‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 111 sur 336 · M. PAG ET · texte numérisé non relu

M. PAG ET

Elu au deuxième tour de scrutin* — 5.143 voix.

Mes chers Concitoyens et Amis,

Encouragé par de nombreux amis* jTai 1 honneur de me présenter à vos libres suffrages,.

Il faut que vous sachiez que je n'ai rien recherche, rien demande, mais qu à diverses reprises on est venu chez moi pour mè décider à être candidat aux élections legislatives*.

Après mure réflexion, j’ai accepté, et maintenant que mon drapeau est déployé* je marche franchement de l'avant en travaillant pour le bien général*

Vous me connaissez tous depuis des années, vous avez par conséquent compris qwe je marche uniquement par pur dévouement et honneur.

Si. donc yous m'envoyez vous représenter à la Chambre de? députés, vous aurez en moi un véritable ami qui saura eu toutes circonstances défendre vos interets qui sont aussi ccst du pays, de notre France .bien- aimée.

Je n'aime pas le sectarisme, ayant toute ma vie lutte contre, car, en effet* pour obtenir du bon travail en tous points, ii faut avoir l'esprit souple, large, élevé, tolérant, en appliquant la justice pour tous, sans distinction aucune.

Concernant mon programme, je vous Féxpose ou commençant par une des plus grosses questions du jour celle : de l’école unique, en disant :

Que tout en respectant les écoles du gouvernement, ce qui doit être, car ce sont celïea du pays, je déclare catégoriquement, que j'ai toujours été et suis partisan de la liberté de

es

1 enseignement, en créant, aux frais de l'Etat, toutes les bourses nécessaires et an&uamm» , élevées pour permettre aux parents des enfants dont l’intelligence aura été remarquée A leur donner nne instruction soignée à tous les degrés , estimant qu’il est de toute justice’ 7 nom de l’égalité, de laisser à tous la liberté absolue de l’instruction, après surtout l’j ’bl guerre qui nous a été imposée et pour laquelle tous les Français ont faiL leur devoir *

Je suis d’autant plus partisan de la liberLé de l’enseignement quelle obligera les uns les autres à rivaliser de zelc pour le bien des enfants et par cela meme le bien de la société future,

Donc la concurrence do l’enseignement par sa liberté est la meilleure des choses étant basée sur l’égalité des citoyens, tandis que l’école unique créerait forcément l'injustice' c. fatalement ferait tomber dans le sectarisme ; c’est précisément ce qu’il faut éviter.

La même droit doil être reconnu et exister pour tous les citoyens français.

Je veux le respect absolu des croyances, la liberté et la paix religieuses.

EL à ce sujet, je me permet de citer un passage de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, :

« ISliÏ de doit etre inquiété pour ses opinions meme religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre publie établi par la loi.

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme, 1

« Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans Les cas déterminés par la loi, »

Je demande l’abolition de la taxe sur certains produits pharmaceutiques qui pèsent troc sur les faibles et les travailleurs, ^

Diminution de l’impôt sur le3 transports, pour le bien des Compagnies, de l'Etat et surtout le bien des expéditeurs de marchandises.

légalement diminution sur le prix des billets des voyageurs.

Construction rapide du chemin de fer de Libourne à Langon.

Révision des tarifs douaniers vraiment trop élevés et que l’on a eu tort d’augmenter

derr de renient.

Je suis partisan dTun pacte de sécurité, car il ne faut plus de guerre.

Je suis egalement partisan de l’arbitrage obligatoire, étant pénétré de la nécessité de celte grande œuvre.

Je n'approuve pas l’idée du prélèvement sur le capital, qui est une véritable ulopie et qui aérait de toute impossibilité à appliquer, comme je l’ai démontré en séance publique du Conseil général.

Je veux le respect et ia défense de la propriété individuelle.

Concernant les dettes interalliées, je dis que si les Américains étaient réellement les amis de la France, comme ils feignent de le dire, ce serait le moment de le prouver, en reconnaissant que la France s’est sacrifiée en tous points, quelle a donné toutes les

preuves de sou honnêteté et de sa loyauté, que par conséquent les Américains devraient dire :

« Braves h rançais, nous avons constaté bien souvent votre haute valeur, nous savons que vous avez fait tout ce que vous pouviez faire. Eh bien ! nous déclarons à la face du

monde entier que vouons nous devez plus rien, nous vous donnons quittance entière et définitive de tout, %

Je veux 1 amélioration des retraites ouvrières et paysannes.

Je veux la protection des familles nombreuse.

Je veux la protection du logement et de la natalité.

Je veux la diminution des droits de succession

Je veux la protection des sociétés de Secours Mutuels,

Il faut créer les jetons rie présence pour obliger les députés à remplir leur devoir, cTest à-dire les payer quand ils travaillent à la Chambre et ne rien leur donner quand ils ne siègent pas.

Je suis partisan du vote des gendarmes*

Pas d'augmentation d1 impôts qui sont déjà beaucoup trop élevés.

Je suis pour la stabilisation du franc, mais en déclarant que le moment n'est pas encore venu, attendu que la cote actuelle peut et doit être modifié en 3a ramenant à un meilleur taux, petit a petit, de façon à éviter la moindre perte à qui que ce soit et pour quoi que ce soiL Cela peut sc faire dans l'espace d’une année.

Je demande le rétablissement du tribunal de La Réole en accord avec celui de Bazas, coninie je l’ai expliqué au Conseil général, en séance publique, ainsi que dans ma lettre adressée au Ministre de la Justice,

Il faut au plus tôt l'électrification des campagnes.

Je continuerai à être le défenseur sérieux, très énergique des intérêts des planteurs de tabac et de tout le personnel qui s'y rattache, me tenant constamment en rapport avec leurs syndicats.

II faut une caisse d’assurances nationales des planteurs de tabacs (grêle, etc.).

Pour les militaires sous les drapeaux, je dis qu'il y a une injustice à réparer, celle des frais de déplacements lorsqu’ils viennent en congé dans leur famille. En effet, beaucoup d entre eux ne peuvent venir voir leurs parents parce qu’ils en sont trop éloignés et doivent, de ce fait, supporter des frais au-dessus de leurs forces, tandis que d'autres peu éloignés peuvent venir facilement sans presque rien payer. Il faut donc que tous, sans exception, viennent dans leur famille aux frais de l’Etat, c’est-à-dirent qu’ils ne payent rien.

En ce qui concerne les mutilés et victimes de la guerre, il faut l’ intangibilité de la loi dti 31 mars 1919 qui dit : « La République, reconnaissante à ceux qui se sont sacrifiés pour elle, leur doit réparation, »

Egalement ont droit à réparation ceux qui ont reçu des blessures ou contracté maladie, ou ont vu leur infirmité s’aggraver.

II faut la réduction du nombre des députés.

Pas de nouvelles dépenses sans recettes correspondantes ;

Réduction des droits de circulation sur les vins ;

Révision des règlements de la culture des tabacs, conformément aux vœux émis par la Fédération des planteurs ;

Protection de ] agriculture assurée par l’établissement d’un tarif douanier strictement compensateur, au moins égal pour les produits de l'usine et des champs ;

Représentation de l1 agriculture dans les traités de commerce par des délégués qualifiés, à égalité de voix avec le commerce et l’industrie ;

Organisation autonome de l’agriculture dans les assurances ;

Rétablissement de la chaire d’agriculture à La Réole ;

Retour au tarif dégressif pour le transport des produits de la terre, des engrais ;

Recherche par les Pouvoirs publics de tous moyens de débouchés pour nos vins ;

Suppression de l’impôt sur le chiffre d’affaires prélevé sur les produits et. machines servant à l'agriculture ;

Abrogation de la loi du 2! mai 1836 avec son remplacement par un règlement mettant à la charge de 1 Etat les frais d entretien des chemins vicinaux ;

Maintien du forlait en matière d’impôts sur les bénéfices agricoles ;

Maintien du privilège des bouilleurs de crus ;

Développement de la Caisse de crédit agricole.

Je continuerai à être le défenseur énergique du petit commerce, estimant qu’il ne doit pas être dévoré par les plus gros, tout le monde ayant droit à la vie.

Moins de discours et plus de travail, car c’est à ses actes que l’on peut et doit juger un homme.

lï faut ïa stabilité gouvernementale en débarquant tout ministre qui dans un ministère mtset trouve pas à la hauteur de sa tache, sans pour cela renverser le Gouvernement.

J*aï toujours été et serai toujours le partisan absolu de F Union nationale quels que soient les hommes au pouvoir, estimant que c’est là le seul moyen de continuer à sauver la France et la maintenir solide, en travaillant sans cesse avec entente, dans Forrîre, la liberté là paix sociale*

C’est avec ces sentiments pleins de sincérité que je vous donne rendez-vous au scrutin éu 22 avril et, vous remerciant de tout cœur à l’avance, je dis ; *

Vive la fraternité !

Vive la France 1

Vive la République !

Louis FAG-ET

Conseiller général. — M aire de Targon, Candidat d’entente républicaine.

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