‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 184 sur 280 · M. BERTHET · texte numérisé non relu

M. BERTHET

Élu au 1er tour de scrutin. — 10.230 voix.

Mes chers Concitoyen s ,

Pour ia seconde fois, je sollicite le renouvellement du mandat que vous m'avez confié en 1898,

La législature qui s’achève a été féconde en résultats, et je suis fier d y avoir contribué pour ma part, sans jamais me séparer de ia majorité républicaine.

La Séparation des Églises et de l’État, réclamée de tout temps par la démocratie, a été rendue inévitable par l’attitude de la papauté envers le chef de TÉtat et par sa continuelle intervention dans nos affaires extérieures et intérieures.

Cette loi assure aux prêtres des retraites, alors qu’ils n’y avaient aucun droit. Elle leur continue des traitements, pendant huit ans, pour l’exercice du culte dans les communes. Elles abandonne aux fidèles la jouissance illimitée et complète des édifices du culte et de tous les biens des fabriques, sans aucune exception.

En vain nos adversaires cherchent-ils à en faire un épouvantail pour les croyances religieuses, en fanatisant les ignorants au sujet des inventaires, formalité demandée par eux et votés par nous dans le seul intérêt de la conservation des biens des Églises,

Nos adversaires ne réussiront pas à persuader le peuple, alors que l’abbé Lemire, député catholique, et que M. Ri bot, chef de l’opposition, ont déclaré et reconnu à la tribune de la Chambre que la loi de séparation, loin de constituer une persécution, était une loi de liberté acceptable par tous les catholiques L,.

La Séparation, appliquée avec fermeté, mais dans l’esprit libéral qui Ta dictée, assurera la liberté et le respect de toutes les croyances et réalisera la formule qui est la nôtre : les Églises libres dans PÊtal laïque souverain.

Nous avons voté encore :

La loi réduisant à deux ans la durée du service militaire, supprimant toutes les dispenses et allouant un secours de 0 fr. 75 par jour aux familles nécessiteuses des jeunes soldats ;

La réduction de la moitié de la durée des 28 et des 13 jours, en attendant la suppression de ces derniers ;

Le rétablissement du privilège des bouilleurs de cru, indispensable à nos cultivateurs '

Le dégrèvement des impôts sur te sucre; l’abaissement à deux sous de l’affranchisse-

m'”‘u M "rtaisttnce aux vieillard», aux indigent, et aux Mme.; la loi sur le»

^“'tufavotVotd a la Chatnbre et e.,0,0 a. Sénat la Itti l»ur ■*.£**> ouvrière» e, u inï en r la constitution du bien de famille insaisissable, etc,, etc. P‘ÏSnâbarra»Bée des Lestions teligieo.es, la Chambre prochaine ponrra et devra consacrer ‘ 1m Z té auxTéfonu.s écon.mique» e, .ociales; .oppression de Hntpôt foncer et toute son activité ai a contribution pcrsonnelle-mobilière, et leur remplace-

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* assurances etc fourniront les ressources nécessaires pour les retraites

Prière”: ïLL:™ “ennettten. de développer de plu. en pin» notre agricni.nre « "CnSt rSSr;S=rinrarr de la — -

PÉ, a. Lie po,,?ce»x de l'indns, rie privée .droit de se syndiquer Ptnsr la défense de

leurs intérêts, reconnu à tous les travailleurs et agents au service de Utat.

Sunnression des conseils de guerre en temps de paix.

Appoint de vue de nos relations étrangères, je soutiendrai énergiquement la politique de paix Pet de concorde pratiquée depuis trente-cinq ans par le partt républicain : développer et améliorer nos relations avec les autres nations -, assurer à la France par le mamtien de la puissance militaire et l’organisation passiounée de la défense nationale, la socun pensable à un grand pays.

Electeurs,

Depuis huit ans, méprisant les injures et les calomnies qui n’épargnent personne j’ai fait en toute circonstance mon devoir de républicain. Nomme par mes collègues mem r la Commission du budgét, secrétaire de la Commission des chemins de fer, secrétaire de Commission de l’enseignement, je suis intervenu à la Chambre dans de nombreuses discussions • questions budgétaires, questions coloniales, questions economiques.

Comme je l’avais promis, j’ai, par une interpellation, développé devant le Paiement la question des zones franches. La Commission des douanes a déposé un rapport donnant Jaison à ma thèse et proposant à leur régime une modification radicale conforme à nos

avec mes collègues de l’Ain et de la Savoie, et pour remédier k l’ouverture du tunnel du Simploo, j’ai entrepris de faire étudier le percement du Pel.t-Saint-Ber nard, avec raccordement entre Bellegarde-Culoz et Annecy. La ligne Paris-Beilegarde-A nu ecy -Albertville et Moutiers deviendrait alors la voie d’accès la plus courte sur l’Italie et serait d une utilité indiscutable pour nos intérêts régionaux ; je consacrerai tous mes efforts au .uccès de

CC P Comme par le passé, je mettrai tous mes soins à créer des services de transport entre Annecy et les parties de l’arrondissement qui en sont encore dépourvues, à créer de nouveaux bureaux de poste, à développer les réseaux télégraphiques et téléphoniques, à

construire des chemins, . . * „lia

Depuis huit ans, {vous me voyez à l’œuvre : aussi est-ce sans appréhension que je vous

demande pour Lia] troisième fois vos suffrages, avec la conscience d avotr suivi mon programme et.le légitime orgueil d'avoir défendu vos revendications.

Républicains,

L’heure est solennelle* La réaction, sous le masque delà religion, va tenter par tous les moyens sa dernière revanche* Calomnies, injures, pression sur les consciences, corruption j elle ne négligera rien pour entamer le Bloc républicain.

Vous avez à décider entre la continuation de la politique de réformes démocratiques et sociales, et le retour à cent ans en arrière, vers !e règne de Toppression et de la terreur l À vous de choisir !

Vive la République démocratique î Vive l’arrondissement d’Annecy î

Léon BERTHET,

Avocat,

Conseiller général,

Député sortant.

Circonscription de BONNEVILLE, M. FAVRE.

Élu au 1er tour de scrutin* — 9,600 voix.

Citoyens,

La Fédération républicaine du Faudgny, réunie à Bonneville, le 11 mars dernier, a, dans une réunion mémorable, acclamé à nouveau ma candidature. Je viens donc vous redemander le mandat de défendre la République, de fortifier la démocratie, de réaliser des réformes sociales.

En juillet 190b, l’union de tous les républicains a remporté une belle victoire sur toutes les réactions coalisées. Cette union nécessaire et loyale, qui doit s'affirmer partout, n'implique pour aucun républicain ni confusion, ni abdication. Quand les républicains de gauche, radicaux, radicaux-socialistes et socialistes sont conduits à voter tous ensemble sur un programme minimum contre la réaction, ils affirment tous ensemble que la liberté républicaine est le commun patrimoine et qu’elle est la condition absolue de dévolution régulière de la démocratie*

Citoyens,

En juillet dernier, dans près de cent réunions, toujours publiques et contradictoires, je me suis expliqué devant vous tous sur les réformes prochaines. Ces explications, je les renouvellerai, en rendant compte du mandat que vous m’avez confié, dans toutes lès communes où je donnerai des réunions, toujours publiques et contradictoires.

On n’ose presque plus dire que nous sommes des partageux, que nous voulons prendre eurs terres aux cultivateurs* Leur bon sens a fait justice de ces sottises*

Si celte calomnie est usée, la réaction ne renonce pas à calomnier.

La réaction ment quand elle dit que l’impôt général et progressif sur îe revenu s’ajou*

* „t mi’il nèsera particulièrement sur les paysans. L’impôt général et

tera aux autres et qu il pèser P ^^aujourd'hui, notamment l’impôt foncier, et il

progressif remplacera les îraP ] BOciétés anonymes à énormes dividendes, atteindra les gros actionnaires des v j fanatisme religieux et détourner

La réaction ment quand, détruire par la force les

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réforme tangible et qu’elle a ,®“l0‘ndn citoyens, par les clameurs des réactionnaires.

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du oroerès. de la science et de la liberté.

Vive la République laïque, démocratique et sociale!

Émile FAVRE, Conseiller général, Député sortant.

Circonscription de SAINT-JULIEN.

M. Fernand DAVID.

Élu au 1er tour de scrutin. — 9-373 voix.

Mes chers Concitoyens,

s mà

de po”,oir pl“

défendre auprès d’eux les interets divers ^ de la Commission des douanes,

J’ai fait partie, dans la législature qui vient de ylè té élu pendant deux de la Commission de l’agriculture, de la à , is rcpri3es et en tête de liste. Je

ans et demi secrétaire de la % du Ministère de FAgri-

suis membre des Commissions ex r p . centraje de réassurance pour les sociétés

K 2f5l= Æ doi‘ -

sentir à notre agriculture. Je fais partie également de la Commission extraparlementaire chargée de répartir entre les communes les fonds du pari mutuel destinés aux adductions d’eau potable.

Je suis intervenu à la tribune du Parlement dans toutes les discussions où l’on a débattu des questions qui touchent à la prospérité de notre région.

J ai collaboré avec mes collègues à la défense des droits de la zone franche. Vous savez que, maigre 1 infériorité du nombre,, nous avons remporté un succès éclatant, que nous voulons croire détinitif. Si les attaques que nous avons veu à subir se reproduisaient, je piendiais à nouveau, avec la même énergie, la défense de nos franchises, qui font partie intégrante du pacte d’annexion de 1860, et qu’on ne saurait méconnaître sans violer odieusement la parole solennellement donnée, à cette époque, à nos populations.

En ce qui concerne les voies d’accès au tunnel du Simplon, j’ai eu à combattre à la Chambre et dans la presse le projet du percement de la Faucille, si contraire à l’intérêt général du pays, si préjudiciable à tout le département de la Haute-Savoie, et plus encore peut-être à l’arrondissement de Saint-Julien. Il paraît certain aujourd’hui que ce projet n’a aucune chance d être accepté en france, ni par le Gouvernement ni par les Assemblées délibérantes. Je continuerai à soutenir de toutes mes forces les solutions de la question des voies d’accès au Simplon qui sont susceptibles d’amener la rectification et le doublement de la ligne de Bellegarde au Bouveret, en vue d’un trafic plus intense.

Agriculteurs,

1 ai donné le meilleur de mon travail à l’étude des problèmes qui vous intéressent.

J’ai coopéré à la législation sur le crédit agricole, sur les sociétés d’assurances mutuelles agricoles, sur les coopératives agricoles, sur les associations syndicales de propriétaires.

J ai obtenu pour vos sociétés des subventions fréquentes. J'ai aidé puissamment les communes rurales à réaliser de nombreux et importants projets d’adduction d’eau potable.

J’ai résisté de toutes mes forces à la suppression du privilège des bouilleurs de cru et j’ai voté récemment le rétablissement complet de ce privilège.

D’.accord avec mes collègues, sénateurs et députés zoniens, j’ai profité des pourparlers commerciaux actuellement en cours entre la France et la Suisse pour demander à notre Gouvernement de solliciter de la Confédération helvétique un traitement plus favorable pour les miels, les vins, les bestiaux originaires de la zone franche.

Citoyens !

La Chambre dont les pouvoirs vont expirer a continué résolument, sous ies ministères Combes, Rouvier et Sarrien, l’œuvre de défense républicaine et de progrès laïque et démocratique commencée par le ministère Waldeck-Rousseau.

J’ai voté pendant cette législature :

La loi sur le service de deux ans, qui a réalisé l’égalité absolue de tous les citoyens devant les charges militaires, qui nous donnera une armée homogène et forte, tout en réduisant d’une année la durée normale du séjour des soldats sous les drapeaux;

La loi sur l’extension de la compétence des juges de paix, qui rend la justice plus rapide et moins coûteuse et qui contribuera à diminuer le nombre des procès inutiles;

La loi sur l’assistance obligatoire aux vieillards et aux incurables, qui constitue un effort nouveau vers la réalisation de l’œuvre de justice sociale que la République veut accomplir ;

Le projet de loi sur les retraites ouvrières, qui va être incessamment soumis aux délibérations du Sénat, et qui assurera aux travailleurs des villes et des eampagnesla sécurité et la dignité de leurs vieux jours;

La loi sur la suppression de renseignement congréganiste, qui permettra de donner à tous les enfants du peuple les connaissances scientifiques précises, les notions essentielles d amour de la famille et de la patrie républicaine, de respect de la liberté de conscience, nue l'enseignement laïque apporte aux jeunes générations,

La loi sur la séparation des Églises et de l’État, qui sauvegf rde entièrement '« religieuse et qui organise sur le sol français, sous la protection de la législation jançaise,

le libre et facile fonctionnement detous les cultes.

1 es partis réactionnaires ont essajé récemment d’émouvoir le corps électoral, a occasion de l’application de cette loi, eu représentant la formalité des inventaires comme un acte ue spoliation, Mais vous n’avez pas été dupes de celte manœuvre; vous savez que 1 inventaire des biens des églises est un acte purement conservatoire, qui a été sollicité par des députés du centre et de la droite, dans l’intérêt des fidèles, et accepté par la majorité républicaine une mesure de bonne adimiuEsUaLion.

Vous savez aussi comment la loi assure aux membres du clergé des pensions ou des allocations importantes, comment elle abandonne aux communes les 38 millions du budget des ailles, comment elle laisse aux fabriques toutes leurs richesses, comment elle met gratuitement à la disposition du culte tous les édifices religieux.

Électeurs!

Si vous me renouvelez votre confiance, je continuerai à travailler à la réalisation du programme commun de tous les républicains oe gauche.

Je m’efforcerai d’obtenir notamment ;

L'établissement d’un impôt progressif sur le revenu ;

La décentralisation administrative, la rêductiou des gros traitements, l amélioration du

sort des petits fonctionnaires; . , , -

L’abrogation de la loi Falloux, l’organisation d’un enseignement unique et gradué, qu permette à l’État d’assurer aux enfants des plus humbles les bienfaits d une instruction complète, au moyen de bourses qui pourraient être données dès l’école primaire ;

Le rachat des chemins de 1er et des mines ;

La suppression des Conseils de guerre en temps de paix ,

La constitution d’uu système d’assurances contre la maladie, le chômage, les îve risques sociaux, qui viendra compléter le projet de loi en discussion sur les retraites

L'extension et la simplification des organisations d’assurances mutuelles agricoles et de crédit agricole.

Mes chers concitoyens 1

A l’heure où nous sommes, la bataille est engagée partout en France entre la Réaction

Ct UUsPpanLns des régimes déchus, les défenseurs de l’esprit du passé, ceux qui en tout temps, se firent les complices de toutes h s violences et de toutes les tyrannies ous elfe se son, à nouveau, ligués contre nous. Ils nous accusent u avoir «tente # ce qu üs «pilent leur liberté, à ce qui n’est chez eux que l’insolente prétenuon de supprime!

SrC KoùTallotm udompher une fois de plus de ces adversaires toujours vaincus jamais lassés. L’œuvre de la République est là, elle suffit à nous défendre

seulement sur le bronze des tables de la Loi, mais aussi dans le cœur ne tous les déshérites,, de tous les opprimés, auxquels elle, a rendu l’espoir en leur apportant la délivrance.

L. ,rü »qud nous appartenons est viens parti républicain de ses traditions, il a conservé tout son idéal. 11 est respectueux de la liberté individuelle.

de la propriété' individuel te* Il a le souci constant de la grandeur de la Patrie. Il continue sa marche irrésistible et sûre vers de pîu$ hauts sofnmets de lumière et de bonheur humain.

Venez tous à lui de nouveau, le 6 mai prochain, et donnez-lui encore sur mon nom la victoire éclatante dont nous avons pris l'habitude dans ce vaillant arrondissement de Saint- Julien .

Fernand DAVID, avocat,

Conseiller général de la Haute-Savoie, Député sortant*

Circonscription de THONON,

M. Jules MERCIER

Élu au 1er tour de scrutin, — 8,980 voix.

Chers Concitoyens,

Toutes les réactions coalisées tentent un dernier effort contre nos institutions. Le mensonge, Pinjure et la calomnie pont leurs armes favorites, mais, comme par le passé, cet effort sera vain et échouera piteusement*

Pour moi, à qui vous faites le grand honneur de confier le drapeau, entouré de votre estime et de votre confiance* je marche le front haut à la bataille qui, je P espère, sera cette fois décisive.

Compagnon de vos luttes mémorables contre le 2k Mai, le 16 Mai, le Boulangisme et le Nationalisme; faisant partie de vos assemblées délibérai! tes^depuis plus de 40 ans, je n'ai pas besoin de vous faire un long programme.

Fi ièle a mon parti, j'ai soutenu sans/défaillance les ministères de Défense et d-Âctiojft républicaines dans leurs luttes contre la réaction*

JJai voté, avec tout le parti républicain, la loi de séparatif si odieusement travestie par nos adversaires, parce que la violation répétée et voulue du Concordat par Rome rendait Pobservation de ce Concordat impossible.

Je Pal votée, parce que c'est une loi libérale, qui garantit la liberté de conscience et le libre exercice du cuite, qui assure pendant quatre ou huit ans, suivant importance des communes, les traitements des ministres de ce culte, et qui accorde des pensions et des secours aux vieux ecclésiastiques.

Non I ce n’est pas une loi de spoliation, celle qui répartit entre les communes les 38 millions du budget des cultes au prorata du contingent de la contribution foncière des propriétés non bâties.

Rai voté les lois :

Sur l'extension de la compétence des justices de paix;

Sur le service militaire de deux ans;

Sur l’assistance aux vieillards et aux incurables ;

Sur les retraites ouvrières;

Sur le rétablissement du privilège des bouilleurs de cru ;

Sur l’abaissement à 0 fr. 10 du timbre postal, et toutes les lois démocratiques qui sont Fœuvre de la dernière législature.

Conseiller général depuis 32 ans, rapporteur du service vicinal depuis 28 ans, j’ai collaboré activement, tant à rassemblée départementale qu’à la Chambre, à cette œuvre considérable qui, depuis 1880, a construit pour 25 millions de chemins, une des sources les plus sûres de k prospérité de noire pays.

Président de la Mutualité départementale, fai contribué dans toute la mesure de mes forces au développement de nos sociétés de secours mutuels.

J’ai encouragé de toutes manières la création de nos mutuelles agricoles qui rendent tant de services dans nos campagnes. Je les ai fait doter des plus larges subventions.

J’ai travaillé énergiquement à f amélioration de notre service postal. J’ai fait et ferai tous mes efforts pour le relèvement du traitement de nos facteurs, de nos cantonniers et de nos gardes forestiers, tous si dignes d'intérêt.

Avec mes collègues de ia Chambre, j’ai toujours défendu les franchises de la Zone, qui font partie du pacte d'annexion. Nous avons profité du renouvellement du traité de commerce avec la Suisse pour demander Texte nsîon de ces franchises.

Éîu maire de Thonon, un 190 G, après une éclatante victoire républicaine, je crois avoir rendu quelques services à ma ville natale. J’en ai rendu, et continuerai à le faire avec le plus grand dévouement, à toutes les communes de mon arrondissement, pour lesquelles j’ai obtenu les plus larges subventions.

Mon concurrent vous leurre de belles et vagues promesses, demandez -lui ce qu’il a fait au conseil général depuis cinq ans, ce qu’il a fait pour la commune de La Baume, dont il est maire 1

Chers Concitoyens,

Je crois pouvoir vous dire que le passé répond de l’avenir. Si vous me renouvelez mon mandat, je continuerai è apporter à la défense de vos intérêts toute mort énergie, tout mon dévouement et toute l’autorité d’une expérience acquise.

Dans la prochaine législature, avec le parti républicain, je voterai toutes les réformes démocratiques et sociales. L’impôt progressif sur le revenu, qui doit décharger la terre et frapper les gros capitalistes; les retraites ouvrières ; le développement du crédit agricole, qui libérera nos cultivateurs de la dure tutelle des banquiers, auront la première place.

Les voies d'accès au Simplon par notre beau Chabîais seront l’objet de ma plus vive sollicitude et je combattrai tout projet n’assurant pas le trafic international par la rive gauche du lac.

J’ai toujours défendu et défendrai avec îa dernière énergie les intérêts de nos pêcheurs et leurs légitimes revendications*

Rappelez-vous, mes chers amis, ce qu’était notre pays en 1871, et voyez ce qu’il est aujourd’hui. La République vous a assuré 35 ans d’une paix féconde. Elle a repris la place qui lui appartient â la tête des nations, et c’est grâce à leur estime et à leur amitié qu’elle a pu faire si noble figure à Algèsiras et qu’elle a pu déjouer de sinistres projets.

Chers concitoyens,

En renouvelant le mandat que voua m’avez confié, vous direz que j’ai fait consciencieusement mon devoir; vous approuverez cette politique de paix féconde, de civilisation, de progrès et de réformes sociales que, seule, ia République peut accomplir.

Vous donnerez vos suffrages au représentant de ce vieux parti républicain et démocrate du Chablais que vos inébranlables convictions feront triompher à nouveau, le 6 mai prochain, aux cris de :

Vive 3e Chablais ! Vive la République î

Jules MERCIER,

Vice-président du Conseil général,

Maire de Thonon-les-Rams, Chevalier de la Légion d'honneur*

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