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inanf, ses offres au Parti Socialiste (qui devait se réunir quelques jours plus tard à Marseille en Congrès National) :
« Un mois a passé sans que la réponse de votre Parti soit venue. Par contre, les élections sénatoriales ont montré que, dans un certain nombre de département^ le’ Bloc des Gauches était pratiquement fait : le Bloc des Gauches, c’est-à-dire l’pnion des radicaux et des socialistes pour tenter de sauver la Bourgeoisie des conséquences de sa faillite.
« Le silence gardé par votre Parti, les alliances électorales ouvertement pratiquées par certaines de vos Fédérations autoriseraient grandement le Parti Communiste à considérer sa proposition comme repoussée et à s’adresser, dès maintenant, aux masses populaires pour tirer devant el les la leçon de votre refus,
“ Mais lo ^rii Communiste attache tant de prix à la réalisation du Bloc Ouvrier et Paysan que, réuni aujourd’hui en Congrès National, il décide de tenter auprès du Parti Socialiste un nouvel eflorl en s’adressant non plus aux organes dirigeants, mais au Congrès souverain. »
Le Congrès Socialiste, sous la pression de chefs obéissant à des intérêts purement électoraux, a repoussé les offres du Bloc Ouvrier et Paysan qui lui étaient soumises par le Parti Communiste.
Aux Travailleurs socialistes :
Citoyens !
La situation est désormais très nette. La proposition émise par le Parti Communiste de constituer, en vue de la bataille électorale de 7924, le Bloc de toutes les forces prolétariennes et paysan nés, la grande coalition offensive de tous les travailleurs exploités et bernés par les capitalistes, les mereantis et les propriétaires, s'est heurtée au refus du Parti Socialiste,
Masquant sa dérobade sous des pré Lexf.es dérisoires, le Parti Socialiste à osé prétendre que la, proposition du Parti Communiste s’accompagnait de conditions inacceptables. Or les trois conditions mises par les Communistes à la formation du Bloc Ouvrier et Paysan il étaient que les exigences les plus élémentaires de la conscience de classe, et tout socialiste qui ne pactise pas avec la bourgeoisie pouvait et devait les accepter.
Ces conditions que disaient-elles ? Elles disaient : 1“ que le Bloc Ouvrier devait se réaliser nationalement, de parti à parti ; 2° que les socialistes déjà engagés dans le Blondes Gauches devraient rompre individuellement avec lui, cesser d’écrire dans ses journaux et de plastronner à ses tribunes ; 3° que . io Parti Socialiste devrait conjuguer ses efforts à ceux du Parti Communiste pour rétablir en France i’unilé syndicale, aujourd’hui plus indispensable que jamais.
Telles étaient, telles sont encore ces conditions « inacceptables». — Inacceptables, elles le sont, en effet, mais pour la bourgeoisie et seulement pour elle. Les travailleurs socialistes jugeront avec sévérité les politiciens dont les arguties méprisables cherchent à mettre obstacle à l'union nécessaire, contre la bourgeoisie de droite aussi bien que contre celle de gauche, de toutes les forces du prolétariat.
Elles n’y réussissent d’ailleurs pas.
Le Bloc Ouvrier cl Paysan se fera par-dessus la tète des chefs qui viennent, une fois de plus, de renier en fait la « tactique éprouvée et glorieuse basée sur la Julie de classe » que proclamait il y a vingt ans, à Amsterdam, là S^Tnternationale, elle-même; U se fera contre les hommes qui, sans se soucier des « antagonismes déclassé toujours croissants » qui caractérisent la société capilaliste eL qui imposent aux partis de la classe ouvrière une attitude d indépendance et de combat toujours plus accentuée, n’hésilentpas pi us aujourd’hui à recher-
AIN
cher l’alliance d’un parti bourgeois dit de gauche, qu’ils abriteront demain à pratiquer, avec ce même parti, la collaboration ministérielle condamnée aussi bien par Guesde et par
Vaillant que par Jaurès. „ , , m.„lnes Jjr;
Le Parti Communiste s’adresse maintenant, non plus au 1 géants - Commission administrative ou Congrès - mais aux travailleurs jeudis es euxmêmes, à ceux qui, de plus eu plus nombreux, s’inquiètent de voir leur part, ghsser. sur la pente des compromissions de classe et des déviations mortelles,
1 1 leur dit :
« Repoussez cette politique de contradiction et d’incohérence qu’onUffirmée à Marseille
nisles révolutionnaires et là aux radicaux conservateurs et qui ne use aux dépens des nîàncipes qu’à des succès électoraux sans lendemain. Refusez-vous a pratiquer celte poliüque'àquivôquc qui ne manquerait pas d'inspirer àu pro|étariat un JoûU^ ^^ou a lion politique. Répudiez catégoriquement toute alliance - fut-elle d une minute
ô ÜÜ»our»’i.i.'. m .1» . . . w rép»Mi»»»m= *«"• "» t™"*
< .llo adloo.il lo pouvoir, d. pro.lituor . 1 lutdrtt ...Uon.l . ou« .P»
t ocra tic et de militarisme et qui s’est associée, trois ans durant, a touies les basses œi ardj ou v rières du Bloc Nalionil... Reliez-vous au drapeau du Bloc Ouvrier et Paysan ! »
Contre 'a réaction bourgeoise qui fait rage, contre l’impérialisme à l’extérieur et les tentatives de dictature à 1’ 'intérieur, le moment est venu de grouper, sur le terrain de à les millions d’ouvriers et de paysans et d’assigner au Bloc ainsi forme un but précis, dialement accessible : le Gouvernement Ouvrier et Paysan.
Tant pis pour les politiciens qui préfèrent les alliances bourgeoises au fioul un detravailleurs ! Puisqu'ils abandonnent le combat, il reste aux Uavailleurs qu -
encore de réaliser, malgré leurs chefs et contre eux, d'accord avec le 1 arti Communiale,
Bloc Ouvrier et Paysan* K
Le P. C, cesse maintenant de s'adresser au Parti Socialiste, incapable d unifier nationalement sa politique et de prendre nettement position pour la révolution ou pour .a reac um Mais il est prêt à examiner les propositions de front unique qui pourraient lui e re faites par des fédérations ou des sections socialistes qui, refusant de suivre la pou tique t a m nation de leurs chefs, ont publiquement décidé de rompre avec eux. Son Comité directeur es prêt à examiner ces propositions* à en discuter les termes au grand jour, a en apprécier valeur et la sincérité, à y répondre, au besoin, par des contre-propositions publiques.
Poursuivant avanl tout un idéal de classe, mettant au-dessus de tout 1 interet révolutionnaire du prolétariat, il entend ne rien négliger pour que la bataille électora e qui s’approche marque une étape décisive vers le gouvernement ouvrier et paysan, vers le renversement de la politique bourgeoise, vers la Révolution prolétarienne.
Le Comité directeur.
Liste de Concentration républicaine démocratique et sociale.
Électeurs républicains,
Le i l Mai, vous aile?, décider des destinées du pays.
Vous aurez à choisir entre trois politiques*
L une, inspirée par les partis collectivistes et internationalistes, remorquant quelques groupements républicains qui n’ont pas osé affronter seuls la lutte électorale et ont préféré renier leurs principes.
L’autre, pratiquée par des hommes qui, s’ils ont prêté leur appui pour la défense des droits de la France, n’ont pas tous renoncé à combattre, au moment favorable, telles ou telles des institutions fondamentales et intangibles du régime républicain*
La troisième, nettement républicaine, profondément aLLachép au progrès démocratique et social, pratiquée par des hommes qui sont, en même temps, résolus à soutenir le gouvernement Poincaré dans sa volonté de sauvegarder tous nos droits, en accord avec nos Alliés, la Commission des Réparations ei la Société des Nations. ^
Celle politique est la nôtre.
Et voici le double enjeu de îa bataille : L
D’abord, assurer l’élection d’une majorité fermement décidée h défendre les droits légitimes de la France et dégagée de toute attache internationaliste.
Ensuite, renforcer, dans toute la mesure possible, la position des républicains dans la majorité gouvernementale.
Notre département a toujours été profondément républicain.
Epris de liberté, il ne voudra point accepter le joug de comités ou de factions.
Epris de clarté, il ne voudra point sanctionner des alliances, des combinaisons électorales d un jour entre des partis opposés sur les principes les plus fondamentaux.
Le pays doit combattre de toutes ses forces Je péril internationaliste et révolutionnaire, barrer la route aux partis de dissociation nationale.
Mais il ne faut pas, pour cette oeuvre nécessaire, qu’il se jette dans les bras de la réaction, ou même qu'il fasse appel aux adversaires, avoués ou non, du progrès démocratique et social.
Et c’est pourquoi, Électeurs de l’Ain, nous avons voulu vous présenter des hommes nettement et profondément républicains, dégagés de toute tendance à droite, mais ne voulant accepter, d autre part, aucune compromission avec les partis qui se dressent contre la propriété individuelle ou contre la Patrie.
Vous saurez choisir!
Quant à nous, en nous présentant à vos suiFrages, nous vous exposons un programme net et précis, ne comportant que des possibilités réalisables, car nous ne sommes pas de
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ceux qui cherchent à capter les suffrages par des paroles mensongères, par des surenchères
faciles, ' ^
Nous plaçons, en effet, L’intérêt national au-dessus du l'intérêt électoral.
Vive la France î Vive la République!
Joseph BERNIRR, Député sortant, Conseiller général Président de la Chambre de Commerce, Président d’honneur du Comice agricole de Bourg, Chevalier de la Légion d honneur. * H. GARIMT, Ancien Gouverneur général de Madagascar, Commandeur de lu Légion d Honneur, CtH>ix de guerre, Propriétaire à Giron (Ain). — PASCAL-BÛNL F II, Ancien Chef adjoint- du cabinet des Ministres de 1 Instruction publique et du Travail (Maurice Faure et René Viviani). Croix de guerre, — Prosper BLANC, Cultivateur, Conseiller Général, Maire de Sai nl-Mant ia-ie-C h â tel . — Jean GAILLARD, Cultivateur à Injoux, Chevalier de* la Légion ;d’ Honneur, Croix de -Guerre,
N 0T RE P ü O G R A MME *
Au point de vue extérieur :
Défci/se des droits et des intérêts dé la France à l’égard de F Allemagne, — Aucune visée impérialiste, mais obtenir que le contribuable allemand remplisse les obligations que doit assurer à sa place, à l’heure présente, le contribuable français; et ainsi réduire nos charges fiscales* — Entente étroite avec nos Alliés, — Collaboration active et confiante *avec la Société des Nations.
Nous sommes patriotes, mais non nationalistes. Nous voulons une France forte et pacifique,
Au point de vue intérieur :
Une politique républicaine sans compromissions, — Maintien des lois de laïcité et de la neutralité de l'État. — Re&pect absolu des opinions philosophiques et religieuses. Liberté xle conscience.
Résistance vigoureuse à la démagogie et à l’anarchie et étroite union des républicains contre les parties de désordre et de, réaction. — Réduction de la durée du service militaire dans la me s une compatible avec notre sécurité. — Amélioration du système électoral actuel, — Modification radicale des méthodes de travail parlementaire.
Au point de vue social :
Une politique généreuse et hardie de réformes, fidèle à 1 idéal démocratique, .excluant toute déviation collectiviste. — Mesures propres à prévenir et à apaiser les conflits du travail. — Diffusion et application de la législation sociale de la .République, notamment sur
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l’accos^ion à la propriété sur les habituions à bon marché, sur toutes les œuvres de solidarité, de mutualité, d assurance de prévoyance et d’assistance
fin un mot, substitution de la collaboration des classes à la lutte des classes Aide aux familles nombreuses et toutes, mesures propres à relever notre' natalité à assurer la protection de 1 enfance et k combattre la mortalité. ’ *
Accession de tous à renseignement à tous Jes degrés par l’extension des bourses prêts c honneur, etc. - Développement de 1 apprentissage et do l’enseignement professionnel.
Au point de vue économique et financier ;
Mise en valeur de nos colonies non plus par des discours ou des projets mais nar de, réalisations, en procédant, d’abord, à une large décentralisation ’ P
Compression des dépenses dans un esprit de sévère économie. Limitation au strict necessaire des fonctionnaires civils et militaires. au stnct
Décentralisation et simplification dfs rouages administratifs
des n^lgSj g»™"™11'- ““ bénëllCe' * ~ Rev'SÏon
Suppression de l’inquisition fiscale.
ZriclhZ'e d““ Tî d4l,i P°?il’1”' <leS d”S“ ** pèS"‘ » I» ïratsibJïe.
n îcufture - Lngrais a bon marché. — Electrification des campagnes — WJio
d4We °UElcf r l'eTSi°i dU1CrédiU,gric°le> clu bétail l’extension des Syndicats accident etc ) ’ ° DévSnn aUi v,J',^,lcaLsa^ncoles- aux Mutuelles d’Assurances (incendie,.
dications toJMfcTÏÏ' de”’ g” “™n’b1'. h, ma. ' d'Anciena Con.baU.n,, (nou, d-.il, e„r, , ccp,»,,
AISNE
S députés.
T n scr i ib . ---■■* 134.957
Votants . ,,,,,, 116.531
Blancs est nuis . . . 2* 135
S d (Ta ges ex pr i m és , . * . 114.4 46
Quotient é lec tara L . , . 14. 305
Liste dJ Union républicaine nationale.
MM. Forzy . . . . . >0.463
B il larr de Verneui 1 . * . 40.638
Desjardina . . .<. . . . . 40.939
ViUémant . . 39.563
Lnndmvski . . 38.G4G
Bon si n . 38.564
Dessin . . 38.904
Ferlé . .. . . 33.991
Total . 316.758
Moyenne.. . . 39,594
Liste du Bloc des gauches.
MAI. Àccambray , . . 35,997
Ringuicr, . . ............. 35.904
Doueedame (1) . . * . . 35.397
Guornut . . . 35 . 566
Lamarre . . . 35 . 693
Marquigny . * . . 35.942
Na nq nette . . 35.347
TrïcoUeaux 35.366
Total . .. . 285,112
Moyenne... . 35.639
Liste d'Union des Gauches, radicale et radicale-socialiste.
MM, llûiwi . 22,550
Ceccaldi . . . 2f .471
E>Uponl. . . 20.068
Uhuzel . 19.437
Gaillard . , . . 19.911
Hugnea . . . . ■ ■ ^ 20.210
Dieux . . . ..... 19,692
Postai ne . Z..,...,.,.,..,,..,,.. 1 9 . 67 1
Total. ... . 103,010
Moyenne. ..... .... 20 , 3 < 6
Liste du Parti socialiste (S F. I. O ).
MM, Déguise,. — . 6.609
Maubant . . . 6.100
Gridel 6 024
Haussy . . . 0 030
Aubert, . . 6.110
Guny . . . 5 . 935
Simon . . 6,014
Delbarre. . . . 5 . 975
Total . . 48,797
Moyenne, . . . . 6,099
Liste du Bloc ouvrier -paysan.
MM. Rareite .... v . 1 . îO-610
Berthelot, . 10.378
Bréaut . . . 10.435
Duraütier, . . . . ■ , , . . 40.416
Floury. . . . * 10, 410
Girarday. . . 10,372
ïWjîÏUî . . . . - 10,409
Menant. . . . 10.386
Total . . . 83,405
Moyenne. . . 1 0 425
, au quotient ............
* à la plus forte moyenne
MM, Desjardinsj REllart de Verneui I, Àccambray, Marquigny, ÏTaueî.
MM. Forzy, Vülemant, Fcrtd.
(I) Le nombre de vois obtenues 5 ar M. Douccdame, d'après les renseignements du Ministère de rfutènei 1 était de : 35,937, .
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Liste d Union républicaine nationale.
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Aax Electeurs du Département de V Aisne ! - : v\nV^>-