E. GM AV ET
Chevalier de la légion d'honneur et du Mérite agricole, Ancien député,
Secrétaire du Conseil général, Vice-président de la Société d'agriculture, Vice-président du Crédit agricole.
Président du Comité républicain de Charolles.
2' Circonscription de CHAROLLES.
M. SARR1EN.
Elu au 1“ tour de scrutin. — il .931 voix.
Le mandat que vous m’avez confié en 1902 vient de prendre fin, et je crois l’avoir
loyalement rempli. .
La Fédération des comités républicains, radicaux et socialistes de la 2e circonscription
de Charolles m’a fait le grand honneur de me désigner de nouve u comme son candidat, et je vous demande de me continuer la confiance dont vous m’avez honoré jusqu’ici.
La législature qui vient de se terminer a été laborieuse et féconde entre toutes. Son œuvre, qui est considérable, se défend par elle-même, et je livre sans crainte ma conduite à
Trois grandes réformes qui marqueront dans l'histoire de ce pays ont été réalisées .
La loi qui a établi le service militaire égal pour tous et qui a réduit sa durée à deux
La loi sur l’assistancô des vieillards et des infirmes, dont l’application doit commencer le 1er janvier 1907, et qui, pour la première fois, a inscrit dans notre code le droit à 1 assistance des malheureux et le devoir de la société de venir en aide à chacun de ses membres ; La loi sur la séparation des Églises et de l’État, qui consacre l’indépendance de l’Eglise
et l'affranchissement de l'État. . , , „
L’É-Jise catholique doit être libre, mais il importe au bon ordre social quelle soit étroitement fermée à la politique et qu’elle ne reste point, comme nous l’avons vu ces derniers .temps, un instrument de guerre civile et de combat contre la République et contre ses institutions*
Mon programme de demain, si vous me donnez vos suffrages, sera mon programme d’hier, car ma vie tout entière, qui s’est passée au milieu de vous, a été consacrée au service de la démocratie, à la cause du progrès social, à la défense de la République.
Vous connaissez depuis longtemps mon sentiment sur toutes les réformes réclamées
par le suffrage universel.
Je veux la paix à l’extérieur par une armée forte et disciplinée, ayant au cœur 1 amour de la patrie et le respect des lois.
À l'intérieur, je veux une République respectueuse des droits de tous, assurant Tordre et la liberté du travail, réalisant dans le domaine des faits les idées généreuses de fraternité et de justice sociale et cherchant sans cesse à améliorer le sort des travailleurs,
Les questions de mutualité, de prévoyance et d’assurance sociale, de travail devront prendre îa première place dans les préoccupations des pouvoirs publics.
Je veux la réforme de, notre système fiscal par rétablissement de l’impôt sur le revenu, non pas pour augmenter les charges déjà trop lourdes du contribuable, maïs pour en assurer une plus équitable répartition en demandant moins au travail et davantage à la richesse acquise.
Le développement des voies ferrées et les facilités de communication qui en résulter rendent nécessaires de profondes réformes dans notre organisation administrative, judiciaire et financière.
Notre commerce et notre agriculture doivent être encouragés,
La loi sur les retraites ouvrières, déjà votée par la Chambre des Députés, et qui doit assurer à chaque citoyen la sécurité de ses vieux jours, doit passer du domaine des espérances dans celui des réalités.
Mais aucune réforme, si légitime et si désirable qu’elle soit, ne peut être accomplie que par Tunion des républicains, et c’est aux républicains de toutes nuances, à tous ceux qui veulent notre chère France plus prospère et plus grande entre les nations, que je fais appel, en leur demandant d’écarter résolument la politique d’agitations stériles, d'utopies décevantes et de division républicaine, aussi bien que la poliiique de réaction.