‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 162 sur 280 · M. NOGUÈS · texte numérisé non relu

M. NOGUÈS

lrlu au l"1, tour de scrutin. — S. 933 lois.

Mei5 chers Concitoyen s?

La retraite anticipée de notre cher représentant, M. Ozun, motivée oar l'état <\»

same, a amené les chefs du parti républiain de i’anomiissement de Bagnères à se préoccuper du choix de son successeur. ua0neres a se

Ayant été pressenti à cet égard, j’ai, un moment, hésité à accepter cette lourde lâche

l“ VrS" B me ^ * — <“«<. 1* Pas « W

Depuis, routes les associations républicaines et, en dernier lieu le congés tenu S

PrfMDteà ™“ aai°Urd,bUl P°Ur ÊOliidler vos

conféKDM^wi b’h0rr0 aCtUdle tÜUS ies Cantoos dri l’arrondissement, et, soit dans mes „±ér S 11 T, C°nTemt‘ftl,a paniCtiIières' J ’ai tan‘ «le foi» eu l’occasion de vous P Mais ie i n !!'Jp a P?SraTe qUe JS Cr°iS pre^"e a“P«rfl*. de vous les redire ici. terme ei sincère ï H r ,1 aprtB.V<MW renouvelé brièvement mon attachement rI™l ’°i t démocratique, à toutes les luis et réformes, que j’aporouve .ans

social, jeiien! disT à ^pubIique dan8 le «ïoa..ine politique, économique et

remeiî?. ’ ’ I ciser ce! tûmes questions qui vous intéressent plus particuliô-

Séparation des Élises et de l État.

eacore^an! :Td- vM^În^H difü8““nfl et W controverses qu’a soulevées et que soulève

Sénat ,t uccSl ‘ V f P™'1’ VJtée à une s‘!'atlde mi»ri:é Par I* Chambre et le ' P e aeflmtivemenl aujourd’hui par ies membres les plus modérés de ces

deoI *««**.. .u. ... U *.**«*> 4* B0” ,eque' " pa,! “ Vim

désormais. iA<,;aiat«iir de faire quYlle soit appliquée dans

“■t ts^ZT T de pii' ,T1« .« <**»*■ 1. libre pratique - »>“’ ““

q,,i ,c* terail “er de

S’excèdent disponible du budget des cultes.

Les [inventaires.

«Ynloitée les partis réactionnaires pour Qnant à la formalité des itattoï qu’ils jugeaient nécessaires à leurs

fomenter dans le pays des r répéter avec tous les. hommes de bon sens et les

louches combinaisons, je ne P„8 âto mesure n’avait pour but que d’assurer

^fpîSn^^’urellssoeia, ionseul.ua, les et d’eMp«.ri, d„Pa„-

tion des objets du culte*

Réformes fiscales-

Le contribuable est ^ ^ taxes fiscales>^

J'estime donc qu’il faut travailler a u def mpûtj maiS sans inquisition

x:,ïtr .vf* ïï sr. ««* - - *■ ^ pau,t“

et nombreuses.

Réformes agricoles.

léB“““ari' pas à rappeler les preuves djr«a»< d. ÏÏ»SS« i terni dan. l’avenir.

sos"e::i-u»p”

qui frappent si lourdement les pe«“- rtère des questions de procédure, me tait

La pratique que l’ar acquise, dans ma curnere, l solnlion :

considérer comme des réforme» 'f bér £ en' C dLt. :

)• La suppression totale des droits sur 8 traoslmtifs de propriété

2“ La suppression des droits d enregistrement sur m

“ diminutif des 'frais de justice P»“^Æ^UUe par ...

d. Campa», de Saint-

Laurent, de la Barousse et de la vallée d Aure.

Chemin de fer à voie large.

U— ",«Æ ^“.ansXutm», a.

«tAniTai fin faveur de ce projet.

J’ai même introduit nn amendement, adopté à l’unanimité, pour rétablissement d'une voie reliant Lanneinezan à Bagnères qui desservira la contrée déshéritée des Baronnies.

Je continuerai à m’employer, avec tout le zèle et l’ardeur dont je suis capable, à faire aboutir ces deux projets que j’espère bien voir couronner avant longtemps par l'adoption d’un projet de chemin de fer transpyrénéen à travers la vallée d’Àure.

Je comprends trop bien quelle source de prospérité y trouveraient les cantons de Castelnau, de lannemezau, de La Banhe et les trois cantons d’Àure pour ne pas poursuivre, avec toute l'énergie que vous me connaissez, cette oeuvre d’un intérêt vital pour la plus grande partie de l’arrondissement de Bagnères.

Le camp de Lannemczan .

A cette question se lie très étroitement, comme vous le savez, Rétablissement du camp militaire de Lannemezan, qui doit ouvrir une ère de développement et de richesse pour l'agriculture, le commerce et l’industrie de toute cette contrée.

Soyez sûrs que je mettrai toute l’autorité et i’induence que me donnera le mandat que je sollicite de vous au service de cette cause qui m’est particulièrement chère.

Électeurs,

Je viens de vous exposer mes idées sur les questions capitales qui font actuellement l’objet de vos principales préoccupations.

>if* point de vue général.

Je suis partisan d’une République basée sur la justice égale pour tous et secourabïe aux faibles ;

Respectueuse de tous les droits, maïs résolument réformatrice ;

Économe des deniers publics, protectrice de l'agriculture ;

Gardienne vigilante de î’honneur et de la puissance de la patrie ;

S'appuyant avec confiance sur le loyalisme de l’armée, chargée, sous la suprématie du pouvoir civil, de défendre le sol, le drapeau et la Constitution.

Adversaire des utopies communistes et collectivistes;

Nettement hostile aux moyeus violents, à la politique de surenchère.

Mais constamment et passionnément préoccupée de tous les progrès politiques, économiques et sociaux.

C’est à défendre ces idées, c’est à poursuivre la réalisation de ce programme que j’emploierai toute mon énergie, toute mon activité, tout mon dévouement, si vous me faites l’honneur de me choisir pour votre député à l’élection du 0 mai.

Vive la République!

Prosper NOGUÈ5,

Candidat d’union et de défense républicaine.

1’* Circonscription de TARBES.

M. DRF.YT.

Elu au 2* tour (le scrutin. — 8.084 voix.

Citoyens,

En me présentant aux élections législatives du 6 mai prochain, je vous dois d’abord une

explication sur les origines et les causes de ma candidature à ses orincines

Vofe député sortant, après avoir rempli avec une admirable fidelrté a ^ principes les engagements qu’il avait pris devant le corps électoral, a cru devoir, a raison de son Jat île santé, s’éloigner des affaires publiques; et, avec celte vertu ; toïque i qui est .e *ea républicains qui songent moins à leurs intérêts personnels qu aux intérêts généraux, spontanément renoncé au renouvellement de son mandat, craignant de ne pouvo r y con-

ÊïirTPT ip même zÊIg et même energie» t

Uni à Léopold Dasque par des liens (l’affection qu’ont encore resserres nos luttes com- .„;, j "M1S é,è heure»* de pouvoir » se» cè.ée mener une toi» de plus le bon courb».

contre la réaction et en assurer avec lui l’échoc defioiniiif.

Le drapeau qu’il rend pur de toute tache à son part-, je le reçois de ce meme part .

Dan'i le Congrès des groupements radicaux et radicaux-socialistes des fla^es-Pyrônees qui a eu lieu touHéccmmenU Lannemexan, r.i été désigné, à l’unan mité des délégués pour le porter dans l'ardente mêlée où nous sommes. On m’a offert le devoir. Je ne lai p

r fU Je viens donc devant vous, non pour poursuivre uniquement, comme tant d’autres, la réalisation d’un rêve ambitieux longuement caressé, mais pour essayer de maintenir notre arrondissement dans ses traditions démocratiques et e ..pécher que la politique des réfoi mes

B°C- MoV programme,1 c’est le programme radical-socialiste dans son intégralité celui-là mémo qui a été adopté par les grands Congrès du parti et qui, dans son ensemble, parait

rêP°^ l’S^i^Spublicains ont eff ctué déjà les plus importantes réformes.

U dernïre U loi de séparation des Églises et de l’État, qui a, d’ailleurs, été provoquée rar l'attitude agressive de la papauté vis-à-vis de la République, sert de terram de lutte a no a d versmies/ bien qu’ils soient convaincus que, dans son esprit, elle n’est pas une œuvre rpersêS Contre la religion catholique, les trois cultes reconnus en France y recevant un traitement égal, bien quMs sachent qu’elle consacre la libsrié de conscience et que, selon les expressions du rapporteur, M. Briand, elle laisse à l’Église la pleine liberté de S.„i Ser, l vivre, rle se développer suivant ses règles et par ses p.opres mo,en», sans

nuire restriction oue le respect des lois et de l’ordre public.

File est désormais intangible et je serais de ceux qui la défend: aient contre toute atteinte pensant, au surplus, que si elle fait perdre au prêtre le caractère de fonctionnaire inconciliable avec la propagation d’une doctrine, elle lui restitue, J Vindépe üdanœ et la

server des avantages pécuniaires qu’à conquérir des adeptes a sa foi, l indépendance et la

dignité qui conviennent seules au véritable apôtre. r tîmtion elle-

Parrni les réformes qui restent à accomplir, il en est qui ont trait a la Constitution

même ■ il en est d’autres qui touchent aux lois électorales. ,

Ces! ainsi, pour que le MM» 1» «-< •’•»«*«• « *» *“•

tiques,- que s’impose la suppression des délégués de droit qui doivent être nommés directement par le suffrage universel ; que le scrutin d’arrondissement, qui favorise tant d’abus électoraux et tant d’abus administratifs, doit être remplacé par le scrutin de !:ste, la lutte stérile des personnes devenant enlin la féconde bataille des idées.

Au point de vue militaire, partisan de la diminution des 28 et 13 jours, complément nécessaire de la loi qui a réduit le service à 2 ans et de la suppression en temps de paix des Conseils de guerre dont tant de décisions froissent la conscience publique, je serai aussi parmi les républicains qui ne confondent jamais certain militarisme avec le vrai patriotisme, qui veulent que l’année, ne formant pas une caste dans la nation, soit toujours forte et disciplinée, non pour les jeux sanglants de la guerre, mais pour la garantie de la paix dans le monde, qu'elle n’intervienne plus dans les conflits douloureux du capital et du travail, et qu’enfin la sul) irdinaiion absolue du pouvoir nii'itaire au pouvoir civil ne soit plus une vaine formule.

Dans le domaine de l’enseignement, en .même temps que la laïcisation dans les méthodes, que la gratuité de l’enseignement secondais pour les élèves pauvres désignés au concours, que l'application rigoureuse de l'obligation scolaire, il est essentiel de poursuivre l’abrogation immédiate de la loi Falloux, qui fut la main mise brutale de l'Église sur l’instruction et qui, malg é ses amputations successives, manifeste encore une pui sante, vitalité dans l’enseignement secondaire.

Dans l’ordre économique et sida1, que de réformes urgentes ne sollicitent pas nos préoccupations?

La refonte de notre système d’impôts, vieilli, qui atteint surtout la masse des cultiva-' tours ; la suppression de l’impôt foncier; l’institution de l’impôt progressii sur le revenu qui, ayant à sa base l'exemption sur un minimum nécessaire à la vie, décharge tous les travailleurs et dont on a pu dire qu’il était le grand degrèvement des villages; l’établissement d’un droit progressif sur les successions, tout droit étant supprimé en ligne directe jusqu’à concurrence d’un capital à déterminer; le rachat des chemins de fer, la nationalisation des mines, la monopolisation des assurances : toutes réformes devant procurer à l'État républicain les ressources nécessaires pour assurer ses services et aussi le fonctionnement de la loi en formation sur les caisses de retraites ouvrières et paysannes, qui sera la plus grande loi du siècle, puisqu’ii'e aura tenté de supprimer la misère; l’h.saisissabilité de la petite propriété familiale ; l’organisation de l’assurance agricole par l’État ; l’appl ica tion^aux travailleurs ruraux des principes de prévoyance et de solidarité- sociales ; la création de chambres d’agriculture où les revendications des campagnes seront formulées par leur mandataire direct; le repos hebdomadaire de 36 heures consécutives; le développement des libertés syndicales dont les fonctionnaires eux-mémes doivent bénéficier ; et enfin, d’une façon générale, la réglemeniation plus équitable des rapports entre le capital et le travail.

Je ne trace pas ce programme comme une limite arbitraire à nos espérances et à nos ambitions, étant acquis à toutes les réformes tendant à l’ameïiorat'on matéri lie et tn.rale du prolétariat.

Me plaçant enfin en présence des intérêts spéciaux de l’arrondissement, je m’efforcerai de contribuer aux mesures destinées à accroîire sa prospérité et a favoriser 1 élevage, convaincu que la connaissance des questions qui y touchent ne constitue pas le monopole de quelques-uns et qu’une application tenace peut permettre à tous les esprits de saisir et île faire aboutir les solutions qu’elles comportent.

Citoyens*

En venant devant vous, je, ne me recommande de personne* Je n’ai pas de patrons* Mais j’offre peut-être à la démocratie quelques garanties*

Si un passé de luttes discontinuas et un effort incessant pour le triomphe de nos revendications , >i un dévoue o «n t profond à notre cause^ si la sincérité des convictions et ia volonté de consacrer tout ce qu’on possède d1 intelligente et d'ênerge aux conquêtes répu-

blicaiues et sociales, doivent être pris en considération, je ne crains pas votre jugement et je compte sur vos sympathies et votre solidarité républicaine.

Dans la bataille quî est engagée entre la République et les puissances de réaction, je ne connais d'ailleurs qu'une manière de combattre : c'est, non pas d’attirer à soi les individualités flottantes et hésitantes par des promesses presque toujours intenables, nuis de grouper, sous les plis d'un drapeau largement déployé, et au nom de Fidée rayonnante et haute, tous ceux qui veulent que la République, accomplissant ses destinées, réalise toutes les espérances du peuple.

Je vous convie donc, citoyens, à affirmer sur mon nom qu’héritiers de la Révolution française, vous voulez la continuer et assurer, en ne laissant pas rompre le faisceau de nos forces, la marche de la démocratie vers îa cité future de la justice, de la paix et de la liberté pleine de l'esprit humain.

Vive la République démocratique et sociale I

Gaston DUEYT.

2° Circonscription de TARBES.

M. FUTE.

Élu au Vr tour de scrutin. — 6.403 voix.

Chers Concitoyens,

Depuis trente an vous suivez ma vie politique.

Mes opinions, mes projets que, tant de fois, j’ai exposés dans toutes vos communes, vous sont entièrement connus.

Je n'ai donc pas a vous faire, nn programme.

Dans l’ordre économique comme dans Tordre social, j'ai été le partisan convaincu de tous les progrès « basés sur la liberté, sur ia justice sur l'esprit de solidarité, sur l’amour de la patrie, fondement même des institutions républicaines ».

Dans T avenir comme dans le passé, je continuer i à me consacrer aux réformes capables de donner à la démocratie le bonheur qu’elle mérite et d’apporter aux travailleurs des champs la part de bien-être qui leur est due.

Je demeuré rai le député serviable et accueillariT que vous connaissez, aimant avec passion sa petite punie, toujours heureux de mettre b [a disposition de tous son activité et son dévouement.

Électeurs,

Les forces coalisées de la réaction Cléricale, dans un effort désespéré, tentent, à cette heure, un assaut suprême contre nos libertés, contre nos conquêtes si chèrement acquises.

C'est le bloc de la contre-révolution qui se dresse devant nous, le bloc qui, dans le but de terroriser tes consciences, a pris pour plaie-forme la loi rendue inévitable par les provocations de lu papauté, îa loi qui, assurant l’indépendance des consciences et colle des cultes, rehausse le prestige et la dignité du prêtre, sans charges nouvelles pour le

contribuable, lorsque la nouvelle légi&laliuQ aura mis en action l'amendement dont je suis l'auteur.

Contre cette coalition bigarrée, opposons, nous aussi, un front de bataille imposant par sa cohésion et sa vaillance.

Oui, groupons- nous, républicains et démocrates, pour éviter un recul de cent années, pour éviter le retour d'un régime de privilège, d’une République bâtarde, hostile à la raison, a use droits, à la fraternité.

Républicains,

Attendez-vous à toutes les violences, a tous les mensonges, à toutes les manoeuvres déloyales.

Étroitement unis et groupés, marchez a ia bataille, sans peur et sans reproche, avec la certitude d’une triomphale victoire.

Démocrates,

Enfants de la grande famille démocratique, qui avez une foi commune et des espérances communes, eu déposant votre bulletin dans Tome, songez à la République ;

À la République prenant vigoureusement en main le sort "des petits et des humbles, des déshérités de la fortune;

A la République inaugurant une ore de solidarité sociale et de fraternité humaine;

À la République de paix à l’extérieur, de concorde et de fécondité au sein de la patrie forte et respectée ;

A la République enfin, pénétrée de plus en pins des idées de justice et de bonté qui sont le patrimoine du parti républicain tout entier.

C’est cette République, menacée à cette heure par les puissances de domination et d'asservissement, c’est celle-là que doivent défendre par leur bulletin de vute ions ceux qui ont dans le cœur l'amour de la démocratie*

Vive la République !

Page 1