M. MASS A BU AU
Mes chers Concitoyens,
le viens pour la troisième fois solliciter l’honneur de défendre au Parlement vos libertés
et vos droits* . . , , i
Mou programme reste toujours celui que vous avez deux fois acclamé, celui pour lequel
je lutte depuis huit ans sans l’avoir jamais trahi, et qui bientôt va triompher partout. Le pays en effet, voit avec stupeur le terme final où nous ont mené les hypocrisies de ces égoïstes prêts à tout voter et à tout permettre, à condition de jouir des faveurs et du pouvoir.
Et si !a gravité des événements n’attristait notre cœur de Français, nous poumons nous enorgueillirid’avoir été si bons prophètes.
A l’extérieur, après s'être impi udemrnent lancés dans l’aventure marocaine en négligeant l’assentiment préalable d'une puissance rivale, nos gouvernants, malgré le sacrifice sans compensation d’avantages séculaires, ont dû, pour éviter la guerre imminente, recourir
à cet accord que j’avais conseillé il y a cinq ans.
A l’intérieur, nos prévisions, qu’il y a quatre ans on traitait de mensonges, ont été non
seulement réalisées, mais encore dépassées.
La loi d’association était faite, vous disait-on, dans l’intérêt des congrégations qui
seraient toutes autorisées.
Après les élections, non content de rejeter leurs demandes en bloc et sans examen, le Gouvernement a fait encore supprimer par une loi les congrégations autorisées.
Pour la séparation de l’Église et de l’État, il en sera de même, ^
Le bon sens français a compris partout que le Gouvernement devait être déjà décidé à mener jusqu’au bout ta persécution et la confiscation, puisqu’il s’obstinait, à la veille des élections, à inventorier vos biens avec une pareille brutalité.
Celte fois, c’en est trop, et ceux qui avaient été trompés jusqu’ici ouvrent eux-mêmes les yeux et déclarent qu’on va trop loin.
La politique hypocrite qui avait endormi la France en cachant chaque nouvelle atteinte à la liberté de conscience par un cadeau à l'église ou au clocher a fait son temps.
Au bruit dos inventaires, le pays tout entier s’est réveillé. 11 comprend que, depuis huit ans, toutes les réformes fiscales, agricoles et ouvrières attendues par le peuple ont été sacrifiées pour faire uniquement la guerre aux croyances.
Le pays comprend encore que les impôts augmentent toujours pour créer des places
inutiles en faveur des amis du Gouvernement, alors que de sages économies permettraient de dégrever les contribuables.
Il veut que la République soit la chose de tous, profite à tous^ux humbles et aux petits
surtout, ■ r
C’est pour cette République que j'avais combattu avec les vieux républicains comme Rlbot et Renault-Morlière contre H* Watdeck- Rousseau; et ce qui prouve que nous avions raison, c’est que les anciens amis do M. Waldeck-Rous seau, comme Mitlerand, Doumer, Charles Bos et Henry Maret, effrayés par les événements, sont venus se joindre à nous, et que le triomphe de la liberté an Parlement ne tenait plus qu’à quelques voix*
De ces quelques voix la conquête largement assurée nous ramènera la République * libérale, tolérante et réformatrice, et avec elle nous assurera la paix sociale.
Chers Concitoyens,
Les sympathies toujours croissantes dont vous m’avez entouré lors de mes dernières visites, m’ont prouvé que vous comprenez avec quelle énergie j’avais su défendre à la fois vos libertés et vos intérêts les plus chers. Cela me suffît. Depuis huit ans que je suis votre mandataire, à vous seuls j’appartiens et à vous seuls je dois des comptes.
Et malgré les injures et les haines que déversent contre moi les gouvernants et leu rfl amie parce que je refuse de trahir votre cause à leur profit, je persisterai à rester votre homme si vous me confiez encore l’honneur de vous défendre. Et je saurai le faire comme par le passé, envers et contre tous.
J. MÀSSÀBOÀU,
Avocat au barreau d’Espalion,
M. Massabuau, député, a voté à la Chambre :
Le 8 avril 1905 contre l’urgence delà loi de séparation;
Le 17 avril 1905 contre les inventaires des paroisses;
Le 3 juillet 1905 contre ^ensemble de la loi de séparation.
Circonscription de MILLAU.
M. BÀLITRAND
Elu au 2e tour de scrutin* — 8*528 voix.
Mes chers concitoyens,
Au moment où le paya est appelé de nouveau à faire choix de ses représentants, il con* vient de lui rappeler tout d’abord, pour la soumettre à son jugement, l’œuvre de la législature qui s'achève.
Quoi qu’en puissent dire des détracteurs systématiques, elfe aura été l’une des plus laborieuses et des plus fécondes de la 3* République. Elle a réalisé, aussi lien dans Tordre
politique que dans Tordre économique et social, des réformes capitales, qui marqueront des dates historiques dans les annales de notre pays.
Au point de vue purement politique, elle est caractérisée principalement :
Par l’application énergique de la loi de 1901, qui, tout en donnant enfin à la France la liberté d’association vainement réclamée depuis un siècle, a mis fin aux entreprises politiques des ordres religieux internationaux;
Et par la loi de séparation des Églises et de TÉial, qui, rendue inévitable par les provocations incessante® du clergé et par Tingérence intolérable de la papauté dans notre politique extérieure, rTen a pas moins été conçue dans un esprit de justice, de liberté et de tolérance auquel M, Ribot et M. Tabbè Lemire lui-même ont rendu un éclatant hommage.
On peut la résumer dans quatre disposition® principales :
1° Remise intégrale en toute propriété des biens actuels des fabriques et consistoires aux associations cultuelles;
2Û Concession à ces associations de la jouissance perpétuelle et gratuite des édifices du culte;
3° Attribution de pensions et allocations aux ministres des différents cultes actuellement en fonctions ;
4° Répartition entre les communes des économies provenant de la suppression du budget des cultes.
C'est sur ma proposition et celle de mon collègue M. Laoombe que cette dernière disposition, qui est devenue Tarticle 41 de la loi, a été votée par le Parlement. Une première répartition de 4 millions va avoir lieu très prochainement. Il appartiendra aux communes d’employer les fonds qui leur seront ainsi remis, soit en dégrèvements d’impôts, soit en travaux d’utilité communale.
Quant aux inventaires, mesure purement conservatoire, réclamée par Topposition ellemême et destinée à assurer la transmission régulière des biens des fabriques aux associations cultuelles, ils n’ont été que ïe prétexte d'une agitation purement politique et électorale dont le pays ne sera pas dupe.
Telles sont les dispositions essentielles de cette grande loi, qui a rompu la pesante chaîne qui liait TÉtat à F Église, mais qui n’a porté aucune atteinte à la liberté de conscience ni au libre exercice des cultes.
Dans Tordre économique* et social, des résultats non moins considérables ont été obtenus.
11 faut citer au premier rang :
La loi organique du 24 mars 1905 réduisant à 2 ans la durée du service militaire, qui a fait disparaître tous les privilèges, en abolissant toutes les dispenses, et établi enfin ï’égalité de tous les citoyens devant l’impôt du sang,
La lot du 14 juillet 1905 sur l’assistance obligatoire aux vieillards, infirmes et incurables, qni a inscrit pour la première fois dans notre législation le droit à la solidarité sociale, Tobligalion légale pour la société de secourir ceux de ses membres que Tàge ou les infirmités mettent dans l’impossibilité de gagner leur vie par leur travail, A partir du iot janvier 1907* tous les vieillards des deux sexes, sans ressources, âgés de 70 ans, et tous les invalides, quel que soit leur âge, recevront une pension annuelle; et ainsi désormais nous ne verrons plus cet affligeant et douloureux spectacle de malheureux qui, après une vie tout entière conssa* crée au travail, n’avaient souvent dans leur vieillesse d’autre ressource que la mendicité ou l’hôpital.
On peut rappeler encore parmi les réformes démocratiques qui ont été réalisées :
La loi du 23 janvier 1903, qui, en abaissant les droits sur le sucre, a amené une dimH nution notable du prix de ce produit de première nécessité.
La loi du 27 juin 1904 sur le service des enfants assistés,
La loi du 19 avril 1905 sur les patentes, qui a sensiblement diminué les cotes des petits contribuables.
La loi du 12 juillet 1905 sur les justices de paix qui, en élevant la compétence des juges de paix, a notablement réduit les frais de justice.
Les lois successives modifiant et améliorant la législation sur les accidents du
travail.
Enfin la loi abaissant à 10 centimes le prix du timbre-poste, loi qui est entrée en vigueur à partir du lô avril dernier.
Le Parlement n’a pas négligé non plus les questions agricoles et les intérêts des cultivateurs. II suffit pour s’en convaincre de rappeler :
La loi du 5 juillet 1904, exemptant de tout impôt les sucres destinés à l’alimentation du bétail.
La loi du 54 juillet 1905, accordant des indemnités aux propriétaires d’animaux abattus par suite de certaines maladies contagieuses.
La loi du l" août 1905 sur la répression des fraudes et la falsification des denrées et produits agricoles.
Et surtout la loi du 31 juillet 1903, qui, en établissant deB droits très élevés (de 20 à 35 francs par 100 kilos) sur le bétail de provenance étrangère, a permis à notre bétail indigène d’atteindre les cours rémunérateurs qui font en ce moment ia richesse de notre région.
J’ai voté toutes ce3 lois miles et bienfaisantes.
Le programme de fa prochaine législature.
Tel est à grands traits le bilan de la législature qui va finir. Est-ce à dire que la tâche soit achevée? Non, certes; et la Chambre prochaine, débarrassée des questions irritantes qui ont trop souvent entravé l'effort de celle-ci, va voir au- contraire s’ouvrir devant elle un vaste programme de réformes sociales.
Elle devra d’abord terminer la grande loi des retraites ouvrières et paysannes, qui, déjà votée par la Chambre, lui reviendra après avoir été examinée par le Sénat.
Poursuivre et mènera bonne fin la réforme fiscale, par l’établissement d un impôt global et progressif sur le revenu.
Chercher, dans la constitution en monopoles d’État des grandes industries déjà monopolisées en fait, les ressources nécessaires pour la réalisation des grandes œuvres sociales.
Elle aura à aborder le redoutable problème des rapports du capital et du travail et à préparer, par la participation aux bénéfices, par la coopération, par l’association sous toutes ses formés, l’évolution du salariat vers un mode de rémunération du travail plu» digne de la civilisation moderne.
Elle devra rechercher aussi les moyens de combattre le chômage, le pire des fléaux qui pèsent sur la classe ouvrière.
Bien d’autres problèmes solliciteront encore son effort :
Abrogation de la loi Falloux.
Extension des droits et de la capacité des syndicats professionnels.
Développement des œuvres de mutualité et de prévoyance sociale.
Organisation de l’arbitrage dans les différends collectifs entre patrons et ouvriers.
Vote définitif de la loi Berteaux, relative aux retraites des ouvriers et employés de chemins de fer, actuellement pendante devant le Sénat.
Amélioration du sort di s petits fonctionnaires, suppression des emplois inutiles et réduction des gros traitements.
Suppression de l'impôt foncier sur la propriété non bâtie.
Extension et développement du crédit agricole.
Constitution du bien de famille incessible et insaisissable.
Suppression des conseils de guerre en temps de paix.
Suppression ou tout au moins réduction des 28 jours et 13 jours.
Protection de la liberté du vote et répression de la corruption électorale.
Établissement du scrutin de liste avec représentation proportionnelle.
Telles sont, selon moi, les principales questions que la législature prochaine aura à résoudre, et à la solution desquelles mon concours est pleinement acquis.
Électeurs,
Si vous voulez que ces réformes puissent être accomplies, comme tant d'autres Pont été déjà, gardez la République qui en est l'instrument nécessaire. Ne vous laissez pas prendre aux pièges qui vous sont tendus : on essaye d’alarmer vos consciences ■ il ne s'agit en réalité que de surprendre vos suffrages. Interrogez le passé de ceux qui se présentent à vous comme républicains, et demandez-vous si Jeurs antécédents, leurs relations, leurs alliances, vous offrent de suffisantes garanties de sincérité républicaine.
M'oubliez pas surtout ce que vous devez à la République; Eouvenez-^vous qu'elle voue a donné, parmi tant d'autres bienfaits, la prospérité agricole dont vous jouissez en ce moment, et cet autre bien plus grand encore, le plus précieux de tous: la paix ! 36 ans de République, 36 ans de paix! Et tandis que sous les régimes abolis, l’abominable fléau de la guerre sévissait, pour ainsi dire, à l'état chronique sur notre pays, fauchant par centaines de milliers les vies humaines, depuis que nous sommes en République pas un de vos enfants, pas un de vos frères, pas un de vos maris, ô femmes françaises, n'est tombé sur un champ de bataille européen 1
Cette politique de paix rf a pas empêché la France, appuyée sur une solide alliance, entourée d'amitiés dont elle vient d'éprouver la fidélité, de reprendre sa place au premier rang parmi les nations, et d'exercer dans le monde entier le plus haut ascendant moral, par la vertu même de son action pacificatrice,
Conservez donc la République, citoyens, soutenez-Ia, défendez-la, fortiûezda par le nombre imposant de vos suffrages, afin qu'elle puisse poursuivre pour votre plus grand bien; dans la sécurité que donne la force, son œuvre d'affranchissement, de civilisation et de progrès social*
Vive la République démocratique!
Voire dévoué député,
André BAL1TRAND,
Maire de Millau,
Conseiller général,
Député sortant.
irù Circonscription de RODEZ,
M. MONSSERm
Élu au 1er tour de scrutin. — 7.704 voix.
Messieurs et chers Compatriotes,
Vue profession de foi doit être entre le candidat et les électeurs un contrat inviolable, loyalement proposé, librement accepté, fidèlement tenu.
La monnaie qui a cours à la veille de chaque élection et qui consiste à tout promettre, quitte à ne rien tenir, à exciter les passions des uns, à rassurer hypocritement les justes appréhensions des autres, est la plus déplorable, la plus criminelle dos tromperies,
La première qualité d’un candidat est la franchise.
Les députés qui ont voté l’expulsion des congrégations et la confiscation de leurs biens, la suppression de renseignement religieux, la séparation de l’Église et de l’État, qui ont soutenu la politique de délation, d'anarchie et de ruines de ces dernières années n’auraient pas obtenu votre confiance s’ils vous avaient fait connaître en 1902 un programme aussi en contradiction avec vos volontés et les intérêts du pays.
De ces députés, un grand nombre ne reviendra pas à la Chambre, ils le savent et le Ministre de l'Intérieur a enregistré par avance l’échec qui les attend.
Mon programme.
Programme politique. ~ Je suis le partisan convaincu du régime républicain, mais la République que j’aime et que je veux n’est pas cette contrefaçon que nous imposent les sectaires,
La République sans la liberté est un arbre qui n’a pas de soleil et ne porte plus de fruits.
Pour arriver à la liberté et à la justice sociale, il faut réformer tout d’abord nos mœurs électorales* libérer l’électeur de l’aciion oppressive du pouvoir, émanciper le fonctionnaire en butte à toutes les délations, rendre au peuple son indépendance et son entière souveraineté.
Du scrutin de liste et de la représentation proportionnelle naîtront des assemblées uniquement préoccupées des grandes questions sociales et, par voie de conséquence, des lois mieux approfondies et véritablement utiles m pays*
Réformes démocratiques *
Impôt sur le revenu* — Une des réformes les plus urgentes est celle de l’impôt.
Chacun doit payer en proportion de ses ressources et en raison inverse de ses charges de famille; aussi soutiendrai -je et voterai-je toutes les mesures qui permettront de dégrever le travail et de répartir l’impôt suivant la fortune de chacun.
Impôt foncier * — Je sut s partisaft de la suppression ou tout au moins d’une large réduction de l’impôt de la terre. Elle doit d’autant plus être déchargée qu’elle est un instrument
de travail et qu'elle supporte depuis des siècles le fardeau le plus lourd e£ le plus disproportionné de toutes les redevances.
Frais de justice, — le demanderai, comme je l’ai déjà fait, la diminution des frais de justice qui sont si abusifs.
Retraites ouvrières , — La loi des retraites ouvrières dont j’ai vote le principe en 1901 et qui fut, à la demande du parti radical* remplacée à l’ordre du jour par la loi sur les congrégations, devrait, depuis longtemps, être inscrite dans nos Codes,
Elle existe depuis de longues années en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, etc., etc.
En France, cette réforme si humaine et si désirable ne pourra être appliquée que le jour où une politique d’ordre, d’économie et de liberté permettra de trouver dans nos budgets des ressources disponibles.
Aide aux jeunes chefs de famille, — A côté des retraites pour la vieillesse, j'estime, comme M. Ribot, que le législateur doit sa sollicitude au jeune travailleur de la ville ou des champs qui fonde une famille.
Il serait aussi humain que profitable au pays de le mettre à même de se procurer, en fie mariant, un outillage, un champ ou une demeure, en lui faisant l’avance d'un petit capital remboursable par amortissement et garanti par une assurance sur la yie.
Que d’expatriations et que de misères cette sage réforme n7 éviterait-elle pasl
Agriculture.
L’agriculture est la force vive du pay^. De sa prospérité dépend en grande partie celle des ouvriers et des commerçants de nos villes.
Je suis partisan de la politique de protection a laquelle nos agriculteurs doivent quelques années de bien-être et le relèvement du prix de leur bétail.
Il faut en outre qu’ils obtiennent, en cas de perte ou de sinistres, des secours efficaces et des subventions plus importantes pour les assurances mutuelles destinées à les garantir.
Nos chemins . — Il est une question intimement liée à la prospérité agricole et dont je m'occuperai tout spécialement, (Test l'achèvement de notre réseau vicinal et l'amélioration de nos chemins. Membre de la Commission des travaux publics et de la Commission déparmentale, ces questions font l'objet de mes constantes préoccupations. Membre et rapporteur de ïa Commission des chemins de fer économiques, je m'efforcerai aussi de hâter l’établissement de notre réseau départemental.
Liberté d* enseignement*
J’ai toujours défendu la liberté d’enseignement et je lutterai pour son rétablissement intégral avec faculté pour les communes de subventionner l’école de leur choix, comme le proposait l’éminent et regretté Clausel de Coussergues,
Le respect de la volonté des pères de famille sera ainsi assuré et les contribuables économiseront sur le budget de l’instruction publique assez de millions pour réaliser bien des réformes démocratiques en souffrance.
Le culte .
La séparation de Y Église et de l’État est un attentat contre les croyances et la propriété des catholiques.
Votée par les francs-maçons, elle a pour but de supprimer graduellement la religion.
j’inscris dans mon programme :
1° Rétablissement du budget des cultes, dont la suppression a pour conséquence de grever les citoyens d'un nouvel impêt ;
2° Restitution aux catholiques de la pleine propriété de tous les biens meubles et immeubles dont iis disposaient sosis le régime concordataire*
Nos^finances.
La politique du bloc a augmenté nos charges budgétaires de plus d’un demi-milliard (près de 600 millions).
Le budget de l’État, des départements et des communes atteint k milliards, notre dette dépasse 40 milliards*
H faut s'arrêter sur cette pente fatale* Plus de favoritisme et plus de gaspillage* plus de lois de proscription qui ont ruiné nos finances en même temps qu'elles ont jeté la misère dans la classe ouvrière de nos villes et le marasme dans les affaires commerciales*
La paix publique *
L'heure est grave, les radicaux, les socialistes et les révolutionnaires se donnent la maiu et ne forment plus qu'un seul parti d’anarchie et de violence.
Les départements du nord mis à feu et à sang montrent les résultats abominables de la politique biocarde.
Assez de discordes, de luttes fratricides, d’attentats révolutionnaires* Nous voulons la paix, la paix seule féconde en libertés et en réformes sociales*
Chers compatriotes,
Que tous les hommes d’ordre, que tous les républicains soucieux de l’avenir du paya et de la prospérité du peuple s’unissent pour opposer à toutes les tyrannies, à tonies les injustices, au péril social imminent, Parme pacifique et puissante de leur bulletin de vote*
Notre sort est entre nos mains 1
Aux urnes, pour la France et pour la République I
Votre tout dévoué,
Joseph MONSSERVÏN,
Ancien Député,
Conseiller général de l’Aveyron.