ALLÉGRET’ — LE PLAY. — ÜEBRÈGEAS. — LÉCLUSE. — DE SAINT-FLORENT
Liste d'Union Républicaine, Sociale et à’ Anciens Combattants,
Aux Electeurs, É >
Ardemment républicains* nous sommes convaincus que JSf République est la forme de gouvernement qui répond le mieux aux aspirations de notre démocratie. Elle doit demeurer aür dessus de nos discussions politiques.
Mais il faut pour cela qu’elle, réalise pleinement son beau titre et soit vraiment la chose de tous en vue du bien public. Il faut qu'elle donne à la France tout ce dont elle a besoin : la paix au dehors et la paix au dedans, le progrès social, la prospérité économique.
La Paix au dehors.,
La paix ne peut être assurée que par le respect des traités. Nous tenons pour intangible le traité de Versailles, en tant du moins qu'il fixe lès obligations de l’Allemagne ; nous ne concevons pas qu'on puisse discuter autre chose que les modalités d'exécution des réparations et les garanties qui nous sont dues.
Ce double problème doit être abordé avec des vues nettement réalistes.
Les richesses détruites doivent nous être rendues par des prestations en nature, des versements en or ou des devises sur l’étranger nous permettant de solder les importations auxquelles notre restauration économique nous oblige provisoirement.
Nous voulons aussi et surtout que notre sécurité soit garantie. Nous ne voulons pas être obligés de recommencer îa guerre. Il n'y a pour cela qu’un lcu! moyen : empêcher F Allemagne de reconstituer sa puissance militaire.
Répudiant tout impéralisme, la France laborieuse est avide de paix.
\ mm (H ACTE-)
La Paix intérieure*
Les Français ont appris dans les tranchées à sc mieux connaître et à s’aimer. Il faut que ce large" esprit de tolérance mutuelle demeure.
La République doit être libérale, ouverte à tous. Elle n’appartient à personne et veut accueillir tous les bons vouloirs.
Elle doit aussi être respectueuse de toutes les croyances, Nous ne sommes pas de ceux pour qui la laïcité se confond avec Lan ti cléricalisme. Nous voulons que l'État soit neutre parce que nous voulons qu’il respecte également toutes les religions ; mais sa 'neutralité doit être bienveillante*.
Si la fraternité enfin doit régner dans le monde, c’est bien d'abord entre citoyens d'une mémo patrie. No.es nous élevons de toute notre âme contre celte, doctrine de haine qui pose en axiome la lutte des classes. Il n’est pas vrai que les classes sociales doivent fatalement entrer en conflit les unes contre les autres. Chacune joue son rôle dans cct organisme complexe qu’est notre société moderne, et,. loin de s’opposer, leurs intérêts sont solidaires.
Le Progrès social.
Au premier rang de nos préoccupations nous plaçons le relèvement de l’esprit de* famille et de la natalité. La famille esL la cellule initiale de toute société ; c’est en outre une école de dévouement et de prévoyance.
L’Etait doit venir en aide aux familles nombreuses ; favoriser la multi pli cation des habitations saines et à bon marché ; généraliser et rendre obligatoire V attribution d’un sursalaire familial par le jeu des caisses de compensation ; faire supporter aux célibataires et aux ménages sans enfant, par d'équitables dispositions fiscales, leur part de cette noble tâche nationale ; <t préparer les générations futures ». Enfin une sage révision de la législation des partages évitera la dispersion du patrimoine familiale ét particulièrement des petits domaines ruraux. ^
Nous sommes partisans du voie des^ femmes et surtout du vote familial. Il est de 1 essence du Suffrage universel que tout citoyen, quels que soient son sexe ou son âge, soit représenté dans les sucrages publics par une voix.
Le divorce est un mal qui s’est développé au delà de toute prévision et qui va sans cesse croissant. S’il ne peut être évité, il doit êLre rendu plus difficile, sous peine de devenir bientôt un danger national, *
Nous plaçons également au rang de nos principales préoccupations L'éducation morale et intellectuelle de la jeunesse. L’enseignement à tous ses degrés doit êirei1 accessible à tous ét la liberté de l’enseignement doit être pleinement assurée ; elle est intimement liée à la liberté de penser et de croire,
11 faut aussi favoriser l’éducation professionnelle et créer partout des écoles d’apprentissage.
Dans le domaine de la législation ouvrière, il reste encore des progrès à réaliser. Tout homme qui travaille doit pouvoir vivre largement lui et les siens, et son travail doit aussi mi garantir le risque d’in validité et le repos des vieux jours. Il faudra mettre au point le plus vite possible la loi sur les assurances sociales, dès que la situation économique le permettra.
Nous voulons aussi l’ application strie Le du repos dominical*
VIENNE (HAUTE-
La propriété individuelle est à la base de la civilisation mondiale* Légitimement acquise, elle est aussi sacrée que le travail, dont elle est issue* Elle est, en outre, le mobile le plus puissant de l'action humaine* Nous répudions hautement l’idée collectiviste on communiste, dangereuse utopie, destructrice de toute activité, dont la Russie a faiÉla douloureuse et lamentable expérience*
L’agriculture doit être protégée* Ce sont nos populations rurales ^qui nourrissent le pays après avoir si généreusement pris leur part de la défense nationale*
Les lois sur les loyers ont trop souvent méconnu les droits légitimes des propriétaires et mis à leur compte des charges qui devaient incomber à l'Etat, Il fa udra^re venir aussi vite que possible au droit commun*
La loi sur la propriété commerciale devra aussi être attentivement [mise au point pour ne pas léser injustement les propriétaires d'immeubles* La France a besoin qu’on construise ; il ne faut pas décourager les bâtisseurs*
A tous les degrés, d'ailleurs, il faut favoriser l’esprit d'entreprise, et pour cela restaurer la confiance.
L’État doit regarder loin dans l’avenir et savoir oser. Les travaux publics sagement étudiés sont des dépenses productrices : voies de communication, 'ports, mines, électricité, laboratoires, autant de chapitres de la prospérité économique du pays, à laquelle F Etat e* doit se consacrer avec activité et audace*
Mais pour pouvoir dépenser utilement, il faut d’abord supprimer tontes les dépenses inutiles, réduire le nombre des fonctionnaires, pratiquer une stricte économie dans tous les services publics, supprimer toutes les exploitations déficitaires de l’Etat ; réaliser enfin l'équilibre de nos budgets.
Alors tous les contribuables, sûrs que les deniers publics ne seront pas gaspillés, auront à l'honneur de prendre leur part du devoir fiscal, si lourd soit-il, et suivant un effort progressif par rapport â leur fortune acquise. Mais touLe inquisition fiscale doit être évitée* La taxe sur le chiffre d’affaires serait utilement remplacée par une taxe à la production sur les produits manufacturés.
Les revendications de à anciens combattants.
Nous n'aurons garde d'oublier les légitimes revendications rdes 'anciens combattants, nos camarades. Nous faisons nôtre et défendrons avec toute notre ardeur le cahier de revendications adopté par le « Comité d'entente des groupements nationaux de victimes de guerre et d’anciens combattants » dont nous rappelons ici les termes :
En premier lieu, le Parlement devra mener une lutte impitoyable contre la vie chèret ses Fauteurs et ses profiteurs qui frustrent les anciens combattants et les pensionnés de guerre des réparations qui leur sont dues eL le Gouvernement assurera la récupération des sommes dues par les profiteurs de la guerre.