M. VACHERIE
Élu au tour de scrutin- — 12/717 voix.
Mes cher Concitoyens,
l’ai l'honneur de solliciter ie renouvellement du mandat que vous m'avez confié! en 1902, par une majorité qui a constitué dans l'arrondissement de Eellac la plus éclatante manifestation républicaine.
Je me présente à vous, fort des sympathies et de l'adhésion des représentants républicains élus de l’arrondissement ; je m'adresse avec co fiance à tous, les républicains, à tous ceux qui veulent affermir les conquêtes démocratiques du passé, et assurer pour l’avenir la réalisation des légitimes revendications de la démocratie.
Adversaire irréductible de toute politique de réaction et de recul, je continuerai à soutenir de toute mon âme l’œuvre de défense et d’action républicaines qui a permis à la législature qui prend fin de faire aboutir les plus important s réformes.
Le service de deux ans a réalisé l'égalité la plus complète pour tous dans l'accomplissement du devoir militaire. C’est l'amorce d’une nouvelle réduction de la durée du service dans Cannée active, dans la mesure ou elle se a compitible avec les exigences de la défense nationale et de la sécurité du pays. Le Sénat Votera, après la Chambre, la diminution de durée des périodes d’appel des réservistes et de^ territoriaux ; f estime que les hommes de l'armée territoriale, tout au moins, doivent être dispensés de toute période d'exercice.
Di récents exemples nou^ ont démontré la nécessité de la suppression des conseils de guerre et de la réforme du Code de justice militaire. Tous les citoyens, civils ou militaires, ont droit aux mêmes garanties.
Nous devons assurer l'exécution des lois concernant renseignement national, substitué à l'enseignent iit congréganiste, et la séparation des Églises et de l'État, malgré les tentatives d’une agnation plus poinique que religieuse, fomentée sur certains points du territoire par l’opposition monarchique et cléricale. Les formalités dus inventaires en ont été le prétexte, et cependant ces formalités avaient été réclamées par foppositton ellemême. La neutralité et la laïcité de l'État souverain sont les meilleures garanties du respect dû aux consciences, et de la liberté accordée à la pratique de tous les cultes.
La législation prochaine a devant elle un large horizon de réformes indi -pensables.
Avec la loi sur l'assistance obligatoire aux vieillards et aux infirmes, qui sera mise en application le 1er janvier 1907, la loi sur les retraites ouvrières, déjà votée par la Chambre, deviendra définitive après son adoption par le Sénat. C’est une œuvre de justice ei de nécessité sociale qui assure les travail Jours, coopérateurs de h production industrielle et
agricole, contre les risques de la vieillesse et de l’invalidité, sans aucune distinction entre les travailleurs des villes et les travailleurs des champs,
La réforme de l’impôt direct est une de nos principales préoccupations. Un impôt sur le revenu net des contribuables, demandant un sacrifice équitable au superflu des plus fortunés, permettra de supprimer, avec la contribution personnel le-mobiliére, l'impôt sur les portes et fenêtres et les impôts indirects sur les objets de consommation de première nécessité, tout en dégrevant les petites cotes foncières et les puites patentes.
L'impôt sur la terre pèse lourdement fur nos cultivateurs, Les disponibilités provenant du budget des cultes vont atténuer leur charges, en attendant qi e l’impôt sur h propriété non bâtie devienne un impôt communal, par Pabandon aux communes de la part de l’État dans l’impôt foncier.
Les intérêts agricoles méritent toute notre sollicitude. L’agriculture est la source de toute richesse, l’industrie mère de toutes les industries; elle a droit à une protrciion efficace par la di mi nu ion de ses charges écrasantes, par la réduction des droits de mutation, par un enseignement agricole largement répandu par les professeurs spèciaux. Les lois sur le crédit agricole n’ont donné que des résultats insuffisant ; le développement des mutualités, des syndicats et des associations agricoles les rendra efficaces, en organisant le Crédit à long térine.
Les tarifs de transport son t trop é’evés, aussi bien en ce qui concerne les produits agricoles que les matières utiles à l’agriculture. Les compagnies de chemins de fer ont montré leur impuissance à servir lés intérêts agricoles, et nous avons vu trop souvent les gares encombrées de produits et de denrées que le manque de matériel ne perm( trait pas d’enlever. Cette impuissance justifie les mesures de rachat et de retour à l’État, qui s’imposent du reste â l’égard de tout monopole qui n’a pour but que de donner des bénéfices considéra blés à quelques-uns au détriment de tous.
Il faut encourager et soutenir par de larges subventions les sociétés d’assurances mutuelles et de prévoyance, qui garantissent les cultivateurs contre les risques de toutes sortes ; du bétail, l’incendie, etc.
La République ne doit hésiter devant aucune des reformes économiques et sociales qui s’inspirent du sentiment de la justice et du devoir de solidai ité.-
J’ai toujours apporté ma so ïicüude active à tout ce qui intéresse lé département et les communes; mon dévouement leur reste toujours acquis. Après la construction du chemin de fer de Magnac-Laval, viendra, à bref délai, la con -traction du chemin de fer de Gonfolens à Bellac, en même temps qu’un vaste réseau départemental à voie étroite apportera la prospérité dans nos communes.
. Mes ci. ers Concitoyens,
Je n’ai d’autre ambition que de servir utilei’nent mon paÿs etMa République, le le ferai en suivai t une politique de réformes et de progrès, une politique nettement démocratique : tout mon passé, ma vie entière en répondent.
C’est par l’étroite discipline des républicains que nous continuerons, dans la paix que depuis trente-cinq ans la République a su maintenir, notre grande œuvre de justice et de fraternité, qui, en assurant à chaque citoyen sa part de bien-être et de bonheur, assurera par là même la prospérité et la grandeur de la France et de la République.
L 'élection do fi mai, en réunissant sur mon nom tous lès suffrages républicains, sera un nouveau triomphe pour la démocratie répub;icaïne, pour la politique large et généreuse qui constitue les traditions de liberté, de justice et d’humanité que nous a léguées la Révolution fr*n crise.
Dr Henri VACHERIE,
, Candidat radical,
Président du Cchstil g^nêiSl,
Député sortant.
lre Circonscription de LIMOGES.
M. BETOULLE.
Elu au V tour de scrutin. — 11.844 voix.
Citoyens,
Désigné par le Congrès du parti socialiste de la Haute-Vienne, composé deB groupes de Limoges et des groupes des communes rurales, comme candidat du parti aux élections législatives du 6 mai prochain dans la première circonscription de Limoges, je m’adresse à vous au nom du parti socialiste, c’est-à-dire au nom du prolétariat de la ville et de la campagne, pour solliciter vos libres suffrage».
Le parti socialiste, qui est le parti des travailleurs, veut mettre fin à la société de misère et d’inégalités sociales dans laquelle nous vivons, dans laquelle ceux qui travaillent et produisant ne possèdent rien, tandis que ceux qui ne travaillent pas possèdent toutes les richesses. A la place de cette société capitaliste, le socialisme en instaurera une où chacun ne vivra que du produit de son travail, mais en recevra le produit intégral.
Ouvriers des villes,
Vous savez que vous n’avez rien à attendre des partis bourgeois, qui ne veulent que vous maintenir en tutelle, entraver votre émancipation! vous savez combien vous ôtes menacés par le chômage, par les coalitions patronales; vous savez à quel point vous est déniée la liberté d’agir et même de penser.
Mais vos misères mêmes et l’oppression <jui pèse sur vous ont fait votre éducation politique et économique.
Ouvriers agricoles,
Votre condition est plus précaire encore que celle des ouvriers des villes. Pour un travail acharné, vous recevez des salaires infimes. Vous subissez des chômages prolongés. Le machinisme agricole, qui commence à envahir nos campagnes limousines, ne profite qu'aux gros propriétaires et accapare chaque jour ïe travail des journaliers. La vie devient de jour en jour plus dure pour l’ouvrier agricole.
Petits propriétaires,
On vous a dit que les socialistes voulaient partager vos biens. C’est là un mensonge odieux. Le partage est l’idée la plus antisocialiste et la plus capitaliste qui soit au monde. Les socialistes se refusent à exproprier les petits propriétaires qui vivent si difficilement aujourd'hui sur le bout de champ qu’ils possèdent et le travaillent de leurs mains. Les socialistes veulent, au contraire, défendre les petits propriétaires contre les expropriations constantes que leur font subir le fisc, l’usure et les gros propriétaires qui gu- tient les petits biens pour en agrandir les leurs.
Le partageux, c’esi le gros propriétaire qui, à la fin de l’année, partage, lui qui n’a rien fait, le produit du travail accompli par son colon, ou bien qui prélève une ferme d’autant plus élevée que le fermier a davantage amélioré la terre de ses propres roains;
Petits commerçants 4es grandes et petites villes et des bourgs,
Vous vivez exclusivement grâce aux travailleurs qui s'approvisionnent ou consomment dans vos boutiques. VoLre intérêt est donc intimement lié à celui du prolétariat, auquel vous appartenez* Vous êtes impuissants à lutter contre la concurrence que vous font les grands magasins et les sociétés anonymes capitalistes.
Employés de commerce,
La législation capitaliste vous refuse le repos hebdomadaire et la journée normale de travail dont jouissent vos camarades de Fouine. Rien n'a été fait pour vous au Parlement que par les socialistes ou sous la poussée de leur action continue*
Fonctionnaires de toutes les administrations : communale* départementale nationale*
L’État-patron vous refuse la liberté dissociation t la liberté syndicale» que les salariés de l'industrie lui ont arrachée. L’État-patron est implacable pour vous. Or* il n’y a pas deux prolétariats, il ri* y a pas deux classes de salariés. La liberté de vous associer* ce sont les socialistes seuls qui Font hautement proclamée.
Car le parti socialiste veut que l’ouvrier de Pusine et l’ouvrier agricole, recevant le produit intégral de leur travail, puissent vivre et jouir de la vie; que ïe petit propriétaire soit assuré de conserver son champ; que Remployé de commerce connaisse le repos nécessaire; que le fonctionnaire ait sa pleine liberté d’action comme tout citoyen.
Le parti socialiste assurera tout cela à tous les exploités, le jour où il aura secoué le joug capitaliste et fait cesser l'exploitation de l'homme par l’homme, du grand nombre par uoe minorité, de ceux qui produisent tout et ne possèdent rien par ceux qui ne produisent rien et possèdent tout. Et ce monstrueux état de choses cessera par « l’entente et Faction internationale des travailleurs* ^organisation du prolétariat en parti de classe pour la conquête des pouvoirs publics, et la transformation de la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste. »
Mais, eu attendant que l’heure soit venue d'une transformation profonde, nécessaire et fatale de la société capitaliste, le parti socialiste, qui n'a ni haines, ni envies, ni rancunes et ne prétend, quoi qu’on en dise, qu’à la substitution d’un régime d'équité, d’ordre véritable au présent régime d’injustice, le parti socialiste, dont les doctrines sont toutes de sagesse et de raison* sait que des réformes sont urgentes* et que* déjà possibles, il faut quelles soient faites.
C’est pourquoi le parti socialiste donne à ses élus l'impérieux mandat de soutenir, proposer et imposer an Parlement les réformes suivantes, qui ont pour but d’améliorer la situation matérielle des faibles et des opprimés et de favoriser les conditions de leur émancipation définitive.
Ces réformes sont : la création des caisses de retraites ouvrières et paysannes; — la réduction continue des charges budgétaires; — la suppression des 28 et 13 jours; — la suppression des impôts actuels et leur remplacement par un impôt progressif et global sur les revenus; — la suppression des conseils de guerre; — la liberté syndicale pour les fonctionnaires de toutes catégories.
Les réformes voulues par le parti socialiste sont aussi ; la suppression des droits de mutation et des frais judiciaires sur les biens ruraux dont la valeur ne dépasse pas 5.000 francs; — le droit du fermier et du métayer sur la plus-value qu’ils ont donnée à la terre et qui leur serait payée à leur sonie sous forme d’indemnité; — la suppression de l'impôt foncier sur les terre» appartenant aux laboureurs qui les cultivent eux-mêmes; — la création de prud'hommes agricoles, composés demi par les propriétaires, demi par les laboureurs, ce qui permettra aux ouvriers agricoles de se faire rendre justice sans frais; — l’interdi.tion d’aliéner lesbiens communaux qui restent, et leur reconstitution là ou ils ont disparu; — rabaissement des tarifs de transport des engrais et dès produits agricoles; —
la création dans chaque commune, d'un matériel agricole avec le concours financier de l’Etat; — H suppression de la saisie-brandon et du privilège des propriétaires sur les récoltes; — ^interdiction des chasses réservées et des gardes-chasses, etc., etc, En. on mot, les socia^ listes ont en vue les intérêts des travailleurs des campagnes corn ue des. travailleurs des, villes, et j’affirme qu’ils sont seuls à les défendre.
Au point de vue politique, les socialistes sont seuls à être intégralement républicains, à être passionnément républicains; ils estiment que le socialisme se développera toujours mieux dans une République plus vraie et plus libre ; sans compromettre ni l’indépendance, ni P action propre de leur parti, ils lutteront toujours contre toutes les tentatives de réaction cléricales, nationalistes, réactionnaires, monarchiques. Non seulement ils voteront toutes les lois de laïcité républicaine, mais ils perfectionneront celles qui Ont été récemment votées.
Enfin, les socialistes estiment qu’au vingtième siècle, les peuples ne doivent plus Connaître les horreurs, le cauchemar de la guerre» La civilisation moderne doit sc refuser à cette barbarie. La guerre c’est, au foyer des humbles, la ruine totale, la désola’ ion, les deuils. La guerre ne profite qu’aux militaires de profession, aux financiers. Mais il n’est plus, dans le peuple, ni un père, ni une mère qui veuille donner leur enfant pour qu’on le tue. Nous ne voulons paa la guerre. Guerre à la guerre!
Prolétaires de la première circonscription de Limoges, vous ferez votre devoir, le 6 mai» Vous voterez pour le candidat du parti socialiste.
Ouvriers et employés des villes.
Vous voterez pour le candidat do parti socialiste, parce que M. Lamy de la Chapelle est le représentant du groi pt trônât, de la hau e finance, et ne soutiendra que des intérêts contraires aux vôtres.
En votant pour M. Lamy.de la Chapelle, hostile à toute idée d’émancipation prolétarienne, vous seriez traîtres à votre classe!
Ouvriers agricoles, colons, fermiers, métayers, p uits propriétaires,
Vous voterez pour le candidat du parti socialiste, parce que M, Lamy de la Ch ip dle est le candidat des g os propriétaires êpii vous .■ exploite it, vous oppriment et ne cherchent qu’à vous dépouiller de^ petits biens que, péuibî 'meut, voiuvavez pu acquérir.
En votant pour M. Lamy de la Chapelle vous agiriez contre vos p opres intérêts.
Petits commerçants, petits indus riels,
Vous voterez pour lé candidat du parti socialiste, parce que M. Lamy de la Chapelle est le candidat du gros commerce, du haut négoce, de la grande industrie, avec lesquels vous êtes incapables de lutter.
En YOtaut pour M, Lamy de la Chapelle, vous voteriez pour votre propre disparition*.
Fonctionnaires, ouvriers et employés de l’État ou de.^ communes,
Vous voterez pour le candidat du parti socialiste, par:e que M. Lamy de la Chapelle, hostih à votre émancipation, vous contesterait le droit de vous constituer en syndicat et vous mettrait dans l’impossibilité' de faire aboutit! vos justes revendications.
En votant pour M. L <my de la Chapelle, vous voteriez pour votn asservis® ruent.
Rêpub’icains,
Yous voterez pour U candidat du Parti socialiste, parce que Ë. Lamy de la Chape! e est Je candidat de la coalition cléricale et nationaliste, parce qu’il est uo adversaire avéré d î nos institutions démocratiques et de l'esprit de laïcité républicaine.
En votant pour M, Lamy de la Ghapel1^, vous seriez traîtres à la République !
Citoyens,
L’heure est gravi 1 Les réactions coalisées émettent la prétention d'armcher au prolétariat, à îa République, la lrû circonscription de Limoges depuis si longtemps acquise aux idées d'émancipation et de libération préconisées par le parti socialiste.
L’or est semé à profusion- Tous les moyens d’intimidation, d'oppression sont mis en oeuvre. On cherche à vous apeurer en dénaturant sciemment les doctrines du parti socialiste, Les pires mensonges, les procédés les plus odieux sont employés cont e le candidat du parti socialiste. Des brochures odièà'Bémont mens .-.ingères sont envoyées à profusion aux électeurs des campagnes par des h mimes qui se refusent à tout débat contradictoire.
Vous ferez justice de ces méprisables procédés. Vous agirez en hommes libres et conscients et vom signifierez à nos adversaires* qui sojt les vôtres, que l’or n’a aucun poids dans la balance électorale,
Aux urnes ! Pas d'abstentions I Pour le triomphe de la démocratie, des revendications prolétarien nés et de ïa République sociae.
L, BETQULLEj
Ancien adjoint au maire de Limoges, Ancien conseiller d'ârroütfîfsemeht, Administrateur du Populaire du Centre.
2e Circonscription de LIMOGES.
U. TOURGNOL.
Elu au 1" tour de scrutin. — 12.752 voix.
Electeurs,
Il y a quatre an;, lorsque pour la seconde fois, j’avais l’honneur de briguer vos suffrages, la République, vous le savez, était violemment ataqùée parles monarchistes, les bonapartistes, les mélinîstes, les nationalistes et les cléricaux. De tous ces partis déchus, U, Joseph Démarrai était alo’i le champ ma,
11 semble aujourd’hui que, déconcertés par leurs multiples défaites, affaiblis par leurs sanglants échecs et rebutés de toutes parts, les cléricmx, las enfin de lutter sans succès,
soient résolue h déposer les armes.
Citoyens, ne vous laissez pas séduire par cette trompeuse inertie I
Si le parti réactionnaire n’affronte pas ouvertement la bataille et s’il ne participe pas directement à la lutte présente, il ne reste pour cela ni totalement inactif, ni complètement désintéressé.
Dans les châteaux et les sac isties, on déteste tellement la République, que, pour lui tordre le cou, on S’entendra volontiers avec les émeutiers et les anarchistes. Noble», bourgeois .et curés voteront sans hésiter pour lu candidat révolutionnaire plutôt que pour le candidat républicain. Le mot d’ordre clérical : « Il faut voter coDtre Tourgnol * circule déjit dans les
milieux bien pensants; et toutes les ligues nationalistes se chargent de transmettre à leurs pieux adeptes ce mot d'ordre singulier.
Nous allons donc assister, le 6 mai prochain, à un spectacle étonnant. Nous verrons, en effet, les conservateurs les plus avéréset les cléricaux les plus intraitable® allant voter en masse pour le candidat du eofrectivisme, de L a nti patriotisme et dô la Révolution!
Tant il est vrai, je yous le répète, que tou® les moyens, même les plus invraisemblables, sont employés par les réactionnaires et les cléricaux, quand il s'agit de combattre la République.
Electeurs,
En présence de cette coalition redoutable, quel ést le devoir des vrais et sincères républicains?
Leur devoir est daller voter eu masse, eux aussi, le 6 mai prochain. Leur devoir est de se rendre au scrutin coûte que coûte, et de ne s'abstenir, ni pour un prix ni pour l'autre.
Je compte donc, citoyens, que vous aurei tous à cœur de remplir ce devoir impérieux, et que pas un de voua ue manquera d'aller déposer son bulletin dans l’urne.
C’esi, je vous le répète, citoyens, au nom de la République gravement menacée par le parti du désordre et de la Révolution (auxiliaire précieux et fidèle de fa réaction), que je vous adjure de remplir votre devoir d'électeurs.
Ce quM faut, ce n’est pas seulement que le candidat soit élu, c'est qu'il triomphe avec une énorme majorité,
JVpère que vous voudrez bien répondre à mou appel, et d'avance je vous en remercie de tout cœur.
Électeurs,
An montent de solliciter une fois de plus vos libres suffrages, je me demande s'il est vraiment utile que je vous fassî ici une longue profession de foi ?
Est-il besoin que je vous dise qui je suis, ce que je désire et ce que je ferait si vous voulez bien me renouveler votre confiance, dont je suis si fier ? En vérité, je ne le crois pas.
Électeurs,
Vous me connaissez tous depuis longtemps déjà.
Vous savez ce que j’ai fait pour la démocratie, pour le département, poar les communes de la V tirconscriptioû et pour mes électeurs, chaque fois qu.'üs ont fait appel à mon concours.
Mon passé, citoyens, vous réponl de l'avenir.
Si vous me faites l'honneur de m’accorder de nouveau votre confiance et si je suis encore votre député, je yous donne l'assurance formelle que je défendrai vos intérêts avec toute l'énergie que vous me connaissez. Je lutterai avec vaillance contre les ennemis du peuple et je porterai haut et ferme le drapeau do la véritable République I
A la réalisation des réformes que vous désirez, je consacrerai* dans la plénitude de mou indépendance, toute ma vigueur, toutes mes forces et toute mon opiniâtre ténacité.
Vous me trouverez sans cesse ardent à la lutte et debout sur la brèche, ne craignant ni les injures, ni les calomnie®, ni les menaces, ni les violences des ennemis de la République,
J'ai affronté bien des combats, j'ai foutenu bien des assauts, mais je n’ai jamais UêchL Je ne fléchirai pas davantage à l'avenir, je vous le jure.
On pourra m'outrager, m’injorier et même attenter à ma vie, commo on l’a fait deux fois déjà, je resterai inébranlable dans mes convictions. Un homme ne change pas quand il a mon âge.
Vous pouvez donc, citoyens, avoir en moi toute confiance, comme j'ai moi-même toute confiance en vous* Au déclin de mon existence, je n'ai d’auire am bit ion que celle de mériter de plus en plus votre estime et votre atîection. Si je parviens à ce but, mon désir le plus cher sera réalisé.
Électeurs,
Vous tous qui voulez assurer de nouvelles victoires à la démocratie française et marcher sans cesse en avant! Vous tous qui êtes les amis de la vérité, de Ja fccience et de la raison l Vous qui voulez faire triompher à jamais le droit, la justice et U progrès I
Vous pouvez, sans nulle crainte, m’iccorder vos suffrages, car le programme qui est le vôtre est aussi le mien, celui pour lequel j'ai combattu sans trêve et pour lequel je combattrai toujours.
' Vive la République démocratique et sociale 1
J. TOURGNOL,
Messieurs les unifiés révolutionnaires et saboteurs, dont toute la science consiste à attaquer les républicains, à les traiter de réactionnaires, tandis qu’eux, ilsnous le montrent chaque jour, marchent la main dans la main avec les cléricaux et les bourgeois, se gardent bien d'attaquer la réaction et le clèricaïime.
Ils se gardent bien de nous faire connaître leur ci iè future, ils se contentent de nou^ en donner une idée en promettant à leurs néophytes le sabotage, le désordre, le pillage et le partage des biens, la suppression de l’argent, c’est-à-dire le retour à l’état barbare; pour eux, la patrie n’existe plus, ils plantent dans le fumier le drapeau qui rappelle les gloires de notre pays.
Contrairement à eux, nous donnons, nous, la cîtèquc nous rêvons. C’est la chêactuelle, débarrassée de ses privilèges et basée sur la justice, la liberté et la solidarité humâmes.
Aux citoyens sérieux et réfléchis de choisir entre noire programme et les utopies des unifiés hervéistes.
L — Lois 'humanitaires.
1. Mutualités agricoles. — Création de banques rgrcoîes pour les petits cultivateurs, et d« banques ouvrières pour les ouvriers.
2. Assistance aux vieillards et aux invalides du travail. Caisses de retraite pour les vieillards et pour les invalides du travail.
3. Réorganisation des syndicats sur des bases libérales et franchement démocratiques.
4. Journée de huit heures dans les ateliers de l'État et des chemins de fer, et t< traite après vingt-cinq ans de services dans les chemins de fer,
5. Échelle mobile pour les blés, pour les animaux et pour les denrées alimentaires,
IL Réformes fiscales .
1. Impôt progressif sur les revenus destiné à remplacer l'impôt direct {impôt foncier, cote personnelle, cote mobilière, portes et fer.étres, prestations, patentes),
2. Taxe de consommation progressive destinée à remplacer les contributions indirectes et les octrois.
UL — Réformes législatives *