‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 105 sur 336 · U. CATALAN · texte numérisé non relu

U. CATALAN

Elu au deuxième tour de scrutin. — 0.462 voix.

Citoyens,

Ayant eu l'honneur d'être désigné à Tunaniimté par le Congres des partis républicains de l arrondissement d'Auch-Lombez, je nie présente à vos libres suffrages comme candidat de T Union des gauches*

Vous trouverez ci-après le programme détaillé que je soumets à votre appréciation*

Mais je tiens à faire avant tout les déclarations suivantes :

1° Un. député doit se tenir en contact avec le corps électoral* Ne se présenter devant les électeurs qu à la veille des élections est une pratique absolument contraire à mon tempérament. Conseiller général du canton de Cologne depuis huit ans, j’ai toujours considéré comme de mon devoir de me rendre dans le canton que je représente au moins une fois par mois* Représentant d'un arrondissement, je ne croirais pas accomplir mon devoir si, au moins une fois par an, je ne venais dans chacun des cantons rendre compte de mon mandat et recueillir les avis et les conseils du corps électoral sur les questions à Tordre du jour* U si mandat politique doit être pris au sérieux ou il ne faut pas l'accepter;

2* Les promesses sont excellentes, mais les réalisations sont meilleures ; je ne veux pas faire des promesses folles, qu'il faut oublier le lendemain des élections ;

3° Sur chacun des problèmes politiques, économiques ou sociaux, il ne suffit pas de se déclarer partisan d’une doctrine ; il faut, en outre, repousser toute compromission avec ceux qui la combattent. Sinon, on n’est pas sincère : on veut satisfaire deux fractions de l’opinion et, par conséquent, de quelque manière quTon explique son attitude, on en trompe évidemment une sur les deux* Mon caractère se refuse à cette pratique ;

4” LTn candidat doit avoir un programme clair et précis. Aujourd'hui, le corps électoral est instruit sur tous les problèmes politiques, économiques et sociaux ; les phrases alambiquées le laissent indifférent ; sur chaque question, il faut se prononcer par oui ou par non.

G est en application de ces principes que j'ai rédigé le programme ci-après,

ïvn raison meme de la franchise de ce programme, j'ai pleine confiance dans le verdict du ruffrage universel*

Vive la République !

Camille CATALAN

Docteur en droit Conseiller général du Gers*

' Candidat de rUiucn des gaueboa.

No 3814

Mon programme.

Politique extérieure :

Défense par le Gouvernement français des idées de solidarité, d'union et d'amitié internationales*

Nécessité d'élargir, de fortifier et de démocratiser la Société des Nations*

Règlement de tous les différends entre nations par une procédure pacifique : arbitrage obligatoire, recours au Conseil de la Société des Nations ou â la Cour de justice internationale de La Haye*

Réalisation de la formule : arbitrage obligatoire, sécurité, désarmement par une po!:*' tique tendant à généraliser les accords de Locarno.

Développement de faction économique et sociale de la Société des Nations en vue du rapprochement et de l’entente des peuples et, notamment, de l'action de l'organisation internationale du travail*

Politique intérieure :

Respect absolu des libertés de pensée, d'opinion, d'association*

Abrogation des lois d'exception, dites lois scélérates*

Suppression des conseils de guerre en temps de paix.

Laïcité :

Maintien intégral des lois laïques*

Enseignement :

Institution de l'école unique, basée sur les principes de la gratuité et de la sélection. Régime électoral :

Maintien du scrutin d’arrondissement, qui est le seul mode de scrutin admis par la masse des électeurs.

Défense nationale :

Application, sans aucun retard, du service militaire d'un an.

Programme économique ;

Extension du rôle dn Conseil national économique.

Etude avec les organisations de la classe ouvrière et des travailleurs ruraux d'un organisation plus intelligente du travail, de la production et des échanges basée sur le projet de rationalisation présenté par la Confédération générale du travail.

Contrôle des cartels et des puissances économiques.

Reconnaissance du droit syndical à tous les citoyens sans exception.

Collaboration des groupements professionnels à l'élaboration de la législation et spécialement des groupements des agents de FEtat à l'étude des questions d'organisation et de réforme administrative.

Monopoles :

Pas de cession des monopoles*

Réorganisation des monopoles existants.

Nationalisation industrialisée des monopoles de Fait, qui doivent être gérés au profit de 3a collectivité et non au profit de quelques financiers.

Programme social :

Renforcement des lois de protection du travail,

Propagation de toutes les œuvres d’hygiène et d’assistance publiques, butte contre la dépopulation, le taudis, la tuberculose.

Organisation rationnelle et efficace de l’aide aux familles nombreuses.

Respect intégral des droits imprescriptibles des victimes de la guerre.

Amélioration de la loi sur les assurances sociales, particulièrement en ce qui concert les travailleurs des chnmps* “ erne

Programme agraire ;

Respect de îa propriété individuelle.

Accession à la propriété par l’extension du crédit agricole.

Avant tout, lutte contre les fluctuations des cours des produits agricoles, si préiurfl ciables aux cultivateurs. Lutte contre la spéculation. P J

Organisation de la protection contre les risques agricoles (grêle, inondation, etc ) Par assurance obligatoire, qui, grâce à des primes très faibles, garantirait chaque cultivateur contre ces nsq ,es cl une façon intégrale. Organisation de greniers coopératifs.

Abaissement des prix des engrais et suppression du monopole de fait de la fourniture de certains engrais, dont jouissent quelques sociétés.

Liberté d’exportation et égalité de traitement pour l’agriculture et l’industrie en matière de tarifs douaniers.

Diffusion de l'énergie électrique. (En ce qui concerne l’électrification du département du Gers, j ai demande et ne cesserai de demander que les deux derniers secteurs n’en fer-

Un Ta ’ ? .lUe ré?,OQ de rlf-Jourdai^ Lnmbez, Simocre, Saramoo

après celle-oi ) 611 ™me tCmpS qU6 la réSion de I’üu«t du «parlement et non

Amélioration des routes et des chemins, ainsi que des moyens de transport. (Action (’^telsÜrLshi ' C°nStrUCÜOn deS Chemins de fer d'Auch à Lannemeaau et de Gimont à Développement de l’artisanat rural.

Finances :

i w?“n !é^,e de Ia monna!e ,e PIus ^t possible, afin d’assurer aux cultivateurs la abdite des cours des produits agricoles, aux commerçants la . on fi a uce dans leurs pré vi-

variations" ^ °UVnèrG “ POaVOir d’achat des ***« non soumis à de brusque,

Institution d un système de compensations aux petits rentiers.

Amortissement rapide de la dette à court terme et amortissem nt de la dette publique i ■long terme sagement réparti sur plusieurs générations. 1 q

Equilibre et sincérité des budgets.

Economies sur les services les moins utiles à la prospérité de la nation.

L> ont rôle des banques.

Impôts :

bon ^r)0n t"mp!ole de Ia fiscale’ 9“* n est plas conforme ni à béquité «i au

Diminution des impôts de consommation.

Imposition de la fortune acquise,

<|R À? ,î-iXC SUr 16 °hi,Tre d’aflraîres ; ira être remplacée le.plus tôt

afin nue l ^ ' rî 111 dlrects et- dans tous les cas, immédiatement, par une taxe à la base, afin que le petit commerce en soit complètement libéré.

Transformation complète de l’impôt sur les bénéfices commerciaux. Pour le grand

commerce, imposition d'après le bénéfice net rÔeL Four le petit commerce, système forfaitaire et abattement à la base correspondant au minimum d existence avec déductions pour charges de famille. (Bien entendu, imposition d'après le bénéfice réel, si le contribuable le

demande.) p . . „ , , ! ,

Réorganisation- complète de l’impôt foncier, qui provoque les inégalité» les plus choquantes et les plus graves mécontentements dans les campagnes* Révision complète de l’impô i sur les bénéfices agricoles.

Application réelle de l’impôt général sur le revenu par l'institution de mesures contre 3 fraütIe et ï» suppression dos dispositions légales, qui permettent aux détenteurs de grosses fortunes d'échapper à cet impôt.

Suppression immédiate des privilèges accordés aux détenteurs de grosses fortunes par

la loi du 3 août 1920* . .

Suppression immédiate des avantages accordés aux grosses firmes par l'Administration

Et le Conseil d'EUt, que je me propose de signaler avec véhémence au Parlement si vous m'honorez de vos su il rages.

Camille CATALAN*

Circonscription d6 GONDOIVI— LECTOUKE,

M. MASCLÀNIS

Elu au deuxième tour de scrutin. — 10*000 voix*

Mes chers Concitoyens,

Fort de mon passé et de la confiance de mes amis, je viens solliciter l'honneur de vous représenter à îa Chambre des Députes. J avais dit et écrit que je ne serais pas candidat. Mais j’avais compté sans la pression nouvelle que l'on a si vivement et si affectueusement exercée sur moi. De plus, en faca du désarroi et de la confusion des esprits républicains, j'ai cru de mon devoir de répondre encore : Me voilà i

Je viens vous redire que je su is* toujours fidèle à mes convictions. Je suis aujourd hui ce que j'étais, il y a trente ans, un républicain radical. Plus que jamais, mon programme est nettement à gauche* Je suis trop vieux républicain pour changer d opinion. Je ne cesse de m'inspirer des nobles traditions de Gambetta, de Jules Ferry, de Goblel, de Léon Bourgeois, etc, r traditions de bienveillance, de solidarité et de justice.

Je désire que Ton maintienne l'union républicaine, dont 1 a me doit elre 3 e grand Parti radical. Celte union me parait, à l'heure actuelle, indispensable pour que le crédit de la France ne soit pas ébranlé.

Nous avons ôté à deux doigts de la catastrophe , en juillet 1926 ; elle a été conjurée grâce au patrie i b me des chefs les plus estimés de ce Parti radical, et grâce aussi à la confiance qu'inspirait partout le grand homme d'Etat qui s'appelle M* Raymond Poincaré.

Cette union, on ne peut la dénoncer encore, tant que le danger u est pas dissipé. Il faut continuer notre confiance à ce Ministère de bons et éminents citoyens, qui nous a sauvés de la ruine, conséquence inévitable de l'effondrement du franc*

Dans le magnifique discours prononcé à Carcassonne par M* Poincaré, entouré des meilleurs radicaux de la région, le Président du Conseil a dit qu il fallait poursuivre jusqu'au bout l'expérience dont on a tant parlé,

« Si Ton ne suit pas franchement a dit M* Poincaré, la voie que nous vous avons tracée, si l'on s'engage dans des chemins de traverse, si 1 on se laisse entraîner par les

surenchères démagogiques dans les sentiers perdus, on retournera vers l'abîme et desastre, cette fois, ne sera plus réparable. Je me mépriserais si, renseigné comme je le suis, je ne cherchais pas à renseigner le pays. »

Tout le mondé rend hommage à ïa haute probité du Président du Conseil ; on peut donc considérer comme absolument vraies les paroles qu'il a prononcées.

Je n ai pas cru qu’un congrès pût avoir assez d'autorité pour trancher une question aussi grave, et c'est au suffrage universel, noire maître à tous, qu'il appartient de se prononcer.

La question financière domine encore, à l'heure actuelle, toute la situation politique, mais il faut que vous sachiez à qui vous avez atïaire. Je vous fai dit, et j'ajoute, pour être complet, que je suis un laïque. Je considère que les lois de laïcité sont intangibles parce qu'elles sont l'essence et la base de la République. Du reste, dans son discours de Bordeaux M. Poincaré a déclaré pour sa part : « Je n'accepterais pas la responsabilité d'une répudiation quelconque et qu’au surplus il serait impossible de tenter un redressement économique e! financier dans le réveil des discordes dont les hommes de nia génération ont été jadis les témoins. » Quant à moi, j'approuve entièrement ces paroles do grand homme d'Etat.

J appartiens à la démocratie rurale, toujours prête aux sacrifices et a laquelle je suis attaché par toutes les fibres de mon aine. Je vis au milieu des agriculteurs et je partage toutes leurs joies et toutes leurs peines. J’ai de mon mieux défendu et soutenu leurs intérêts, Durant mon passage au Parlement, mon principal souci était [-agriculture : c'est la source de notre existence même. Certains disent qu'elle est privilégiée et, cependant, nos campagnes se vident !

J ai fait tous mes efforts pour qu’on accorde aux agriculteurs toutes les satisfactions possibles et notamment une intensification des moyens de communication. Dans cet ordre d idée, je n ai pas épargné nia peine pour qu'on terminât au plus vite ce malheureux tronçon de Gabarret à Eauze.

Je n’ai faiL que mon devoir et je le ferai encore pour améliorer les instruments de progrès mis à la disposition des agriculteurs : enseignement agricole, offices- agricoles, élec- Lification’dcs campagnes, crédit agricole, etc,

J ai salué avec joie la réduction à un an du service militaire, que j’avais déjà votée au Sénat,

J ai élé aussi bien heureux du vote de la loi nouvelle sur les assurances sociales, qu'il est désirable d’améliorer afin que les campagnes en bénéficient à un plus haut degré, Cette loi contribuera à développer les sentiments de solidarité et de mutualité, trop inconnus des agriculteurs qui oublient que 1 union fait la force ; leur puissance vient de leur nombres i\y n’ont qu à se syndiquer. Les réformes sociales, les réformes économiques sont indispensables ; mais elles sont conditionnées par notre situation monétaire. Tout ït? monde doit avoir sa part dans les charges qui pèsent sur les contribuables, les agriculteurs comme les autres. 11 appartiendra à la nouvelle Chambre d’établir la justice fiscale. G’est pourquoi il faut que la taxe a la production remplace la taxe sur le chiffre d'affaires.

Je tiens, en terminant, à vous promettre tout mon concours pour redonner à l'arrondissement de Lectoure la vie administrative à laquelle il a droit

Je suis convaincu, mes chers Concitoyens, que rien ne troublera votre bons sens ; vous ne vous arrêterez pas aux séduisantes et dangereuses doctrines que l'on vous soumet ; vous proférerez une politique de prudence et de sécurité ; c'est le meilleur moyen de rendre la France, c est à-dîre la République, toujours meilleure et toujours plus forte.

Vive la République démocratique, sociale et paysanne !

Docteur MÀSCLÀNIS

Ancien Sénateur,

Membre et ancien Président du Conseil général.

Maire de Ramotwens.

No 3814

Circonscription de M1RÀNDE.

M. BASCOU

Kl o au deuxième lour de scrutin. — 6.812 voix.

Mes chers Concitoyens,

Sans être recommandé ni par aucun Congrès, ni par aucun journal, j’ai posé ma candidature aux élections législatives.

Libre, je m’adresse à des hommes libres-

Je fus le premier député républicain de l'arrondissement. J’ai pendant trente ans, servi la République, soit en la défendant par la plume et par la parole, soit en la représentant.

Ma profession de foi est dans mon passé.

Mon programme le voici.

Depuis la désastreuse victoire, qui nous coûta le plus pur de notre sang, et la moitié de noire fortune, les partis au pouvoir ont gaspillé ce qui nous restait.

Seule, la vue du précipice les arrêta en Î92G. Blocs et Cartels ont été également, funestes.

Cependant, ils tentent de se reformer tandis que la catastrophe reste toujours imminente et que la situation nouvelle s’est traduite par une augmentation des impôts, un arrêt des transactions, la baisse des produits agricoles^ sans que diminuent pour la masse, les difficultés de la vie.

On ne peut en rester là.

Les problèmes financiers et économiques dominent la politique, mais ils sont conditionnés par elle. Ces problèmes sont donc liés.

Il importerait de mettre immédiatement plus de clarté et de justice dans la répartition de l'impôt, en continuant à exonérer les petites cotes, le travail et le capital le plus productif.

Il faudrait supprimer au plus vite les taxes qui pèsent sur la production agricole, indusdustrielTe et commerciale, telles que l'augmentation des tarifs de transport, la taxe sur le chiffre d'affaires. On trouverait à les remplacer notamment par l’effet d’une réforme administrative, la répression des fraudes, la taxation des capitaux soustraits à la circulation, dont le montant considérable est actuellement hors d'atteinte.

Ainsi la production protégée d’ailleurs par d’autres lois/ se développerai! . L’impôt ne se dévorerait pas lui-même, en provoquant la ru nie générale.

Une stricte économie s’impose. Pour cela, les dépenses du budget devront être sérieusement contrôlées. Sinon, le gaspillage continuera.

Au point de vue politique, et afin d’assurer le vote de lois mieux étudiées et une meilleure gestion des affaires publiques, la première des réformes est celle de nos institut loris parlementaires qui restent Tunique garantie contre toute dictature personnelle ou collective.

Assez de ces blocs et de ces cartels de pur artifice, dont le but exclusif est la conquête et l'exploitation du pouvoir au profit d’intérêts particuliers.

Assez de ces délibérations obscures d’où sont bannis le bon sens et la compétence.

Assez de ces puissances occultes, qui ne s’exercent pas seulement dans Tordre financier et économique, mais aussi dans Tordre politique. Elles accaparent la puissance publique, faussent l’opinion, constituent un Etat dans l’État.

Il serait surtout important, de faire cesser la confusion actuelle des pouvoirs, de pr(v ser et de sanctionner la responsabilité de chacun, de réaliser enfin, sans révision de la Cotistitution ou par elle, cet équilibre dont parlait le grand républicain Gambetta dans son di< cours de Romans,

Les députés et sénateurs doivent être soumis en droit et en fait aux lois communes à Lous les citoyens. Ils doivent être surveillés et contrôles dans l’exercice de leurs mandats.

Au point de vue moral, il faut faire revivre l’esprit de tolérance que l’esprit de parti . étouffé. 11 ne peut ctre question de toucher à l’œuvre de laïcité accomplie depuis un demisiècle. A lai s il suffirait de s inspirer de cet esprit de tolérance pour assurer la paix rdi gieuse.

Quant à la paix sociale, elle semblerait devoir résulter d’une association du capital et du travail où ce dernier aurait une plus large part.

L écolo unique réalisant l’égalité de tous les enfants du peuple devant l’ instruction n.esl pas incompatible avec; la liberté de l'enseignement.

L n fin, J® Pourrais me résumer ainsi : « Je suis partisan d’une action résolue à gauche j condition qu’elle s’opère dans l’ordre sans lequel la liberté, l’égalité et la fraternité ne sont q.ue de vains; mots-, a

Olivier BASGOÜ Ancien député.

No 3814

Gironde

Circonscription de BAZAS.

M. LAKAYK

Elu au deuxième tour de scruLin. — G. 544 voix.

Cli ers Concitoyen s,

Désigné » 1 unanimité par les. groupes socialistes de l'arrondissement: de Ba^as, ratifié . unanimité par le Congres de la Fédération socialiste de .k .Gironde, .j«ai ^ecepté . de.

dcfendre le programme de notre Parti dans la circonscription de Ba/as.

Ce programme, en voici les grandes lignes

i° Situation financière.

Le Part, socialiste s’oppose aux solutions qui ont abouti à accabler d’impôts les classes moyennes et les classes ouvrières.

Ces impôts qui frappent les petits propriétaires, les métayers, les artisans et les ouvriers

2Œ f- al0rS >“ - 'a grosse

, Batooe don^., 1. candidat sooiali.le prend r-^^ awa «™o«.ÏWi,a.

T S ”Pu .q"'P,è“n‘SU,'l“ “—«»», 1» production et d'cl.kr un régime fiscal nouveau, -basé sur la justice*

en rlZZ^tf ?63' ~ APP,iCaLi0n de S°luÜOns sa™gMdznt les intérêts de notre pays en raison des sacrifices consentis par nous pendant la guerre. 1 J

2° Question sociale.

ration' ténérak ^ âocla!>ste fait sien et sans réserve, le programme réalisateur de laConfédé terre / ^ ^ quel<lues Polnts Principaux intéressent les travailleurs de 1

Application des lois sociales aux travailleurs habitant les campagne*». -

A' ~ Instltuti0n de conseils de prud’hommes comme il en existe pour les villes,

^rifull7ur?de1sePP^etlt d'VCi’éd!t excessifs; permettant aux jeune

iJe de la abordaWep ,c cheptel indispensable pour se fixer à 1

Assujetüssement à la loi sur les accidents du travail, de la famille du cultivateur nevision de .cette loi dans, umseus plus libéral.

7*° de» métayers, nous poursuivrons la réalisation de

umcaüons de cette catégorie de travailleurs.

Le métayer ne peut être classé, comme il l'est souvent, parmi les employeurs rie main d’œuvre, tandis que la loi sur le colonat partiaire fait de lui un salarié agissant sou s la garantie d’un contrat do travail d’un caractère spécial.

Pour les petits fermiers et métayers, les usages locaux doivent être spécialisés par des commissions paritaires ; la plus-value donnée aux fonds de culture et au cheptel pa l 'exploitant doit être en partie la propriété do ce dernier. Les mêmes travailleurs, à l'exJ ration de leurs baux, doivent avoir un droit de priorité pour leur renouvellement.

On ne retiendra les paysans à la terre qu’autant qu’on leur procurera des condition* d’existence acceptables.

Il faut diffuser largement et économiquement l’électricité dans nos campagnes. Rendre les habitations saines et avenantes. L’enseignement scolaire dans les écoles rurales doit être réformé selon les indications données par les membres de l’enseignement.

Il faut ajouter à ces réformes, l’introduction du matériel perfectionné pour la culture l’enseignement des nouvelles méthodes de mise en valeur, une politique d’engrais à bon marché, l'organisation de la poste et du téléphone au village, le service des colis postaux confie à l'Administration postale,

C. — Développement général de Renseignement agricole. Création, partout où il est possible, d’écoles d’agriculture d’hiver ambulantes pour les garçons ; d’écoles ménagères pom les filles et de fermes-modèles, organisées en vue de démonstrations pratiques.

Développement et extension avec la collaboration des Pouvoirs publics, des syndicats des mutuelles et des coopératives agricoles destinées, soit à l’achat des matières nécessaires!

à la culture, soit à la vente des produits, soit même à leur production et encouragement

particulier aux organisations collectives employant la culture ’ mécanique, ou mettant en valeur des forces motrices.

Hx tension des caisses de crédit agricole, afin de permettre l’accès de la propriété terrienne aux travailleurs des champs.

Etablissement de tarifs réduits pour les engrais, les machines et les produits agricoles et création de tout un matériel moderne pour le transport des denrées périssables.

La. nationalisation des services publics et le reloue à la nation des monopoles de fait.— La nationalisation des assurances, des sucres, dos pétroles, de l’alcool, etc. est de natures entraîner, en même temps qu’une diminution des tarifs et des prix imposés aux usagers et consommateurs, des ressources fiscales abondantes. Ces deux considérations suffisent à en justifier le maintien dans mon programme.

Quant aux monopoles de fait qui ont surtout, un caractère économique: mines, chemins de ter j entrais chimiques, etc., l'intérêt de leur nationalisation vient surtout de ce qu’elle

est de nature à assurer à la collectivité un large pouvoir de direction sur la production générale.

Nous réclamons le droit syndical pour tous.

Révision de la constitution. — Referendum. — Dans notre constitution, la souveraineté est déléguée parle peuple à ses élus pour toute la durée de leur mandat. Cette délégation épuise la souveraineté. Le peuple ne se réserve aucune possibilité decontrôle ou d initiative, aucun moyen d’intervention directe dans la conduite des affaires. Or, le progrès démocratique tend à introduire, de plus en plus largement dans les institutions, l'Idée du Gouvernement direct du peuple, de l'exercice direct de la souveraineté populaire*

Tel est l'objet du referendum.

Le referendum, qui fonctionne normalement en Suisse et dans divers États de l’Uni ou américaine, met en jeu le suffrage universel dans l'intervalle des élections. 11 provoque une expression de volonté directe du peuple sur les problèmes politiques d'une importance exceptionnelle. Il permet au peuple d'imposer à ses mandataires législatifs l’examen des problèmes dont il juge la solution urgente.

Suppression du Sénat . — Limitation immédiate de ses pouvoirs . — Une seconde A&semMée n'a pas de raison d’être. Si elle est élue au suffrage universel, elle fait double emploi avec k première.

Nous réclamons donc l'Assemblée politique unique, comme Ta toujours fait le Parti républicain.

L'expérience de 1a dernière législature montre l'importance et l’urgence de cette réforme. C’est à la résistance de l'Assemblée du suffrage restreint que s'est heurtée en 1924-25, la volonté du suffrage universel.

En attendant la suppression du Sénat, nous devons réclamer la limitation immédiate de ses pouvoirs.

Education nationale :

La gratuité complète de la scolarité (fournitures, soins médicaux, cantines, etc.) avec l'aide des municipalités et de l’Etal.

Le respect absolu de l’obligation et une fréquentation scolaire rendue effective par des allocations compensatrices aux familles.

Ii s’agit de permettre h tous les enfants, sans considération de fortune, d'accéder à tous les degrés de renseignement en tenant compte seulement de leur valeur et de leur mérite.

Service militaire :

Nous sommes partisan d’un service militaire réduit, car nous croyons possible de réduire, en même temps que la durée du service, l’effectif des cadres permanents, de façon à nous rapprocher de plus en plus exactement du système de la nation armée et à permettre les larges économies qu’exige notre situation financière.

Le Parti socialiste maintient le contre-projet qu'il a déposé et soutenu qui comporte, dès maintenant, un service de neuf mois, dans un système assez souple pour aboutir progressivement au service de six mois*

Les revendications des mutilés et anciens combattants , — Le candidat socialiste, membre militant d'une association de mutilés qu’il a aidé à constituer, reste fidèlement attaché aux revendications des mutilés et anciens combattants.

Conseils de guerre . — P’ une part, il n'est pas besoin d'une juridiction spéciale pour le soldat-citoyen ; d'autre pari, les cours martiales ont commis, pendant la guerre, des erreurs aux conséquences effroyables. Il imporLe de faire disparaître et cette juridiction et ces institutions, dont le Parti socialiste et le prolétariat ont toujours demandé la suppression.

Politique extérieure. ™ La paix :

Fidèle au souvenir de Jaurès, ayant connu les souffrances des tranchées, ayant eu un frère tué à la Guerre, le candidat socialiste est fidèlement attaché a l’œuvre de paix.

Cette oeuvre est pratiquement posée devant la Société des Nations depuis plusieurs années. Mon Parti s’efforcera, par tous les moyens, d'en accélérer la solution.

L’objectif est de substituer à la guerre un mode de règlement pacifique des conflits que toutes les puissances s'engageraient à accepter el, le cas échéant, à faire respecter. Toutes s’obligeraient, d'une part, à se soumettre à l’arbitrage ; d'autre part, à prêter leur assistance, en cas d'attaque d’une nation par une autre nation qui n’aurait pas accepté 1 arbitrage ou qui aurait méconnu la décision arbitrale.

Le Parti socialiste considère que la sécurité véritable sortira de l’arbitrage et du désarmement combiné et contrôlé.

Revendications particulières. — Les planteurs de tabacs. — Ayant toujours soutenu

les revendications justes, le candidat socialiste, en accord avec Les organisations intéressées fera effort afin que soient sauvegardés des intérêts légitimes.

Potir cela, il faut que la commission paritaire offre des garanties. Son président doit être un homme offrant des compétences et des garanties d'impartialité.

Sans vouloir entrer dans le détail des antres questions, il apparaît juste que soit obtenue la suppression du jalon âge, mesure ridicule et qui est sans intérêt pour 1 administration.

Défense des régions viticoles. — Le candidat socialiste se refuse à avoir une position trompeuse : promettre aux uns et aux autres des choses contradictoires. Il pense qu'il faut donner la possibilité à nos vins de circuler dans le monde en prenant des précautions indispensables pour éviter de grands préjudices aux intérêts de nos yignobles.

Les résiniers. — Le candidat socialiste n'a pas besoin d'insister longuement sur ce sujet. Son action, passée en faveur de mesures équitables, est un sûr garant pour l'avenir. Des propriétaires ont compris eux- memes le bien-fondé de certaines réclamations.

Le candidat socialiste travaillera en vue d'obtenir des garanties qui existent déjà dans le département des Landes.

Cela peut être obtenu par une collaboration dans les commissions paritaires, qui trouveront des solutions conformes aux Intérêts de tous et à F esprit de justice.

Indemnités aux victimes des fléaux naturel. — Hélas ! Trop souvent, la nature inclémente, les inondations viennent jeter la consternation dans nas populations. Des sommes sont alors distribuées, maïs l'insuffisance des indemnités n'est plus à démontrer, non plus que leur répartition parfois injuste. Une constatation douloureuse est à faire ; des milliards ont été engloutis par des gros capitalistes du Nord, qui ont reçu des indemnités dix-sep l fois supérieures à leurs dommages.

Hésiterait- on, au momen t des périodes difficiles traversées par les habitants de régions ravagées par la grêle ou par l'inondation, à faire l'effort indispensable?

\ oici, aussi rapidement que possible, exposés, en dehors de certaines autres questions qui mériteront cl cire traitées, les engagements que prend le candidat socialiste qui, certes, sait qu i! ne peut -accomplir de miracles, mais, qui harmonisera ses efforts a vec les élus du Parti socialiste, afin d orienter la République vers la réalisation de ces réformes démoera^ tiques et sociales.

L enjeu de la bataille mérité que chacun réfléchisse à l'acte qu'il va accomplir.

Que tous les producteurs, les petits commerçants, les artisans, les petits propriétaires, les. métayers et les travailleurs descendent au fond de leur conscience et examinent en toute impartialité les solutions du Parti socialiste. Je suis certain de la réponse des hommes de bon sens et des démocrates sincères.

Chers Ci Layons du Bazadais, au cours de cette campagne électorale^ j'ai développé avec force 1 idéal de paix et de progrès social du Parti socialiste.

Je crois avoir accompli mon devoir et donné des gages 4 la République du travail* Que ie 22 avril, votre volonté fasse le reste!

Gabriel LA PAYE

Candidat du Parti socialiste.

Ancien combattant.

Conseiller municipal de Bordeaux.

Administrateur des hospices civils.

Membre de la Commission départementale du travail*

Circonscription de BLAYE.

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