BURE
Le régime électoral actuel a été fait pour assurer la représentation proportionnelle des partis : on nous l'a affirmé sur tous les tons.
C’est pour répondre à cette pensée que nous avons l'honneur de solliciter vos suffrages,
Idsles en présence,.
lîn effet, vous êtes saisis d'une part de la liste de Messieurs les Députés sortants candidats du « Bloc National », qui n’ont hélas tenu aucune des promesses qu'ils ont faites en 1919 et qui ont grevé notre pays de 1 4 milliards'' d’impôts nouveaux; d’autre part, d’une liste d’alliance avec le parti socialiste, Section Française de l’Internationale Ouvrière, et d'une lîsLe communiste.
Pour que votre choix puisse complètement s’exercer, il nous a paru utile qu’une liste de républicains de gauche, fidèlement attachés aux principes et aux traditions d’union sur lesquels la République a vécu depuis plus d’un demi-siècle, fût soumise h votre haute appréciation.
Déclaration .
Nous sommes vos concitoyens et amis,, cela nous dispense d’une longue, proies made fol.
Patriotes ardents, nous voulons, avec M. Raymond Poincaré, que la L rance fasse respecter les droits quelle lient de la victoire en resserrant les liens d'amitié avec lqs peuples qui Tout aidée pendant la guerre.
Nous entendons eu même temps que les difficiles problèmes de 1 heure actuelle soient résolus dans la paix. Notre Pays a trop soidïert de la guerre pour admettre que des événements aussi tragiques puissent se reproduire.
En attendant ïe jour où, comme notre pays le souhaite si vivement, la Société des Nations aura la possibilité d’imposer ses décisions et de garantir à tout jamais la paix à tous les peuples, nous estimons que le meilleur moyeu d’assurer notre tranquillité est de, veiller attentivement sur h organisa Lion de notre défense nationale.
Nous n’y manquerons pas, car nous sommes de ceux qui placent la sécurité de la h rance au-dessus de tout.
Toutefois, la durée du service militaire devra, aussitôt que possible, être réduite à un an*
Il serait de stricte équité d'accorder enfin aux fonctionnaires la garantie d un statut légal contre l’arbitraire et le favoritisme, leur assurant en plus une situation, matérielle et morale digne d’eux et des fonctions qu’ils remplissent. Par contre, la ^rève des services publics est une atteinte contre la Nation tout entière et ne saurait être tolérée.
Laïcité de l’Etat et de TEcole, propriété individuelle, séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, souveraineté nationale sont pour nous des principes intangibles.
Modification du règlement de la Chambre et obligation du vote personne! pour les membres du Parlement.
C’est en nous appuyant sur ecs fondements solides que nous voulons, dans la sagesse et la concorde et aussi avec un très net esprit de progrès, continuer la République,
Elle a surabondamment prouvé aujourd’hui son respect de l’ordre, de la liberté de conscience fondée sur une haute impartialité à l'égard de toutes les convictions, enfin son désir de seconder dans les conditions si difficiles de la vie moderne tous ceux qui travaillent et qui peinent, toutes ces familles modestes et si vaillantes qui demeurent l’honneur et la force morale de notre pays.
Anciens combattants :
La Nation a pris vis-à-vis des combattants, dos mutilés et des familles des soldats morts des engagements sacrés qui devront être tenus.
Eum
Agriculture^ Commerce, Industrie*
Profondément dévouas, à. T Agriculture, qui est la. grande source de la richesse- de la France, sachant quelle place considérable elle occupe dans notre département nous ne perdrons aucune occasion de défendre ses droits, de réclamer pour elle les encouragements nécessaires, la liberté pour les bouilleurs dé cru, tout en maintenant le régime actuel, de distiller chez eux n’importe quelle quantité, nm porte quel jour, enfin la non-application de la loi de 8 heures à f agriculture
C'est l'intérêt même des consommateurs car, seul, l'accroissement de l%% production abaissera le coût de la vie.
Nous sommes du reste, en qualité de républicains et de démocrates, les amis de tous ceux qui travaillent, qu’ils soient de la campagne ou de la ville.
Notre sollicitude est également tout acquise au commerce qui se trouve, pour la répartition des produits, 3 'intermédiaire naturel entre le producteur et le consommateur.
Il demande h être soulagé d’une parLie des charges fiscales qui, sous des noms divers et de tous côtés, l'accablent? ainsi que des effets de spéculation donL il est, avec le consom ma leur, la première victime.
Les ouvriers eL employés de notre département sont particulièrement intéressés à la prospérité de notre industrie. Tous nos efforts tendront à accroître ses débouchés : Assainissement financier, stabilité des changes, remaniement de notre tarif douanier pourront y contribuer largement. C’est dire qu Agriculture, Commerce, Industrie seront l'objet de notre égale et constante attention.
L harmonie nie leurs Cflorts doit etre a la base tle la grandeur et de la prospérité du Pays. i
La protection des familles nombreuses et 1 édification d'habitations ouvrières urbaines et rurales constituent une œuvre essentielle de justice et de solidarité.
Jînfiii, en ce1 qui concerne le maintien de la loi de 8 heures au Commerce ël à l’industrie, nous sommes partisans de larges dérogations consenties d’un commun accord entre patrons et ouvriers.
Notre programme, comme vous ïe voyez, né comporte pas de longues phrasés*
Il est neL, comme nos convictions, sincère comme le dévouement dont nous avons 1 honneur, Messieurs les Electeurs, de vous adresser la cordiale eL affectueuse expression.
A* CELOS* — J. LEFÈVRE. — Eh L AMOUR. - F* LEMAIRE.-
Liste du Parti communiste (S. F. I. G.)*
Travailleurs,
Le Parti communiste vous présente une liste de candidats du Bloc ouvrier et paysan exclusivement composée de prolétaires des villes et des campagne^
Contre vos camarades de travail, nos adversaires présentent trois listes :
Celle des députés sortants : MM. Burnet, peut-être excellent docteur, mais déplorable politique ; Duval, bourgeois, dont les titres se bornent à être l’héritier du nom d’un bonapartiste impénitent; LcMoigne, personnage falot, dont le seul désir est dé rester inconnu, niais élu; enfin, Join-Lambcrl, de la lignée des éducateurs cléricaux, le grand personnage du lot, puisque M. le lieutenant-colonel Josse a cru prudent de se faire élire sénateur.
EURE
Ces Messieurs représentent les intérêts des hobereaux qui possèdent les deux tiers de la propriété foncière du département. Ils combattront pour lutter contre l’expropriation que te communisme entend réaliser au profit des peLits paysans. Toutes les mesures réactionnaires auront en eux d'actifs défenseurs. Fortunés, en défendant les riches, ils se défendent euxmêmes. ....
Vient ensuite la liste des amis du-'cÔiiseiUér général Modeste Leroy et du sénateur Abel Lefebvre (ex-socialiste). Cette liste présente, en tête, le nom de M. Celos, ancien député et maire de Bernay, que les gens, dits de gauche, avaient laissé do côté. Avec M. Celos, MM. Eugène Lamour, de Verneuil, Julien Lefèvre, maire de Louviers, et Paul Lemaire! maire dTvry-la-Bataille, tous trois heureux d’être enfin pris pour quelqu’un. M, Celos, dont le .patron est un malin, veut reprendre Iecharpe que les électeurs lui ont arrachée en 1919ie sort de ses colistiers lui importe peu. Quant, aux opinions politiques de ces Messieurs' c'est bien le moindre de leurs soucis. Ils se présentent comme républicains indépendants et! s’ils étaient élus, voteraient pour tous les gouvernements contre la classe ouvrière. Le talent administratif de M. Celos est bien connu et suffit à cataloguera liste.
La liste du Bloc des gauches, selon l’espoir de ceux qui la composent, devait l’emporter sans coup férir*
Au lendemain du jour où, en sa qualité de Président du Conseil général de l’Eure M. Modeste Leroy avait reçu et félicité M. Alexandre Millerand, Président de la République, pour le discours de coup d’Etat prononcé à Évreux, au lendemain de ce jour où il adressa, par surcroît, ses sincères félicitations au grand Français Poincaré, M. Modeste Leroy avait présidé à la formation de la liste du Bloc des gauches.
Pour constituer cette liste de gauche, on désigna. . M. le magistrat Loriot, dé Pont-Audemer, qui se récusa bientôt, comprenant que les raisins étaient trop verts, et qu’il fallut remplacé au pied levé par un bien vague maire, M. Oscar Legras, habitué à obéir à la châtelaine de sa commune, et à qui il aii cuira certain jour d’avoir levé l’étendard de la révolte. M. Briquet, docteur de profession, mais politicien par caractère, et M. Chauvin, ex-soldat puis, tout à coup, officier d’intendance durant la guerre, mais avocat excellent, comédien d’assises, déjà blackboulé en 1919, s’étalent, dépuis dix-huit mois, désignés de force à l’attention, en parcourant le département, sous prétexte de Ligue des Droits de l’Homme et malgré qu'ils protestassent véhémentement contre toute pensée de candidature.
Mais il fallait, pour obtenir la majorité, les 7.000 voix socialistes de 1919. Les socialistes actuels sont — tout le monde le sait — inaccessibles an dégoût. Et puis, dans le Ministère Poincaré, comme chef de cabinet de M. Ilenry-Paté, un médecin sans clientèle attendait qui, déjà en 1919, s’était accroché au Parti socialiste : M. Reinhold, Il accepta de se joindre à ceux qu’il avait alors combattus âpremenl dans l’espoir detre enfin député. Hélas ! dans la troupe, il figure les comiques, c’est sur lui que les autres comptent pour faire avaler leurs grandes phrases et leurs gestes de parade.
Contre le Bloc national des quatre députés sortants, contre le Bloc enfariné de M. Celos, contre le Bloc des gauches, créé par le réactionnaire} Modeste Leroy, le Bloc ouvrier et paysan mène la rude bataille.
Vous saurez comprendre vos intérêts. Vous ne pouvez voter, quelles que soient leurs étiquettes, pour vos exploiteurs.
Vous voterez pour ceux qui, partageant votre labeur et vos misères, 'sont seuls capables de défendre vos intérêts, vous voterez pour le Bloc ouvrier et paysan.
Adrien ASSELIN. — Désiré DESPREZ. - Armand HEURTE- MATTE. — Fernand .TORE,
EÜRE-ET-LOIR
4 députés.
Inscrits (1)*. .■**-■*’ 71.417
Votants 62.309
Blancs et nuis . - * . * * * ■ ■ ■
Suffrages cxprîurês 51 *4^®
Majorité absolue , , , , 30*711
Quotient électoral . * , 15.355
T^înt.pt républicaine dstJDîon nationale et démocratique*
MM . Mau jioo ry (Ma urioo) * * * * * . * * ™
Matmoury (Gabriel) r. . . . ♦ 20.6S4
Mü^bot-Bozèriao* * «. „ , . ***■«,*** > « * 25 97 7 Durand Bëchet..*.... . . v 26 216
Total.,*. * 105-798
M o y en ne , ..**..„...* 26 . 449
Liste
MM VînllAttfi
à’ Union des gauohee*
Rodhai n . , , .
Tr i hn 1 1 p t
Total* . . . .
Moyenne,* , , ♦*, , , , , . ♦
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM* Bouchéreau
Lefèvre, ». .
Moyenne .
MM. Violiette, Triballet, Peigné, Rodhaîn,
Liste dUnion des Gauches.
Chers Concitoyens,
Sous le feu croisé des Communistes Moscou taire s et du Bloc National, nous qui représentons les forces de Gauche, nous nous engageons dans cette bataille qui passionne la France et le Monde*
À cette heure, dans toutes les circonscriptions de France, pas un de nos amis qui ne connaisse la calomnie et l’outrage; Nous savons que nous devrons subir une lutte sans merci, que P Union des Intérêts Économiques, pour conserver la direction des affaires du pays,
(1) Le Ministère de JTatérieur donnait les chiffres suivants :
Votants*. * , , . . ****** . * . 62.347
Majorité absolue * * . . . * * * ■ . 30.710
Bime-ET-Lom
soutiendra désespérément de tous ses millions les hommes du Bloc National. Quoi cfu’il arrive, voici ce que nous voulons :
Chers Concitoyens,
f Lutte résolue contre toute tentative de dictature.
Rétablissement immédiat du scrutin d’ arrondissement, La loi électorale actupllc est stupide et immorale et nos concurrents avaient même voulu l’aggraver en votant des régions électorales formées* de cinq départements !
Abrogation d’urgence des déeretsdois. Dès le lendemain du II mai, le Gouvernement va décréter la mort de tou Les les petites villes au profit des grands centres. Pour les actes les plus simples, les citoyens devront s’imposer des déplacements terriblement onéreux. On en a ajourné Ja promulgation jusqu au lendemain du scrutin, mais pour l’ Agriculture, .-ces décrets se sont déjà manifestés, interdisant, puis rétablissant des autorisations d’exportation sans auLre raison que le profit des spéculateurs.
Restauration de nos finances, plus aucune émission de bons de la Défense nationale. Notre dette flottante d’une centaine de milliards constitue le |]pg grave problème : la consolidation n en sera possible que je jour où la France aura retrouvé avec ses amitiés et ses alliances, la véritable sécurité,
Lq in libre du budget, par des économies sérieuses au premier rang desquelles se place la réduction (lu service militaire, par la révision des marchés de la guerre et des dommages de guerre. L’impôt sur le capital est -danger et chimère.. Nous voulons demander à k fortune révélée par l’impôt global, à partir d’un revenu d'une vingtaine de mille francs, une contribution supplémentaire, et progressive dont le produit permettra de supprimer l'impôt sur le chiffre d’affaires.
Suppression aussi rapide que possible du. double décime dont les conséquences désastreuses ne se manifesteront pleinement que lorsque sera Lerminéo k révision déjà ordonnée des évaluations cadastrales pour la propriété bâtie eL non bâtie. Cette révision fournira, en elle t, des évaluations toutes fictives dues à des circonstances temporaires et à la baisse du franc.
Dans l’ordre économique, avanL tout, permettre au cultivateur de produire en abondance, donc, lui assurer les engrais nécessaires à des prix raisonnables en le libérant de k sujéLiou des trusts auxquels le Gouvernement a remis meme les engrais livrés par l’Allemagne : on supprime les droits de douane pour F Agriculture, mais on les aggrave pour les matières premières nécessaires à lVYgntuLure 3
Né pus oublier que la France devait son équilibre, avant la guerre, à un balancement harmonieux de son activité industrielle et de son activité agricole; dès lors, renoncer à k pousser à fond dans 1a voie de l’industrialisme à outrance. Assurer donc le crédit aux moyennes et aux petites affaires sérieuses et saines et reprendre la loi sur le crédit aux artisans, illusoire puisqu'elle ne donne le crédit qu’aux unions d’artisans.
Dans l’ordre politique et social : Établir un système sérieux d’assurances sociales sans oublier que pour qu’il puisse jouer il faudra 1e concours du corps médical.
Respect absolu des lois laïques et des lois sociales et bien entendu de la lofde 1884 sur les Associations. Réaliser les réintégrations promises en vertu des fois d’amnistie déjà votées.
Mettre ou premier plan de nos préoccupations l’enseignement et l’éducation. Se préoccuper de la jeunesse, non pour l’enrégimenter, mais pour lui assurer des distractions légitimes et saines.
La question de ] habitation est capitale et nous protestons contre une législation si difficilement compréhensible. Le taudis est, à tous les points de vue, péril et scandale.
Développer nettement les institutions républicaines dont le profit ne doit pas être accaparé par une poignée de féodaux privilégiés. Faire k République, ce n’est pas afficher une
'EURE-ET-LOIR
éticmjeUe* c’est travailler avec ordre, avec intelligence, avec ténacité, avec cœur, à résoudre les contradictions économiques M iis la République, c est aussi et surtout faire lu Paix,
Chers Concitoyens,
Nous sommes pratiquement encore en guerre. De trois mois en trois mois, à propos de ràïfaire de la Ruhr, la Paix trébuche de conférence en conférence.
Pour éviter de redoutables complications, le Bloc National a dû capituler en 1922 pour ie moratorium qii'il refusait et que la Belgique a accordé; il a du capituler en 1923 et renoncer aux nouvelles occupations tapageusement annoncées lors de la rentrée du kronpriuz en Allemagne ; il a dû accepter la participation au Comité des experts ; il a dû laisser tomber piteusement le mouvement séparatiste qu’il avait encouragé aussi bien en Bavière qu'en Rhénanie,
En retour la 'grande industrie française noue des ententes profitables avec la grande industrie allemande. Le Gouvernement et J a Chambre livrent à la « Badischc Anilin » P arsenal de Toulouse et Krupp, l'assassin de nos soldats, est remis en liberté dès qu'il donne sa signature au Comité des Forges !
Nous ne pouvons pas tourner indéfiniment Ta Faire de la Ruhr, Notre sécurité 1 exige» Un pays de 36 millions d’habitants ne peut pas rester seul en face d’un pays de 70 millions d’habitants. L’Italie de Mussolini qui réclame la Corse, la Tunisie et le Comté de Nice, s’unit contre nous, dans la Méditerranée, à l’Espagne de Primo de Rivera, Noire politique détermine en Allemagne une poussée de chauvinisme inquiétante : les élections y seront à droite ; le kronprinz et LudéndorfT seront élus au Reichstag, Il est donc urgent avant tout, de reconstituer nos alliances avec l’Angleterre et les Etats-Unis.
Or, nous ne pouvons pas prétendre obi mtr l’alliance de l’Angleterre, ni la remise dca 45 milliards que nous lui devons, tant que nous con [louerons à la menacer économiquement.
Il est donc urgent de se préoccuper d’en terminer et d’accepter sans réserves le rapport des experts pour obtenir la remise des dettes interalliées et surtout ce pacte de garantie que le Bloc National a eu le tort inexcusable de refuser à Cannes comme k Gênes, bien que seul un tel pacte puisse assurer la Paix et notre sécurité.
C'est M, de Jouvenel, ministre actuel de M, Poincaré qui, le JT mars dernier, déclarait au Sénat i « La politique de la Ruhr, cela fait affiche, mais n’est que le pendant, de la politique de Hîomme au couteau entre les dents ! ».
Nous entendrons la suggestion du Président des États-Unis, lorsqu’il prendra l’initiative de la Conférence annoncée par lui pour discuter du désarmement général.
Chers Concitoyens,
Les hommes qui, en 1919, promettaient Lout et qui promettront encore tout ce qu’ils n’ont pas tenu de 1919 h 1924, ont donné la mesure de leur impuissance et de leur néant. Ils se faisaient élire alors au nom de M, Clemenceau : traîtres à la Patrie étaient ceux qui n’admiraient pas. A peine élus, ils ont piétiné celuif qui les avaiL fait élire. Ils sont prêts à faire de même pour M. Poincaré dont ils se déclarent aujourd’hui les candidats officiels.
■ Est-ce les calomnier que leur demander ce qu’ils ont fait? Ou sont leurs propositions de loi, où sont leurs rapports, où sont leurs interventions? Comment, cependant, peut-on représenter un pays, si on n'est pas capable de défendre ses intérêts.
Nous appartenons a des nuances diverses de l’opinion républicaine, mais nous sommes des hommes de bonne volonté et nous a’vons tous l’orgueil de pouvoir dire que chacun de nous dans la commune qu'il administre, a su obtenir le concours de l’immense majorité des populations, sans distinction d’opinions. Le plus modéré d’entrenous, s’il ne rougit pas d’être modéré, peut se flatter de n’etre pas « modérément Républicain », On l’a bien vu
EURE-ET-LOIR
pour 1 élection cle noire ami Bouvard, que nos adversaires osaient traiter de défaitiste. Nous avons donc le droit de demander que V Union se fasse sur notre nom.
Chers Concitoyens,
Pouvez-vous supposer pour la France encore quatre années du régime qu’elle vient de vivre depuis 191 Si 1
La menace suspendue sur la teLc de tous, les droits acquis méconnus, les fonctionnaires brimés, les écoles fermées, les difficultés économiques, la livre qui, en un an, passe de 60 à 125, sans que personne s’avise d y porter remède, créant ainsi une énorme misère ; ensuite " * eu trois semaines, cl seulement a la dernière extrémité, la livre est précipitée de 55 points, et entraîne la débâcle des valeurs* La spéculation maîtresse partout, les scandales de la liquidation des stocks et des dommages de guerre. Les grands magasins de Paris achetant l'abrogation de la loi sur la spéculation illicite juste au moment où ils vonL être condamnés par le tribunal correctionnel.
On chicane honteusement et au centime pour les mutilés et les réformés, les veuves < t les ascendants et les pensions; mais M. de Lasteyrie avoue que 443 industriels de choix se sont partagé 10 milliards ! On vote de formidables augmentations de chemins de fer, sous jlrc texte de déficit , au moment meme où le P.-L -M, distribue 45 francs de dividende par titre déjà remboursé! Un sénateur, maître du phosphore, se^ fait, donner les allumettes. D’autres guettent les tabacs, le réseau de l'État, les téléphones et tout le domaine national.
Par ailleurs ce sont les menaces contre le régime, les tentatives de gouvernement personnel, les lois essentielles de la République menacées et bafouées et la paix à chaque minute remise en question !
Il faut que cela finisse, La France, le 11 mai 1924, acclamera avec enthousiasme la République, Le département d'Eure-et-Loir tiendra à cœur de ne pas faire tache dans la France républicaine renouvelée et rajeunie !
Vive la République I
Maurice VIOLLETTE, ancien Ministre, ancien Vice-Président ,dè la Chambre des Députés, Président du Curiseil général, Maire de Dreux. — Auguste RÛDHAIN, Conseiller général du Canton de La Loupe, Maire de Fontaine-Simon. — Emile PEIGNÉ, Conseiller général, Maire de Bonne val, Vice- Président de la Société df Apiculture d'Eure-et-Loir. — ' Henri T R IRA LL ET, Cultivateur, Chevalier de Ja Légion d'hormeur, Maire de Nogentpur-Eure.
Liste Républicaine cPUnion Nationale et Démocratique*
Chers Concitoyens,
C’est dans un sentiment cTuniou républicaine et de concorde nationale que vos quatre députés sortants ont décidé de faire liste commune pour les élections du II mai prochain, Appartenant,- à îa Chambre, aux différents groupes de la majorité, qui traduisent là particularité de nos tendances, nous sommes unanimes dans FmébranlabJe volonté de
ECJRE-ET-LOl,R . .
consacrer tous nos instants, toutes nos pensées. et toutes nos forces à la défense de la Patrie et de la République, aujourd'hui indissolublement liées entre elles*
Cest dans celte commune idée que, depuis quatre ans et demi, nous avons, par nos votes ou par une collaboration plus directe, soutenu les cabinets successits qui ont eu la lourde chargé de sauvegarder les droits que la France tient des traités diplomatiques ainsi que les libertés conquises par notre démocratie. 4
Cest ce Lie même politique que nous nous proposons de suivre si vous nous faites l'honneur de nous renouveler le mandat que vous nous avez confié au mois de novembre
La tâche la plus urgente et la plus importante est incontestablement celle qui consistera à nous assurer la sécurité et les réparations, droits qui nous sont expressément reconnus parlé traité de Versailles.
Pendant les trois années au cours desquelles nous avons revendiqué nos droits par des voies amiables, T Allemagne s'est constamment efforcée d'éluder scs obligations. Pour avoir raison de sa mauvaise volonté, il nous il a fallu prendre des gages» C'est ce que nous avons fait avec l'assentiment de Ptfrjanimité du Sénat et de la grande majorité de la Chambre. L’expérience a prouvé que c’était la seule manière de faire céder une nation qui ne comprend et ne respecte que la force.
Après avoir tenté une résistance active, puis passive, elle a dû y renoncer et voici qu elle semble s'incliner devant la conclusion des experts et les décisions de la Commission des réparations, qui sont la plus éclatante justification de noire politique extérieure, ainsi que le constatait l'éminent homme d’Etat, qui est à la tête du gouvernement, M< Raymond Poincaré, dans son magistral discours du 15 avril au banquet du Parti républicain démoci’a tique et social :
« Nous sommes prêts a entrer en conversation avec notre adversaire d’hier pour fixer les modes suivant lesquels 1 Allemagne se libérera de ses dettes.
« Mais ce n’est pas après une simple déclaration de principe, ce n’est pas apres une acceptation donnée du bout des lèvres, c’est, comme l'écrivent expressément les experts, après <f la mise à exécution » par P Allemagne, qu’on pourra nous demander d’échanger nos gages contre d’autres plus amples et plus rémunérateurs,
« R ne peuL être question, bien entendu, de nous retirer de la Ruhr avant paiement de la part qui nous est due; il ne peut être question davantage de desserrer notre emprise sans garder les moyens de la rétablir en cas de besoin, avec certitude et rapidité. »
La France n’est pas impérialiste et ne poursuit aucune visée de conquête ; elle aspire au jour où Paccord européen lui permettra d’opérer une nouvelle réduction de la durée du service militaire.
En matière de politique extérieure, nous résumerons ainsi nos aspirations :
Respect des traités, notamment en ce qui touche le désarmement de l’Allemagne et le paiement de ses dettes envers les victimes de la guerre ;
Garantie de notre sécurité ;
Resserrement de la solidarité interalliée ;
Organisation de la propagande française dans le monde ;
Résistance aux menées de V internation ali s nie révolutionnaire ;
■ Subordination de la reconnaissance du gouvernement russe à l’établissement, en Russie, d un pouvoir cousit tu Lion net acceptant les obligations contractées par les régimes antérieurs et îe principe de la propriété individuelle ;
Développement de nos relations commerciales, avec les puissances étrangères ;
Viauiiien de la paix par notre vigilance et notre prudence, en attendant le jour où la
EURE-ET-LOIR
Société des Nations, dotée d'une puissance effective, pourra justifier toutes les espérances généreuses qu'elles a éveillées chez les peuples au lendemain de l’armistice.
Four ce qui concerne les réformes intérieures, l’œuvre que la prochaine législature aura à accomplir sera plus ingrate et plus difficile. Non pas en politique : la République est attaquée par des extrémistes de droite et de gauche, mais elle n’est pas menacée. Le programme politique des grands hommes qui ont fondé et consolidé la République, les Gambetta, les Jules Ferry, les Waldeck- Rousseau, les Paul Deschanel est satisfait, 11 suffît de maintenir les lois essentielles qu ils oui fait, aboutir ! lois de laïcîtéj lois de liberté, lois d en-* seignemenL Nous n y faillirons pas.
Ce sont les lois financières, fiscales, économiques et sociales, qui devront surtout retenir faüenLion du législateur de demain. '11 faudra :
Au point de vue financier :
Achever le redressement et l’équilibre de nos finances si courageusement enlrepr is r le Parlement dans la législature qui se termine;
Eviter toute inflation fiduciaire et proscrire tout emprunt qui ne soit gagé par des recettes normales et permanentes ;
Poursuivre toutes les économies réalisables et pourchasser tous les gaspillages;
Dès que cela sera possible, tenter la consolidation de la plus grande parLie de notre dette flottante et l’amortissement de noire dette perpétuelle;'
Mettre notre change à l'abri de nouvelles offensives et revaloriser noire monnaie pour que les petits rentiers, les petits retraités retrouvent leur pouvoir d'achat d’avant guerre.
Au point de vue fiscal ; , '
Introduire plus de coordination et de justice dans nos impôts; leur enlever tout caractère inquisitorial et vexatoire ;
Prévoir, dès que la situation financière le permettra, la disparition des impôts de circonstance : tels le double décime et la taxe sur ie chiffre d’affaires.
Au point de vue économique :
Debarrasser le commerce et f industrie de la tutelle oppressive de l’Etat et leur rendre la liberté ;
Achever la législation sur la propriété commerciale ;
Combattre la vie chère en mettant en valeur noire magnifique domaine colonial, ainsi qu'en aidant et stimulant nos industries nationales et la plus importantes de toutes, tant au point de vue de la richesse du Pays qu’au point de vue de la défense nationale : l’Agriculture ;
Etablir un tarif douanier conforme aux besoins des agriculteurs et des consommateurs ;
Prendre toutes mesures susceptibles de conjurer la crise de main-d’œuvre en facilitant aux ouvriers de la terre l'accession à la propriété et en réalisant le programme d'habitations rurales ;
Développer l’enseignement agricole, commercial et industriel;
Combattre l'étatisme et encourager l’initiative privée;
Simplifier les rouages administratifs ;
Interdire dans les services publics les grèves qui paralysent fa vie économique de la nation.
Au point de vue social :
Remédier par tous "les moyens possibles à la grave crise de la natalité ;
Pii.
EURE-ET-LOIR
Accorder aux familles nombreuses une protection efficace et désavantages tangibles dans les textes législatifs ;
Lutter contre les fléaux de la tuberculose, de l'alcoolisme, qui dépriment et ruinent la race ;
Encourager, par contre, tout ce qui contribue à Téducatioir physique des citoyens, en en premier lieu les sports ;
Combattre, sur tous les terrains, la morlalilé infantile;
Développer les oeuvres de perfectionnement social (apprentissage, assurances, mutualités, institutions de crédit, banques populaires, caisses de compensation, maisons a bon marché, hygiène) ; 9
Maintenir le syndicalisme sur le terrain de la défense des intérêts professionnels et protéger la liberté du travail ;
Donner aux fonctionnaires, qui ont. des devoirs envers la Nation, un statut qui détermine leurs droits et leur permette de les faire aboutir dans la légalité.
Chers Concitoyens, . ’
* Celte rapide énumération permet de juger que, si la tache de la législature qui s'achève fut lourde,, celle de la législature prochaine ne le sera pas moins.
bille demeurera encore toute dominée par les grands problèmes nés de la guerre. N’estce pas assez dire que, p ami les cahiers de revendications qui nous ont été adressés, celui des victimes de la guerre cl anciens- combattants (mutilés, réformés, Veuves, orphelins, ascendan ts, prisonniers) figurera au premier rang de nos vi ves préoccupa l ions, car c’est à leur vaillance et a leur esprit de sacrifice que la b rance doit de vivre encore, lis ont sauvé de la défaite la patrie envahie, iis lui ont donné la victoire.
L’union fut leur force. Kl le doit être la nôtre.
C’est donc dans un esprit de pacification sociale et religieuse, dans Je respecLdes grands t principes de liberté cl de propriété individuelles, qui sont a la base do toute société civilC aee, que noos en tend uns poursuivre notre tache legislative avec I expérience que nous avons pu acquérir dans Y exercice de nos précédents mandats. ,
Nous y apporterons toute notre activité et notre dévouement. Nous irons droit devant nous, soucieux de bien servir les grands intérêts du pays, de travailler à son relèvement et à la consolidation de la Paix, les yeux fixés sur les idéal s de Justice et de Progrès, qui valent à la b rance Républicaine 1 estime des peuples et font d’cîlè le meilleur serviteur de rfifumanité.
Vive notre cher Département d’Eure-etrLê|r l Vive la France I Vive la République !
Maurice MAUNOURA , ancien Ministre de l1 Inférieur, ancien Président de la Commission des Finances, Maire de Luisant, Chevalier de la Légion d’honneur Député sortant, — Docteur Gabriel MA UNO UR Y, Conseiller général , Membre de Da Commission d Hygiène, Officier de Ja Légion d’honneur, Député sortant. - — M I G N OT- BO / É R I À N , Cultivateur, Maire d’Autheuil, Secrétaire de la Commission d’ Agriculture, Député sortant. — D L RAND-RECHET, Membre delà Commission des Douanes, Chevalier rie la Légion d’honneur, Député sortant.
Liste du Parti communiste (S F. I. G,).
EURE-ET-I.GïR
O o v ri e rt e i p ay sa ns,
Cè sont quatre travailleurs cornius et estimés que la Fédération communiste dEureet-LoLr présente aux suffrages des électeurs du département. Tous quatre ont consacré la majeure partie de leur existence .à défendre les intérêts matériels et moraux de la classe ouvrière.
Face à la Inde du BIuc ouvrier et paysan existent deux autres listes : rime du Bloc national de droite, l'autre du Bloc national de gauche, *
C*lle de d roi U se compose des quatre députés sortants. idex -Ministre de l'Intérieur, débarqué par Poincaré, M. Maurice Maunoury, est à sa tête Élu, an début de sa vie politique, sur un programme républicain et anticlérical, il renia ses convictions dès son entrée au Palais -Bourbon, et l'on put voir ce politicien quitter le journal radical Le Progrès, de Chartres, pour le journal réactionnaire La Dépêche , qui appuie aujourd'hui sa candidature,
Ministre do T Intérieur, il sou tint le préfet Lallemand lors des grèves du Havre, el a sa part de responsabilités dans la mort des quatre travailleurs qui furent assassinés là-bas.
Comme lui, ses colistiers : MM, Durand-Béchci, Gabriel Maunoury et Mignot (Henri), dit Mignot-Bozcrian, se défendent d'être du Bloc national, car ils n’ont même pas la franchise de leur opinion. C'est que, pour être élus, ij leur faut tromper les électeurs. Aussi ils ne s'en privent pas.
— Durand- Béchet a supprimé sa particule. Cela donne un petit air roturier qui fait bUn sur une liste qu'on présente comme républicaine.
Migriot-Bozérian est un des meilleurs soutiens de la classe capitaliste. 11 est administrateur de îa Société des Etablissements de Boisserole, des- anciens Établissements Leboul (métaux et sous-produits), des Téléphones Picart et Lebas et de la Société Éleciric.
Ce sera évidemment sur cette liste que toute la réaction se comptera.
En tête de la liste du Bloc des gauches est l'avocat Viollette (Maurice). Ancien Ministre 5 ViolleUe voudrait l’être de nouveau, et, pour cela, il ménage l'électeur sur sa gauche comme sur sa droite. Il déclare réprouver l'occupation de la Ruhr, mais il faut y rester, ditil, pour l'honneur de la France; peu importe si le maintien de cette occupation ruine le pays un peu plus chaque jour.
Il se dit partisan de la réduction et de Lanification de la rente, ainsi que de l'impôt sur le capital, mais il se garde bien d'aborder ces questions épineuses devant les électeurs S’il est interrogé sur ces réformes^ l'habitude du barreau lui permet de trouver une réponse ambiguë qui ne précise rien.
Scs colistiers le valent et sont comme lui des politiciens avides de mandats.
En face de ces deux listes bourgeoises, la liste du Bloc ouvrier et paysan a tout de même une autre allure. Nos candidats ne sont pas de vieux politiciens, mais ils ont milité de longues années dans les organisations de la classe ouvrière : Syndicats et Parti communiste.
Perce qu'ils vivent la vie des travailleurs et en connaissent le dur labeur et les souffrances, ils sont seuls capables de défendre les intérêts des prolétaires des villes et des campagnes.
1 ravail leurs, vous ne voterez pas pour ceux qui vous exploitent ou leurs représentants, vous voterez pour vos camarades de travail, pour le Bloc ouvrier et paysan
La Fédéra lion communiste d' Eure-et-Loir.
FINISTERE
11 députés.
InüCri U. , ^08 ■ ->63
Vêtants. 156.278
Blancs et n u!s. .•-»»>**•*»*■* i . 7 i ^ Suffrages exprimés (1) - > ■ ■ «
Majorité absolue* . . * * 77.281
Quotient électoral , . . 11. 051
Liste d’Union républicaine.
Simon ...... . * - ■ ■ » ♦ * . 66,4ô2
louan. . . . - ■ ■ ■ 67,29!!
Balanant;,*., . - 06.594
Jadé . . . .
Arthur - - ...... G5,7oO
Tnkninün . . .
Rivière.. >1!^. . .
Queinnec . . . * . - . 66. *75
Henry .
Thomas . . . 65 -482
Total.. . 72S.712
Moyenne . . . 66 064
Liste de Gonoentration républicaine.
Lis te républicaine d' Action économique et sociale.
Miossec (1) . . -
MornccF . . .
Février (Henri)
Guillou,
De Saisy , . . .
Malssîn. . . . . . . . .
Lalla. . . . .. . .
Pellé . . .
Podeur . . . . .
ï Grarul . , , , ^ . . .
Février (Joseph) , , *< , -
Total .
Moyenne — .......
Liste du Parti socialiste.
MM
Masson . . ,
Le Goïc. , -
Messager, ,
fin il 1 O-rTl iPlt
Le Gorgeu , . . ,
Belhommet. . ,
P I nnttû rt
T .A- Ppbprn . ,
Le Maigre Postollec ,
Toial -
Moyenne .
MM, Coude.
Total.
Moyenne . . 31.364
y J Le Ministère de l’Intérieur donnait 1 suffrages exprimés 154.362,
M» Miossec. «*,>*. . * . . . ■ * , * * * « 5*194 voix.
Elus. + ,
nu quntîent.
à la plus forte moyens^
MW. Irjjzanj Jàiléj BaSaiiaat, Simon, La Eas\ Boiiilloux, Lafontj Daniéloti* Masson, GjuSef MM, Henry, Trérafnîin,
Liste de Concentration Républicaine
ï^ec Leurs,
La Chambre du Bloc National a vécu. La parole est au suffire universel Le 11 mai piocha ni vous serez appelés a désigner vos représentants. Le département du Finistère a — comme par le passe - droit à onze députés. La liste que nous vous proposons est composée d hommes appartenant aux diverses fractions du grand parti républicain qui a fait dcpni cinquante ans, la prospérité de la France, lui a assuré ses alliances cl Fa conuite à iâ
Adversaires résolus de tonte dictature d’homme ou de classe et fermement attachés à os ms i tu (ion?, démocratiques, nous entendons poursuivre une politique d'ordre et de progrès social continu dans lu plus large esprit cïe liberté
Défenseurs vigilants de laïcité réelle de l’ÉtaL et de l’École, en même tumns que soucieux de paix religieuse, nous assurerons l’exécution de toutes les lois u’émancipatL qui constituent la charte intangible du régime républicain dans cet esprit de tolérance que nous ont lègue nos per es et dans le respect absolu de la liberté de conscience pour tous les
Par la diffusion de ^instruction et i 'accession rendue possible à loutéla jeunesse écobere de 1 enseignement secondaire ,el supérieur, nous entendons donner au peuple lés
ZEr ~ PW C 6 ^ r°SPrit - ?*"aohl* sa conscience et d’accomplir son
■ L’enseignement professionnel et technique lui ouvrira les portes de l’industrie et du commerce qui - avec ! agriculture perfectionnée par la science moderne - lui assureront le bien -etre matériel auquel sa puissance de -travail lui donne tous les droit-
Mais, en même temps que la République arrache l’homme à l'ignorance, elle se doit à He-meme d apporter son assistance aux déshérités de la vie, en complétant sa législation , d J a loi des assurances sociales ne marque encore qu’une nouvelle étape
Respectueux des libertés syndicales eL de toutes les lois républicaines qui sont devenues la charte d une classe ouvrière en marche vers son émancipation intellectuelle et sociale, nous veillerons n ce qu il ne soit touché à aucune de , ces lois, à aucune de ces 1 bertis Nous ferons respecter le principe delà loi de huit heures, tout en admettant d accord avec les intéressés - que des dérogations puissent être nécessitées par le fonctionnement de nos industries saisonnières et le besoin des réparations du matériel agricole dans le temps de Ja moisson.
Défenseurs résolus de la propriété individuelle, le développement de notre agrii^îtiï^ ‘
FINISTÈRE
esl un des; principaux sujets de nos préoccupations puisque de lui surtout dépend la rénovation nationale.
Chercher les moyens de permettre à la terre de produire davantage avec plus d eco nomies, définir une politique du blé et des engrais, diminuer les frais de transport, vulgariser l’emploi de l'énergie électrique, développer notre réseau vicinal et rural, perfectionner le crédit agricole qui permettra l'accession des travailleurs ruraux à la petite propriété, assurer enfin aux fermiers des garanties de justice et d’équité par Je vote de 1 indemnité de plus-value à la sortie de ferme , et créer même h leur profit, au cas de vente et à égalité, de prix, un droit de préférence, sauf le respect des transmissions familiales.
Tellement les grandes lignes de notre programme ag^cole.
Notre population maritime, à laquelle nous sommes "si cordialement attachés, peut compter sur notre vigilance qui s’appliquera à obtenir l’extension du crédit maritime, .la protection de la pêche nationale, l'accélération des délais eL la diminution des Irais de transport du poisson, et surtout l’amélioration de nos ports, par de larges subventions de l’État en vue de leur appropriation aux besoins ed aux nécessités do la pêche nouvelle;
La question de l'indemnité de cherté de vie des inscrits maritimes, qui n’a ôté résolue nue partiellement, devra être reprise dans la prochaine législature.
Nous nous attacherons à développer notre marine marchande afin de nous affranchir du tribut de plus d’un milliard par an que nous payons en fret à des étrangers et a mettre on valeur notre domaine colonial qui pourrait nous fournir toutes les matières premières dont nous avons besoin et que nous payons en or à nos concurrents.
En matière fiscale — dont l'impôt sur le revenu est aujourd’hui une de nos lois fondamentales — ; nous veillerons a la fois a assurer sa stricte application et a éviter aux commerçants d’intolérables tracasseries. Par la péréquation des charges fiscales, nous nous efforcerons d alléger le poids des impôts indirects qui pèsent trop lourdement sur les classes laborieuses et de ‘dégrever les familles nombreuses.
A celles-ci, qui son! la meilleure garantie de la vie et de la sécurité de notre pays, nous tenons à affirmer hautement que tout notre concours leur est acquis.
Mais ce qui importe par dessus tout, c’esL d’assainir nos finances publiques, poursuivre une politique d’éeonpmies — ■ sans q-u'il soit besoin pour cela de moyens exceptionnels, tels que les décrets-lois — et enfin de rétablir sur des bases solides le crédit tic la J rance.
Artisans actifs de la loi des pensions civiles et militaires, nous veillerons à son execution et à son perfectionnement. Avec le même esprit de justice 6t de reconnaissance, nous défendrons lés droits de toutes les victimes de la guerre, combattants, mutilés et anciens prisonniers. .
Pour les uns et pour les autres, une question est particulièrement préoccupante et ne cessera de faire l’objet de nos études afin dy remédier : c’est la question de la vie chère.
, La situation internationale, autant que"la situation intérieure, sollicite notre attention de tous les instants et exige Ja réalisation d’une politique nettement definie.
Les erreurs commises au moment de 1 armistice et dans 1 élaboration du traité de V ersailles sont à fi origine de foutes les difficultés auxquelles les Gouvernements qui se sont succédé depuis quatre années ont eu à faire face eL que nous aurons à résoudre.
Les événements ont fait que notre pays s’est trouvé un moment isolé dans le monde — avec toutes les conséquences économiques et financières de cet isolement — vie chère et change bas.
Assurer la paix de l'Europe, dans un retour de la collaboration des Alliés, pour obliger l’Allemagne à payer la juste réparation de ses crimes et pour résoudre le problème si délicat des dettes interalliées, Tel est au point de vue extérieur le premier de nos soucia. Les conclusions du travail récent des experts ouvrent la porte à toutes les espérances.
iV 1471
FINISTÈRE
Organisateurs résolus de la défense nation aie, nous comptons que le ûiènie esprit de solidarité interalliée se retrouvera pour assurer aussi la sécurité de la France républicaine et démocratique au secours de laquelle tant de peuples étaient accourus devant le menace de l'impérialisme allemand et que des pactes de garantie redeviendront possibles sous le haut contrôle de la Société -des Nations qui a déjà résolu tant de problèmes difficiles et évité au monde de nouveaux conflits.
Nous vouions la Paix dans le respect, des Traités signés et dans la grandeur de la Patrie. Nous voulons que la République puisse — sans cesser d être vigilante reprendre sa marche glorieuse dans le chemin de Tordre, du travail et de la liberté, vers son idéal de justice démocratique et de progrès social,
Fie c leurs,
Tel est notre programme. *
Pour le mener à bien vous trouverez en nous dqs hommes d'énergie et de bonne volonté*
Vous avez jugé à leur orgueil ces agitateurs — que M. Poincaré — d’accord avec nous — a maintes fois dénoncés comme des démagogues de droite et des. partisans de u T Anarchie >* — et qui, depuis quatre années, ont tenté de jeter le désordre dans notre beau départe lient parla violence de leurs attaques à l'égard des plus honorables de vos représentants.
En votant pour notre liste de concentration républicaine, vous voterez contre eux et vous leur infligerez la leçon qu'ils méritent. Vous leur ferez comprendre’ qu’avec nous, républicains d'éducation et de tradition; vous voulez travailler dans la tranquillité, dans la paix et dans Tordre au Salut de la Patrie, à la Grandeur de la République*
Georges TE RAIL, député sortant, conseiller général, maire de Pfozevet, président du Comice agricole de Plogastel-Saint- i Germain* — Maurice BOtTlLLOUX-LAFONT, députe sortant, conseiller général, maire de Rcnodet, ancien secrétaire de la Chambre, rapporteur du budget de la Guerre* — Charles DANJEELOU, député sortant, maire de. Loéronan, ancien secrétaire de la Chambre, ancien Haut Commissaire aux Affaires étrangères* -- Jules LE LOUEDEC, ancien député, conseiller général, maire de Quimperlé, président de fa Société dYigriéuL ture de Tarrondissement de Quimperlé, — Docteur Yves GUILLEMOT, chevalier de la Légion d'honneur, conseiller général, maire de Lanmeur. — Docteur Victor LE G OR G EU, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre, conseiller général* — Amédée BELIIOMMET, ingénieur des Aria et Manufactures, industriel, adjoint au maire de Landerneau. — Paul CLQÀREC, officier de la Légion d’honneur, maire de Ploujean; président du Syndical des Communes de T arrondisse me ni de Morlaix* — ^ Henri CROISSANT, croix de guerre,
* agriculteur, maire de Scaer, vice- président de 3a Société Hip¬
pique du Sud- Finistère. — Yves LE FEBVRE, président du Tribunal Civil, docteur en droit* directeur de la Pensée Bretonne* — Yves LE MORVAN, chevalier de la Légion d’honneuc, négociant, maire de San tco, président du Conseil d’arrondissement de Morlaix.
FJKI VTÈRE
Liste du Parti Socialiste,
Travailleurs,
Vous êtes appelés à élire vos représentants à la Chambre.
Dans toute la France, le collège électoral se prépare h abattre le Bloc National, cette coalition de réacteurs et d'affairistes qui, en novembre 1919, surprit la bonne foi du suffrage universel.
Dans ce département, vous chasserez du Parlement les hommes qui ont trahi les intérêts solidaires de la République* de la France, de la Justice, de la Paix.
Le Parti Socialiste entre dans le combat avec le plein de ses forces, fier d’avoir, depuis quatre ans, comme toujours, accompli son devoir, fier d'être demeuré irréductiblement fidèle à sa doctrine et à ses principes.
11 croit nécessaire de vous rappeler le bilan d’une politique qu’il n’a pas cessé de combattre,
À l’intérieur :
Le désastre économique et -financier, politique et diplomatique s’étend tons les jours sur les ruines mêmes de la guerre ;
Voyez à quoi nous ont mené les refus du Bloc National "et de son Gouvernement de faire appel aux sacrifices financiers des grands profiteurs, et de cesser la politique d’occupations militaires;
Le déficit installé en permanence dans nos budgets, nié d’abord, puis brusquement avoué par l'affolement même du dépôt de plusieurs milliards de scandaleux impôts nou- ; veaux comme le double décime, par l'installation du régiment ictatori al des décrets-lois ;
Le franc abaissé, tombant au niveau des monnaies dépréciées, et relevé momentanément au prix du ruineux sacrifice d'envoi d'or à l'étranger ;
Les pensions des veuves de guerre, des mutilés, des réformés, des ascendants, maintenues à un taux notoirement insuffisant ;
Les valeurs d'Etat tombées, elles aussi, et créant par là même l'anxiété chez tous nos petits épargnants ;
La gêne grandissante pour tous ces petits rentiers, ces veuves, ces fonctionnaires, ces retraités, ces mutilés de la guerre et du travail, ces familles nombreuses dont les revenus fixes ou les ressources ne peuvent s’adapter à la vie chère toujours croissante ;
L’impôt sur le chiffre d’affaires, voté malgré le Paiti Socialiste ;
La fraude fiscale installée jusqu’au fauteuil vice-presidentiel de la Chambre ;
Le scandale des gros mercantis des régions libérées, dénoncé pendant des mois par les socialistes, prouvant l’abus cynique fait de la générosité de la France eL du sang de ses enfants ;
Les libertés ouvrières et syndicales violentées. La liberté d’opinion piétinée ;
La loi de huit heures bafouée* par l’alliance audacieuse du capitalisme allemand et du capitalisme fronçais ;
Les assurances sociales rejetées à une date indéterminée ; le problème angoissant de l'habitation non résolu ; l’aide aux vieillards* infirmes, incurables, aux familles nombreuses, demeurée insuffisante ;
Les retraites ouvrières et paysannes, misérable aumône donnée aux vieux travailleurs, producteurs de la richesse publique, restées au taux d’avant guerre ;
La lutte contre la tuberculose, la syphilis, le cancer, la mortalité infantile, le taudis, insuffisamment engagée ;
fr H7l
FINISTÈRE
Le retour offensif d'un cléricalisme national et international, mettant en péril les lois laïques et la liberté de conscience ;
Une loi militaire dont le poids reste écrasant par sa durée et par ses charges pécuniaires ;
L'insolence d’une réaction royaliste qui tend à instaurer en France une sorte de fascisme.
À l'extérieur :
La France perdant peu a peu son rayonnement de démocratie pacifique et ci idéalisme humain ; . .
Accusée au dehors de vouloir maintenir, maigre renseignement de la plus terrible des guerres, les méthodes de la force pour le règlement des difficultés entre les peuples.
La France, conduite, en effet, à l’occupation militaire de la Ruhr, sous le prétexte, devenu visiblement mensonger et inefficace, de gages productifs, mais tarissant avec certitude les sources de ses réparations légitimes.
Devancés dans la reconnaissance de la République russe, les gouvernants du Bloc National ont retardé l’heure oü la Société des Nations pourrait, avec un accroissement de son autorité morale, inaugurer l’ère de la paix durable.
Tel est le bilan :
■ C’est un lourd héritage que le Bloc National va léguer, à l'heure ou la France le chassera comme le serviteur infidèle qui a dissipé le dépôt sacré.
Le Parti Socialiste a vu repousser, pendant ces quatre années de législature, les propositions positives qu’il a formulées pour dénoncer des situations où Ton avait engagé le salut même du pays.
Il acquiert chaque jour plus fortement le sentiment que lui seul, par l'idéal qui l'inspire, par les méthodes qu'il propose, par la volonté qui Ranime, est capable de sauver le pa! ri moi ne moral et matériel du Pays, comme de rendre à la France de la démocratie sa véritable figure dans le monde.
Aussi est-il prêt à prendre le Pouvoir total si le Peuple, si les Travailleurs de France se déclarent eux-mêmes prêts à le lui confier, et il se présente à leurs suffrages avec son passé, avec sa doctrine, avec son Programme de réalisations.
Voici ce programme immédiat :
Répartition équitable du dommage causé à toutes les victimes de la guerre, mutilés, veuves et ascendants, aussi bien qu’anciens prisonniers ;
Probité fiscale et perception stricte de l’impôt sur le revenu avec entente internationale permettant de réprimer la fraude et la désertion des capitaux ;
Impôt sur le capital avec large dégrèvement pour les petites fortunes, fruit de l'économie, produit du travail (seul moyen de sauver la France de la yuine) ;
Progression de l’impôt pour les grosses fortunes et dégrèvement efficace pour les familles nombreuses, auxquelles on n’a donné jusqu'ici que des satisfactions illusoires ;
Exploitation au compte de la NaLion, avec la collaboration des consommateurs, des ouvriers et des techniciens, des chemins de fer, des transports, des mines, des assurances, des phosphates, etc,, en ce moment entre les mains d'une poignée de capitalistes ;
Amnistie pour les délits militaires et les cheminots ;
Institution de l'assurance sociale contre la maladie, l'invalidité, le chômage, avec pension sérieuse pour les vieux travailleurs de l'industrie, de la terre, du commerce, pour leurs veuves et leurs orphelins ;
Garantie d'un minimum de salaires basé sur le coût de la vie; indemnité de cherté de vie aux inscrits maritimes ;
FÏNfSTÈEE
Révision de la loi sur les accidents du travail, avec eæten^ion1 attx travailleurs agricoles : hygiène, couchage, nourriture, etc. ;
Tarifi cation des ferm âges et allocation d'indemnités de plus-value à l'expiration des baux ;
Organisation coopérative des petits propriétaires et fermiers pour la production, îa vente des produits, T achat des semences , machines et engrais ; F assurance contre la mortalité du bétail ;
Pour la mère et pour l'enfant, nous réclamons la protection delà maternité, te contrôle médical de tous les enfants, la création de colonies, de cantines scolaires, de sanatoria*
L'organisation de l’enseignement doit être complètement modifiée, L1 intérêt, de 3a nation exige la mise eu valeur de I inteiligence des enfante, L1 faut, comme disait Jules Guesde, «supprimer la barrière d'argent qui interdit L accès, des enseignements secondaire et supérieur aux. enfante des ouvriers, des cultivateurs, des pêelieurs.
Tel est notre prOgra m m e i m m éd iat, so m m a ü e m an 1 exposé; mais le P a r L i S oc i a 1 i s te 1 1 eut à affirmer, une fois de plus, que la solution complète et définitive des difficultés qui viennent de l'essence même div capitalisme, c’est de mettre lin à la toute puissance de ce capitalisme, aux luttes entre les classes, en imposant à tous les cires valides l’obligatitm sacrée du travail et en leur assurant, en échange, le bien-être par une juste participation aux richesses sociales.
Des mensonges à dénoncer :
Nos- adversaires? ne manqueront pas de dénaturer nos doctrines, de manière à essayer de jeter le doute et le trouble dans les cerveaux.
Mensonges, calomnies, tout est bon pour essayer de barrer la* route au Socialisme,
On nous accuse d'être de mauvais Français, d’être payés par l or des « Boches » I
Tant d'hom mes politiques ont été victimes de procédés analogues. Rappelez-vous les injures prodiguées à Ribot, T'Anglais ; à Gambetta, le Génois. Plus près cle nous, notre: grand Jaurès tomba victime de ces infâmes calomnies.
Nous voudrions — disent des gens de mauvaise foi —enlever au paysan sa vache, son cheval, sa terre l Stupidité. En lui enlevant son instrument de travail, nous nous frapperions nous-mêmes î L'intérêt général exige, au contraire, que le cultivateur possède sa ferme ; qu’il ait à sa disposition, à prix coûtant, électricité, machines agricoles, engrais, etc., de çnanièr© à produire davantage.
Ou s'efforce aussi de lanoer le paysan contre l’ouvrier. Etemelle tactique des dirigeants ; Diviser pour régner, pour accaparer.
A u t a u.t d ’acc usa lions, au t an t d e in enso n g es !
Les travailleurs feronf justice de cette campagne de calomnies quand ils sauront que les profiteurs de la guerre et delà paix., les coquins de haut vol, les détrousseurs de la Nation, qu’il s’agisse des stocks, des sucres, des mistelles, des régions libérées, «dont nous avons dénoncé Les méfaits, tremblent de peur, craignant l’arrivée au pouvoir du Parti Socialiste, qui leur meLtrait la main. au collet et les obligerai! à rendre gorge, ont garni La caisse électorale do l’Union des Intérêts Economiques.
Travailleurs*
Vous êtes maintenant renseignés.
Victimes de eetle canaille dorée qui vous nargue, qui vous pille et vous opprime, vous tiendrez à rabattre son orgueil et son insolence le M mai.
Depuis de nombreuses années, vous le savez, nos élus, nos militants, n'ont cessé drinténsifîer la propagande. Ils ont visité plus de 200 communes ; ils n'ont pu — à leur grand regret — les visiter toutes — rendant compte de leur mandat, diffusant la doctrine d’érnan-
N° Ull
FINISTÈRE
cipation. La population les a accueillis avec une sympathie grandissante. A l'heure actuelle, notre fédération compte des groupements dans 1 il communes ou, imprégnés de la pensée socialiste, luttent nos milliers d'adhérents.
Vous avçz pu voir, par Faction générale du groupe socialiste au Parlement, par celle plus proche des deux élus du Finistère, Goude et Masson, tjue noire parti était Je seul organisé, le seul à avoir F unité de vote, le seul qui unanimement avait su défendre les institutions républicaines et laïques, la liberté d'opinion, les droits de Travailleurs, en même * temps qu'il luttait pour leurs légitimes aspirations vers un avenir meilleur plus conforme an Droit, à la Justice.
C’est donc en pleine confiance que nous allons à la bataille, certains de faire triompher la cause du Socialisme, lié au maintien delà République,
L’heure est grave, il faut choisir.
D’un côté, le Bloc National, la politique de guerre, de ruine, d’impôts, de vie chère; l’ accaparement, la spéculation, la fraude impunie, le travail brimé.
De l’autre, le Parti de là Paix, du Progrès, des Réformes sociales.
L’hésita Lion n’est pas possible.
Ouvrier*, Cultivateurs et Pécheurs; Artisans, Petits Commerçants, Petits Patrons; Employés, Fonctionnaires, Retraités,
Sus au Bloo National, qui nous conduit à la Ruine et à Ja Guerre !
En avant pour la Paix, pour la République Sociale 1
GOUI)Et Député, Conseiller général du Finistère. — MASSON, D épu*é, Conseiller général du Finistère.
LE GOIG, Professeur, ancien Maire de Dçuarnenez. — CIIATFL, Commerçant Maire de Morlaix. — MESSAGER, Professeur, Agrégé de T Université. — N AB DON, Maire de Brest. — MICHEL LE B A R S , Maire d’Àudierne, Conseiller d’arrondissement. — QUINIÜU, Rédacteur en chef du Cri du Peuple. — QLERÜU, Cul Li valeur à PJourin-Morïaix. — LE MAIGRE, Retraité à IiernévM (arrondissement de Quimperlé). ~ JJÜBT01 T .FC, ancien Cultivateur. Expert agricole. Conseiller municipal de Garhaix.
Liste d" Union républicaine.
Chers Concitoyen^,
La politique que nous vous demandons de faire triompher est celle que M. Poincaré résumait récemment en cette formule : « Union républicaine et concorde nationale ».
Nous sommes passionnément attachés à la République, et si elle était un jour menacée, nous serions au premier rang pour la défendre. *
Mais nous n’acceptons pas que, sous prétexte de. défense républicaine, on puisse tendre la main aux socialistes révolutionnaires dont les idées sont la négation même de la République et dont la propagande, si elle triomphait, mettrait en péril la Nation ellemême. . »
A l’heure grave où nous sommes, le parti républicain doit placer au premier plan de ses préoccupations la défense des droits et des intérêts de la France.
IÏÜSTÈRE
France d’abord ! telle est notre devise. Nous souhaitons ardemment le maintien et la consolidation de la paix, et d’une paix plus fraternelle, entre tous les peuples.
Mais nous voulons que pette paix assure b «notre pays la sécurité de ses frontières et le payement des réparations qui lui sont dues.
Contre les intrigues de l'internationale socialiste ou les menées de la Finance internationale, nous soutiendrons de nos votes, comme Font toujours fait les députés sortants qui figurent sur notre liste d1 U nrtu# Républicaine, la politique française de M. Raymond Poincaré,
N est-il pas juste de faire payer par l'Allemagne la réparation des dévastations qu’elle a volontairement commise^, au lieu de mettre ce payement à la charge des contribuables français ?
À l’intérieur de notre Pays, pour assurer sa grandeur et sa prospérité, nous voulons que continuent à régner, -dans le respect mutuel de toutes les convictions sincères, la paix religieuse et la paix sociale.
Nous n'hésitons pas à répudier énergiquement les ulopies collectivistes et le principe de la lutte des classes.
Nous faisons appel au travail, à 1 union, à l'esprit de concorde entre tous les Français pour assurer le relèvement de notre grande et chère Patrie, dans l’ordre, la justice et le progrès social.
Contre cette politique que nous venons de définir, vous trouverez, d'accord entre eux, tous ceux, socialistes ou radicaux, qui veulent ramener la France aux divisions et aux déchirements d'avant guerre. Mais la République de la Victoire ne veut plus de ces discordes intérieures qui affaiblissent 3e Pays ; elle a définitivement donné congé aux politiciens sectaires du régime combiste et caillautîste.
Sous le nom nouveau de « Bloc des Gauches », où sous le masque d'une prétendue « concentration républicaine », ce « régime abject » essaie vainement de reparaître.
Vous lui barrerez la route en faisant avec nous, contre lui, le front commun.
Gontre la politique de Gaillaux et de Malvy vous acclamerez la politique de Miüerand et de Poincaré,
En toute confiance, nous faisons appel à vos suffrages.
Vive la France ! ^
Vive la Bretagne 3 Vive la République !
Paul SIMON. — Vincent ÏNÏZAN. — Victor 8ALANANT. — Jean JADE, — -Auguste ARTUR. — Piesre TRÉMENTIN. — Louis RIVIÈRE, — Jacques QUÉ1NNEC, . — Louis GOIG. — J.-L. HENRY. - M. THOMAS.
* Liste républicaine d'action économique et sociale.
Chers Concitoyens,
Le 1 1 mai prochain vous désignerez vos représentants à la Chambre des Députés.
Vous marquerez aussi votre réprobation formelle des luttes mesquines de clans et de personnes*
FINISTÈRE
Les vieux partis, plus préoccupés de conquête intéressée du Pouvoir que d ^'reconstruction nationale, semblent uniquement disposés à se déchirer les uns et les autres.
Vous les condamnerez nettement tous !
Quant à nous, fermement résolus à soutenir les-réformes .préconisées par M Poincaré dans son d.scours du 24 avril dernier, nous soumettons à votre approbation le pio-ramme suivant: *
1» A l’extérieur: obtenir nos réparations et nos garanties de sécurité sans fournir à personne prétexte à dénaturer nos intentions pacifiques ;
2" A l’intérieur ; reconnaissance d’abord du droit â’réparation par l’adoption de l'application du cahier de revendications des anciens Combattants et victimes delà guerre en collaboration étroite et permanente avec leurs grandes associations.
Nous estimons aussi que la famille nombreuse, facteur essentiel du relèvement national doit pouvoir se développer librement dans la sécurité et la dignité. Nous travaillerons à obtenir à cet effet :
lü La modification de la législation actuellement défavorable h la famille;
2° La péréquation des charges fiscales j
3° Le vole familial.
Nous appuyant enfin sur ces principaux éléments d’ordre, de travail et de production nous poursuivrons la réorganisation économique du pays, par l’application intégrale de là politique d’ûÇLion de M, Poincaré, ci-dessous exposée ;
« Achever avant tout la restauration de nos finances, si courageusement entreprise depuis quatre ans, poursmvre impitoyablement la recherche des économies, introduire plus do coordination et de justice dans nos impôts; mettre définitivement notre devise nationale à l'abri des offensives telles que celle dont nous venons d’avoir raison ; ramener la vie normale dans nos départements dévastés; faire cesser l’incertitude qui pèse sur le statut des adnnnis Ira Lions publiques, déterminer législativement les droits que les fonctionnaires ont ■comme citoyens et les devoirs qu'ils ont comme serviteurs de l’État; régler conformément aux projets de W aldeck-Rousseau le sort des congrégations religieuses et, par conséquent, exiger qu’elles sc soumettent à la loi, mais autoriser par la loi celles qui, missionnaires oà hospitalières, sont reconnues capables de servir1 an dehors ou au dedans [ intérêt, public ne pas laisser toucher à notre régime de laïcité scolaire, exception faite pour l’Alsace et pour la Lorraine; veiller à ce que ce régime soit partout appliqué dans l’esprit libéral où il a été conçu ; faire en sorte que l’école d’État ne devienne jamais l’instrument d’aucun parti ou d’aucune secte et qu’elle continue d’appartenir à la France tout entière; protéger la liberlu de conscience contre Loutes les atteintes, d’où quelles viennent, et accoutumer l’ensemble des citoyens, non pas à la tolérance (le mot de tolérance a, comme disait Mirabeau quelque chose de tyrannique, puisque l’autorité qui tolère pourrait ne pas tolérer), mais les accoutumer à la compréhension et au respect d’autrui; tâcher dé grouper le plus possible de bonnes volontés pour hâter le relèvement d’une France convalescente, pour réveiller le goût de l’épargne, pour ranimer l’activité de la production, pour améliorer rapidement l’ou- . tll)a=e national et pour diminuer le prix de la vie; comprendre surtout l’importance tragique de la grave question de la natalité; nous rappeler toujours que les naissances ayant fléchi de plus de moitié pendant les années de guerre, le nombre des jeunes gens eL des jeunes filles qui atteindront l’âge de vingt ans, de 1935 à 19-10, s'affaiblira lui-même brusquement dans la même proportion ; prévoir que nous nous trouverons ainsi tout à coup en présence d’inquiétants problèmes industriels, agricoles, militaires ; prendre dès maintenant le maximum de précautions possible pour qu’à cette dépopulation irréparable ne s’ajoute pas une dépopulation volontaire; tout faire pour conjurer cette menace de décadence
FINISTÈRE
nation ale ; lutter sans relâche contre les propagandes de démoralisation, contre 1 alcoolisme, contre la tuberculose, contre les causes de la crise agraire, contre tout ce qui ruine ou déprime la race, contre tout ce qui favorise le dépeuplement de nos campagnes; avoir une
politique clairvoyante- et opiniâtre d'encouragement aux familles nombreuses, de naturalisation, d'immigration, de collaboration intime et confiante entre la métropole et les colonies. »
Les réformes sociales et la Mutualité seront l'objet de notre particulière attention. Nous nous y attacherons d'une manière toute spéciale. La loi sur les assurances sociales devra Être amendée dana le sens indiqué par la Mutualité. L es travailleurs et leurs familles doivent enfin cire garantis contre tous les risques de la vie. Nous voterons I augmentation des subventions à accorder aux Sociétés de Secours mutuels* ,
Dans le département et le pays, assurer la défense énergique et P améliora U on du sort de toutes les catégories de travailleurs par l'adoption et la réalisation de leurs justes
revendications. . ,
Pour y parvenir, nous resterons -en liaison constante avec leurs représentants autorises (Syndicats maritimes, ouvriers et 'agricoles ; Associations de fonctionnaires et de retraites ; Groupements commerciaux et industriels; Chambres de Commerce et d Agriculture, etc.).
Nous entendons pratiquer une énergique politique de l'Hygiène comportant entre autres,, pour les besoins locaux,, la création d'hôpitaux et l'amélioration de ceux qui existent dans le département.
Cette polilique ne peut être poursuivie ^ appliquée que par des hommes qui entendent se tenir sur le terrain d'act on pratique et professionnelle.
Ennemis de toutes divisions, ils font appel à tous pour la réalisation de ce. programme national qu'il résument par cette devise :
« L’Union pour l’actiim. »
Gabriel MÏQjSSEC, ancien Député, Industriel à Audieme. — Paul MQRUCCIj Professeur, Officier de l'Instruction publique, Président de l'Association des familles nombreuses, Brest, — Henri FÉVRIER, Négociant, Conseiller, général de Châteaulin, Président des. Sociétés des courses, concours et raids hippiques de Brest et du Finistère. — François^Louis ■ GUILLOU, Agriculteur, Chevalier du Mérite agricole. Conseiller général. Maire de Guiclan. ■— Jean de 5AISY, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre française et belge, Industriel à Riec-sur-lielon. ^-Léopold MA ISS IN, Croix de guerre, Conseiller d'arnondm^ ment de Landerneau, Maire: de Le ‘Rclec.q-Kerh.uon, ancien Capitaine au 219e R* L — Amédéc LALLA, Chevalier de la Légion d’honneur, Capitaine de frégate de réserve, à Plouédero. — Joseph PELLÉ, Chevalier de la Légion d'honneur, ancien dessinateur à. l'arsenal, pilhliciste, rédacteur en chef de fa Bretagne Commeîxtkde , ancien Conseiller municipal, Mutualiste-^ a Brest. — Georges PO DEL1 R, Commerçant, réformé de guerre, à Brest. — Joseph LE GRAND, boulanger. Président du Syndicat de la boulangerie de Quimper et du Sud-Finistère, à Quimper. Joseph FÉVRIER, meunier à Ghâteaulin.
FINISTÈRE
Liste du Parti Communiste (S. F. I. G.).
Aux Electeurs du Finistère.
Travailleurs, * *
Le Parti Communiste oppose aux candidats de la Réaction , du Capitalisme et du Parti Socialiste « S. F. 1, 0. », ses candidats : des prolétaires, ouvriers et paysans*
Fouvaitril se désintéresser de la lutte et laisser le sort de ce pays, P avenir: de la classe ouvrière aux seules mains d une majorité ayant partie liée avec l'Eglise, cette grande force d'ignorance et d’obcurantisme qui a fait son temps, avec les puissances d'argent, avec la bourgeoisie ? *
Au moment oii nous rédigeons ce tract, au jour même où le Cartel des Gauches, sur le point de se réaliser dans le département, au prix de concessions honteuses, S'effondre lamentablement, nous ne connaissons pas- encore la composition définitive des listes qui seront en présence.
Peu nous importe 1 t
Nous n avons pas plus confiance en les Simon, Balanant, Jade, représentants qualifiés du Bloc National et de la Réaction la plus répugnante, qui vient do nous conduire à la situation actuelle, qu’en les Rouilloux-Lafont, Coude, Le Bail, Masson, qui, sous diverses étiquettes, ne travaillent qu’à consolider la diclaLure de la Bourgeoisie*
Depuis trop longtemps, les blocs de droite et de gauche se succèdent. au pouvoir sans apporter d’améliorations sérieuses au sort de la classe ouvrière et paysanne.
Face k tous ces caméléons de la politique, le Parti Communiste a décidé de compter sur la liste du Bloc Ouvrier et Paysans tous ceux qui ont foi en la transformation sociale*
Travailleurs I
Vous ne pouvez accorder votre confiance à ceux qui vous exploitent ou à leurs serviteurs, quelles que soient les étiquettes dont ils se parent* Vous voterez pour ceux qui, partageant vos misères, les connaissent et peuvent seuls défendre vos intérêts* Vous voterez pour vos camarades de travail, pour le Bloc Ouvrier et Paysan I
Vu lesGandidats.
GARD
Unis, pour une oeuvre commune, ils sont fermement décidés à la mener y bien 1
Ce qu'ils veulent c'est, d’abord, abattre le Bloc dit « National » dont la politique antidémocratique, d’imprévoyance budgétaire, de réaction sociale et de défiance internationale, isole la France dans le monde, tout en mettant en danger le régime républicain lui-même.
C'est j ensuite, inaugurer une politique de bon vouloir et de paix, de collaboration entre les peuples qui doivent, plus que jamais, unir leurs efforts et mettre fin au désordre et au déséquilibre économique et financier qui superpose de nouveaux désastres à ceux de la guerre.
Ceci fait, la Chambre prochaine, après avoir efficacement affirmé, au point de vue politique, son esprit laïque, devra créer un enseignement vraiment démocratique accessible à tous les enfants du peuple sans distinction.
Elle devra également ;
Manifester nettement sa volonté d'assurer le respect absolu de la liberté d’opinion et de pensée ;
Prendre toutes les mesures nécessaires pour améliorer notre situation financière ;
Entrer hardiment dans la voie des réformes économiques audacieuses, afin de soulager l'ensemble des classes moyennes et satisfaire les légitimes revendications de la classe ouvrière.
Les Candidats du Cartel des Gauches s’efforceront d'en finir avec les mesures fiscales du Bloc National, dont les effets se font douloureusement sentir sur le petit commerce et la petite ni dus trie, ainsi que sur le monde du travail de notre pays, en transformant les impôts de consommation eu impôts directs sur la richesse acquise.
Non seulement ils se refuseront à abandonner les exploitations de l’Etat actuellement productives, mais ils s'efforceront de trouver de nouvelles ressources budgétaires en nationalisant les grandes entreprises d'intérêt général monopolisés en fait par quelques-uns, à la condition, bien entendu, que ces monopoles dont ils réclament le retour à la collectivité, comme les services publics déjà existants, soient organisés industriellement en vue d'augmenter leur rendement et mis à F abri de toute ingérence politique afin de leur laisser leur caractère purement technique.
Pour les revendications ouvrières, Pen lente des Candidats du Cartel est complète :
Amnistie générale,
Réalisation immédiate des assurances sociales.
Amélioration de la loi des pensions.
Révision et perfectionnement des lois de J89S et de 1922, concernant les accidents de travail et les maladies professionnelles.
Respect réel de la loi de 1919, sur la journée de huit heures, et adhésion complète de la France à cette réforme par la ratification de la Convention de Washington.
Contrôle ouvrier.
Politique de construction d’habitations à bon marché, base sur les lois de l'hygiène moderne; et suppression du taudis.
Telles sont les mesures dont l'urgence s'impose et qu'il sera nécessaire, au cours de la prochaine législature, de voter rapidement.
Pour la défense des intérêts agricoles et viticoles ; pour le monde paysan, qu'il travaille ses propres biens ou loue les domaines qu’il exploite, les Candidats du Cartel des Gauches n’hésiteront pas à faire le maximum d'efforts, car ils savent que la production agricole développée, en même temps qu’elle apportera une somme de bénéfices plus élevée aux agriculteurs, augmentera le bien-être général par l abondancc des denrées qu’elle jettera sur le marché. *
GÀTVD
Certes, il serait facile ri' énumérer un programme politique, social et financier plus complet
Mais ce n'est pas notre rôle*.
Nous ne nous présentons pas à vous en théoriciens et en doctrinaires — ce n'est pas le moment — mais en réalisateurs fermement décidés ù faire passer dans le domaine des faits les articles du programme minimum que nous venons d^énuméror.
Et demain i quand nous aurons vaincu le Bloc National, instauré la paix juste &t durable dans le monde, permis aux travailleurs des champs, de la mine, de fusillades magasins, aux travailleurs intellectuels, aux petits retraités, aux petits rentiers, aux petits propriétaires, commerçants et industriels, de vivre humainement, en les débarrassant du fardeau des impôts' iniques et en stabilisant une monnaie dépréciée ; ernand nous aurons fait justice d'un mode électoral que f expérience a désormais condamné, pour lui substituer un système permettant à tous les partis de rester eux-mêmes saps risquer de faire le jeu du royalisme intégral, chacun de nous, recouvrant son indépendance complète et reprenant sa liberté, luttera pour son propre programme afin de faire triompher son propre idéal*
Pour le moment, sus au Bloc National qui met en péril toutes les conquêtes de la Démocratie et les améliorations sociales péniblement acquises par la classe ouvrière !
Gaston BAZibE, Ingénieur des Arts et Manufactures* — COMPERE- MOREL, Député sortant. — Jean BOS.C, Avocat, Conseiller Général. — Georges BRUGUIEli, Publiciste, * — Armand CLAKOU, Docteur en Médecine. — HUBEBT-ROUGER^. Ancien Député, Conseiller Général,
Liste d’Unian Nationale
Déférant au désir du Comité tf Union Nationale, nous nous présentons à vos suffrages, députés sortants et colistiers, unis dans une étroite solidarité de pensée eLd'aclion, assurés d’une victoire que vous vous attacherez à rendre plus grasse, éclatante, décisive;
Devant vous, nous prenons ensemble responsabilités et engagements.
Dans l’ordre extérieur, notre programme de 1919 s'est exécuté par la reprise des relations avec Rome. Et, face ù l'ennemi qui guette, nous avons consolidé la paix par le gage de la Ruhr, Ainsi, nous lui avons interdit ses fabrications de guerre ; ainsi nous marquons notre volonté des réparations et notre soif de paix.
Dans l’ordre de la sécurité, nous avons réduit de moitié 3a durée du service militaire. Jusqu'à la réalisation de f armés de métier, toute autre réduction immédiate serait imprudence. -
Dans l’ordre financier, nous nous sommes attachés à écarter la banqueroute, et, quand il fa fallu, nous avons, avec les radicaux, voté les impôts nécessaires.
Par contre, nous les avons refusés, tel le double décime, quand les économies, la diminution du nombre des> fonctionnaires et surtout la suppression de tous les monopoles d'Etat suffiraient à l’équilibre du budget.