‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 28 sur 124 · N° HT · texte numérisé non relu

N° HT

GAÏÏD

Nous avons fie même condamné TiiïllaLiün, ikmagmée par la Chambre de Gauche précédente.

Noue avons pourchassé ce procédé de spoliai ion qui est la cause principale de la vie chère, la ruine* de tous, au profit des magnats délai spécula Lion.

Plus de « Planche aux Assignais l »

De 3a monnaie saine!

À i intérieur, nous nous sommes* faits les champions de l’ordre indispensable à notre relèvement.

Dans Tordre social, deux faits dominent notre législature et marquent nos volontés.

La loi de 1920,.. en donnant aux. Syndicats ic droit de posséder, a restitué a Touvrier une garantie dont l'avaTt frustré la Révolu! ion. Les Assurances sociales, votées à T unanimité, compléteront d'autant mieux les garanties du lendemain — celles de la retraite et de l’invalidité - — qu’elles seront modifiées dans le cadre de la profession et de la région, et s’accommoderont de la prévoyance familiale.

Nous avons obtenu, voté ou proposé :

— Pour les ^ Cheminots », obtenu k « prune au j>on rendement jr, la participation à la gestion de T entreprise par T « Action de Travail ».

— Pour les a Accidentés du Travail », obtenu extension et. amélioration de la loi de 1898, notamment des « majorations de pension » aux accidentés après 1898; demandé des pensions pour les accidentés avant 1898.

— Pour les « Mineurs », obtenu la retraite à 2.000 francs; demandé par deux propositions successives la retraite à f>0 ans d’âge et 30 arts de mine; obtenu la pension d’in va- . lidîté.

— Pour les « Métallurgistes, travailleurs des Forges et Fonderies, ouvriers chimistes et toutes professions c< pénibles et malsaines », obtenu le principe dune retraite autonome

dans 3e cadre de la loi sur les Assurances sociales.

— Pour les « Artisans », obtenu le dégrèvement du chiffre d’affaires et demandé des chambres d’artisanat.

— Pour les a Petits Commercants », obtenu le foi fait au-dessous de 200.000 francs.

— Pour « T Agriculture », obtenu la création de « chambres d’agriculture et réclamé pour elles, contrairement .au Sénat, et par analogie avec les chambres de commerce, l’autonomie financière.

— Demandé pour toutes les professions la création de « chambres régionales » et, à 3a Chambre des Députés, la création d'une Commission des Forces Productives, devant laquelle syndicats et professions donneront leur avis dans Te libération des lois.

Voilà l'œuvre à laquelle nous nous sommes associés el dont presque toujours* nous avons pris l’initiative.

Le Bloc NaLional ne nous a trouvés en travers de sa route que quand sa volonté dans le domaine de la sécurité nous a paru hésitante, quand il a accru inutilement les charges fiscales ou qu’il a décrété monstrueusement à son tour Tintangibilité des lois laïques.

Electeurs,

L’œuvre de construction déjà réalisée par nos efforts vous garantit l'avenir.

Noua soutiendrons encore tous les Gouvernements, quels qu’ils soient, tel le Cabinet Poincaré, dont1 la seule obsession sera faite de la sécurité nationale.

Nous if aspirerons en plus qu’à diminuer les charges du pays, et notamment celles des Familles Nombreuses, par les mesures ci-dessus mentionnées, à revaloriser le franc, à exiger la part du combattant et le réajustement des pensions des victimes de la guerre, à

GA KD

garantir la paix intérieure par la paix religieuse et spécialement par l'instauration de 3a proportionnelle scolaire.

Nous lutterons encore : dans l’ordre corporatif et familial, pour la représentation professionnelle et le vole familial, et, en attendant, dans l’ordre politique, pour la représentation proportionnelle intégrale,

— Dans l’ordre administratif, pour la décentralisa Lion , pour les libertés locales et régionales; dans Tordre industriel et commercial, pour l’abrogation du chiffre d ailaires;

— Dans l’ordre agricole, pour la défense de la terre, de la viticulture, de la sériciculture, de toutes les productions du sol ;

— et dans tous les domaines pour la sauvegarde de la propriété.

Pour nous, « la propriété privée est sacrée, inviolable, intangible* C’est elle qui est en cause 1 » < *

Electeurs,

Sur ces déclarations vous déciderez Sur elles, toujours invariables, vous mesurerez la distance qui nous sépare de nos adversaires.

Chez nous, il ne sc mêle pas, côte à côte, des destructeurs de la propriété privée et de ses défenseurs acharnes* Chez nous, il n’est point, comme dans telle autre liste, d’attachement sans discernement k un Cabinet quelconque*

L’une et Tautre de ces listes se ressemblent et se font la main par leur passion antireligieuse ou leur aveuglement antilibéral. L’une l'écrit, Tautre le chante 1

Mais vous ne vous méprendrez pas !

Et sur notre nom, le 11 mai,. sans prêter le flanc à la manœuvre de T Alliance démocratique, des radicaux dissidents et des républicains de gauche, vous confirmerez votre volonté de vivre libres, indépendants, en paix !

Eugène MAGNE, Député sortant* — Pierre JOLY, Député sortant. — François de RAM EL, Député sortant. — Etienne de SE Y N ES;

* Député sortant. — * Marcien HAOUR, Viticulteur à Remoulins,

— Pierre BRUGEROLLE, Industriel à Saint- Hiupûlyte-du- ForL

Liste du Parti Communiste (S. F* I. C.)*

Aux Travailleurs du Gard .

Citoyens E

Le II mai prochain, vous aurez à choisir entre les candidats des bourgeois et les candidats des ouvriers et des paysans — vous aurez à choisir entre les Blancs et les Rouges.

Les Blancs, ils ne sont pas tous de même nuance, c’est entendu î Car ils vont des royalistes aux radicaux et aux socialistes en passant par les républicains démocrates, mais ils sont, avec plus ou moins d’hypocrisie ou de cynisme, toiis les adversaires des ouvriers et des paysans.

GARD

Ce sont d’abord le s hommes du Cartel des Gauches, politiciens sans vergogne, qui, pour réussir dans leurs ambitions personnelles, ont consommé la plus immorale des unions.

Hier, en effet, les Hubert Rouger, les Compère-Morel iV avaient pas de mots assez, méprisants, assez violenté, vous vous en souvenez, pour parler des radicaux, quand il s’agissait pour eux d’avoir l'appui des royalistes. Aujourd'hui, reniant leur passé socialiste, les voici, la main dans la main, avec le millionnaire Jean Rose, adversaire acharné des travailleurs, partisan de la loi de trois ans, qui a voté au Conseil général des Vœux approuvant F occupation de îa Ruhr et le gouvernement Poincaré! avec le millionnaire Èrtiguier, l’homme de la « Dépêche » et des Sarraut.

Ensuite, ce sont les gens du Parti Démocratique et Social, les Bérenger, les Pailler, ennemis, eux aussi, du prolétariat, exploiteurs des ouvriers et des paysans, qui se réclament, c’est tout dire, de Poincaré et approuvent les décrets-lois et le double décime.

Enfin, ce sont les Camelots du Roi, politiciens aussi fourbes que ies autres, partisansdu fascisme à la Mussolini, du retour du roi et de l’écrasement du peuple sous la botte des nobles, des curés et des aigrefins de la finance, dont ils* sont le suprême espoir* Ceux-là, comme les radicaux et les socialistes, pour arriver, n’ont pas hésité à faire litière de leurs convictions personnelles. Magne, le catholique, s’est, en effet, associé à De Seyne, le prjtestant. Voilà qui en dit long, n’est-ce pas? sur la sincérité det ces Messieurs qui font bon marché de leur religion, lorsqu’il s’agit de décrocher un mandat de député.

Ainsi, socialistes, radicaux, républicains-démocrates et royalistes sont des Blancs parce que, dans la réalité, malgré tout ce qui paraît les opposer les uns aux autres, ils sont les défenseurs avérés du régime capitaliste dont vous êtes les victimes et les esclaves, à îa mine, à la terre, à P usine et sur les champs de bataille!

Vous ne voterez, donc pas pour eux, car ce serait trahir vos propres intérêts.

Mais vous soutiendrez de toutes vos forces les Rouges, les vôtres, les candidats du Bloc Ouvrier et Paysan, les candidats du Parti Communiste qui se présente à vous sans détours et sans ambitions.

Ceux-là, ils sortent de vos rangs, lis ont été choisis parmi vous, à la mine, à l’atelier, à la terre. Us connaissent vos travaux et vos souffrances, et ils ont les memes aspirations que vous.

En volant pour eux, vous signifierez à ceux qui vivent sans rien faire d^s fruits de votre travail, que vous en avez assez d'un régime de mensonge, d’exploitation et d’injustice, et que vous entendez vous gouverner vous- mêmes — vous les paysans et vous les ouvriers - — fraternellement unis contre tous les exploiteurs et tous les politiciens de îa bourgeoisie.

La Fédération Communiste du Gard .

Liste du Parti Républicain Démocratique et Social,1

Citoyens,

Nous sollicitons vos suffrages à titre de Républicains dé Gauche et Radicaux indépendants sous le drapeau du Parti Républicain Démocratique et Social.

Politique intérieure et tactique électorale ;

Nous entendons protester contre les erreurs des chefs éphémères qui n’ont pas craint de jeter la désunion dans le véritable parti Républicain pour conclure une coalition électo-

as

GARD

ri la avec les internationalistes! Collectivistes. Nous sommes des hommes d’ordre, des Républicains de gouvernement. Nous voulons assurer la continuité -l’une politique nationale conforme au programme du grand patriote Raymond Pomcare. . ,.

Nous avons 'tout, tenté [pour réaliser dans le département, du Gard la concentration rénui licaine s^ns Iransilèr cependant avec les principes, mais nous n’avons cependant pas pu accepter d'égarer les consciences en collaborant à la présentation d’un cartel hetérogene

Ct 1)1 Nous, faisons’ donc appel à tous les Républicains radicaux, Radicaux- SociaMes et Socialistes français qui'réfusent de pactiser avec les révolutionnaires et a tous les Républicains progressistes qiii'aceeplent dans un esprit libéral la législation laïque. Nous laissons air Royalistes el'au ^Communistes la responsabilité de poursuivre des utopies également •dangereuses pou Ai France eL pour la République désormais indissolublement -unies. Notre seul drapeau est le drapeau tricolore et nous repoussons également le drapeau rouge ct e drape vu 1 1 me.

Politique extérieure :

Nous voulons Lirer'de la Ruhr les fruits que l’occupation doit rapporter par une négociation avec Iles? Alliés* et avec l’Allemagne; régler le problème des réparations et de la sécurité;? fissurer la paix définitive sur la base des traités existants,. avec le concours de la

Société fies Nations, . T .

Notre politique est donc nationale, mais elle n'est pas nationaliste; elle admet ts moyens et des précautions militaires, mais elle n’est pas militariste. Sans provocation, tu Vousie, ni 'désir de conquête, nous avons comme unique ambition de faire respecter les droits et laÿécuntéjfe la France.

Politique économique, agricole et linanôîère :

Nous voulonsÿrrêtcriles progrès de la vie chère eL- stabiliser le .cours du franc; assainir la situation financière" de la France, en codifiant et en corrigeant le système fiscal, en procédant à des économies, en débarrassant l’État de ses charges mutiles; achever la reconstruction des régions dévastées; développer judicieusement la production agricole, collaborerai a défense paysanne, faciliter l’accession à la propriété ; poursuivre la mise en valeur des Colonies et l'amélioration de l’outillage matériel qui émancipera a î ance e assurera la prospérité de T industrie française.

Politique sociale :

Nous voulons remédier àTa crise de la natalité, encourager et soutenir les familles nombreuses et les victimes de la Guerre, veuves, orphelins et mutilés ; récompenser les anciens combattants. Nous] voulons poursuivre Vceuvre de perfectionnement social en faisant appel à l assoeiation>ous toutes ses formes, dirigée et soutenue par YEt&t (habitations, assurances

sociales, apprentissage, institutions de crédit).

Notre politique sociale doit être large, honnête et réaliste, c’est-à-dire fraternelle et positive. Si nous dénonçons les dangers des utopies collectivistes et communistes, ce n est pas pour encourager les excès deri égoïsme individualiste des oisifs. Mais les agriculteurs doivent Savoir quelle programme intégral des Socialistes internationalistes aboutit à a ces truc lion véritable de hTpetite propriété rurale et que les petits propriétaires, n ayaQt P us le droit d’acheter, de vendre, de louer, ni même de cultiver à leur guise sans 1 ordre ou l'autorisation de l’État communiste, se trouveraient réduits à un véritable servage. Gela, nous ne le voulons pas.

4 GARD

Réorganisation administrative et politique religieuse :

Nous voulons rendre plus simples et plus efficaces l1 administration du pays, les rouages du gouvernement les méthodes parlementaires, achever la pacification religieuse dans un esprit de neutralité laïque.

La Papauté vient de ratifier la séparation des Eglises et de l’Etat, en acceptant l'institution des associations diocésaines sournoisement combattues par les extrémistes de Droite, Cijst le premier résultat de la reprise des relations diplomatiques avec le Vatican, amorcée par M. Briand, sans protestation de M. HerrioL C’est la preuve que l’Eglise peut vivre dans le. cadre des lois Républicaines. Nous entendons apres cela que, d’une part, la législation laïque reste intangible, et que, d’autre part, elle soit impartialement appliquée, sans hostilité contre le sentiment religieux et contre les diverses confessions.

Questions d intérêt pratique et régional : ’

Nous voulons enfin nous préoccuper des questions qui vous intéressent spécialement : le carburant national, La politique des engrais et notamment de l’azote, les canaux du Rhône, l’amélioration des moyens de transport rendus plus économiques, l'électrification des campagnes, non seulement au point de vue de l'éclairage, mais aussi pour la force motrice. C'est ainsi que nous défendrons les intérêts particuliers du Gard et fin Sud-Est, tout en étant les bons serviteurs de la France et de la République.

Citoyens,

A ce programme loyal, pratique et fraternel, nous donnerons en toute conscience le meilleur do notre dévouement et de notre expérience professionnellement acquise. Nous ne sommes pas des politiciens, mais des gens de métier.

A vous travailleurs, de dire si vous faites confiance à notre bonne volonté de travail, à notre expérience acquise dans le travail, à notre besoin de vous dire’la vérité, ou si vous voulez vous laisser conduire à l'aventure, à la faillite, peut-être à l'anarchie, par la voix trompeuse des meneurs aveugles, jamais las de promettre, incapables de tenir et qui iront rien appris.

Souvenez-vous de 1914, et des hommes qui voyaient tout en rose, qui protestaient contre la folie des armements* à la veille de la guerre.

Souvenez- vous des paroles de M, Herriot qui prédisent le gâchis si, a la faveur du Cartel, les unifiés entrent plus nombreux à la Chambre. .

* Vive la France et le Gard !

Pierre BÉRANGER, négociant-distillateur à Nîmes, Président du Comité départemental du Parti Républicain démocratique et Social — Docteur DUCERF, Chevalier de la Légion d’Honneur, Conseiller général de Saint-lIippolyte-du-Fort. — André PALLIER, Chevalier de la Légion d’Honneur, Ancien Président c de la Société d'Àgriculture du Gard, Nîmes* - — Fernand TR1N-

TIGNAN, Chevalier du Mérite Agricole,' Péop rie taire- Viticulteur à Pont- Saint-Esprit. — Louis TE1SSÛNMIERE, Chevalier # de la Légion d ‘Honneur, Industriel à Lzès, — Jean VElLLON, -Officier de la Légion d' Honneur, Docteur en Droit, Ancien Président des Poilus et Mutilés de Beausoleil (À M.}, Al ai s.

30rt —

GARONNE (HAUTE-

6 députés.

Inscrite . 133.272

Volants (1), I il '.OC S

Blancs et nuis . . 1.501

" Suffrages exprimés * 109.507

Majot'i té .absolue ... * 54.784 Quotient .électoral . , . 18.261

Liste de concentration républicaine et nationale.

MM, Auriol (Henri) . ...... . * . . . 34.064

Bel lot . . 33.298

Rendu. . , . 32.950

Barès . . . . . 32.582

Ribét. . . . ; . 32.222

Cousinct . . . . 32.407

Total .... . , . , . , 197 *232

Alyonne - , - 32 . 872

Liste du Parti républicain

radio a!-s o ci aliste ,

MM. DÏcos . . . * 30,507

Cazoesus. . . . - , - , - - - * 25 ,558*

« Bolinguier . . . , , . . 27.172

Savignol.,. . , . . . 28.385

Carrère.» . . . . 27.137

Bandons, , . , . . ......... . . 26,743

Total . » 168,502

Moyenne* 28 . Ü83‘

Liste du Parti républicain radical

et radical-socialiste,

MM. Domergue . . , . , , . . 3.127

Baquo . . . » , 3.131

Belud . 3.168

Cou rouleau 2 . 800

Pardonne. . . . . . 2.764

Lietacrt . . 2 . 080

Total . . 17-730

Moyenne.. . 2 . 055

Liste du Parti socialiste (S. F. I. G ).

MM, Auriol (Vincen l). . . 46,084

Bcdoncô . . . . 43 . 796

Berlia\ . . . 4 f 872

La bat ut ............ . . . . 42» 410

Rcdonnet . . . . . ■> 41. 530

Rieux . . . . . . 43.340

Total . . 259.041

Moyenne - 43,173

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM. Sega rie.. . . . . . t * 362

Reillan . . . * . . L343

Chüpus . . . . . * . 1 ■ 323

Craste . . . . . . . 1 ■ 398

Panés.,..,,., - 1,329

Magné. » . . . . ■ * 312

Total . 8.067

Moyenne», . L3U

Elus.

au quotient ....... - -

3l la plus forte moyenne,

MM. Vincent Auriol, Bedouce, Henri Auriol, Ducos. MM, Rieux, Labatut,

Liste du Parti Socialiste (S. F. I. 0.4 »

Chers Concitoyens,

Enfin l’heure a sonné de votre revanche !

Trahis, accablés el déçus, vous reprenez, par votre vote, le pouvoir souverain que vous

(I) Le Ministère dé I Intérieur donnait : votants, ML 069.

CABOTE (HA DTE-)

tenez de la République. Vous tous, travailleurs des champs et clés villes, petits propriétaires cultivateurs, commerçants, industriels, artisans, fonctionnaires, hommes des classes moyennes et des professions libérales, etc., tous unis, malgré les vieilles étiquettes, sur le terrain des intérêts, vous pouvez aujourd'hui imposer silence à cette féodalité nouvelle de spéculation criminelle et de Haute Finance qui, soutenue par sa Chambre, a ruiné !la France, Ta isolée dans îe Monde, a ajourne et compliqué le problème des Réparations, affaibli notre sécurité -nationale, compromis la Paix J.*.

- Rappelez- vous les promesses de ces hommes et de ces Partis qui, au 16 novembre 1919, jour de malheur, par la calomnie et la peur, escroquèrent .la confiance du Pays et dérobèrent leur mandai à des serviteurs, anciens et aimés, de vos intérêts. Contemplez donc aujourd’hui le funeste bilan de ces usurpateurs !

Une dette publique passant de 212 milliards (.16 novembre 191.9) ù 100 milliards (30 mars 1921) (chiffres officiels de la Commission des Finances) ;

Un budget ordinaire de 23 milliards, dont le déficit permanent, dénoncé par nous et nié d'abord, a été brusquement avoué par Uaffolement môme du voie du double décime (ï milliards d'impôts nouveaux); du régime dictatorial des décrcts-Jois ; de la cession, à un consorliumdinaacier, de 'certains services publics pourlauL bénéficiaires,]

Un hgdget extraordinaire de 20 milliards, dit des «Dépenses recouvrables i>, couvert par le procédé banqueroutier et fainéant de l'emprunt.

Le Franc abaissé de 0 JV. 70 centimes (valeur du 1 G novembre 1919), à 0 £r. 25 centimes (valeur de ce jour) ; . *

Les Valeurs d'Etat allaissécs ni leur tour., créant f anxiété et la gêne chez les petits épargnants ruraux et citadins qui comptaient sur elles autrefois pour assurer T ai sauce des vieux jours ;

La- misère grandissante pour les clas&es moyennes, pour les serviteurs vieillis .de la Nation, les petits fonctionnaires, les mutilés, etc., pour tous ceux dont les revenus fixes ne p eNivent s'adapter à la vie chère ;

L' instabilité économique, agricole, industrielle, commerciale, rendant impossible, dans les /grandes entreprises comme dans les petites, tout calcul de prix de1 revient, toute prévision d’achat et de vente, tout budget de quelque durée, .toute production régulière et eu série, toute prospérité normale consécutive à un j&Èorl intelligent de direction, et préparant de nouvelles crises néfastes à tous et semblables à celle de 1921 ;

L agriculture livrée «ux manœuvres de la spéculation, comme celle qui se produisit sur les blés arrachés à la culture a bas prix et puis, par un coup de Bourse, renchéris à la minoterie au détriment des producteurs et des consommateurs ;

Le commerce et l'industrie, alourdis par des impôts improvisés qui rcoch crissent par à- coups leurs produits, affolent et raréfient tour. è tour la clientèle qui stocke ou se restreint, sans méthode, au hasard de son inspiration quotidienne.

Et tandis que s'est appauvri l'Etat, et, avec lui, le producteur et l’épargnant accablés, tandis que de lourds Impôts de Consommation ont fait renchérir la vie, devenue impossible pour les familles nombreuses, tandis qu'une taxe stupide sur le chiffre d'affaires, votée par le Bloc National et par toutes les fractions du parti radical, mais vigoureusement combattue par les Socialistes, seuls clairvoyants, a réduit les commerçants, et plus encore les petits que les grands, à un véritable esclavage fiscal, qu’a-t-on fait?

On a livré les voies ferrées à l'arbitraire des toutes puissantes compagnies de transports ;

On a installé la Gabegie dans la répartition des grands dommages de guerre, à l'heure où Ton ruinait ou paralysait tant de négociants et d industriels dont on ne découvrait de soi-disant bénéfices de guerre que par le jeu de principes contestables ou f application de coefficients arbitraires ou excessifs;

GARONNE (HAUTE-

On a respecté la fraude fiscale* installée jusqu'au fauteuil vice -présidentiel de la Chambre et symbolisée par le Président du Bloc National* M, François Ara go !...

On a permis à la grande métallurgie impérialiste du Nord et dé l’Est, gorgée de dommages de guerre complaisamment octroyés et qui traite tout le reste de la France comme une colonie intérieure, de laisser à l'étranger « ses devises mi or » et de spéculer ainsi sur la baisse du franc, alors qu’on augmentait de 20 0/0 T impôt de ses confrères plus modestes du Centre et du Midi en même temps que celui de lous les consommateurs ;

On a supprimé les libertés républicaines* brimé les petits fonctionnaires, encouragé l'insolence d’une réaction royaliste qu’escortent ici même des radicaux-socialistes d’hier ;

Et vous, Poilus, Mutilés, Aïeux Parents que l'habileté réactionnaire isola, en 1919, sur une voie de garage pour laisser passer l’Union des Profiteurs > T êtes-vous satisfaits ?

L’amnistie à été refusée à vos petits camarades, condamnés pour une défaillance sans lendemain ; vos pensions, on a refusé de les adapter an coût de la vie; qu'est devenue la retraite des combattants ?

Et où est donc la Paix tant célébrée pendant la guerre? Ou sont les promesses de désarmement universel, pour lesquelles sont morts 1 * 700. 009 de vos camarades ? Où sont les réparations légitimes dues par l'Allemagne k notre pays dévasté?

Hélas !.*■ La France isolée du monde, perdant peu k peu de son rayonnement de démocratie pacifique et d’idéalisme humain ;

— - Le militarisme allemand, détruit par nos soldats, ressuscité par le traité de Versailles que nous dénonçâmes en 1919, et renforcé par l'occupation ruineuse de la Ruhr;

1 — Le monde retournant peu à peu vers les méthodes de force, d’alliances militaires et

d'armements, sous la poussée des grands intérêts impérialistes.

Est-ce cela, Citoyens, qu’on avait promis à notre peuple de héros ?

Vous tous, qui travaillez, qui pensez et qui souffrez,

Songez que la bataille de demain est entre deux forces :

D’un côté, les modernes seigneurs de la grande féodalité d'argent, cette n Union des Intérêts Economique! » qui soutient la liste Beîfét-Réndu et qui comprend les houillères aux bénéfices Formidables, de grandes banques dominatrices, les Grandes Compagnies, Saint-Gobain et les gros raftineurs de sucre cl de pétrole, tous dédaigneux de l’intérêt général ;

De l’autre, le monde du Travail, le Parti Socialiste, qui appelle k s’unir tous ceux qui travaillent, toüs ceux qui produisent ou collaborent, par leur intelligence, k la production, tous cèux qui souffrent, moralement 'et matériellement et à tous les degrés, de l'anarchie capitaliste et de l'Impéritie des dirigeants 3

Elle est si éclatante, cette vérité, que c'est contre les Socialistes que s'acharne « P Union des Intérêts Economiques »j parce qu’ils sont, pour elle, aujourd'hui, les plus dangereux dans le combat.

Aussi, contre elle et contre ses hommes, le Parti Socialiste sonne-t-il le ralliement de toutes les forces de travail et de démocratie- C'est elle, ce sont- eux qui, s'affichant comme les ennemis du paftï républicain, ont Fait de la liste socialiste la liste de la discipline républicaine, seule, susceptible, par la certitude, avouée de Lou^, où elle est d'atteindre la plus forte moyenne, d'abattre irrémédiablement, en Haute-Garonne, le Bloc National.

Le peuple sait, en effet, que les erreurs accumulées par le Bloc National ne peuvent être réparées ni par ceux qui les ont commises ni par ceux qui les ont tolérées, ni par les réactionnaires avérés qui en ont eu l'initiative, ni par les radicaux qui les ont, même les meilleurs, pendant longtemps suivis. Ses méthodes, ses solutions, le Parti Socialiste, en politique intérieure et en politique extérieure, les a inlassablement exposées à la tribune du Parlement pendant plus de quatre années et voici que, sur l'angoissant problème des répa-

lV 1471

GARONNE (HALTE-

rations, lès experts unanimes approuvent et recommandent les mesures mêmes que les élus socialistes ne ecssenL, depuis la fin de la guerre, de proposer à l'univers troublé et inquiet* Le monde du travail, le pays, la République, les hommes de raison et de paix peuvent compter sur la clairvoyante initiative des candidats du Parti Socialiste, sur Leur activité, sur leur dévouement, sur leur amitié fidèle.

Leur idéal socialiste doctrinal, ils le , revendiquent avec fierté, ils le maintiennent comme le guide clair de leur action, politique, ils le confronteront toujours, honnêtement, modestement, avec la réalité mouvante des faits économiques.

Cet idéal, humain cl positif, ils le tiennent de Jaurès, qui aura été, dans les temps modernes, le plus clairvoyant des patriotes et l'animateur le plus éminent du progrès social. Cet idéal, il ennoblit et inspire leur labeur d’aujourd’hui eL de demain, comme P estime qui entoure leurs personnes fonde et garantit la confiance qu’ils vous demandent, tous élus et anciens élus, rompus à la connaissance et au maniement des problèmes politiques et sociaux, de leur renouveler unanimement*

Tous aux urnes, Citoyens, pour les candidats socialistes ! Toute voix que vous leur refuserez profitera, vous le savez bien, à la liste du Bloc National, et, en fait, à elle seule. Contre le Bloc National, dernier refuge et suprême espoir des « satisfaits », votez tous pour les candidats socialistes de la discipline républicaine et du travail î

Vi^e la République sociale !

Vive la Paix î

VINCENT ÀURIOLX— BEDÔUCE. — BERLIA. — LABATÜT.

— REDON N ET. — Jean RI EUX.

Liste de Concentration Républicaine et Nationale,

Candidats d’Union Républicaine et de Concorde Nationale, nous opposons aux partis d’extrême gauche, semeurs de haine et profiteurs d’anarchie, le Bloc des bons Français, qui, conscients de la gravité de l'heure , sont prêts à sacrifier toutes leurs divergences et à unir leurs forces pour le salut du pays.

L'irrésolution et les, conflits qui ont désorganisé les partis radicaux et radicaux -socialistes, notamment dans la Haute-Garonne, ne permettent plus d'hésiter* Il est temps de poser, devant les erreurs redoutables du socialisme et du communisme, )e barrage énergique de la sagesse et de l’autorité.

Vous allez choisir maintenant entre le Gouvernement et la Révolution,

Groupés autour du Gouvernement de M. Poincaré, nous' voulons la sécurité de nos frontières, la paix sociale et la prospérité économique.

Le danger est toujours angoissant d’une Allemagne vaincue sans être soumise* La politique hésitante d’une Angleterre égoïste, la menace constante du Bolchevisme militariste doivent nous mettre en garde contre une politique extérieure qui ne serait faite que de concessions et d’abandons.

L'occupation de la Ruhr, gage déjà profitable des réparations (250 millions par mois),

Garonne tirmmkj

nou^ a déjà protégés contre une nouvelle guerre de revanche. Quand il a fallu accomplir ecl acte d'énergie salutaire, M*. Poincaré n’a trouvé contre lui que l'opposition imprévoyante et démagogique des députés radicauxrsocialiste&eL l'internationalisme dangereux et illusoire du groupe: socialiste*

Nul ne pourrait en ce moment refuser de poursuivre cette œuvre de salut public*

Le maintien^ au pouvoir du Gouiveimement qui tient sî noblement le drapeau de la France est notre premier devoir*

# Voter pour nous, c'est voter pour Poincaré.

Voter contre nous, c'est assurer sa chu le;

Le peuple allemand, toul entier, surveille, dans cet espoir, Le résultat des élections; françaises*

Poincaré battu, on illuminerait à Berlin.

Votre patriotisme a déjà dicté voire choix *

La sécurité nationale garantie par une politique énergique, il sera possible de continuer le travail de reconstruction entrepris au milieu de difficultés toujours renaissantes .

Eu dépit, de la carence de P Allemagne, nous avons assuré le payement des pensions, secouru les innombrables misères nées de la guerre, rendu aux régions envahies une activité si complète qu’elles peuvent aujourd'hui contribuer pour une part chaque jour croissante à la production nationale et aux charges. G est ainsi qu elles ont fourni d milliards au budget de 1923, et qu’elles payeront 5 milliards en 1924.

Les sacrifices demandés aux contribuables sont lourds, mais la Nation en a#coropris la nécessité, car seuls ils ont permis le rétablissement d'une situation financière qui menaçait d'être funeste au crédit du pays; ils ont récemment rendu possible la défense du franc. Si dures qu’aient été les mesures fiscales imposées par les circonstances, elles ne sont rien en comparaison de celles que réclament nos adversaires qui cherchent par la confiscation à saper le principe même de la propriété et à franchir par l'impôt la première étape de l'expropriation socialiste*

Nous sommes les partisans déterminés de la propriété individuelle et nous ne permet- , Irons pas qu’il y soit porté atteinte.

Nous voulons poursuivre la réforme administrative déjà commencée dans le sens d une organisation des régions,, cadre naturel de la vie professionnelle, et d’une décentralisation salutaire de nos provinces paralysées par la tutelle de F Etat* Nous voulons assurer par le groupement régional des intérêts professionnels et par le développement des Syndicats, Chambres d’agriculture, etc., la représentation de toutes les professions organisées*

Nous voulons protéger et accroître la production agricole, développer le commerce, protéger le travail, encourager l’épargne et l’initiativé privée,, lutter contre Finalisme.

Nous voulons :

— La répartition équitable des charges fiscales', des économies rigoureuses*, le contrôle sévère des dépenses,

— « La5 consultation obligatoire des représentante des chambres de commerce,, syndicats cl groupements professionnels sur les Questions économiques importantes,

— La paix religieuse et l'ordre* social qui ne seront féconds et bienfaisants que s’ils s’accompagnent du progrès^ intellectuel et moral,

— Une politique de la natalité qui s'efforcera de résoudre ce problème vital paai tous 1 e & moyen s a p pro pri és : ncfo rmes d es 1 o i s te stam en La i re sy ha bitati ona ouvrières* puéir icul turc, sursalaire1 familial, etc, ,

y — Le développement de la vie régionale déjà entrepris notamment par k remise en. activité de la Poudrerie4 de Toulouse qui, en accroissant la prospérité industrielle de' notre ville, procurera! bientôt, à nos campagnes, les engrais à. bon marché*

GARONNE (HAUTE-

Un tel programme ne saurait s'exécuter sans des réformes profondes opérées dans l’État lui-même et qui lui donneront la continuité dans la direction politique, la stabilité ministérielle, une collaboration plus efficace entre le Parlement et le Pouvoir exécutif renforcé

Aucune mesure inspirée de l'intérêt général et destinée à protéger les sources de la richesse française, aucun projet dicté par un sentiment de justice e't de solidarité sociale ne nous trouvera indifférents.

Citoyens T

Dans une Europe bouleversée, qui n’a pas encore retrouvé son équilibre, la France, depuis le traité de Versailles, donne un magnifique exemple de concorde, de travail et de dignité.

Dans l'âpre réglement de la paix, elle est modérée et ferme. Dans son labeur de reconstruction intérieure, elle est ardente, disciplinée et confiante dans l’avenir. Elle veut l’ordre et l'autorité.

Si vous tenez â ne pas mettre en péril et notre sécurité reconquise et les intérêts qui nous sont les plus sacrés, prenez garde h ceux qui apportent dans la lutte actuelle avec des paroles trompeuses les haines mauvaises et les querelles dissolvantes de jadis.

Vos foyers, vos biens, vos droits les plus légitimes, l’avenir même de "la civilisation française peuvent être compromis ou sauvés par vos suffrages.

Vous nous les apporterez en masse pour la prospérité et pour la grandeur du pays. ‘

Henri AURIOL. ^Charles-Maurice BELÈETv — Ambroise RENDU.

Charles BAHES. — Émile RJBET. — Paul COUS1NET.

Liste du parti républicain radical-socialiste et du Parti socialiste français.

Chers Concitoyens,

Le Bloc National, qui a triomphé en 1919 grâce aux .artifices d’une loi électorale insidieuse, mais qui a été battu, depuis lors, à chaque consultation parLiolle du coups électoral, le Bloc National laisse la France dans une situation plus angoissante que celle oii elle était au lendemain de la guerre*

La France isolée, la vie chère, le travail accablé, la Constitution républicaine violée par le vote des décrets-lois, tel esL le résultat pitoyable d'une politique que vous allez répudier.

Chers Concitoyens,

Le Parti républicain radical-socialiste et le Parti socialiste français vous avaient promis, en 1919, de reconstruire la France et d’effacer les traces de la guerre*

Malgré leurs efforts, la majorité aveugle et incapable a multiplié les difficultés, ajourné

GARONNE (HAUTE-

volontairement les problèmes urgents, compliqué les questions les plus simples, et, par son attitude d’incompréhension et de résistance, elle a créé le gâchis.

Dans le domaine de la politique extérieure, nous entendons appliquer les leçons de la guerre', réclamer des soldons d’ensemble et combattre résolument toute politique de particularisme.

Persuadés qu’une organisation mondiale est nécessaire au maintien de la paix, nous favoriserons le développement de Faction et de la compétence d’une Société des Nations émanant directement de la volonté des peuples.

En attendant, le maintien, le renforcement et l’élargissement de nos amitiés et de nos alliances est nécessaire, et pour y parvenir les méthodes de la diplomatie publique et la franchise mutuelle nous paraissent indispensables.

Citoyens,

Nous ne voulons pas que la France reste meurtrie par les conséquences ci une guerre qui nous fut brutalement imposée. Nous avons trop souffert moralement et physiquement pour ne pas proclamer bien haut que ce serait la plus criante des iniquités, la plus grave atteinte au droit international, que ce serait la suprême injure à faire aux victimes de la guerre que de permettre à l’Allemagne d’échapper au payement des justes réparations.

Pour atteindre cc but, nous entendons rester fidèles aux méthodes qui furent toujours les nôtres : réparations en nature, gages solides et productifs et un emprunt international qui, rendant tous les peuples solidaires des payements de 1 Allemagne, obligera celle-ci à faire face à ses engagements et à renoncer à sa politique de mauvaise loi.

Nous veillerons à ce que ces réparations profitent effectivement aux régions dévastées et nous serons implacables dans la répression des scandales si souvent dénoncés, toujours

étouffés ou démentis par le Bloc National. o

En même temps qu’à ces profiteurs de la paix, nous ferons rendre gorge aux profiteurs de la guerre, qui ont ramassé des fortunes scandaleuse! dans le sang de nos soldats et que le Bloc National a eu la lâcheté d’épargner, ne réservant sa sévérité qu’aux petits êt moyens industriels et commerçants.

Cette déclaration d’honneur, nous la plaçons au frontispice de toute notre politique fiscale.

Les finances de la France ne peuvent être restaurées que si l’on fait litière de tous les expédients et de toutes les immoralités.

Nous condamnons le système de l’emprunt k jet continu pratiqué par la Chambre du Bloc National.

Nous condamnons l’abus de l’inflation fiduciaire qui ruinerait le crédit de l’Etat et qui jetterait le franc sur la route du mark.

Nous condamnons les. impôts indirects, les impôts de consommation qui frappent l'épargne, qui provoquent une hausse incessante des prix, qui grèvent surtout les classes laborieuses et les familles nombreuses. Telle est cette taxe néfaste sur le chiffre d affaires contre laquelle a voté celui d’entre nous qui est député sortant.

Citoyens,

Si tout le- monde doit payer l’impôt, les riches doivent payer plus que les pauvres, les

oisifs plus que les travailleurs, ,

Autour do l’impôt personnel global et progressif sur le revenu rigoureusement appliqué, nous bâtirons un budget sain, et si, pour l’équilibrer, il faut des ressources exceptionnelles, ce n’est pas en augmentant de 20 0/0, par le double décime, tous les impôts existants que nous y parviendrons, mais par un prélèvement équitable sur les grosses fortunes .

GARONNE (HAUTE-

Avec une politique extérieure de paix, avec des finances rationnellement reconstituées, la France sera bien outillée pour entreprendre l1 ce uvre intérieure que vous attendes d’elle :

Institution de la nation armée par l’abrogation du service de dix -hui L mois, voté par la Chambre du Bloc national.

Respect absolu des lois de laïcité fondées sur T esprit de tolérance qui a toujours été la règle du Parti radical-socialiste*

Réorganisation du système administratif par une décentralisation soigneusement étudiée, qui élargirait Fautonomie des institutions régionales et locales.

Industrialisation des grands services publics et maintien et développement de tous les monopoles d’Etat.

Réorganisation du système judiciaire en, vue d'obtenir la simplification de la procédure, la diminution des frais de justice et la rapidité dans îa solution des affaires.

Refonte complète de l'instruction publique par l’organisation de l’enseignement postscolaire, le développement de l’enseignement technique et la gratuité de l'enseignement à tous les degrés.

Pour les fonctionnaires, nous réclamons le droit syndical et la garantie de leurs libertés civiques.

Pourjes mutilés, ascendants, veuves, orphelins de la guerre, nous nous opposerons de toutes nos forces à toute amputation directe ou indirecte de leurs droits : droit h réparation corporelle ; droit au travail et au reclassement social ; droits civiques et moraux* Pour les ascendants, en particulier, nous voulons, quel que soit leur âge, non des allocations, mais des pensions adaptées au coût de la vie.

En ce qui concerne les anciens combattants, nous sommes pour l'organisation de F Office national du combattant et pour la part du combattant (entendue dans le sens de la retraite éventuelle pour tout ancien combattant le jour où il deviendrait totalement ou partiellement i n valide) .

Nous soutiendrons aussi les revendications des anciens prisonniers de guerre.

Nous voterons l’amnistie pour toutes les infractions militaires qui ne rentrent pas dans le cadre des cas de trahison, d’insoumission, d’intelligence avec l’ennemi et de certains cas de désertion.

Après l'hécatombe de la grande guerre, aucune question ne nous paraît plus digne d’intérêt que celle de la population et de la natalité.

Nous protégerons la maternité, nous lutterons contre la mortalité infantile, nous encouragerons les familles nombreuses moralement, civilement et pécuniairement.

Citoyens,

Nous encouragerons l'agriculture. Nous défendions par tous les moyens et avec la plus vive énergie la terre, pour éviter que les eu lli valeurs déçus par de médiocres rendements ne désertent la campagne. Nous entendons que les propriétaires et les ouvriers agricoles reçoivent une juste rémunération de leurs efforts. Nous encouragerons PagricuHure par le développement de la coopération et du crédit agricole. Nous voulons donner à l'agriculture des engrais à bon marché (celui de nous qui est député sortant s’est employé de toutes ses forces à l’utilisation de la Poudrerie de Toulouse pour la fabrication des engrais azotés).

Nous voulons faciliter l'électrification de nos hameaux et de nos villages, améliorer routes et chemins.

Au commerce, nous assurerons la propriété commerciale et l'extension do crédit, conditions indispensables à son relèvement. Nous voulons, par un impôt unique et forfait Laire bien appliqué, permettre au commerçant de savoir â l’avance ce qu’il doit payer, en évitant toute inquisition et toute vexation*

GARONNE (HAUTE-

Noua voterons de même toutes les mesures Favorables â rindustrie, ear nous sommes persuades que c'est par l'essor concomittant. et harmonieux des trois grandes branches vitales de l'activité économique que ia France se relèvera.

Ce relèvement sera d'autant plus rapide que le prolétariat sera pins libre et plus protégé .

Extension des contrats collectifs de travail, maintien de la loi de huit heures, renforcement des syndicats et des coopératives, participation à la gestion et aux bénéfices, accession à la propriété des instruments de travail, voilà pour le domaine matériel ; tandis que nous développerons les institutions d'assistance, lutterons contre tes fléaux sociaux, encouragerons la construction de maisons ouvrières à. bon marché, saines et claires, et nous hâterons de mettre au point ce projet d'assurances sociales que le Bloc national a voté précipitamment à la fin de la législature avec l’intention bien nette de ne jamais l’appliquer, puisqu’il n’a pas voté les ressources nécessaires.

Nous exigerons la réintégration des cheminots révoqués.

Noufi soutiendrons les justes revendications des mutilés du travail.

En un mot, toute noLre sollicitude ira aux classes laborieuses et nous réclamerons pour le travail la place cfu'il mérite dans une vraie démocratie.

Citoyens,

Nous demanderons le rétablissement du scrutin majoritaire, qui rendra tout son sens et toute sa force au suffrage universel.

Cela importe d’autant plus que, enhardis par la bienveillance du Bloc National, les camelots du roi ont pris des attitudes qui ont révolté tous les républicains : comme aux heures du 16 mai et du nationalisme boni a agi s te, la République est en péril.

Autour du drapeau de J a République, noos appelons tous les bons et sincères républicains.

La réaction se Fait de jour en jour plus menaçante : que les républicains répondent comme il convient aux provocations des hommes du passé I

Ne vous laissez pas séduire par les surenchères démagogiques. Seules les solutions de vérité peuvent sauver la République et la France,

C'est en leur nom et en leur honneur que nous vous demandons de voter pour nous le 11 mai prochain, aux cris de :

Vive la République démocratique et sociale l

HippolyLe DUCOS, Député sortant, Conseiller générai, Agrégé de F Uni vexai lé, Vice- Président du Parti républicain radical-socialiste (Blessé de guerre, Croix de guerre. Légion d'honneur), — Laurent GAZA S S. US, Avocat, ancien Député, Conseiller général, Maire de Saint-Gaudens. . — Pierre BELINGUïER, ancien Député, Conseiller général, Maire de Villefrancbe-de-Lauraguais, -- Marins SAVIGNOL, Conseiller général, Président de la Commission départementale. . — Dr Bertrand CARRÈRE, Maire de Sédciihac, Conseiller général (Croix de guerre, Légion d’honneur). — J.-B. BAUDENS, Mutilé de guerre (Croix de guerre, Légion d'honneur).

GARONNE (HAUTE-

Liste Républicaine, radicale et radicale-socialiste.

Républicains et démocrates, nous voulons épargner à la République et à la démocratie les dangers de droite et d'extrême gauche.

Ce rôle appartient au parti radical.

Dans la Hante- Garonne , quelques radicaux ont. abandonné l’esprit et les méthodes de leur parti pour se ranger sans réserve h l'extrême gauche. Trahison aux idées radicales qui ont leur raison d'être à côté, mais en dehors du socialisme. —

Nous relevons le drapeau radical ainsi délaissé par des ambitions inquiètes.

Hommes nouveaux, nous nous présentons à vos suffrages, combattus de droite et d'extrême gauche, avec les seules forces de nos convictions et la Certitude d'être fidèles aux saines et profondes traditions républicaines.

Voici les grandes lignes de notre programme, fondé sur l’in tangibilité des lois laïques et sociales :

Politique intérieure :

Combattre louL ce qui peut menacer la République parlementaire et le jeu des institutions démocratiques. Ni Dictature, ni Soviet. Les citoyens français ont le bulletin de vote pour imposer leur volonté.

Respect de toutes les libertés. Eglises libres dans TElat souverain.

Poli tique extérieure :

Faire payer l'Allemagne.

Régler la question de la Ruhr, telle que l’a posée M. Poincaré, selon les conclurions d Comité des Experts.

Dans un esprit patriotique,, mais pacifique, donner tout son ^effet à la Société des Nations pour unir les peuples dans l’oeuvré de Paix et de Travail et pour rendre impossible la guerre.

Politique administrative :

Simplifier le fonctionnarisme. Etendre les libertés communales.

Adapter l'enseignement, sans affaiblir la culture générale, aux besoins de la Région, par la formation professionnelle des maîtres et des élèves.

Programme social :

Poursuivre line action résolument réformatrice et démocratique

Maintenir les libertés syndicales.

Établir la collaboration du capital et du Travail.

Hâter le progrès des classes ouvrières, aider les classes moyennes.

Lutter contre le paupérisme.

Assurer au travail les meilleures conditions.

Conjurer la crise de la natalité.

Encourager l'éducation physique, les sports et le tourisme.

Favoriser les entreprises d'habitations à bon marché, d assu rances sociales, d'apprentis-

GARONNE (HAUTE-

sage, les insliLutions de crédit populaire et agricole. Poursuivre une saine politique du logement à la ville et & la campagne.

Programme économique :

Combattre ta vie chère*

Assurer le respect absolu de la propriété individuelle*

Intensifier la production agricole, source de richesse nationale, la fabrication et la vente à bon marché des engrais chimiques dont la Poudrerie de Toulouse doit devenir un centre important.

Encourager l'élevage dans la Région Pyrénéenne et sous-Pyrénéenne et susciter remploi des machines agricoles.

Développer les œuvres de Mutualité et d’ Assurances agricoles , les Coopératives de vente et faciliter les moyens de transport*

Remédier à l’abandon et à l'isolement des campagnes par l'amêlioratïon morale et matérielle de la vie rurale.

Activer rélectrîfication des campagnes.

Favoriser îe recrutement de la main-d'eeuvre.

Faciliter l'approvisionnement et les débouchés de l'industrie pour ne demander au commerce que sa légitime contribution aux charges de 1 État et le libérer des entraves et des vexations*

Incorporer étroitement les Colonies dans le système économique de la h rance.

Programme fiscal :

Comprimer les dépenses dans un esprit de sévère économie*

Établir l'équité fiscale.

Appliquer l'impôt sur le revenu de façon à simplifier l’assiette des impôts et à réduire les contributions vexa toi res si lourdes à F existence.

Assurer le recouvrement intégral des contributions dues par les profiteurs de la guerre.

Demander un budget clair et franc, établi sur le principe qu a toute dépense doit correspondre une recette.

Régler enfin la dette de la Nation à l'égard des Combattant et des Victimes de la Guerre par l’adoption du cahier de revendications de la France combattante*

Telle doit être l’œuvre de la prochaine législature.

Pour F accomplir, il faut des hommes animés d’un esprit nouveau, détachés des vieux parti s-pris ; il faut des démocrates résolus, de fermes Républicains !

Nous nous présentons comme tels à voLre jugement*

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