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La journée do 9 taures, pour ies ouvriers et ouvrières des Manufactures de l’État, a également été volée. J’ai participé au vote de cette loi. Mon vote est d’ailleurs assuré à toutes les propositions qui auraient pour but de généraliser, dans la mesure du possible, cette œuvre de justice sociale.
Au point de vue de l’impôt, conformément à mes engagement--, j’ai pris part à tous les votes affirmant la résolution de la Chambre de discuteras projets de réforme de l’impôt et invitant le Gouvernement à faire opérer, par l’Administration des finances, toutes les études nécessaires dans ce sens.
J’ai voté également la loi, promise depuis si longtemps et enfin appliquée aujourd’hui, réduisant à deux années la durée du servie militaire. C’est encore là une importante réforme que le parti républicain a accomplie et que l’ensemble de la Nation réclamait depuis de nombreuses années.
Cette loi réalise une grande amélioration, sa is diminuer la force de noire armée nationale, sauvegarde de notre indé, endance et de notre dignité.
Dans le même ordre d'idées, j’ai appuyé de mes votes toutes les propositions tendant à diminuer la durée des périodes d’instruction des réservistes et des territoriaux.
L’instruction, qui joue un rôle si important dans notre démocratie, a toujours été l’objet des légitimes attentions du parti républicain. Je me suis fait un devoir de voter toutes les propositions faites en faveur de renseignement primaire et tendant à améliorer la situation matérielle et morale des instituteurs, ainsi que celles ayant pour but d'organiser, sur dos bases plus larges et plus démocratiques, nos enseignements secondaire et supérieur.
Avec la majorité républicaine, j’ai voté la suppression de l’enseignement congréganiste, en vue de poursuivre l’œuvre de laïcité.
Une importante réforme, qui ne figurait pas dans la grande majorité des professions de foi des candidats républicains de 1902, a été faite. La séparation des Églises et de l’État est aujourd’hui un fait accompli. J’ai participé, par mes votes, à cette œuvre d’émancipation et de progrès.
Le principe et les principales dispositions de cette loi* dont on ne peut contester le caractère absolument libéral, ont d’ailleurs été adoptés par les républicains les plus modérés de la Chambre et du Sénat.
J"üi voté aussi la lui supprimant aux Églises et aux Consistoires le monopole des inhumations, celles concernant la réforme de- justices de paix, la rédaction du taux d’affranchissement des lettres et l’extension de la loi sur les accidents du travail à toutes les exploitations commerciales.
Une partie des r formes inscrites à mon programme de n'a pas encore è.é
réalisée. Ce sera la lâche de la nouvelle Chambre, qui aura à accomplir une œuvre importante dans l’ordre social et financier.
Je m'inspirerai, dans ces questions, des idées que je viens de vous exposer et qui ont g . idé mes voles dans la législature précédente.
La question des retraites ouvrières, dont la discussion va se poursuiv e activement devant le Sénat, revien Ira devant la Chambre au cours de cette législature. Nul doute que, d’une collaboration loyale, s’inspirant avant tout d idées d humanité et de justice, ne sorte, en faveur des classes laborieuses, le voie d'une réforme qui sera une gloire nouvelle à l’actif du régime républicain *
Je continuerai à donner mon concours le plus entier à tous les projets intéressant notre région .
Dans mon passé, je n’ai ménagé ni mon Limps, ni mes peines, pour rendre à tous ceux qui se sont adressés à moi tous les services qui m'ont été demandés. J’ai toujours été profondément dévoué à mes électeurs et accessible à tous.
Les communes, les associations, les collectivités n’ont jamais fait appel en vain à mon concours. J’ai tuuj »urs conformé ma conduite aux principes de la démocratie ; je n’ai jamais fait céder mes convictions à meis intérêts.
Daus b mesure ie mes forces, j'ai essayé Je défendra en toute occasion, la République
et les intérêts dont vous m'aviez chargé, dédaigneux des calomnies et des injures, qui ne m’ont pas été épargnées.
Je persévérerai, mes chers Concitoyens, dans ma ligne de conduite, si vous me faites l'honneur de me désigner de nouveau pour représenter l'union des républicains de gauche dans la lro circonscription de Cbâieauroux, le 6 mai prochain*
Vive la République démocratique l
BELLIER (Joseph),
Maire de Château roux,
Député sortant,
Candidat républicain radical.
2e Circonscription do CHATEAUBOUX,
M* GÜSNIER,
Élu au 2e tour de scrutin. — ô.lél voix.
Citoyens,
Le 12 novembre dernier, 5.575 d’entre vous m'accordaient leurs libres suffrages*
De très nombreux amis ont pensé que vous m'aviez imposé le devoir de rester sur la brèche pour défendre, le 6 mai, le drapeau de la République.
Je salue loyalement mon concurrent, M. le docteur Mirveaux, et notre adversaire commun, M. de Barbançois ; je désire que la lutte reste courtoise, et je prie instamment tous mes amis de ne pas se départir de cette ligne de conduite.
Je prends dès maintenant l’engagement de me désister en faveur de mon concurrent républicain-radical, M* Mirveaux, s'il obtient un nombre de suffrages plus élevé que moi au premier tour de scrutin.
Vous savez tous aujourd'hui qui je suis et quel est mon passé.
Vous connaissez tous mon programme: je vous l'ai exposé dans les conférences que j'ai faites dans chaque commune de la circonscription, au mois d’octobre dernier.
C’était celui d'Àlban David,
J* appartiens au Parti républicain radical et radical-socialiste qui, au cours des deux dernières législatures, a groupé autour de lui la majorité républicaine et permis ainsi la réalisation des réformes impatiemment attendues par la démocratie.
Ce parti veut le maintien de la propriété individuelle, le développement de la petite propriété par la création du bien de famille insaisissable.
Ceux qui me traitent de partageux sont donc de mauvaise foi.
Je ne puis mieux faire que de vous rappeler ce qu’écrivait AI ban David dans son appel aux électeurs en 1898* Faisant allusion à la candidature du comte Louis de Périgord, candidat républicain progressiste, il disait : u Ce qui donne aux élections actuelles une importance toute particulière, c'est que nous assistons à l'effort le plus considérable qu’aient jamais tenté le cléricalisme et la réaction coalisés pour donner un dernier assaut aux insolations républicaines.
Le péril de la situation réside eu cette circonstance que nous n'avons pas en face de
nous des adversaires combattant avec loyauté sous un drapeau hardiment déployé. Aujourd'hui pour capter la confiance des électeurs, les ennemis les plus acharnés de la République n'üésitent pas à se dire républicains. C’est au nom de la liberté qu’ils préparent la victoire de l'arbitraire et c’est en criant à la persécution qu’ils ce flattent d’assurer le triomphe de Tin tolérance ? mais vous ne vous laisserez pas prendre à cette grossière manœuvre. Vous n’aurez pas de peine à distinguer les hommes pour qui le républicanisme n’est qu’un masque rt le libéralisme un travestissement. «
On croirait ces ligues écrites hier.
Si je suis votre élu, j’emploierai toute mon énergie pour faire aboutir :
La réforme de l’impôt dans le sens de la justice; l’impôt sur le revenu, nullement inquisilorial, puisque nous le comprenons basé sur la déclaration, permettra de remplacer les impôts actuels qui frappent les classes laborieuses de charges si lourdes et si injustement réparties;
La révision du cadastre, qui rendra possible le dégrèvement des petits propriétaires ;
L’extension des services du crédit mutuel agricole;
La création des retraites pour tous les travailleurs des villes et des campagnes;
La suppression dos 13 jours et la réduction des 28 jours;
En un mot, vous me trouverez toujours avec mon parti, prêt à me faire le défenseur de tous les progrès que la Démocratie est eu droit d’attendre de la République,
Je serai donc le continuateur de la politique d’Atban David, de cette politique républicaine qui vient de nous donner trente-cinq ans de paix et nous a permis de rendre la France plus prospère, plus respectée et plus grande, tout en réduisant de sept à deux ans la durée du service militaire.
Électeurs républicains,
Les piéeleuses marques de sympathie qu’en maintes circonstances vous m’avez prodiguées depuis le mois de novembre .dernier me permettent de croire que vous voudrez affirmer, sur mon nom votre fidélité au vieux programme républicain.
C’est donc avec la plus entière confiance que ^attends le verdict du suffrage universel.
Vive la République laïque, démocratique et sociale!
Henri COSN1ER,
Ingénieur agronome,
Candidat du parti républicain radical et Fadical-socialiste.
Circonscription de LA CHATRE.
M. DAJJTHY.
Elu au loV tour de scrutin. — 8,716 voix.
11 y a quatre ans, 8.221 d’entre yous affirmaient sur mon nom leur préférence pour la République démocratique et sincèrement réformatrice. Malgré l'habileté consommée d’un concurrent rompu aux joutes politiques, malgré ses puissantes attaches personnelles, nos efforts communs nous ont fait toucher au succès.
De nouveau, le suffrage universel est appelé à se prononcer, l’heure est venue où va triompher la cause pour laquelle les républicains de ce pays combattent depuis plus de 30 ans. Fort de l’appui de nos comités, j’ai engagé la lutte contre les hommes de piétinement et de recul, groupés à l’ombre du même drapeau.
Mon programme, très complètement exposé en 1902, reste le même, malgré ce qu’on ne manquera pas de dire; celui d’un républicain inébranlable dans ses convictions fermement résolu à tout progrès démocratique, mais nettement opposé à toute politique d’exagération et de surenchère.
Les grandes lois de la dernière législature sur la laïcité de l’école, le service de deux ans la séparation, les secours aux vieillards, les retraites des ouvriers de la ville et des champs* je les approuve, je les aurais votées, j’en demande le maintien et l’équitable application.
La réalisation, depuis longtemps attendue par la démocratie, des lois de prévoyance et d’assistance nécessite le remaniement de notre système fiscal.
Profitons-en pour apporter plus de justice dans la répartition des charges, par la suppression graduelle des quatre contributions, la refonte générale du système des patentes et le remplacement méthodique des impôts actuels par l’impôt sur le revenu proportionné aux moyens de chacun : nous obtiendrons ainsi ce double progrès d’exonérer presque complètement l’ouvrier et, avec lui, le petit propriétaire, qui sont le nombre, et de décharger largement le contribuable de situation moyenne.
Réclamons ;
Peur 1 extérieur, l’abandon de toute politique d’aventures, le maintien de la paix et de
la bonne entente avec les nations étrangères, l’extension des traités d’arbitrage et de commerce. “
A l’intérieur, la fidélité républicaine des fonctionnaires, le respect de la discipline dans tous les rangs de l’armée, le contrôle sévère des dépenses, l’attribution des emplois au mérite et non h la faveur*
Ajoutons encore :
Défense de la propriété individuelle et constitution du bien de famille insaisissable;
Suppression des périodes d’instruction militaire en dehors des nécessités ;
Multiplication des moyens de transports, routes ou voies ferrées, indispensables à la prospérité du pays ;
Unification des régimes divers de la voirie;
Amélioration du service des postes par la création de bureaux communaux;
Gratuité de l'instruction, à tous les degrés, pour les enfants du peuple;
Développement du crédit et de la mutualité agricoles, encore presque inconnus ;
Constitution des caisses d’assurances contre la maladie, la mortalité du bétail, les <mlturoén^aU m°îen CleS milli0ÛS détenus par la Banque de France et affectés à Fagri-
Dévoué aux intérêts particuliers que vous me confiez chaque jour, autant qVaux intérêts généraux du pays et particulièrement à ceux de la classe laborieuse, je reste, comme anSj accessible à chacun> toujours prêt à vous rendre tous les services en mon
Électeurs,
Vous vous souviendrez, au jour du scrutin, que la transformation de nos campagnes eur prospérité actuelle et Famëlioration du sort des travailleurs sont œuvres répub li*
Vous affirmerez, avec plus de force et en plus grand nombre que jamais, votre confiance ans ceite République qui ne connaît point de bornes au progrès, et vous apporterez l’appoint oe vos suffrages au nouveau triomphe de la Démocratie.
Vive la République I
IL DAUTHY*
Circonscription d'ISSOUDUN.
M. Jacques DUFOÜR.
Élu au 2* tour de scrutin. — 7.004 voix.
Citoyens,
L"s élections législatives de 1898 et 1902 ont marqué, dans notre arrondissement, une marche en avant qui ne saurait être arrêtée par les combinaisons plus ou moins louches
des adversaires du socialisme* . m
Fort du sentiment du devoir accompli, sûr de n’avoir pas failli aux engagements pris a ces deux époques, je viens, au nom de mon parti, solliciter une nouvelle affirmation de votre
confiance. , . . , . , . .
Toujours j'ai regardé comme mon premier et plus impérieux devoir de lutter contre
tous les partis de réaction, et de remplir, pour le salut de la République, pour l'émancipation de la classe ouvrière, le mandat politique et social que vous m’avez confié.
Ce mandat républicain et socialiste qui est le vôtre, le seul que je veuille et puisse accepter, je Pal rempli avec fidélité et, j’ose le croire, à voire satisfaction.
Pour conjurer les menaces de la réaction, pour vaincre les résistances gouvernementales, pour déjouer les intrigues politiciennes, la classe ouvrière doit organiser sa lutte émancipatrice et la République doit devenir socialiste.
Le G Mai, votre vote le dira avec la netteté nécessaire en ce moment : la confiance que
j’ai en vous m’en derme l’assurance.
Vive la République sociale l
Jacques DUFOUR,
Maire d’Isssoudun, Conseiller général de l’Indre, Député sortant.