les groupes républicains de Pau et des communes rurales de la circonscription, m’ayant désigné à t’unanimiié comme candidat du paru républicain, je
nrésente à nouveau à voi suffrages. ... „„ „r;„
P Républicain de gauche, j’ai défendu, dans cette législature, le programme et ms principes républicains avec mes amis Barlhou et Catalogne. . ,
P En assurant la stabilité ministérielle, la majorité républicaine a pu faire aboutir de
nombreuses réformes :
Développement du crédit agricole, - augmentation des crédits destinés aux primes et encouragements à l’élevage du bétail et du cheval, - loi sur les fraudes des vins et des denrées agricoles, - lui sur les justices de paix, diminuant fortement les frais de justice,
— loi militaire limitant le service à deux ans, — loi sur les sucr,s, dégrevant les contribuables de 1,0 0/0 sur le prix de cette denrée de première nécessité, — loi sur les patentes, réduisant notablement l’impôt pour les petits commerçants, - loi sur 1 assistance aux vieillards, les mettant à l’abri du besoin à la lin de leurs jours, - attribution aux communes pauvres, de subventions spéciales, afin de leur procurer de l’eau potable, indispensable pour améliorer l’hygiène des habitants — abaissement du tarif postal par la réduction de
l’affranchissement des lettres à 10 centimes. , .
La majorité républicaine a voté enfin la séparation des Eglises et de l Etat assuran aux fidèles la jouissance des églises à perpétuité, leur abandonnant les bien* cultuels pou une valeur de plus de cinq cents millions, accordant des pensions viagères ou des m o lions aux desservants et attribuant aux communes l’intégralité du budget des cultes. ^
La pratique de la religion et de la liberté de conscience sont donc assurées, et celte loi devrait ouvrir 1ère de la pacification religieuse, si le. parti réactionnaire souvent meme malgré le clergé, — dans un intérêt purement po’itique, — nen travestissait pas la lettre
et l’esprit, essentiellement libéral. . . „ . mi
Au point de vue extérieur, la majorité républicaine a su assurer la paix, et la République, si décriée par ses adversaires, a vu venir à Paris sceller des amitiés nouv. Ile;, après le tsar, — les rois d’Angleterre, d’Italie, d’Espagne et de Portugal.
‘ N0uS aurons à terminer pratiquement l’étude des retraites ouvrières et paysannes, œuvre sociale de la plus haute importance dont la réalisation est un devoir pour un gouvernement républicain.
Nous aurons aussi à modifier notre sytè.ne d’impôts, en frappant le levenu iee citoyens proportionnellement à leur fortune, par une plus juste répartition des charges. Cette réforme, réclamée par la démocratie, peut permettre, sans créer des impôts nouveaux, de dégrever, soit l’impôt foncier, qui écrase le propriétaire et le cultivateur, soit nos commerçants, qui ne peuvent plus lutter contre h concurrence désastreuse des grands magasins
^ laSnou’s devons en même temps procéder à ces modifications de notre régime fiscal
avec prudence et méihode, pour maintenir intact notre crédit public, le premier du monde.
Le Parlement devra enfin essayer de réaliser progressivement la décentralisation administrative, qui peut simplifier les rouages de notre organisation et procurer des économies budgétaires.
Nous saurons maintenir grandes et fortes, — en consentant toujours, comme nous ■ l avons fait es sacrifices nécessaires, - notre armée et notre marine, reconstituées
par la République, toutes deux sauvegardes de l’honneur national et de l’inté-ritê du territoire. °
Dans toutes les circonstances, je m’inspirerai des principes delà Révolution française qui ont consacré !a nécessité et l’inviolabilité de la propriété individuelle.
Électeurs républicains,
La réaction, dissimulant toujours son drapeau, s’apprête à livrer une bataille désespèrée contre la République*
Nous voyons, dans l’Ouest delà France, ses candidats combattre même les républicains progressistes qui ont voté contre la séparation.
L’équivoque n’est donc plus possible! Comme en 1902, le parti républicain sortira encore vainqueur de la bataille électorale, malgré la calomnie, la pression et la corruption. \ous saurez, comme vous l'avez Toujours fait, par Punion et par la discipline, faire
triompher sur mon nom le programme des républicains, qui est celui de La Révolution française.
Je compte sur yous comme vous pouvez compter sur moi*
Vive la République démocratique et laïque!
L d'IRIÀRT d'ETCHEPÀRE,
Député républicain sortant.
Conseiller général du canton de Pau-Ouest,
Candidat de Punion des gauches de la lm circonscription de Pau*
2e Ciconscription de PAU* M le comte de GQNTAUT-BfftON, Élu au 1er tour de scrutin, — >
Mes chers Compatriotes,
Un grand nombre d’entre vous m’ont demandé d’être, dans votre circonscription. le défenseur des p-incipes et des idées d’ordre et de liberté qui leur sont chers et qui en la
"ST?*™ frère' °ht ?urceîaivement triomphé aux élections législatives de 1900, d.e IdO^* et, tout récemment* lors de rélêction sénatoriale*
Vivement touché de l’honneur qu’ils me faisaient, j’ai cédé à leurs désirs et je viens solliciter vos suffrages, espérant que vous voudrez bien reporter sur moi la confiance que vous avez témoignée à mon frère. 4
Comme lui, je suis nettement républicain. Pour être forte et incontestée, la République doit être animée d’un esprit libéral; elle doit être tolérante. En la voulant ainsi, je crois mieux la servir que ceux dont la violence et l'esprit sectaire en font un gouvernement de combat et d'oppression.
Rompant avec les traditions des représentants les plus éminents du parti progressiste, qui ont tant fait pour la grandeur et l’intérêt de la patrie, ces politiciens ont .été dominés exclusivement, depuis quelques années, par la question religieuse dont l'aboutissement a été la loi de séparation qui trouble aujourd'hui si profondément le pays et que d’aucuns, — ils nous en ont d ailleurs avertis, — se proposent même d’aggraver après les élections.
Cette préoccupation les a tellement absorbés qu’ils ont compromis les intérêts sacrés de la défense nationale, négligé l’administration des finances de l’État, et relégué au second plan Ses réformes sociales.
Nous avons vu l'armée sans protection contre les menées antipatrioîiqu^s, pendant que la franc-maçonnerie cherchait, avec la complicité d’un ministre, a la désorganiser par un système de basses délations! Nous avons vu la marine arrêtée dans son développement et Fin discipl ine tolérée, sinon encouragée, dans les arsenaux!
Si bon considère maintenant la question financière, comment ne pas être effrayé de l’augme n talion incessante des dépenses, de> votes répétés de douzièmes provisoires et de la discussion hâtive du budget, qui ne s’équilibre plus?
Se souvenant un peu tard de leurs promesses électorales, les politiciens auxquels nous devons cet état de choses ont, dans les derniers moments de la législature, discuté ou voté une ou deux réformes depuis si longtemps attendues par le pays; mais ces rétames ont été élaborées de telle façon que leur application s’en trouvera encore retardée.
Et, dans ces derniers jours, elîra\és par les responsabilités qu’ils ont encourues, redoutant d’ètre emportés, au scrutin du 6 mai, par l'explosion de la juste colère populaire, ils ont fait échouer Ja loi sur 3a sincérité du vote et la représentation proportionnelle.
Je vous le demande, mes chers compatriotes, n’est-il pas temps d’arrêter un pareil système d’administration?
Ce qui se passe depuis quelques semaines doit nous faire réfléchir tous. Nous voyons dans le Nord de 3a France les scènes de violence et de désordre se multiplier et, devant l'autorité impuissante, des attentats commis chaque jour sur les propriétés et sur les personnes, Ce serait, à brève échéance, l’acheminement vers la guerre civile, si les électeurs, qui ont heureusement le dernier mot, n’envoyaient pas à la Chambre une majorité ayant des soucis plus nobles et des vues plus hautes que celle qui s’en va,
La future Chambre aura le devoir impérieux de s'occuper de questions et de réformes qui ont été négligées jusque là.
Les retraites ouvrières et paysannes seront l’objet d une partie des travaux de la prochaine législature, et il appartiendra aux membres du Parlement, soucieux de leur responsabilité et, de vos intérêts dont ils auront la garde, de trouver la formule définitive qui permettra d’assurer le fonctionnement normal de ces retraites, sans qu il en puisse résulter une augmentation de charges pour les petits agriculteurs déjà si atteints.
Dans le même ordre d’idées, comme nous devons toujours tendre de plus en plus vers le progrès, je m’associerai aux dispositions qui seront prises en vue d’organiser l’assurance des travailleurs contre les risques sociaux, tels que le chômage, la maladie, la vieillesse, l’invalidité
L’agriculture, que Ton oublie trop, alors que la France lui est redevable de la meilleure oartie de sa richesse et de sa grandeur, a le droit impérieux de voir diminuer enfin l’impôt foncier et les trop lourdes charges qui pèsent sur elle.
Je voterai le projet de loi, actuellement à l’étude, en vue de la constitution du « bien dé famille, insaisissable », à l'exemple de plusieurs législations étrangères. N'est-il pas naturel de conserver intacts aux familles agricoles leurs moyens d’existence et à la terre ceux qui la fertilisent?
L’éieva-e, source de revenus dans notre département, doit été encouragé et soutenu
de plus en plus et trouver un écoulement rémunérateur en rapport avec les lourds sacrifices consentis par les éleveurs*
Au point de vue de la réforme de l'impôt, mes efforts tendront à ce que chacun soit imposé en raison de ses facultés* Je m’associerai aux dispositions ayant pour objet de répartir les charges d’une façon plus é toi table, tout en repoussant les investigations du fisc, les procédés vexatoires et inquiliioriaux que personne ne pourrait accepter*
le demande également îa diminution des frais de justice, et, dans le domaine adminis* nistratif, la suppression de rouages surannés et trop nombreux qui paralysent l expédition des affaires et sont une charge inutile pour le budget* Les communes, injustement tenues en tutelle, doivent avoir en outre plus d’indépendance vis«à-Yis du pouvoir*
Au point de vue financier, je considère, comme vous tous, qu’il est grand temps de mettre un terme aux dépenses qui montent sans cesse. Il est urgent que les députés n aient plus le droit de proposer une dépense nouvelle sans une économie correspondante* ^
Eu ce qui concerne les fonctionnaires, d’accord également en cela avec vous, j estime que leur nombre s’est accru d’uue manière démesurée et inquiétante. Par la suppression des emplois inuiiles, nous trouverons des ressources que l’on appliquera plus utilement à l'allégement des charges de l’agriculture*
Je veux, comme vous, une France forte et pacifique, des finances prospères, la paix sociale et religieuse et ^amélioration du sort des travailleurs. Si vous me faites 1 honneur de me confier le mandat législatif, je m’efforcerai de me montrer digne de votre confiance* Vous pourrez compter sur mon zèle et mon activité; nous travaillerons ensemble dans 1 intérêt de U République et de la patrie*
Veuillez agréer, Messieurs et chers Compatriotes, l’assurance de mon plus entier dévouement*
B. de CONTACT-BIRON.