M. A MAT
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.713 voix.
Candidat du parti républicain radical et radical-socialiste, je me réclame de son esprit et de sa méthode, v
Nous opposons notre volonté de réalisation aux formules creuses et stériles des partis qui se livrent a la surenchère électorale et démagogique.
gouvÏ™cnf°nS rendrG P°SSlb!e Ur,Û ferme ï;oliticIue de «’^ultats, une stable continuité de n^°tre aCLi°n CSt oHentée vcrs Ie PeuPle- notre méthode obéit au bon sens et à ia
■ „ Noas so™mes passionnément attaches à la cause de la paix. Paix à l'extérieur par Padhé-
l’ordrp 7 GSl mer°r? cont,’e *a ëuerre- Paix a l'intérieur par l'accomplissement dans tendre do reformes hardiment démocratiques.
Politique extérieure. - Nous continuerons l’œuvre que nous avons inaugurée pour
h”” a,.Pf!lX11lntern#)nale' Nous ^tifiérons l’autorité de la Société des Nations Nous • tendons d elle 1 arbitrage obligatoire de tout conflit naissant, la sécurité définitive de notre
défense1 nationale” ^ armements- compatible avec les garanties qu’exige la
de wfT ^érleTe' ~ N°US COmbattons toutes les dictatures. Nous plaçons au-dessus tout la liberté, réglée seulement par le souci de l’intérêt social.
Censeur* absolus de la propriété individuelle, nous voulons faciliter, même aux plus
humbles, l'accession à cette propriété. Nous séparons la politique de la religion, Tune ne devant en aucune façon s'immiscer dans l'autre dans un Etat neutre,
P® litiq u e 50ci a le. Nous nous élevons contre l’idée fausse et dangereuse de la lutte des classes. Nous croyons plus juste et plus féconde l'idée d’une organisation économique dans laquelle le travail collabore avec le capital. Nous adoptons le programme minimum de la C. G. T, Nous attendons beaucoup du Conseil national économique, image des forces laborieuses du pays.
Politique de Ven&eignement. — Laïque, mais partisan de toutes les libertés, notre Parti veut l’égalité de tous devant l’enseignement. Tous les enfants du peuple doivent pouvoir passer, suivant leur intelligence, par tous les degrés et. formes dé l’instruction. Le mérite aura les droits jusqu'ici réservés seulement à la fortune*
Nous nous attacherons, en outre, à développer les bienfaits de T école par l'organisation des œuvres postscolaires*
Politique financière* — - Le problème financier, capital à l'heure présente, réclame une solution décisive*
Pour nous, parti radical, le meilleur instrument de justice fiscale est l'impôt sur le revenu, amélioré par la lutte contre la fraude et amendé par des abattements en faveur des r e ve n u s d u ira va i 1 *
Nous voulons la stabilisation le plus tôt possible.
Nous demanderons la suppression de la taxe sur Je chiffre d'affaires, d’application souvent injuste, et son remplacement par des taxes plus équitables*
Hé formes. — Notre Parti entend poursuivre T amélioration du sort des humbles*
Il veut que tout leur droit soit définitivement fait aux victimes de 3a guerre, aux mutilé» du travail, aux retraités. ïl a fait voter la loi sur les assurances sociales. Il travaillera à la rendre encore plus efficace. Il défendra la propriété commerciale. Il soutiendra une politique démocratique du logement. Il protégera l’artisanat. Il favorisera les familles nombreuses, la natalité. Il veillera sur l’hygiène publique et luttera contre le fléau de îa ‘ mortalité infantile.
Politique agricole. — Par son idéal politique et social, par son passé, par ses méthodes et son programme de réalisation, notre Parti est le vrai Parti des agriculteurs*
Nous voulons famélioration des conditions d'existence à la campagne, T intensification de la production agricole, le développement du crédit agricole, des assurances mutuelles et des coopératives agricoles.
Nous voulons une surveillance attentive de nos tarifs douaniers. Nous veillerons à ce que les engrais soient livrés au meilleur prix aux agriculteurs. L'électrification des campa* gnes sera l’objet de tous nos soins.
Bref, le Parti républicain radical et radical-socialiste, attentif aux conditions de la vie nationale et aux besoins du peuple, persévérera dans son rôle de champion de la démocratie. Il veut poursuivre sa route dans la voie du progrès social, mais il combat toutes les doctrines de violence, toutes les théories d'impérialisme et de désordre*
H concilie, dans son action bienfaisante, la liberté et P utilité sociale, la volonté de réformes et le respect de l'ordre républicain.
Docteur ÀMÀT
Propriétaire*
Maire de Bessièrea.
3Jrésident du Günseïi d*arm disse ment de Toulouse.
WÊa
Circonscription de VILLEFR&.NCHE.
M. Henri AURIOL
]ilu au premier tour de scrutin, — 6.036 voix.
Mes ciicrs Compatriotes,
Quand on a l'honneur de représenter un arrondissement à la Chambre des Députés depuis vingt-deux ans — j’ai été élu, pour la première fois, le 8 mai 1906 — est-il besoin de tous adresser une « Profession de Foi % ?
Vous me connaissez, la plupart de vous sont mes amis et vous savez tous que je suis resté fidèle à mes convictions et à mes amitiés.
Si je n ai pas changé, pourquoi auriez- vous changé vous-mêmes à mon égard? Aussi est-ce avec la plus grande confiance cpi à nouveau je brigue vos suffrages.
Dans le domaine de la politique intérieure, je réclamerai plus que jamais, dans nos lois constitutionnelles, le respect absolu de nos libertés essentielles :
Liberté de conscience ;
Liberté de renseignement ;
Liberté du travail;
Droits de famille ;
Droits d'association.
Fermement attaché au principe de la liberté de l’enseignement, qui est nécessaire et que je ne cesserai de défendre, je me déclare hostile au monopole de l’enseignement et à leco e unique, qui en est le corollaire, et parce que des bourses, judicieusement et libéralement accordées par un office national pourront meLtre l’instruction technique bu profes-
sioune.Ie, secondaire et supérieure, à la portée de tous ceux qui seront en état de travailler avec fruit.
An point de vue parlementaire, je pense qu’une large décentralisation administrative s impose, afin de rendre a la vie provinciale l’intensité qu’elle a perdu.
Je voudrais la représentation proportionnelle intégrale, seul mode de scrutin qui corresponde a I idee de sincérité et de justice électorales.
J’ai demandé et je réclamerai encore une réduction considérable du nombre des parleentaires, taO sénateurs et 350 députés me paraissant très suffisants pour légiférer, comme laudi an moins de ministres et la suppression définitive des sous-secrétaires d’IStat tour ia question agricole, j’estime que l’agriculture doit prendre la première place dans
le- fnH0*rP>' d UU dépUlé S0l,cieux> comme Jc prétends l'avoir toujours été, de défendre tes interets dune région essentiellement agricole telle que la nôtre.
Le pi o blême à résoudre se présente sous trois aspects :
1° La défense de notre blé;
2° La défense de nolrejaiaïs ;
3 La défense de notre^bctaiL
yZ?!!*! le,3 flesures appropriées pour assurer cette triple protection, en envisagent
l’objet de ma ni* * dlrniniltion ^ pm des engrais, sera, comme par le passé,
QDjet de ma plus vigilaqte sollicitude.
D'autre part, et pour atteindre le même bot, en faveur de l’agriculture, je préconiserai le remaniement des divers impôts qui pèsent sur la production rurale et l'atténuation des sacrifices cumulativement réclamés aux agriculteurs pour la contribution foncière et I impôt céduîaire sur leurs bénéfices, sans négliger l'étude immédiate de l'électrification rapide de nos campagnes, du classement et de l'entretien de nos routes, de l’ouverture de nouveaux chemins vicinaux, de l'extension des services de transport en commun par autobus jusqu'aux villages ou hameaux trop longtemps négligés, en un mot de tous les progrès susceptibles d'attacher lé cultivateur à la terre, afin de rendre à notre sol sa plus grande prospérité*
Dans l'ordre financier et social, nous devons trouver, à la base, la nécessité de maintenir la confiance par le respect de tous les engagements de l’État. L’amortissement et les conversions volontaires sont les seuls moyens honnêtes de réduire les charges de la 'dette publique : l'oublier serait porter atteinte au crédit de l’État et h la vie nationale
Cette politique d'amortissement doit être progressivement poursuivie, dans la mesure 4c notre relèvement économique, et facilitée non par des surcharges budgétaires, mais par rintensificabion de -notre production.
Soumettre les impôts à une refonte sérieuse, permettant de modifier ceux qui, parles défectuosités de leur assiette comme par l'exagération de leur quotité (notamment le chiffre d'affaires, les droits de succession, ceux de mutation immobilière et de cession de fonds dé commerce), sont devenus de funestes obstacles au développement économique du pays et à De s s or de la famille française ; tel devra être 1 "objet des délibérations les plus urgentes de la nouv elle Chambre, dont les suggestions des syndicats de contribuables pourront faciliter las travaux.
Quant au programme social, je considère qu'il doit être subordonné, avant tout, à Vidée de paix sociale* Aux inspirations de la haine, de la lutte des classes, de la guerre civile, j'oppose un programme de collaboration loyale entre le capital, le travail et l'intelligence.
Il faut pratiquer 1 union cordiale du travailleur et de celui qui lui apporte la terre, l'usine ou batelier, de telle manière que, par une véritable association, tous soient également intéressés à h réussite de l'affaire commune, et i ue chacun se rende compte que., s’il travaille pour son associé, il peine aussi pour lui-même.
Mes chers Amis,
Telles sont, résumées en quelques mots, les principales lignes de mo» programme. Vous suppléerez à tout ce qui y manque, en continuant à me faire confiance, ce programme, i .ailleurs, ce n est pas celui d un politicien, mais simplement d'un Français préoccupé surtout du redressement financier de son pays et fermement résolu, pour sa part, à y contribuer de toutes ses forces.
Après la faillite complète des promesses qui vous ont été faites par la majorité des élus de 1924, noirs avons obtenu, grâce à l'Union nationale créée par le Président Poincaré, la revalorisation du franc avec le retour de la. confiance, l’équilibre des budgets ci la régularité de leur vote, l'augmentation des pensions et des retraites, la réalisation d'importantes améliorations pour la classe ouvrière, la rédaction à un an du service militaire, la loi sur les assurances sociales, etc.
Voilà donc, en face du programme destructeur de bancien Cartel, 3e programme ■: constructeur » de Raymond Poincaré, que j'ai constamment soutenu de mes votes et qui dans son dernier discours, à Carcassonne, a nettement déclaré que « pour continuer son œuvre et la mener â bonne fin, il est indispensable d envoyer au Parlement une majorité * républicaine résolue h soutenir ses efforts
Choisissez maintenant.
Pour la continuation de notre relève ment financier, pour b œuvre prochaine de 1 aiïic^
nagement fiscal, de réorganisation administrative et judiciaire, de renaissance économique et de justice sociale, je fais appel k vous tous,
« Hors de FUnion nationale, pas de salut pour la nation 1 » disait hautement, îo m janvier dernier, le député radical-socialiste Franklin-Bouillon, en se détachant de son
groupe.
A mon tour, je m’adresse à loua les bons Français, c’est-à-dire à ceux qui sentent et qui comprennent que l'heure esta f Union, que cette union a empêché hier la France de sombrer, et que, seule, elle lui permettra demain, sous son égide, de se relever définitivement.
Notre cri de ralliement doit donc être, en pensant à 1 avenir du pays et de I&-
République '
Vive T Union républicaine nationale I
ï lnpiRr AU BIOL
Vice-Président de la Commission de Pense "gaiement. Conseiller général de 1 1 Hante-Ca^onne.