INDRE-ET-LOIRE
Circonscription de GHINON.
M. LEFFT.T.
Elu au 1er tour de scrutin, — 13.663 voix.
Mes chers Concitoyens,
Il y a quatre ans, vous avez affirmé par une imposante majorité (plus de quatre mille voix) votre confiance dans la sincérité de mes déclarations, dans l’intégrité et 1 indépendance de mon caractère.
Aujourd’hui, sollicité de nouveau par de nombreux amis, je viens, pour la quatrième fois, briguer vos libres suffrages et vous demander le renouvellement de mon mandat.
'Actuellement, la lutte paraît être des plus ardentes; je dois rester sur la brèche pour défendre le drapeau de la République que vous m’avez confié, car déserter en pareille circonstance serait une lâcheté de ma part.
Je ne vous adresserai pus, mes chers concitoyens, une longue profession de foi.
Depuis bientôt treize ans que je suis votre élu, vous me connaissez tous. Je crois pouvoir me représenter devant vous, la tête haute, fort de ma conscience d’avoir rempli mon devoir, tout mon devoir.
Je veux, avant tout, une stricte économie des deniers publics; la réforme de l'impôt, afin que les charges soient plus équitablement réparties et qu’elles portent plutôt sur la richesse oisive que sur le travail.
Je désire la défense énergique de notre agriculture si éprouvée, en un mot, tout ce qui doit donner aux travailleurs des campagnes, comme aux ouvriers des villes, plus de bien-être dans le présent, plus de sécurité dans l’avenir.
Je souhaile une France paisible, forte et respectée.
Maintenant que la loi de séparation des Églises et de l’État est promulguée, j’en désire l’application dans une mesure large et loyale, mais aussi sans faiblesse. .
Sincèrement attaché aux institutions républicaines, je m’efforcerai de contribuer au triomphe de ïa justice et de la vérité.
Quant aux promesses, je ne vous en ferai pas plus maintenant que par le passé, car un honnête homme ne promet que ce qu’il est sûr de tenir.
G’est avec la plus entière confiance, mes chers concitoyens, que je vous dis -
Au 6 mai, pas d'abstentions ï
Vive la République 1