IV. Inscrits maritimes
Pour ce qui concerne les marins, je m’efforcerai de faire maintenir et étendre les avantages de l’inscription maritime, si menacés par des propositions de loi imprudentes, et notamment de faire appliquer aux demi-soldiers les avantages considérables assurés aux victimes des accidents par la loi Le Bail-Brisson. J’appuierai aussi énergiquement la proposition tendant à élever de 17 à 50 francs les pensions d’invalides.
V, Questions coloniales , — Commerce et Agriculture.
Enfin, je consacrerai une partie de mon activité aux questions coloniales et travaillerai, avec les chefs du parti, à assurer aux colonies des garanties et une constitution.
Ces questions ont pris sous la troisième République une importance capitale ; dans notre empire colonial, le commerce extérieur dépasse annuellement quinze cents millions et le seul développement de notre commerce intérieur permet au budget national de faire les frais de la protection qu’il accorde k notre agriculture.
VL Questions locales .
Quaot aux intérêts de notre ville et de nos campagnes, vous savez déjà, pour m’avoir vu à l’œuvre, que j’y apporterai une vigilance continuelle.
J’attirerai l’attention du Gouvernement sur ce qu’attend notre région :
L’aménagement meilleur du port des Sables et de La Chaume, daos lequel vit une population de 2.000 inscrits ;
De nouveaux travaux au havre de la Gachère, indispeosables aux marais d’Olonne, de l’île-d’OIonne et des communes voisines ;
La protection du marais de Moricq et villages voisins contre les envahissements de la
mer et certains travaux indispensables sur le Lay pour assurer à ses eaux un écoulement facile ;
La sécurité pour les marins du port de la Meule par des travaux appropries ;
Le développement de nos voies de communication, etc.
Comptez sur moi.
Vous savez que je ne Buis ni un paresseux ni un ignorant. Je ne suis pas davantage un homme de parti. Je sers de mon mieux la République, qui a toujours représenté pour moi un idéal de justice et de fraternité.
La France, la République et vous-mêmes, mes chers concitoyens, serez toujours l’objet de mes plus vives et de mes plus constantes préoccupations. Je vous consacrerai toute mon expérience et tout mon dévouement.
Vive la République !
Joseph CHAILLEY,
Candidat de la Fédération des comités républicains,
2e Circonscription des SABLES D’OLONNE .
M. de B AO DRY d’ASSON.
Élu au 1er tour de scrutin. — 11.374 voix.
Messieurs et chers Électeurs,
Dieu sauve la France 1 C’est mon premier mot.
C’est le cri de foi et d’espérance, qui malgré les angoisses de l’heure présente monte du cœur aux lèvres de tous les Français qui ont l’intelligence des périls de la religion et de la patrie I
Oui, l’Église et la France sont en danger !
Vous avez, mes amis, suivi jour par jour la marche infernale des ennemis de Dieu qui se sont donné la tâche sacrilège et antinationale de déchristianiser notre France, la fille aînée de l’Église, la France de Clovis et de saint Louis 1
Le crucifix a été décroché des écoles publiques, des salies d’hôpitaux et des prétoires
.de la justice.
Les congrégations religieuses, trop confiantes dans la parole mensongère du Gouvernement des juifs et des francs-maçons, ont été dissoutes en bloc ; leurs pieuses et charitables fondations ont disparu ; l’Éiat athée a confisqué tout ce qui leur appartenait.
L’État a jeté hors de leurs saints asiles soixante mille serviteurs de Dieu, des malades, des infirmes, des orphelins et des pauvres I
Aujourd’hui, chrétiens, sous ce prétendu régime de liberté, nous sommes condamnés à barricader les portes de nos églises et à les défendre pour faire obstacle, dans la mesure de notre indignation et de nos forces, aux agents des inventaires. Ils veulent dresser la liste des croix, des vases sacrés, des ornements, des moindres objets du culte catholique, des propriétés et revenus des paroisses, que l’État nous volera sans faute, si ses candidats l’emportent aux élections du 6 mai.
Le Dieu de nos pères, ses représentants sur la terre : l’héroïque vicaire de Jésus-Christ,
notre admirable et vénéré pape Pie X, nos évêques, nos dignes et bien aimés pasteurs ne nous demandent pas, aujourd’hui, de nous faire tuer et jeter dans les prisons républicaines; jls nous font une loi d’honneur, de patriotisme et de conscience de repousser, par notre libre vote, les suppôts du Gouvernement de scélérats qui poursuivent l’œuvre satanique de la spoliation de nos églises et de la profanation de nos autels 1
Électeurs,
Dans des heures aussi tragiques, devant l’assaut sacrilèga des loges maçonniques contre tout ce qu’un chrétien a de plus cher et de plus sacré...
Devant la formidable poussée de l’anarchie socialiste contre le patronat et la propriété... r
Devant le déchaînement des apaches de l’internationale et du drapeau rouge...
Devant la menace terrible et redoutable de millions d’hommes que l’on groupe à nos frontières, il n y a plus à tergiverser, messieurs les électeurs î la patrie est en danger; les familles, les fortunes, l’indépendance et la vie même de notre malheureux pays sont* mis en péril 1
Chacun de nous, messieurs, a le devoir strict de conjurer, — selon ses moyens, — les horreurs qui s approchent et que peuvent, seuls, nier les aveugles volontaires ou les complices intéressés de la faction misérable qui, depuis son arrivée au pouvoir, conduit pas à pas notre France à d’épouvantables catastrophes !
Je ne me reconnais pas le droit, messieurs et chers électeurs, en face d'aussi redoutables éventualités, de prendre une retraite légitimement gagnée par trente années de luttes contre les sans dieu et les sans patrie ; j’ai de nouveau, et pour la huitième fois, l’honneur de solliciter le mandat de vous représenter à la Chambre des Députés.
Je vous ai loyalement et nettement signalé la triste situation du pays et la gravité de l’heure présente au point de vue religieux et social.
Vous me connaissez, — depuis trente ans que je suis à votre service, — comme député,*
comme ami; et, à quelque parti que vous puissiez appartenir, vous savez que, tous, vous pouvez compter sur moi.
Agriculteurs,
Vous me rendrez volontiers ce témoignage que je n’ai rien négligé jusqu’ici : ni temps ni argent, ni santé, pour défendre vos intérêts. Aussi, je le redis bien haut, il est absolument nécessaire de diminuer les impôts et les charges de toute nature, au lieu de les auemonter chaque jour, b
Je m’efforcerai toujours de faire maintenir les soutiens de famille.
Notre élevage, nos courses de chevaux, qui m’ont toujours tenu tant à cœur, — vous ne 'avez pas oublié, — nos foires, nos marchés, nos- routes, nos chemins et les écours feront i objet de rues constantes préoccupations*
Je m appliquerai, de plus en plus, à la solution des questions qui concernent principament le chemin de fer des Sables à Saint-Gilles, Saint-Jean-de-Monts, Beauvoir, Bonin et
Bourgneuf, dont je vous parlais aux dernières élections et dont le tracé est enfin commencé.
Ouvriers,
J’ai voté sans hésiter toutes les mesures proposées au Parlement, pour améliorer votre sort si intéressant et, chaque année, j’ai protesté contre toutes les charges publiques qui tombent toujours si lourdement sur les déshérités de la fortune.
J ai voté à la Chambre des Dépu tés les retraites ouvrières, qui ont pour but de vous donner sur vos vieux jours une amélioration pour un repos si bien gagné. Puissent-ils ces secours, vous être accordés au lieu de rester dans les cartons du Sénat.
Marins,
Des primes importantes à la construction et à l’armement ont été votées au profit des navires à voiles et à vapeur ; il est juste que des primes à la construction et à l’armement des barques de pêche soient egalement appliquées. Je m’efforcerai d’obtenir tout ce qui peut
être mile à la marine. Les pêcheurs de nos côtes seront également l’objet de ma vive attention*
Je soutiendrai toujours, par ma parole et par mon vote, la cause de Dieu, de la famille et de la patrie 1 Et plus que jamais je crie bien haut :
Vive la religion catholique I
Vive la liberté l
Vive Parmèe 1
Vive la marine l
Vive la France aux Français 1
Armand de BÀUDRY D’ÀSSON, Député sortant.