‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 209 sur 280 · M, CHAUVIÈRE · texte numérisé non relu

M, CHAUVIÈRE

1 lu au 1er tour de scrutin, — 6.979 voix.

ÎVl. Ghauvkre a adhéré au [rogramme du pa?ti socialiste (section française de Tinter- Bationale ouvrière).

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lr0 circonscription du XVI0 arrondissement de PARIS. M. Paul BEAU REGARD Élu au i*r tour de scrutin. — 6.624 voix.

Chers Concitoyens,

Il y a quatre ans, le Comité des républicains patriotes vous appelait aux urnes, au nom de la liberté menacée. Vous avez répondu à notre appel avec un magnifique élan et, par 2.000 voix de majorité, vous avez réélu votre vaillant député Paul Beauregard.

Depuis quatre ans, notre ami a tenu haut et ferme le drapeau que vous lui avez confié.

Vous y aviez inscrit ces trois mots ; « Ordre, Liberté, Patrie ».

Infatigablement, éloquemment, votre député a défendu contre les révolutionnaires, les francs-maçons, les sectaires et les sans-patrie l’Ordre, la Liberté et la Patrie.

Une majorité élue, en 1902, grâce à une fraude patente et une abominable pression, a, quatre ans durant, opprimé notre pays. Conduite et dominée elle-même par le parti rociaiiste collectiviste et révolutionnaire, la majorité biocarde a violé la liberté sans assurer Tordre, jeté dans le pays les sentences funestes d’abominables divisions, opprimé les consciences, compromis la défense nationale.

Elle a soutenu le ministère Combes, ce ramassis de sectaires imbéciles et malfaisants

que M. Millerand pouvait, le 9 décembre 19Û/i, accuser à la tribune d’avoir fait connaître au pays « la plus abjecte domination que jamais gouvernement ait entrepris de faire peser sur l’honneur et les intérêts des citoyens ».

Elle a appuyé de ses votes le défroqué qui tyrannisait la France au nom de ses rancunes scélérates, M. Combes; le garde des sceaux Vallée, partisan des « cambriolages légaux n ; Pelletan, le dôsorganisatcur de notre marine nationale; le général André, néfaste fantoche quia livré nos officiers aux mouchards, désarmé nos frontières, affaibli sciemment notre pays.

L’anarchie est partout : la révolution gronde; la Patrie est menacée. L’œuvre des Combes, des André, des Pelletan leur survit. On a appelé au pouvoir Clémenceau, jacobin étroit visant à la dictature, et Briand, apôtre delà révolution sociale.

Contre nous, les suppôts de. Combes et de Jaurès, de Clémenceau et de Briand sollicitent vos suffrages. En vain ils se. défendront de leur patronage : ils sont les candidats du Bloc dont Combes, Jaurès et Clérn1 nceau restent les chefs, Hervé, l’enfant terrible, etMascuraud, le caissier.

Ils ne peuvent échapper à ce parrainage infamant : iis sont les hommes de 3a persécution sournoise et de l’odieuse délation. Leurs amis ont voté comme ils auraient voté, divisant le pays et amnis iant jusqu’au bout l’œuvre de désorganisation nationale des 1 ellelan et des André,

Notre représentant, M, Paul Beauregard, a toujours et partout lutté contre les lois néfastes, les mesu es tyranniques et 1- s doctrines parricides.

A l’heure a tuelle où le drapeau de la France était insulté, en France même, par une poignée de misérables, forts de la complicité du Bloc et de l’inertie du üouvernemem, il l’a défendu.

Remettons-le de nouveau, ce drapeau chéri, à vaillant soldat déjà grande cause. L’autorité tous les jours plus grande de sa parole et de sa doctrine en fait un des chefs du grand parti dé 3a liberté. GVst un honneur pour nous de l’avoir pour représentant. Prouvons que nous te comprenons.

Si certains que nous soyons d’un triomph -, rendons-le plus éclatant. Toute abst- nlion serait un crime : c’est une majorité doublée qui doit, le 6 mai, fortifier l’autorité de notre

En vous appelant aux urnes, cette année, c’est au drapeau de la Fr^nc^ que nous vous appelons. Quel Français hésiterait à y courir? La lre circonscription du XVIe arrondissement lui fera une magnifique garde d'honneur.

Électeurs, au drapeau î Volez Ihh pour Paul B eau regard,

(Suivent h -s signatures)

A mes Electeurs,

Me> chers Concitoyens,

Pour la troisième fois, fort des approbations par lesquelles, à maintes reprises, vous m’avez montré que je restais en parfait accord avec vous, je me présente à vos suffrages.

Depuis qua:re ans, le Bloc nous écrase sous sa tyrannie. Vous pouvez le juger à son oeuvre,

La pression la plus od euse s’est exercée sur les citoyens. Menaces, dénonciations, trafic de ce que l’on appelle impudemment les faveurs gouvernementales, substitution de délégués administratifs aux élus du peuple, intervention éhontée des préfets et souspréfets dans les élections, tout a été mis en œuvre pour imposer au pays la politique de haine élaborée dans les Loges.

La liberté des consciences, — la première de toutes les libertés, — a subi les plus cruelles atteintes. Un grand nombre de nos concitoyens ont été chassés de France, une

foule d’autres se voient traités ea ennemis dans leur propre pays. Nous devons tous la défendre. 11 ne suffit pas d’avoir, au moment où elles se commettaient, dénoncé les iniquités les spoliations dont ils ont été les victimes, il faut maintenant réparer le mal en effaçant l’œuvre néfaste qui vient de s’accomplir. Nous devrons même aller plus loin et rendre impossibles, par une révision d'e la Constitution, de pareilles violations de nos droits.

La Patrie n’a pas été moins maltraitée que la liberté. Le système des fiches est la honte de ceux qui, auteurs ou complices de l’œuvre infâme, se sont abaissés au rôle d’espions et de délateurs.

L’année, profondément atteinte dans le sentiment de confiance qui est la base de la discipline, s’est vue privée de ses meilleurs chefs, frappés par de basses vengeances exercées sans contrôle, en môme temps que nos soldats ôtaient invités à la désertion.

La marine, livrée à l’incompétence et k la haine, voyait le désordre se répandre dans les arsenaux, ses amiraux étaient bafoués par leurs inférieurs, la construction de ses nouvelles unités, — surtout celle des sous-marins ! 1 — était ralentie en dépit des ordres formels du Parlement.

La classe laborieuse, elle aussi, a été indignement sacrifiée. Que de promesses ne lui a-t-on pas faites ? Et qu’a-t-elle obtenu î La seule loi dont elle puisse se féliciter, — la loi d’assistance aux vieillards et aux infirmes, — c’est aux efforts de l’opposition qu’elle la doit.

Quant k la loi des retraites, vous savez tous que l’élude hâtive entreprise en fin de législature n’a abouti qu’au plus incroyable pufiisme électoral.

Je vous disais, en 1902:

Je veux la République douce, accueillante à tous;

Je veux les Français libres de croire à leur gré, libres d’élever leurs enfants comme il leur convient;

Je veux la France farte au dehors et s’imposant au respect de tous, l’armée encouragée dans son œuvre de défense par l’affection des bons citoyens et des pouvoirs publics;

Je veux la propriété respectée, la liberté des contrais assurée, la justice impartiale pour tous les citoyens;

jg la classs ouvrière affranchie, mise en possession de tousses droits; encouragés par les sacrifices de l’État, dans l’œuvre de prévoyance nécessaire à son avenir ; soutenue dans la formation de ses associations; devenant forte sans devenir tyranique;

Je veux tout pour elie par les veies de la liberté.

Ce programme que vous avez approuvé, il y a quatre ans, c est encore lui que je vous propose aujourd’hui.

Et j’ajoute :

11 faut que les libertés fondamentales et les droits du citoyen soient garantis effectivement, et préservés des atteintes arbitraires du pouvoir, par une révision des lois constitutionnelles et une refonte de la procédure criminelle.

Ii faut que l’indépendance du suffrage universel et l’exacte représentation des opinions soient assurées par le scrutin de liste, avec représentation proportionnelle, et par la rédaction d’un code électoral.

Il faut que les relations soient renouées entre les pouvoirs publics et les représentants autorisés de l’Église. De leur entente rationnelle pourra résulter, ou bien un nouveau Concordat, ou bien une loi nouvelle respectant intégralement les droits imprescriptibles de la conscience.

Il faut que la loi du 1er juillet 1901 sur l’association, conservée dans la mesure où elle assure une liberté, soit amendée de manière à soumettre aux mômes règles de constitution, de publicité et de fonctionnement toutes les associations, quelles qu’elles soient.

Il faut enfin que la question des retraites ouvrières, au lieu d’étre envisagée comme

une pure réclame électoral et sans préoccupation des moyens d’application, soit résolue par la coopération de l’État et des sociétés de secours mutuels.

Mes chers Concitoyens,

Pour triompher, il faut nous unir; pas d’abstentions! Un vent de destruction souille sur notre France: pour la sauver, nous ne serons jamais trop nombreux.

Tous ceux qui, dans cette circonscription, veulent la Patrie grande, le respect des droits de tous, ^amélioration du sort des moins heureux, me doivent leur vote. Fort de mon passé, je le réclame. Que ceux, au contraire, qui, n’apercevant pas les catastrophes prochaines, approuvent la politique actuelle, que ceuxjlà ne votent pas pour moi.

Je veux rester : celui qui ne transige pas.

Vive la France î Vive la République ! Vive ia Liberté !

Paul BEAUREGARD,

Membre de l’Institut,

Professeur à la Faculté de Droit de Paris, Député sortant,

Républicain, Libéral, Patriote.

2° Circonscription du XVIe arrondissement de PARIS.

M. Lucien MILLEVGYE.

Élu au 1er tour de scrutin. — 6.2Ô7 voix.

Le parti du Bloc, la secte maçonnique, sentant peser sur eux la réprobation publique, cherchent à se réfugier dans une suprême équivoque,

A Rapproche de la grande consultation populaire, ils se désavouent, ils se renient eux** mêmes.

Ils osent invoquer la démocratie quhls ont trompée, La liberté qu’ils ont violée, la patrie qu’ils ont laissé outrager.

Ils promettent de donner au peuple les réformes bienfaisantes, de ne point inquiéter les âmes, de ménager Famée, d'honorer le drapeau.

Ils se proclament tolérants, modérés et sincères.

Et après tant de défis portés à ia conscience française, ils seraient heureux de s'abriter sous les garanties tutélaires de la tradition nationale.

Electeurs, vous répondrez demain à ces politiciens : « Il est trop tard I n

C'est hier qu’il fallait gouverner sans duplicité et sans violence,,,* c’est hier qu’il

fallait administrer avec sagesse, avec justice, - c’est hier qu’il fallait respecter la

France !

Aujourd’hui nous n’oublions pas. * , nous ne pouvons plus oublier.

Patriotes. . . nous n’oublions pas que la boue a été jetée à pleines mains sur les juges militaires, sur le haut commandement, sur Fètat-major, et que, sous prétexte d’innocenter un condamné, on a répandu sur les chefs les plus éminents de notre armée la bave des reptiles, ia souillure de l’étranger.

Nous doublions pas que, contre le drapeau tricolore, l’antimilitarisme a prêché cyniquement l'indiscipline, la haine et la révolte,* * * et que ce honteux délire a été couvert par l’impunité des complaisances officielles.

Mous n’oublions pas que des officiers, que des soldats, nos amis, nos frères, viennent de payer de leur sang leur devoir civique, héroïquement accompli.

Croyants,,, nous n'oublions pas que le Christ, successivement proscrit .des édifices publics, des prétoires et des écoles, a été attaqué jusque dans ses asiles les plus sacrés* . .t que ses fidèles ont dû le défendre comre d'odieuses profanations.

Nous n'oublions pas qtï’une loi, présentée comme un gage de concorde, a, dès ses premières applications, troublé la paix religieuse et sociale*

Libéraux* * . , nous n' oublions pas que le bel idéal de liberté qui fut la justification de notre espérance républicaine a été tourné en dérision par un pouvoir sans scrupule*

Nous n'oublions pas qu'une basse inquisition a surpris jusqu'aux foyers les secrets du cœur et de la conscience. Nous ne consentons point à faire de M. Vadéeart, de scs maîtres ou de ses disciples, les arbitres de la République.

Travailleurs* * *, nous n’oublions pas de quelles promesses fallacieuses on nous berce depuis trop longtemps.

Le progrès social se heurte aux barrières législatives* Tous les projets d'améliorations bienfaisantes sont en souffrance, La concurrence étrangère vient, en plein Paris, abaisser nos salaires, menacer notre gagne-pain.

La sécurité de notre vieillesse n'est môme pas garantie*

La loi sur les retraites ouvrières est renvoyée à la prochaine législature* Elle est subor donnée aux ressources financières* Or, la situation économique du pays est loin d'ètre rassurante*

Commerçants et contribuables**., nous n'oublions pzs de quelles mesures imprévoyantes et arbitraires nous sommes les victimes.

L'impôt monte sans cesse ; il écrase nos ateliers, nos magasins, nos comptoirs, nos propriétés*

Patentes mal réparties, licences accablantes, taxes innombrables et trop sauvent iniques, grèvent lourdement nos budgets, sans parvenir à équilibrer celui de l’Etat*

Electeurs,

Vous allez condamner ces hommes et ces fautes.

Dans notre circonscription, M. Mathieu de Noailles les représente. Il ne peut ni les répudier, ni les blâmer, il ne peut être que leur prisonnier ou leur défenseur,

Voulez-vous lui donner Je mandat d'excuser, d’absoudre, ou môme de continuer cette politique ?

Il siégerait, suivant ses propres déclarations, dans les rangs de l'ancienne majorité, parmi les partisans de Combes, de Pelletai! , d'André*

Au contraire, nous n'avons pas à demandera notre député sortant, M* Lucien Miüevoye, ce qu'il fera. Nous savons ce qu’il a fait*

Vous lui renouvellerez le témoignage éclatant de votre confiance,

Vive Millevoye l

Vive la République nationale, démocratique et libérale !

Vu, le candidat: Lucien MILLEVOYE*

lr* Circonscription du XVIF arrondissement de Paris*

M* PUGUESÎ-CONTL Élu au 1er tour de scrutin, ~ 7.910 voix*

La France est sur le point de chasser du pouvoir les mauvais serviteurs de notre démocratie qui ont méconnu leurs devoirs les plus sacrés.

Vous serez des premiers , j’en suis certain, à vouloir vous associer à cette œuvre de salut national et votre majorité figurera, comme en 1902, en tète de toutes les majorités Jibêrales et patriotes de Paris*

Le bloc est trop bien personnifié parmi nous, en -cette symbolique trinité de mes trois concurrents, pour que vous manquiez Poccasion de lui régler définitivement son compte. En M« Marchai, vous frapperez le combisme dans toute son audacieuse jactance, celui qui se réclame des turpitudes du bloc et s’en fait honneur.

En M* Beurdeley, vous atteindrez la politique hlocarde dissimulée et insidieuse, — certainement la plus dangereuse, — mais contre laquelle tout vous met cependant en garde ; le paesé de M. Beurdeley, qui déjà représentait le bloc aux élections municipales, aujourd’hui toujours entouré de francs-maçons et d’anciens partisans de M. Bompard, enfin la consécration officielle dont il vient d’ètre l’objet, en même temps que M* Marchai, parla Fédération radicale et radicale-socialiste, c’est-à-dire l'association Bombiste par excellence I En le compagnon Roque, vous condamnerez les doctrines des antimilitaristes et des sans-patrie avec lesquels le bloc n’a jamais cessé de faire cause commune* *

Et, quant à moi, tout à Phonneur d’avoir obtenu, une fois de plus, votre confiance, je me consacrerai plus que jamais à la réalisation de notre idéal français, social et républicain. Bien que vous m’ayez vu è l'œuvre et connaissiez mon programme, je veux brièvement, vous rappeler les questions essentielles qui m'ont déjà occupé pendant ces quatre dernières années et dont je poursuivrai l’étude et la réussite au cours de la législature nouvelle: Lutte contre la propagande antimilitariste et internationaliste*

Défense énergique de toutes nos libertés et surtout de ia liberté de conscience.

Lutte contre le collectivisme.

Protection du travail français contre la concurrence étrangère*

Repos hebdomadaire pour tous les travailleurs,

Application, aussi rapide que possible, de la loi sur les retraites ouvrières.

Extension de la juridiction des prud’hommes à toutes Ifs corporations*

Diminution des frais de justice* inamovibilité des juges de paix.

Application de la loi de sursis aux contrevenants.

Protection incessante du petit commerce.

Limitation de l’initiative financière du Parlement, Pas d’impôts nouveaux, des économies.

Obligation du vote personnel pour les sénateurs et députés*

Révision de la Constitution, pour donner au Pouvoir Exécutif de la République plus d’indépendance et d’autorité*

Responsabilité effective des ministres*

Scrutirride liste* Vote obligatoire. Vote secret, sous envelopper Représentation proportionnelle .

Référendum populaire.

Au point de vue local : désignation dans notre circonscription de Remplacement de la future Exposition sportive*

Démolition des fortifications.

En un mot, mes chers concitoyens, je ferai mon devoir comme vous ferez le vôtre et nos mutuels effort^ après avoir arraché la France et la République à la pire des servitude», celle des délateurs, des persécuteurs et des ennemis de l’idée nationale, nous vaudront enfin le droit de vivre fraternellement réconciliés, après avoir chassé ceux qui ne nou»

divisent que pour nous mieux exploiter. pUGLlESl-CONTi.

2° Circonscription du XVII arrondissent en t de PARIS.

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