VIENNE
Circonscription de GHATELLERÂULT,
M* Frédéric GODET*
Élu au tour de scrutin. — 8*966 voix,
Mes chers Concitoyens,
9 . 9^9 voix républicaines m’appelaient, en 1902, à l'honneur de représenter à la Chambre des députés l’arrondissement de Chàtellerauît.
J’ai conscience d’être resté invariablement fidèle au programme que vous aviez approuvé, d'avoir tenu scrupuleusement tous les engagements que j'avais pris.
La législature qui prend fin a fait œuvre féconde. Je suis fier d’avoir participé à la réalisation de nombreuses réformes, notamment ;
La réduction à deux ans du service militaire, avec l'égalité absolue de tous les citoyens devant l'impôt du sang ;
L5 extension de la compétence des juges de paix, c’est-à-dire îa justice rendue plus rapide et moins conteuse ;
L’assistance aux vieillards, aux infirmes et aux incurables, nouvelle mesure de solidarité sociale ;
La séparation des Églises et de l'État, qui garantit à tous la liberté de conscience par la neutralité de l’État en matière religieuse.
J’ai voté, en outre, les dégrèvements de l’impôt sur le sucre et sur les bicyclettes, la diminution de la taxe des lettres, la répression de la fraude dans la vente des marchandises, et de la falsification des denrées agricoles, ramélioration de la loi sur les warrants agricoles; etc*
Par mon attitude à la Chambre, je crois avoir justifié la confiance que vous m'aviez accordée* Durant ces quatre années, les tiens d’estime et d'affection réciproques qui nous unissent se sont consolidés chaque jour.
Aussi, le Congrès tenu à Ghâteîlerault, le b février dernier, et composé de représentants de toutes les communes de l'arrondissement (maires, conseillers municipaux et délégués des comités républicains), m’a-t-il choisi à l'unanimité comme candidat aux élections du 6 mai.
Fort de cette désignation du Congrès, je viens à nouveau solliciter vos suffrages et offrir de mettre, comme par le passé, mon dévouement le plus actif au service de mes concitoyens et de la République,
Électeurs,
La législature prochaine aura à accomplir, dans l’ordre politique, économique et social, les réformes impatiemment attendues par la démocratie.
Retraites ouvrières. - Avant tout, il conviendra de faire aboutir la loi. sur les retraites ouvrières pour les travailleurs des villes et des campagnes. Cette loi, adoptée par la Chambre et à laquelle j’ai donné mon vote enthousiaste, est soumise à l’examen du Sénat; elle empêchera le travailleur d’être à la merci de la charité publique ou de la chante pnvêe, lorsque sonne l’heure de la vieillesse et que ses forces défaillantes laissent tomber 1 outil des mains. Tour le fonctionnement de ces retraites, U faudra trouver des ressources nouvelles. Elles nous seront fournies par des réformes fiscales.
Réformes fiscales. - 1° Far l’impôt global et progressif sur le revenu, qui frappera surtout la richesse acquise et le superflu, et qui remplacera les impôts directs ! actuels (cote personnelle et mobilière, contribution des portes et fenêtres, p>U întes, revenus inférieurs à 3.000 francs seront exempt ;s de cet impôt; il en résultera donc un dégrèvement pour le petit et le moyen propriétaires fonciers et pour tous ceux qui lutten
doux les besoins malênels de Pexistence. *
1 2° Par les monopoles, au profit de l’État, des assurances, de l’exploitation des mines et
des chemins de fer; .
3« Par l’impôt progressif sur les grosses successions en ligue collaterale.
Agriculture , industrie, commerce. - le «oublie pas que j’appartiens à k g™** famille rurale. Je m’appliquerai donc à voter toutes les mesures protectrices de lagriculture car c’est d’elle que découle la richesse industrielle et commerciale du pays.
Il faut lui venir immédiatement en aide par la suppression de l’impôt foncier, la terre, simple instrument de travail, ne devant pas supporter de contribution ®
contre les spéculateurs et les accapareurs, qui causent un préjudice considérable a nos e t valeurs ; i abaissement des tarifs de transport des produits agricoles et viticoles j* des voies ferrées, en particulier dans notre arrondissement encore trop déahér ,
S Lh*’, le développement de. cto. de crédit asrico.ee, contre la mortalité du bétail, contre l'incendie, contre les accidenta du travail, la créatio d’écoles d’agriculture. J’estime aussi qu’il convient de créer le « bien de ami e », insaisissable, comme indispensable à l’existence matérielle du cultivateur et de sa famille.
Pour permettre aux cultivateurs d’exposer leurs revendications, la nécessité simp
de Chambres d’agriculture dont les membres seront élus directement par tous les agncul-
‘“^“flîriSÏÏÏïnq^Uorîéle de bo,„leor. de cru, car je considéré é l’encontre de mon adversaire, M. Marionneau, que, si le cultivateur doit disposer de ses produits comme bon lui semble, c’est pour lui un droit absolu et non pas nn privilège 1 Ce
droit îe continuerai à le défendre énergiquement* . , ,
Aux travailleurs des villes, aux employés de commerce, il faut accorder la limitation e la journée de travail et l’obligation du repos hebdomadaire. Ce sera supprimer pour fiuTfneoaEre excessif et leur donner le droit a la vie de famille.
La loi du 21 mars 1884 a donné aux travailleurs le droit de former des ./JJÎTi» rions défendre leurs intérêts professionnels. Pour terminer rapidement les conflits entre patrons et ouvriers, la loi du 27 décembre 1892 a établi l’arbitrage, qu il y a lieu de rendre obh-
gatoire.
Frais judiciaires. — Une refonte complète du Code devra simplifier la procédure
file pour diminuer les frais de justice. Le droit sacré de se défendre, de recourir au* tribunaux pour empêcher d’être dépouillé, est un luxe qui n'est permis qu’aux riclies
les néceSte^ 1StanCe JU(îlC‘aire deVrait êlre accordée moins arbitrairement à tous
Fonctionnaires. — Favorable à la suppression de toutes les fonctions qui ne sont pas Partl3an de l,a..dimmution Jesgros traitements, j’estime que la République de î’2at J ^ C" am am 16 SOn ^ t0US ’eS modestes’ mais dévoués collaborateurs
de l’arlH^'?mr0it de 36 fSyildiquer aux factionnaires qui ne détiennent pas une parcelle au projet Banhou.qUe’ ^ fonctlonnaires de Sestion- Je me suis déjà rallié publiquement
nn]APviinemmt- ~ Ie VOterai I’abr0-ali0n c°mPïf^ de la loi Failoux. Je voterai le mono-' ‘ ,1 en3ei8Uenf? * qm suPPriraera ce Péril» dont parlait ie regretté Waldeck Rousseau opposé^ 65 Cdte à 0016 aV6C dES idéCS 6t d6S sentiaieats diamétralement
Année. — Bien que ne poursuivant aucune idée de guerre ou de conouête h nam,
i1 foice miii,airo d“ ■"» ’r
este sa volonté de maintenir la paix, mais elle n’est pas disposée à l’acheter an prix de son neur ou de sa dignité; car elle sait qu’une France faib’e et désarmée offrirait une proie facile aux cup.dités étrangères, Il faut donc une armée puissante. P
Ce ne sera pas l’affaiblir que de supprimer les 13 jours des territoriaux et les <>8 jours des réservistes ; c’est pourquoi j’ai déjà émis des votes dans ce sens. J
faut encore que 1 armée soit disciplinée. C’est aux chefs qu’il appartient de donner
e t’iT'rôn? t0UI?re. faire leur devoir’ surtout ffuaod U s’agit de faire respecter les lois wo lnits Arf /?U. CaineS' °r’ plu8icurs actes d’insubordination d’officiers se sont produits récemment et n ont pas été réprimés par les conseils de guerre, alors que ceux-ci
Fin térêt °de 1 armée ^nat .ld^^,resf se m.ontrent impitoyables pour nos petits soldats. Dans en temps de paix tl0na e’ Je PerS!S*erai a voter la suppression des conseils de guerre
Manufacture d’arms. — Par suite de la réduction de crédits opérée par le Sénat et p ui evi er i e nouveaux licenciements, le Ministère de la Guerre avait décidé la location de notre manufacture à ^industrie privée*
J avais été contraint de me rallier à ce projet, songeant avant tout à assurer du travail aux ouvriers de notre ville, et à faire respecter les droite qu’ils avaient acquis . . aiS avant}de laisser ce projet se réaliser, j’ai tenu à faire venir sur place le. Ministre i • U,err,e* est a a su*te de cette visite ^ue l’idée de la location a été abandonnée que dVuTers^nVéïeibaVchïf1 * *tabHe’ * ** ,U,tA «prises plusieurs centres
santCMles^iivr^31 ? PrTer t0ut,“0Q adectueux dévouement à cette population si intéres-
DrosoéHt S ■ V? ue sra,nd élab!issementi dont la prospérité est intimement liée à la prospérité meme de la ville et de l’arrondissement,
Républicains,
danoV* C?IlliaUCe dans votre verdict- Vous n’écouterez pas les outrages qui sont colportés rences V°US ne consentirez Jamais à suivre l’homme qui, sous les ïppa-
1 , . aux lbfraIieme’ cacbe 1® Plus funeste esprit rétrograde, l’homme derrière
défaillants0 ^ lscip mée' 1,arm^e cléricale et réactionnaire, suivie de quelques républicains
Poursuivant un idéal fait de plus de justice et de fraternité, vous prouverez votre inébranlable attachement à la cause des réformes et du progrès en acclamant sur mon nom le 6 mai, la République véritablement républicaine.
Vive l’arrondissement de Cliâtellerault !
Vive la République démocratique et sociale I
Frédéric GODET,
Député sortant,
Maire d’Orches, conseiller d’arrondissement, Candidat du Congrès déconcentration républicain#
Circonscription de CIVRAY.
M. JOYEUX-LAFFUIE Elu au 1er tour de scrutin. — 7.208 voix
Mes chers Concitoyens,
Si je suis candidat, ce n’est pas par ambition personnelle.
Désigné à l’unanimité par le Congrès des élus républicains de la circonscription, je viens vous demander de ratifier par vos votes le choix de vos représentants.
Vous me connaissez : fils de cultivateurs du canton de Charroux, où j’ai des intérêts agricoles et viticoles, je m’intéresse à tout ce qui concerne l’agriculture. Elle aurait en moi un défenseur énergique.
Au point de vue politique, j’ai toujours été et j’entends rester un ferme républicain décidé à défendre la société contre les entreprises réactionnaires.
Je veux une République sans arrière-pensée, s’appuyant sur des républicains, servie par des fonctionnaires républicains, basée sur la liberté, le progrès, la justice, la tolérance la fraternité.
Ami de l’ordre, condition première de la prospérité, je veux une discipline parfaite dans l'armée et dans tous les services publics.
An point de vue national, je suis profondément attaché à l’idée de Patrie, que je place au-dessus de toute discussion ; mais mon patriotisme éclairé, ami de la paix, n’a rien de commun avec le chauvinisme grossier et provocateur du parti nationaliste. Je veux la paix, mais la paix qui convient à une grande nation, sans sacrifice de nos droits et de nos intérêts*
Je veux aussi le respect de la propriété individueile et ’l’obéissance aux lois. Je suis 1 ennemi de toutes les méthodes violentes et de tous les désordres.
Au nombre des propositions de mon programme figurent :
La suppression du vote des députés par procuration, et de leur traitement lorsqu’ils n assistent pas aux; travaux parlementaires;
Le vote du budget avant le 1er décembre de l’année courante;
La réduction des gros traitements des fonctionnaires;
La création des tickets de chasse permettant aux petits cultivateurs et aux ouvriers de pouvoir chasser sans être astreints à prendre un permis de chasse ;
L'impôt sur le revenu, remplaçant les impôts directs existant actuellement «faisant disparaître leur injustice. Celui qui possède beaucoup doit payer beaucoup, celui qui possède neuP doit paver très peu, et celui qui n’a que son travail pour vivre ne doit nen payer ^
Les retraites ouvrières, dont je suis un partisan convaincu. Je ne puis admettre qu après avoir usé ses forces au service de tous, un homme, ouvrier de la ville ou de la campagne, soit exposé, dans sa vieillesse, à mendier un logis et du pain.
Électeurs î
Ne vous laissez pas abuser par ceux qui parient de persécution religieuse, et sachez bien nue l'aritation tentée autour de la loi de séparation n’a qu’un but politique.
5 Si vous êtes l’ennemi des révolutions, si vous voulez conserver la République, qui nous a donné trente-cinq années de paix et de prospérité, votez pour moi.
Vive la France \
Vive la République I
Jean IOYEUX-LAFFUIE,
Conseiller général du canton de Charroux,
Docteur en médecine, docteur ès sciences,
Membre de Renseignement supérieur,
Propriétaire à Peuroux-d’Âsnois, prés Charroux, Chevalier delà Légion d* honneur,
Officier de l’Instruction publique, Chevalier du Mérite agricole.
Si j’ai l’honneur d’être votre élu, je m’engage dès maintenant P«nd^t les parlementaires, à aller dans chaque commune pour y rendre compte du mandat que m’aurez confié. G’est un devoir que l’élu doit à ses électeurs.
Circonscription de LOUDUN.
M. RIDOUARD.
Élu au 2e tour de scrutin. — 6.400 voix.
Mes chers compatriotes,
En me présentant devant vous pour la quatrième fois, en venant solliciter de vos libres suffrages l’honneur de représenter encore l’arrondissement de Loudun auquel Martiens p« mes origines, par L famille, par mes relations d’amitié et par mes intérêts! je tiens à vous dire combien je vous suis reconnaissant des témoignages de coiihance que vous m’avez accordés depuis 1893. - Durant tout ce temps, je n ai cessé d. chercher S’In rendre digne par mon travail, par la droiture de ma vie et par mon inaltérable
dévouement à vos intérêts et à ceux de la République,
Enfant du Loudunais, ayant passé mon existence au milieu de vous, nul mie'J qu® ne connaît vos besoins et vous pouvez être assurés que je consacrerai a les bien toute l’activité et tout le dévouement dont je suis capable.
J’ai été toute ma vie et je resterai toujours le serviteur fidèle et loyal de la République et de la démocratie.
Après 36 années d’expérience républicaine qui nous ont permis d’apprécier les bienfaits de la paix et de voir la France forte, prospère et respectée, ceux qui n’acceptent pas les luis fondamentales de la République ne sont et ne doivent être que des adversaires déguisés. — Quant à ceux qui s’alarment de la voir s’avancer, d’une marche pourtant si sure et si méthodique, dans la voie du progrès, ils ne se rendent pas suffisamment compte des obligations et des nécessités constitutionnelles du régime républicain. Ainsi qu’on l’a dit si fort justement, tout gouvernement qui ne progresse point recu'e, et à une démocratie, moiDS qu’à tout aulrc régime, il n’appartient, sous peine de déchoir, de s’immobiliser dans l’inaction.
La République a ie devoir d’étendre sa sollicitude sur tous ses enfants et de leur procurer de jour pn jour une part de bonheur plus grande.
A tous ceux qui travaillent, à tous ceux qui produisent, agriculteurs, commerçants, industriels, — ouvriers et patrons, — elle doit aide et protection. Elle doit à tous justice. Aux faibles et aux déshérités, elle doit assistance et soutien.
A tous les citoyens, sans aucune dis tinction, elle doit les garanties qui leur assurent la jouissance des libertés primordiales : liberté individuelle, liberté de conscience; et, si mes adversaires vous disent que je suis pour faire fermer les églises, les temples et les synagogues, dites-ieur bien haut que je suis pour la liberté religieuse, pour la liberté des cultes. — Mais, si la République doit assurer la liberté de conscience, garantir le libre exercice des cultes, elle se doit à elle-même de ne permettre à qui que ce soit de sortir de ses attributions et d’empiéter sur les droits légitimes de l’État républicain.
Comme réformes immédiates, je deman ferai surtout :
En matière fiscale, administrative et judiciaire :
Réforme générale des impôts actuels par une répartition plus équitable des chargea fiscales. — Impôt sur le revenu sans inquisition ni moyen vexa'oire et distinction entre le revenu du travail et celui du capital, — Dégrèvement de la propriété immobilière. — Suppression de la contribution personnel le-mobilière et de l’impôt des portes et fenêtres. — Pas d’impusitiôns nouvelles. — Pas d’emprunts : j’ai prouvé par mes votes au Parlement que j’en suis l’adversaite résolu.
Réforme des octrois. — Vote du budgtt à la date normale. — Économie par la suppression des dépenses inutiles. — Réduction des gros traitements. — Suppression des emplois inutiles. — Réduction des frais de justice et des droits d’enregistrement. Simplification de la procédure, de façon à hâter la solution des litiges soumis aux tiibunaux.
En matière agricole, industrielle et commerciale :
Défense, protection et développement de la propriété individuelle rendue plus accessible à tous par la diminution des charges qui pèsent sur les travailleurs ries villes et des campagnes. — Lois protégeant l’agriculture contre l’agiotage. — Suppr ssion du marché à terme sur les blés. — Maintien du nouveau régime rie l’admission temporaire des blés. — Favoriser aussi la vente des vins, — Développement de la mutualité entre cultivateurs. — Assurance contre les fléaux et la mortalité du bétail. — Maintien du privilège des bouilleurs décru, que j’ai sans cesse détendu depuis que je suis au Parlement et dont j’ai voté le rétablissement définitif lé 27 février J 906 (page 1074 du Journal Officiel). Suppression de la déclaration et du carnet des propriétaires d’alambics ou de chaudières à distiller : suppression que j’ai votée dans la Séance du 20 mars 1906 (page 1502 du Journal Officiel), mai* pour laquelle il n’y eut malheureusement pas la majorité.
En matière ouvrière et sociale :
Protection des travailleurs fiançais contre la main-d’œuvre. — Réalisation des lois
— im ~
d'assüfarnce* de prévoyance et de solidarité sociales* garantissant les travailleurs contre le chômage, la vieillesse et la maladie. Abrogation, c'est-à-dire suppression de la loi sur les accidents du travail. — Je n'ai cessé de démontrer que j’étais opposé à ^assurance agricole obligatoire qui frapperait d'un nouvel impôt la propriété foncière et causerait encore de nouvelles déceptions. — Développement des sociétés de secours mutuds . — Création d'une Cais e générale de retraites pour le; travailleurs, que j'ai déjà votée. — Poursuivre énergiquement le vote de la lui Berteaux concernant les chauffeurs et mécaniciens, et en demander l'extension à tous les employés le chemin de fer. — Rachat des chemins de fer et diminution des tarifs de transport.
En matière politique et parlementaire :
Jdabïlitè da is le pouvoir. — biborté absolue de conscience. — ■ Révision de la constitution pour permettre la réalisation des réformes et assurer la suprématie du suffrage universel. — Maintien au Parlement de son droit d* contrôle et d'initiative, qui est la garantie du régime républicain. — Vote persoaneldes députés, et n'admettre à prendre part aux scrutins que les députés présents aux séances.
Au point de vue patriotique et national :
;‘3âfc Politique extérieure conforme aux intérêts nationaux, à la dignité et à la grandeur de la France et à seâ traditions. — Respect de Varna 4e nationale à laquelle nous avons donné tout notre cœur et que nous voulons placer en dehors de nos divisions politiques, afin qu'elle puisse se eonsa:rer avec une entière confian *e à la grande œuvre de défense nationale. — Accroissement de nos fore s maritimes. — Développement de l'armée coloniale. —
Suppression des périodes d’instruction des réservistes et des territoriaux, que j’ai sans cesse votée, de même que j'ai voté la réduction des 13 jours à 6 jours et des 28 jours à in jours (page 1105 de Y Officiel du 28 février 1006 et page 1179 du Journal Officiel du 2 mars 1906 : propositions Breton et GoUiard, députés}.
Enfin, n’étant pa?, comme mes coocurrents, un étranger pour vou^, vous me trouverei en tout temps, vivant au milieu de voui, prêt à vous rendre service, comme je l'ai toujours fait; prêt à donner tous mes soins à toutes les questions qui peuvent vous intéresser, et prêt à observer, avec une attention constante et une sympathie fraternelle, ces grands courants populaires ou il entre tant d’aspirations légitimes et d'instincts généreux.
Dan s, la venir, je continuerai à être à vous de tout mon cœur, sans me laisser troubler par d'injustes attaques dont la violence ne peut faire do tort qu’à ceux qui Rabaissent à de pareils moyens pour essayer de surprendre vos suffrages ,
Vous me trouverez ainsi que j'ai toujours été* patriote sincère, démocrate convaincu, défenseur inébranlable de la France eide la République.
Allons à la victoire avec toute la confiance que donne la foi républicaine, au cri de ;
Vive la République démocratique I
RÏDOUARD,
Maire de Moncontour. — Président de la Société des Cantonniers de la Vienne. — Président de la Société agricole et industrielle loudunaise. — Conseiller général de la Vienne. —
Membre des Commissions parlementaires du fravail et des iLincs. — Membre du Conseil supérieur des Reawx-Ârts. *
Membre de PAUiaTice républicaine démocratique et de la
Gauche démocratique, ^
Député de la Vienne.
Circonscription de MONTMORILLON,
M, CÛRBEROY.
Élu au 2* tour de s rutin. — 8L79& voix.
Mes chers concitoyens,
Enfant d’un pay< dont je ne me suis jamais éloigné, j’y ai de tout temps combattu sous vos yeux pour la cause républicaine. Deux fois déjà vous avez reconnu la fermeté de mes convictions politiques en me confiant, à il s majorités toujours plus fortes, l’honneur de
Y jus représenter à la Chambre des députés.
Vous y avez suivi mon a ti'ude et mes votes. 1' vous appartient aujourd’hui de les jujei et de décider si vous voulez me renouveler vos suffrages que je viens solliciter.
J’ai voté la suppression de l’ensêign ijMtat congréganiste, dont l'extension toujours
croissante devait mettre la république en péril. .s
J’ai voté la loi militaire établissant lVga’.itô des charges et réduisant la durée du service
à deux ans.
J’ai voté le dégrèvement du petit contribuabl i par la suppression des prestations, ainsi que la création de pensions en faveur des vieillards et des infirmes, réforme dont j’avais déjà organisé le fonctionnement, d< puis j Jus de dix ans, dans ma petite c mmune de
Millac! , -,
J’ai voté les retrait s ouvrières ; voté la loi de séparation des EgUs-. s et de 1 Etat., que, malgré 1. s agitations électorales suscité s par la réaction, je persiste à consilérer, avec M. Ri bol et MM. les abbés députés Lemire et üayraud, cornue une ]oi de tolérance et de
libert ■! , . , . ..
Électeurs, vous me ^avez capable de rester dans i^aveuîr, ce que j ai etê dans le pa se-
le partisan résolu d’un Gouvernement nett --nient républicain; déci le à maintenir avec fermeté les réformes déjà accomplies et à poursuivre activement la réalisation de celles depuis si lomptemps promises à la démocratie.
Partisan convaincu de la propriété individuelle, source de la richesse et de l.i prospérité du pays, je c ois le moment venu de procéder à la réforme de l’impôt, dans un se. s démocratique, avec un large dégrèvement à la base, de façon à supprimer I* charge qui pèse sur le petit contribuable. J’estime encore qu’il est juste de faire supporter à la fortune mobilière une partie des taxes qui grèvent trop lourdement la terre.
Représentant d’un pa\s essentiellement agricole; agriculteur moi -même, puisque j’ai été lauréat de la prime c! honneur départementale, je ne saurais eu effet négliger une question quelconque touchant les intérêts du p tii, propriétaire et du travadl ur dés champs. Pas plus que l'agriculture, le commerce et l’industrie ne seront oubliés : comme par le passé, mes efforts tendro it au développement de toutes les institution* qui leur sont utiles.
Patriote' convaincu, également éloigné du nationalisme et d- l'interi rationalisme-, je yeux une arméé grande et forte, sans que cette préoccupation me détourne de l’acceptation des réformes compatibles avec la d'êfen-e nationale; notamment ta tu. press'on des périodes des yingt-buit et des treize jours, que j’ai toujours v -tée.
Je considère comme urgente la réform ; des conseils de guerre en temps de paix, de façon à assurer une égalité absolue dans ta répression entre l a u3i iers el les simples soldats.
Enfin est-îl besoin que je dise combien je m’efforcerai de hâter l'organisation des retraites pour les ouvriers des v>l les et drs champs ?
Electeurs républicains,
Les importantes majorités des élections législatives précédentes voue Pont appris : vos forces sont invincibles dans Parroodiggement de Montmoriilon quand voua êtes unis 1 ^ C’est parce qurils ont été instruits par ces précédentes 'défaites, que nos adversaires poitîques, après avoir consenti 1 abdication douloureuse de leurs préférences pour telle ou telle forme de régime césarien, après avoir dissimulé leur drapeau sous de fausses appa-* rences libérales, cherchent ù jeter la division dans vos rangs par une campagne de critiques, tf accusations mensongères, qui rienm nt lieu de programme.
Croyez-vous que cette union de nos adversaires, bonapartistes, royalistes, plébiscitaires n’a pas réclamé dé plus grands sacrifices que ceux exigés par Punion à laquelle voua êtes conviés, vous tous républicains, que peuvent diviser sans doute des questions de programmes, mais que rapproche la nécessité commune de défendre un même drapeau menacé?
Lésâmes républicaines portent en elles un trop sûr instinct dé la liberté, pour se laisser entraîner, ne fùt-ce qu'un instant, — malgré les causes d’agitation les plus perfidement exploitées malgré les promesses les plus séduisantes, — dans un parti soi-disant libéral qui a rallié tous les soutiens des anciens régimes d'oppression I
Le 6 mai, chacun saura faire son devoir et la République comptera une nouvelle et brillante victoire.
Vive la République I ,
Votre député,
Junjen CORDERQY.
lre Circonscription de POITIERS, M. Oscùi CIB1EL.
Élu au 2“ tour de scrutin. — 7.^5 voix.
Mes chers concitoyens,
L i congrès républicain réuni à Poitiers, le 23 janvier dernier, m’a fait le grand honneur de me désigner pour porter ie drapeau de la République aux prochaines élection» législatives.
C’est dbnesous les auspices du parti républicain tout entier que je me présente à vos su tirages.
Ma candidature est, avant tout, une candidature d’union républicaine. Sur elle se compteront, au scrutin du ô mai, tous les républicaini sincère?, depuis les plus modérés jusqu'aux plus avancés.
Elle est aussi une candidature de défense républicaine, à l'heure où toutes les troupes de la réaction, unies dans un même élan, sinon dans une même conviction politique, sur le nom de \L de Montjou, se préparent à Passant des positions républicaines.
Grâce à votre clairvoyance, à votre fermt tê et à votre union étroite, la République sortira triomphante de cette nouvelle épreuve, et la lre circonscription sera reconquise.
Si vous m’envoyez yous représenter à la Chambre, j’y siégerai à gauche, parmi ceux qui considèrent comme intangibles les grandes réformes démocratiques et laïques accomplies par la troisième République*
Mm s je ne me bornerai pas à défendre et à maintenir l’œuvre législative édifiée par les républicains*
La Chambre nouvelle devra donner uue solution aux problèmes posés par le développement normal et par l’évolution régulière d’une société démocratique. E'Ie aura à discuter divers projets de lois qu’on peut qualifier de lois d’amélioration sociale, lois de justice et de solidarité républicaine :
Application plus large de la législation sur les accidents du trarail : réglementation du travail dans un sens plus démocratique; hygiène et sécurité du travailleur;
Vote des projets de loi de nature à améliorer la situation des employés de ch e mi g s de fer et des petits fonctionnaires.
Je suis partisan de la lni des retraites ouvrières et paysannes votée par la Chambre, et soumise actuellement aux délibérations du Sénat.
Démocrate sincère, j’examinerai toutes ces questions avec le $èsir de les voir aboutir promptement. Vingt-sept années d’exercice médical à la campagne, dans les milieux généralement peu fortunés, m’ont, en effet, appris à compatir à toutes les misères humaines et à m’efforcer d’y remédier*
Ennemi du favoritisme, je m’associerai à toutes propositions tendant à une réglementation légale pour le recrutement et l’avancement des fonctionnaires de tous ordres*
Désireux de voir appliquer la loi avec une égale justice, aussi bien aux officiers qu’aux simples soldats, je voterai la suppression des conseils de guerre en temps de paix*
Je suis de ceux qui veulent introduire dans notre législation une répartition plus équitable de l’impôt, avec diminution des charges pour les petits contribuables et participation plus effective de la fortune acquise aux charges budgétaires.
Les questions de politique extérieure doivent solliciter aussi notre attention.
La France est une nation sincère ment pacifique* Elle entend continuer sa politique de bonnes relations avec tous les peuples étrangers, en général, et d’alliance ou d’entente cordiale avec certains d’ent: e eux en particulier*
Mais alliance et entente cordiale ont pour base noire puissance militaire* En attendant l’heure de s igesse où les peuples policé.-;, conscients de leurs véritables intérêts, se décideront h limiter l'accroissement ruineux des armements et à recourir à l’aibitrage pour Je règlement de leurs différends, nous ne devons rien négliger pour assurer la défense nationale* Mais j’estime que, sans y porter atteinte, on peut diminuer dans une large mesure ies périodes d’exercices de vingt-huit et de treize jours.
Les cultivateurs, dont je connais les intérêts et les besoins pour avoir pu m’eu rendre compte par moi-môme pendant de longues années passées à la campagne, auront en moi un zélé défenseur.
Enfin, vous pouvez être assures que les intérêts de la ville de Poitiers, très importants ù mes yeus, seront l’objet de toute nu soliichude, et que je négligerai rien pour les soutenir énergiquement auprès des pouvoirs publics.
Mes chers Concitoyens,
Ce programme est, je crois, celui d’un bon patriote et d’un bon républicain* Sa réalisation au cours de la prochaine législature sera le but constant de mes efforts, si vous vouiez bien me confier la haute mission que je sollicite de vous.
Vive la République !
Docteur Û. CïRiEL,
Conseiller généra] de la Vienne.
- iÜ46 —
2* Girconscripton de POITIERS.
M. Raoul PÉftET.
Élu au l*f tour de scrutin* — 10,130 voix.
Mes diors concitoyens,
Fort de Fimpoiaote. majorité que vous m’avez donnée le 11 mai 1902^ de U sympathie que vous me témoignez depuis quatre ans et qui m'a rendu facile Paceomplisséniant de mon mandat, je me pré ente de nouveau k vos suffrages.
Il est inutile, maintenant que nous nous connaissons, que je vous fass^ une longue profession de foi. Mes opinions politiques n’ont pas varié; je suis resté le républicain convaincu de Ja première heure, le démocrate sincère, qui n'a pas cherché et ne cherchera pas à vous abuser par de vaines promesses, mais qui, en toutes circonstances, dans ses discours et par ses votes, s'est fait et se fer* le défenseur de vos légitimes revendications.
Vous pouvez relire le programme que je m’étais tracé lors des dernières, élections législatives et que vous avez approuvé : mon vote n’a manqué à aucun des articles qu il contenait, et, quelque passion qu’on apporte dans la lutte électorale, personne n’osera dire que j’ai fait faillite à m?s engagements.
L’œu re de la législature qui s’achève a été particulièrement féconde. Malgré une opposition irréductible,, nous ayons vu aboutir des lois importantes et depuis longtemps attendues:: ia rédaction du service militaire, l’assistance aux vieillards, aux infirmes et aux incurables, la réforme des justices de paix, la suppression des prestations rendue facultative pour les Conseils municipaux, la séparation des Églises et de L’État. La Chambre a pu achever la discussion du projet de loi sur les retraites pour les travailleurs des villes et des campagnes, et nous espérons que le Sénat votera bientôt ce projet à son tour : la clause laborieuse est, digne de notre constante sollicitude,
Cetie oeuvre de progrès social doit se poursuivre et mon adhésion est acquise à toutes les mesures qui auront pour objet d’améliorer U sort de nos populations agricoles.
Dans un but facile à deyiuer, ceux qui, sous des masques divers, ont toujours combattu les institutions républicaines, ont tenté et tenteront encore de dénaturer nos intentions et dévoua tromper sur la véritable portée des dernières lois que /nous avons votées. Vous avez pu vous coavaincre d e la fausseté de leurs accusations, vous rendre compte, notamment, que la séparation des Églises et de l'Etat, qu'on vous disait devoir entraîner la fermeture des édifices religieux et la suppression des cérémonies du cultes, ètiït} au plus haut degré, une loi de tolérance et de liberté, attribuant des pensions aux membres du cierge, laissant aux fidèles la jouissance perpétuelle et gratuite des églises, permettant la formation d* associations pour l’exercice des différents cultes. Vous avez apprécié aussi à leur juste valeur le reproche odieux qu’on nous adressait de vouloir désorganiser farinée et compromettre ia dépensé nationale, en voyant les nations étrangères rendre hommage à la puissance de nos forces militaires.
Mes chers Concitoyens,
Vous savez reconnaître k leurs origines, à leurs actes, à leurs amitiés, les républicains d’gnes de ce nom. Si elle se laissait abqssr par le langage trompeur des autres, la d?mo-
cratie ne tarderait pas à s'apercevoir qu'elle a remis son sort aux mains de ses pires ennemis*
Je ne crains pas que la 2° circonscription de Potiers arrai hée, gràee4 vous* en 1902, k la réaction qui Pavait, pendant trop longtemps considérée corn né son "fief, retombera pouvoir du parti clérical* Le G mai prochain, nous saluerons, dans cette] circnscription, une nouvelle victoire républicaine, et, dans le p.iys tout entier, le^suceès restera au grand^parü dont tes représentants ont, le 17 janvier dernier, par leur union étroite] et leur] discipline, porté M. Faîtières à la présidence de la République,
Vive la République démocratique !
Raoul PÊRET,
Député sortant.