COTE-D'OR
ire Circonscription de BEAUNE
M. CAMUZET,
Élu au l0f tour de scrutin. — 10.273 voix.
Mes chers Concitoyens,
Les élections législatives du 6 mal 1906 seront d'une importance, exceptionnelle en raison des grandes réformes accomplies depuis 4 ans.
Chaque année, en rendant compte de mon mandat dans les chefs-Heux de canton et dans les communes qui ont fait appel à ma bonne volonté, j’ai donné de vive voix des explications détaillées sur toutes les questions importantes; les approbations que j’ai recueillies, le bon accueil que vous m’avez sans cesse témoigné, me font espérer que la politique que nous avons suivie ensemble triomphera une fois de plus dans la circonscription de Beanne.
Au point de vue agricole et viticole, je me suis efforcé de défendre les intérêts de notre région aussi bien à la Chambre qu’à la Commission des douanes, à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir.
L’élevage du bétail a été efficacement protégé par suite de rétablissement d’un double tarif de douane et de l’élévation do tarif minimum.
Le régime douanier tunisien constituait une porte ouverte à la fraude; nous l’avons assimilé au tarif douanier français, et les blés de Russie et d’Orient ne peuvent plus entrer en franchise en passant par la Régence, Le trafic des acquits à caution éiant aujourd’hui impossible, le droit protecteur sur les blés joue pleinement pour le plus grand bien de l’agriculture française qui constitue la base la pins solide de la richesse nationale.
L’impôt sur le sucre a été réduit de 65 à 25 francs par 100 kilos ; c’est un premier pas dans une voie qui conduit à la réduction, à la suppression des impôts indirects qui frappent lourdement ïa classe des travailleurs.
Diminuer le prix du sucre, c’est développer sa consommation et par là même favoriser la culture de la betterave sucrière.
Dois-je rappeler en passant que j’ai fait repousser par la Chambre la surtaxe sur les sucres destinés k L’amélioration des vins naturels de première cuvée?
Après de longues et chaudes discussions que vous connaissez, le droit des bouilleurs de cru est aujourd’hui rétabli.
Les crises de mévente qui éprouvent si durement le monde viticole pourront être atténuées; lorsqu’il y aura surproduction, les excédents et les petits vins de la région méridionale notamment, qui encombrent le marché et provoquent la baisse des cours, pourront être envoyés à la chaudière et la distillation servira de régulateur au marché des vins.
La circulation des piquettes du midi destinées à la vente a été interdite à la suite du vote d’un amendement que j’ai défendu à la Chambre ; la vente de tous les vins artificiels sera sévèrement réprimée.
Enfin, d’après Sa nouvelle convention franco-rime, les droits sur les vins à leur entrée en Russie ont été diminués, pas autant que nous Y aurions désiré, il est vrai ; en outre, la surtaxe qui frappe les vins dépassant 13°, 5 ne sera pas appliquée aux vins de Bourgogne,
L^adoption de l’amendement de mon collègue et ariii Bouhey rend possible la réforme des prestations, et déjà un grand nombre de Conseils municipaux ont pu répartir cet impôt d’une façon plus équitable.
Le timbre à deux sous, bien accueilli par tous, favorisera particulièrement le commerce. L’impôt sur les bicyclettes a été réduit à 3 francs.
La loi d’assistance aux vieillards et aux infirmes indigents, qui sera applicable en 1907, est essentiellement humanitaire.
Le service militaire, désormais égal pour tous, a été réduit à 2 ans, sans diminuer pour autant h force et la valeur de nos troupes qui restent, au milieu de l’Europe armée, ia sauvegarde de nos libertés et de notre indépendance.
Au point de vue militaire, je réprouve les théories d’Hervé ; quant à l’attitude des officiers réactionnaires de Saîot^Servan et de Nantes, qui se révoltent contre la discipline, elle est inqualifiable. Après les acquittements scandaleux que i on connaît, les conseils de guerre, si durs pour les soldats et si bienveillants pour les officiers désobéissants et coupables, doiveut être supprimés en temps de paix.
Les moines d’affaires ont été dispersés. L’enseignement congréganiste, qui avait pour conséquence de séparer la jeunesse française en deux fractions ennemies, s ra supprimé dans un délai de 10 ans. C’est la meilleure façon, tout en respectant la liberté dé conscience, de préparer l’unité morale de la nation sous la direction éclairée des maîtres si dévoués de l’école laïque.
La séparation des Églises et de ÏÆiat a été accomplie d’une façon très libérale. Cette réforme, inscrite sur mon programme et réclamée par 10.000 d’entre vous qui m’avaient honoré de leur confiance, paraissait très difficile à réaliser ; mais l’ingérence de la papauté dans nos affaires intérieures, l’attitude toujours agressive de l’épiscopat français vis-à-vis de la République, ont précipité la solution.
Les Églises resteront à la disposition du clergé; les inventaires, réclamés par la droite ne sont qu’une mesure conservatoire en faveur des diverses religions, et c est sans raison que les ennemis de la République ont tenté de faire à ce sujet une agitation injustifiée.
Le budget des cultes s’amoindrira d’année en ann 'o à mesure que les allocations et les pensions du clergé disparaîtront. Ce budget de AU millions ira aux communes, et cette année déjà une première répartition de A millions sera faite entre 1-6 caisses communales.
Grâce aux larges subventions de la République, les sociétés mutuelles de secours, d assurances contre la mortalité du bétail, du crédit agricole, se développent et se multiplient.
Les principes de fraternité, d’équité et de solidarité &ont rnis en pratique par 1 ensemble de ces lois qui peuvent être appliquées sans troubler notre situation budgétaire. Malgré une lourde dette qu’il faut amortir, et qui constitue Y héritage des régimes déchus, la prospérité de la France n’est pas discutable, et notre pays est actuellement le banquier du monde entier.
La République veut la paix, et nos solides alliances nous permettent d’envisager 1 avenir avec la plus grande confiance.
Le champ des réformes qui restent à accomplir pour répondre aux légitimes aspirations de la démocratie est encore vaste. La prochaine législature aura notamment à résoudre la question de l’impôt progressif sur le revenu, et celle des retraites ouvrières et paysannes, déjà votées par la Chambre* il est vrai, mais qui reviendra certainement en discussion.
Enfin . les progrès de la science et le développement du machinisme ont posé un pro-
blcme social qui s’impose à l’étude de tout le parti républicain, si l’on veut éviter ces redoutables conilits qui surgissent entre le capital et le travail.
Si vous me jugez toujours digne de votre confiance, j’en serai extrêmement honoré; jecontinuerai à défendre avec le môme dévouement les intérêts agricoles et viticoles de nôtre région et les réformes économiques et sociales favorables à la classe laborieuse.
Ensemble, mes chers Concitoyens, et d’un pas assuré nous marcherons en avant et guidés par lo plus noble idéal, nous continuerons à travailler pour le bien de la démo^ cratie.
Vive la République démocratique et sociale 1
E. CAMUZET,
Député sortant, Candidat républicain socialiste.
2* Circonscription de BEAUNE.
M. François CARNOT.
Élu au l*r tour de scrutin. — 6.090 voix.
Mes chers concitoyens,
Lorsque vous m’avez fait l’honneur de m’envoyer siéger A la Chambre, vous connaissiez l6s engagements sincères et précis de mon programme.
J’ai conscience de ne pas les avoir oubliés un seul jour pendant les quatre années oui viennent tie s écouler. 4 4
C’est fort de cette conviction que je viens vous demander de me renouveler votre conhance. — Tout ce que je vous avais promis, je l’ai tenu I
Élu deux fois secrétaire de la Chambre, membre, pais secrétaire de la Commission des boissons membre de la Commission du budget, réélu cinq fois président de l’Union républ.ca.ne de la Chambre, nommé enfin par décret membre de la Commission extraparlementaire des alcools, partout j’ai donné tout mon concours aux réformes que vous attendiez tout mon dévouement aux intérêts de la France, de la République, et même de ceux qu’oô oublie trop souvent ; les contribuables. 1
Pour le service de deux ans, pour les retraites ouvrières, pour les réformes administratives, la re pression du favoritisme, la protection delà petite propriété, les réformes judiciaires, la répression des fraudes, le rétablissement des droits des bouilleurs, j’ai rempli tous mes engagements. * J *
J’ai défendu> avejca"e énereie 1u,°n m’a reprochée, parfois, mais que je ne regrette pas, toutes les libeitès individuelles et les droits sacrés du citoyen; ce que j’ai fait, je le ferais encore, car toute atteinte à nos libertés est un recul sur l’œuvre de la Révolution française et toute ié forme qui ne les respecte pas est une erreur ou un trompe-l’œil. C’est pourquoi avec mes amis du Parlement, j’ai apporté tous mes efforts à rendre la loi de séparation plus libérale et acceptable par toutes les consciences.
L’œuvre accomplie par cette législation n’est pas telle que je l’aurais voulue. L’âpreté des luttes de parus, les haines et les violences aveugles en ont rendu stériles les premières années et la désorganisation de notre pays et de ses moyens de défense, l’affaiblissement de 1 idcai républicain et patriotique commençaient à nous causer de douloureuses anxiétés.
À ce moment éclata l'affaire du Maroc, Devant le danger extérieur imminent, devant la menace redoutable de la guerre, tous les républicains se sont ressaîssis et, sous l’impulsion énergique du ministère Rouvier, rejetant avec mépris les œuvres de basse délation qui avaient un moment affaibli et tenté de salir notre armée nationale, reniant avec indignation tous ceux qui blasphèment Ridée de patrie et qui sont prêts à trahir devant l’ennemi tous les patriotes ont compris le devoir de s’unir pour sauvegarder la dignité du pays et F existence mime de la République.
Demain, cette union sera nécessaire autant et plus encore qu’àujourd’htii* pour pouvoir réaliser des réformes sociales.
Car, pour accomplir ers réformes, il faut d'abord faire de bonnes finances, savoir s’arrêter dans le développement effréné des dépenses et répartir les charges de l’impôt d’une façon plus proportionnelle aux forces de chacun, en dégrevant l’impôt foncier qui écrase notre agriculture et paralyse notre développement commercial, soulager enfin notre viticulture si durement éprouvée par la crise de mévente, mais il faut aussi maintenir saines et robustes toutes les forces de la défense nationale.
Un pays dont les finances sont prospères, dont l’armée et la marine inspirent le respect aux envieux, ce pays-là peut entreprendre de grandes œuvres sociales et réaliser les rêves généreux. Vouiez- vous, comme moi, que la France soit ce pays-là? Voulez-vous que, par cette union sincère de toutes les bonnes volontés nous nous efforcions tous de réaliser, dans la République et par les républicains, notre triple idéal de liberté, de justice et de solidarité? Aiors, soyez assurés que nous serons toujours d’accord, que vous me trouverez toujours prêt à donner à notre œuvre commune tout ce que j’ai de force et de dévouement I
Mes chers concitoyens,
Bien des calomnies ont été lancées contre moi, je Yeux les ignorer et elles ne m’atteignent pas, car j’ai conscience de n’avoir rien à me reprocher, mais c’est à vous qu’il appartient de dire si j’ai répondu aux espérances que vous aviez mises en moi, et si vous voulez me donner un nouveau mandat C'est avec confiance que je viens vous le demander.
Vive la République I
François CARNOT,
Député sortant,
Ancien président de F Union républicaine.
Circonscription de CHATILLON-SUR-SEINE.
M. TENTING.
Élu au lûr tour de scrutin, — 5.101 voix.
Électeurs,
Votre élu d’il y a dix-huit mois à peine vient vous demander, dans l’intérêt de la République démocratique dont vous lui avez confié le drapeau, le renouvellement ou plutôt la continuation du court mandat dout vous l’aviez investi, A vous de lui répondre s’il a justifié votre confiance ou s’il en a démérité.
Je n’ai pas besoin de vous exposer un long programme : vous connaissez déjà le mien* J’ai d’ailleurs suffisamment démontré qu’aux programmes seulement écrits, c’est-à-dire aux phrases, je préfère l’action sous toutes ses formes, l’action par le travail des Commissions, l’action par la présentation des projets de loi, faction par l’intervention à la tribune pour
les développer et les défendre. Et, ne limitant pas mon activité au seul travail parlementaire, j’ai poursuivi sans relâche ma propagande mutualiste dans notre arrondissement. J’ai, sans me lasser, répandu la bonne semence, et déjà sur tous les points du Châtillonnais nous la voyons germer et éclore. Si < nfm j’indique d’un mot, et sans m’y appesantir, les quelques services que ma situation au Parlement m’a permis déjà de rendre à mes concitoyens, et qui sont le gage de ceux que je puis et veux leur rendre encore, j’en aurai dit assez, puisque vous me connaissez tous pour m’avoir vu à l’œuvre.
Sur les quatre réformes essentielles contenues dans mon ancien programme, deux sont passées dans la loi : le service de deux ans qui, sans affaiblir la force défensive du pays, atténue et égalise l’impôt le plus lourd qui ait jamais pesé sur la nation et qu’on a appelé l’impôt du sang; — la séparation des Églises et de l’État qui, loyalement et sagement acceptée et appliquée, doit être en fait, comme elle l’est dans sçs termes, une loi d’affranchissement réciproque et non de persécution; — enfin, la loi des retraites, actuellement devant le Sénat, et à la discu.-sion de laquelle j’ai apporté à la Chambre ma collaboration passionnée-
Si j’ajoute, entre autres, la loi sur les justices de paix et la loi restituant l’immunité à nos bouilleurs de cru, vous estimerez sans doute que mon premier lambeau de législature n'a pas ôté mal employé*
D’autres réformes solliciteront et empliront la législature prochaine ; la réforme de notre système flseal si outrageusement inique, de notre système judiciaire en général et spécial ment de la justice militaire qu’il s’agit de rendre à la fois juste à tous et plus humaine aux petits, et cela sans toucher aux principes de discipline indispensables dans l’armée; l’aboutissement des projets de création de Chambres d’agriculture, du bien de famille insai|ipsable que, dans la Commission d’agriculture, j’ai fait amender pour en faire bénéficier tous les habitants de nos campagnes, petits cultivateurs, ouvriers agricoles, artisans et ouvriers d’industrie ; enfin, la loi des retraites qui, à son retour du Sénat, fera sûrement l’objet de nouvelles batailles où je voudrais rompre de nouvelles lances en votre faveur.
El cependant, mes chers concitoyens, la lutte recommence :
Un paui, toujours vaincu, jamais lassé, prétend vous faire déjuger à dix-huit mois de distance. La réaction ultra-cléricale, par son organe jusqu’à présent le plus docile et le plus muet, ose vous dire : « Faites votre mea culpa, confessez que vous vous êtes trompés que vous êtes devenus hérétiques en affirmant votre volonté de demeurer les maîtres dé
vos destinées et de conserver à jamais une République dont le Président siège à l’Élvsée et jnon au Vatican* » J
Électeurs républicains de toutes nuances !
On emploiera et déjà l’on emploie pour vous tromper, les uns le silence, d’autres le mensonge ou la menace; vous répondrez à Poutrage et vous relèverez le défit Aux cohortes de Rome, vous opposerez en rangs serrés les bataillons de la République! Entre les Droits de 1 homme et le Syllabus, votre choix est fait!
Surtout pas d’abstentions! Allez tous aux urnes pour acclamer à nouveau : La République des républicains!
La République démocratique et laïque I
Henry TENTING,
Député sortant,
Membre du Conseil général de la Côte-d’Or, Président de la Fédération de l’Est des Sociétés de secours mutuels et de retraites. Candidat de gauche démocratique et tl’ünion républicaine.
lrB Circonscription de DIJON.
M. ttESSNm
Élu au 2* tour de scrutin. — 10. 532 voix.
Le Comité radical et radical-socialiste;
Le Comité républicain du commerce, de l’industrie et de l'agriculture;
L'Union républicaine démocratique;
En présence des cruels événements qui ensanglantent le pays, ont jugé nécessaire d'unir les forces républicaines et d'opposer, dans la lre circonscription de Dijon, une candidature à celle du représentant du socialisme unifié.
Ces groupements, où sont représentées toutes les nuances du parti républicain, se sont mis d'accord sur un programme commun pour la prochaine législature, puis ils ont désigné le citoyen Ernest Messner, conseiller général, comme candidat à l'élection du 6 mai.
Voici le programme que, dans une pensée d’union, les Comités républicains présentent aux électeurs ;
Application, dans un esprit libéral', de la loi de séparation.
Révision de notre système fiscal, répartition plus équitable des charges publiques, éta~ blissemeot d’un impôt dont les taxes seraient proportionnées à la fortune de chacun.
Économie dans l 'administration des finances de l’État, rédaction des gros traitements, réduction, au strict nécessaire, du nombre des fonction n aires, nomination et avancement plus équitable des fonctionnaires, en dehors de tout favoritisme ;
Diminution des frais de justice, mise en pratique des reformes de prévoyance et d'assurance sociales, retraites ouvrières.
Protection efficace du commerce, de l’industrie, de Pagri culture, de la viticulture.
Établissement du scrutin de liste. Chambre élue pour six ans et renouvelable par tiers tous les deux ans.
Affirmation de l’idée de patrie, du devoir rigoureux de la défense nationale et du souci constant de faire respecter l’intégrité du territoire.
Développement de l’arbitrage international.
Citoyens,
Les groupements républicains de Dijon m'ont fait le grand: honneur dame désigner comme candidat à cette élection législative.
Je n’ai- pas voulu me dérobem au, devoir qui s’impose a tout homme d/ordre, en présence des terri bl es événe m ont s que nous trave rso n s, et j ! * ai fai t le s a criliee d u m pos q u e je désirais et auquel je croyais avoir quelque droit.
Je viens donc avec confiance solliciter vos suffrages,, estimant que la question économique et godai» qui, dès maintenant, est nettement posée et qui contiendra toute La politique de demain, ne doit pas être résolue par Læ lutte des classes, la grève,, le pillage* lîiiïr cendie et le meurtre, mais par une entente loyale entre ouvriers et patrons.
Ne supprimons pas la; propriété particulière, rendons-la accessible à tous.
Ne socialisons pas le capital.
Pour fournir la rémunération du capital socialisé^ le labeur serait aussi dur que pour rémunérer le capital particulier, et la^part de l’ouvrier risquerait d’être moindre.
Établissons toutes les. réformes pMl anthropiques et humanitaires capables d’améliorer le sort du travailleur, mais repoussons avec énergie la ihêorie dang^rense du collectivisme.
Suivons, citoyens, la pure doctrine républicaine, et travaillons à ramener dans le pays le calmera tranquillité indispensables à notre France pour assurer sa liberté, sa grandeur, 8a prospérité.
En ce qui me concerne, vétéran du radicalisme, je suis certain de ne pas faire un pas en arrière en invitan t tous les républicains de bonne volonté à donner leur concours à cette noble tâche,
Radicaux-socialistes, radicaux, républicains modérés peuvent s’unir — doivent s’unir — sur cette idée généreuse.
C’est encore la meilleure façon de servir la République que de travailler à la paix sociale.
Vive la République I
Ernest MESSNER.
2fl Circonscription de DIJON,